Socialisez

FacebookTwitterRSS

Dans l’optique de la CAN 2012, les chauffeurs de taxis de Libreville s’organisent (REPORTAGE)

Auteur/Source: · Date: 24 Août 2011
Catégorie(s): Société,Sports

A moins de cinq mois de l’organisation commune de la Coupe d’Afrique des Nations (CAN) de football 2012 par la Guinée Equatoriale et le Gabon, les chauffeurs de taxis de Libreville entendent y prendre une part active à travers l’amélioration de l’offre du transport urbain.
« D’ici décembre, je range ce taxi, vieux de 12 ans, pour mettre en circulation un autre, neuf et climatisé », confie Arthur Bell, camerounais, surpris lors de sa pause dans une cafétéria, au centre-ville.

QUALITE DU SERVICE

A l’instar de plusieurs de ses collègues, il mise sur la qualité du service durant la CAN.

« Il n’est pas question pour moi de me rendre au stade dans un véhicule non climatisé. Même si je n’étais pas chauffeur de taxi. La CAN est un évènement exceptionnel qui nécessite des moyens exceptionnels », appuie Arthur.

Abdoulaye Palenfo enchaine: « Vous verrez, dans quelques semaines, de beaux taxis, dotés d’air conditionnée, feront leur apparition dans la capitale gabonaise ».

Au quartier dit Derrière l’hôpital (3ème arrondissement), plus d’une vingtaine de transporteurs se sont regroupés, apprend-on, pour acheter de nouveaux véhicules dans la perspective de la Coupe d’Afrique des Nations.

Deux options s’offraient à eux.

Ils ont choisi la première: passer commande à l’étranger où les voitures, de préférence, de marque japonaise, à usage de taxi, coûtent relativement moins chers.

« Avec un million de francs CFA, vous pouvez avoir une bonne voiture en Belgique, avec des frais de douanes qui s’élèvent à 700.000 F, la visite technique à 80.000 F, prévoir près de 350.000 F pour le numéro de la portière et 30.000 F en ce qui concerne la couleur », énumère Patrice Kodjo, togolais.

La seconde option consiste à se tourner vers un concessionnaire local.

LE BON FILON

L’un d’eux semble avoir trouvé le bon filon.

Basé à Akébé-Ville (3ème Arr.), il propose au client, de préférence taximan, une voiture climatisée en incluant la carte grise et l’assurance pour un montant d’environ 3 (trois) millions de francs CFA.

Et, les carnets de commande ne désemplissent pas. Les remboursements s’effectuent par traites.

Jeannot, jeune gabonais, a pris le risque.

« Je paie mes traites à raison de 50.000 francs CFA par mois. J’aborde la cinquième mensualité. Les affaires marchent, je suis satisfait de cette opération », déclare-t-il.

Preuve. Dans son taxi, un déodorisant laisse échapper une odeur de lavande. Monsieur Jeannot, comme il se fait appeler, propose durant la course un peu de jazz, des kleenex avant de remettre une carte de visite au passager.

« Nous devons changer de mentalités. Le monde entier va observer notre pays, nous devons être à la hauteur de l’organisation. Les chauffeurs de taxi doivent s’impliquer en améliorant la qualité des prestations », argumente-t-il.

Prise de conscience? Sans doute après la sonnette d’alarme tirée par les usagers et surtout la presse.

Témoin, une photo publiée lundi 22 août 2011 par le quotidien ‘’Gabon matin’’, en dernière page, dans sa rubrique ‘’ INSTANTANE’’.

L’illustration présente la portière d’un taxi qui a perdu sa manette d’ouverture remplacée… par une quincaillerie.

VITRINES D’UNE VILLE

D’où le titre : « TAXIS LIBREVILLOIS : DES ANTIQUITES AMBULANTES !!!

Notre confrère (en lettres rouges, s’il vous plait) écrit : « A quatre mois et demi de la Coupe d’Afrique des Nations, les taxis qui sont des vitrines d’une ville et partant d’un pays font encore piètre figure avec leurs accessoires faits de brics et de brocs (…) ».

Plus rien ne sera comme avant à l’issue de la CAN, dans le transport urbain, si l’on en croit Arthur B.

« Les autorités devraient saisir cette occasion pour assainir le secteur où déjà un taximan doit savoir lire et écrire le français pour exercer », insiste-t-il.

Alors, qu’allez-vous faire de votre actuel taxi, dans quelques mois ?

Selon lui, après de bons et loyaux services, ce véhicule sera destiné à mon usage personnel à défaut de l’affecter au ‘’ clando’’ (transport suburbain).

Côté VIP, les choses bougent également.

Des prestataires ont importé des voitures de luxe dont deux, inconnues jusque-là, dans les rues de Libreville.

L’une d’elle, où avait pris place le reporter de GABONEWS, est bourré d’électronique et parfaitement insonorisée.

Des particuliers ont également investi le domaine.

Leur destination de prédilection, Dubaï où le marché de l’occasion permet de trouver des produits de qualité, à des prix abordables.

Les véhicules 4X4 font aussi partie de la gamme recherchée.

Plus de 80.000 visiteurs sont attendus à Libreville et Franceville durant la CAN.

Les uns et les autres ont flairé le bon coup.

Des excursions et autres circuits touristiques, dans l’hinterland, font partie de la brochette d’activités que pourraient proposer les gérants d’hôtels. Un déplacement, entre deux matchs, à bord d’un tout – terrain serait un plus.

Certes, comparaison n’est pas raison. En Angola, les autorités avaient procédé à l’achat de voitures neuves pour rafraichir le parc des taxis, durant la CAN 2010.

Une expérience qui pourrait faire école sous d’autres cieux, dans le souci de normaliser et de moderniser le transport urbain, caractérisé par la circulation des cercueils roulants.

En dépit des grincements de dents, l’Agence Nationale de l’Aviation Civile (ANAC) du Gabon, peut-on lire sur son site « effectue régulièrement des audits et des inspections pour s’assurer que les compagnies titulaires d’une autorisation d’exploitation se conforment aux prescriptions » et que « plusieurs moyens de rétorsion sont à la disposition de toute autorité de l’aviation civile comme l’ANAC, à l’encontre des transporteurs qui ne respectent pas les règles du jeu ».

NOUVEAUX PARADIGMES

Voilà qui devrait inspirer les responsables du transport urbain et terrestre à l’effet d’amener les opérateurs de ces secteurs à adopter de nouveaux paradigmes.

Il en va de la qualité du service et de la sécurité à garantir aux nombreux clients qui emprunteront les rues et routes nationales … pendant la CAN. 


SUR LE MÊME SUJET
La mairie centrale de Libreville procède actuellement à l’arraisonnement des véhicules à usages de taxi dépourvus de numéros de portière valides et qui donnent le droit d’exercer dans le secteur du transport périurbain. Ce sont plus de cent cinquante (150) véhicules à usage de taxi qui ont été arraisonnés et stationnés dans les jardins de la mairie de de Libreville; une procédure qui oblige les propriétaires à s’acquitter des taxes en vigueur afin de mener à bien leur activité de transport. Selon les agents municipaux commis à cette opération, cette démarche vise à mettre hors de la circulation, tout taxi n’ayant pas ...
Lire l'article
Le maire de la commune de Port-Gentil, la capitale économique du Gabon, André Jules Ndjambé a lancé, mercredi dernier, la campagne de distribution des vignettes des taxis, des taxis-bus et des véhicules de transport des marchandises (TM), pour l’année 2011. Cette décision du conseil municipal fait suite aux récriminations des usagers concernant l’état de défectuosité dce certains taxis, le conseil municipal a décidé que les vignettes ne seront délivrées qu’aux véhicules ayant rempli ‘’sans complaisance’’ les formalités relatives au contrôle technique. Cetta année, 1400 vignettes ont été imprimées, contre un millier l’année dernière, afin de tenir compte de la sensible augmentation ...
Lire l'article
Le maire de Libreville, Jean-François Ntoutoume Emane, a procédé mercredi au lancement de l'opération de numérotation de taxis, une opération quelque peu tardive qui a été élargie aux véhicules de transport périurbain ''clando'' et de marchandise ''TM'' qui bénéficieront d'une vignette leur permettant de sortir de l'informelle. L'édile de la commune de Libreville, Jean François Ntoutoume a procédé hier avec ses collaborateurs, à l'opération de numérotation des véhicules à usage de taxis. La cérémonie qui s'est déroulé sans discours ni trompette, dans les jardins de l'Hôtel de Ville de la mairie de Libreville, concerne trois milles véhicules à usage de taxis. ...
Lire l'article
Depuis plus d'une semaine dans les artères de Libreville et Owendo, les populations sont confrontées à des problèmes de transports en raison de la rareté des taxis, qui semblent fuir la traque lancée par les services municipaux pour recouvrer les taxes annuelles. Face au poids de ces redevances sur les recettes, les chauffeurs de taxis multiplient les astuces pour améliorer leur rendement, une augmentation du coût des transports urbains qui ne dit pas son nom. Carrefour SNI à Owendo, au Sud de Libreville, 6 h 00 du matin ce 13 août, la chaussée est envahie par une foule de ...
Lire l'article
Depuis cinq jours, les habitants de Libreville connaissent une pénurie de taxis, occasionnée par des mesures répressives de la mairie contre le non paiement, par les trois quarts des propriétaires de véhicules servant de transport urbain, de la patente et de la taxe municipale comptant pour l’exercice budgétaire 2009, a constaté GABONEWS. Usagers massés le long des artères, bagarres et bousculades – assorties de petits vols - pour emprunter les rares taxis qui circulent, telle est la scène qui s’offre, depuis cinq jours, à l’œillade de celui qui pratique la circulation urbaine de Libreville aux heures ...
Lire l'article
A Ntoum, les taximen créent la confusion chez les usagers des transports urbains faute de couleur distinctive comme pour les autres villes, a constaté GABONEWS. Le transport urbain au sein de la commune de Ntoum reste encore sous –développé. La dizaine de véhicules à usage de taxi, en plus d’opérer dans l’informel par défaut de réglementation, ne sont reconnus qu’aux sons de leurs klaxons pour « racoler » les clients en attente. Seuls deux transporteurs possèdent un "chapeau " de taxi, sur la dizaine qui existent et ne se distinguent des autres moyens de transport par aucune couleur dédiée. « Le métier de ...
Lire l'article
Le Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (SYLTEG), a décidé ce lundi de faire de la journée de mardi: « jour sans taxis » pour fléchir la position des autorités de l’hôtel de ville de Libreville afin qu’elles remettent en circulation certains taxis « arraisonnés ». Le président du SYLTEG Jean Robert Menié estime que les autorités de l’hôtel de Ville auraient dû accorder une période de délais après le lancement de son opération de contrôle afin de permettre que ceux de taximen en retard de paiement puissent s’en acquitter .La proximité de la date butoir (24 novembre) fixée ...
Lire l'article
Suite au lancement par les autorités municipales de l’opération d’arraisonnement des taxis ne s’étant pas acquitté de leurs redevances annuelles, le président du Syndicat libre des transporteurs terrestres du Gabon (Syltteg), Jean Robert Menié a convoqué le 19 novembre à l’Hôtel de ville une réunion des chauffeurs de taxis de Libreville pour faire le point sur la situation. Le président du Syltteg a notamment annoncé que la libération des véhicules saisis grâce au délai d’une semaine accordé le 18 novembre par le maire de Libreville aux transporteurs pour régulariser leurs situations est provisoire. Les chauffeurs de taxis de Libreville ont ...
Lire l'article
Le maire de Libreville, Jean François Ntoutoume Emane, a lancé le 29 juillet dernier l'opération de numérotation des taxis et véhicules de transports suburbains pour l'exercice 2008. Dans le cadre d'un partenariat avec l'OPDAS, les numéros de portières de ces véhicules afficheront désormais les messages de sensibilisation sur le VIH/Sida. Les transports en commun de la capitale gabonaise seront mis à contribution dans la campagne nationale de sensibilisation contre la pandémie du VIH Sida. L'Hôtel de ville de Libreville vient de lancer son opération de numérotation des taxis et taxis bus de la commune. Pour cette année, les autocollants des numéros ...
Lire l'article
Gabon : Lambaréné cherche désespérément les taxis
Les populations de Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué, sont confrontées depuis quelques mois à une carence de taxis, unique moyen de transports en commun de la localité. Une pénurie qui entraîne de fortes perturbations dans le fonctionnement des administrations et des établissements scolaires. La capitale provinciale du Moyen Ogooué est paralysée depuis plusieurs mois par une forte perturbation des transports en commun causée par la pénurie des taxis. La paralysie de cet unique moyen de transport complique la mobilité des populations. Les administrations publiques et les établissements scolaires sont les premières victimes de cette situation. La ville ...
Lire l'article
La mairie de Libreville ‘’en guerre’’ contre les taxis hors-la loi
Lancement d’une campagne de distribution des vignettes aux taxis à Port-Gentil
L’opération de numérotation des taxis lancée mercredi lancée à Libreville
Gabon : Où sont passés les taxis ?
Gabon: Les usagers de Libreville confrontés à une vaste pénurie de taxis (Reportage)
Gabon: Confusion préjudiciable dans l’activité des taxis à Ntoum
Gabon: Transport : Une journée sans taxis ce mardi
Gabon : Une semaine de répit pour les chauffeurs de taxis de Libreville
Gabon : Ntoutoume Emane implique les taxis dans la lutte contre le Sida
Gabon : Lambaréné cherche désespérément les taxis


Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote pour le moment)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 24 Août 2011
Catégorie(s): Société,Sports
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*