Socialisez

FacebookTwitterRSS

L’OTAN, l’ONU, Nicolas Sarkozy et la Libye: Une guerre des dupes

Auteur/Source: · Date: 4 sept 2011
Catégorie(s): Afrique,Françafrique,Monde,Opinion

Par Dr. Jean Aimé MOUKETOU

Kadhafi est-il le seul dictateur dans le monde ? Le Conseil Nationale de Transition peut réconcilier les Libyens et organiser les élections législatives et présidentielles libres dans les 20 mois? Depuis le début de la guerre en Libye, des milliers de migrants d’Afrique subsaharienne sont pris au piège. Selon Médecins sans frontières (MSF), leur sort est préoccupant : confondus à tort avec les mercenaires recrutés par Mouammar Kadhafi, ils sont à la merci des rebelles et civils libyens.

Pourquoi l’Organisation du traité de l’Atlantique Nord (OTAN), les Nations unies (ONU) et l’Union africaine (UA) n’interviennent-elles pas pour sauver ces Africains qui ont la peau noire et qui sont en danger ? Le 1er septembre 2011 60 pays se sont rencontrés à Paris pour aider la Libye á la reconstruction d’un nouvel Etat démocratique. Nicolas Sarkozy évoque une mobilisation de l’Europe et parle même des « amis de la Libye ». Dans le contexte actuel de la guerre en Libye, sans langue de bois, la Libye a-t-elle réellement des amis ? Est-ce que la France et la Grande-Bretagne en tête ne courent-elles pas derrière la Lybie à cause de son pétrole comme l’a affirmé Kadhafi ? Pour certains observateurs occidentaux et africains, Kadhafi est un dictateur. Nous sommes d’accord ! Mais est-il le seul dictateur dans le monde ? Est-il dictateur parce qu’il a soutenu d’autres dictateurs africains, les cas du Togo, du Gabon, du Burkina-Faso parmi tant d’autres ? Pourquoi a-t-il été lâché par ses amis dictateurs de l’Afrique subsaharienne ? Kadhafi ne mérite –t-il pas vraiment le soutien des Africains ? Pourquoi refuse-t-il ?

L’OTAN et l’ONU deux institutions dangereuses pour l’avenir de l’Afrique ?

Ce qui se passe en Libye est une honte pour l’Afrique et pour le monde entier. Ce sont des attaques de l’OTAN, une instance militaire composée des meilleures armées du monde qui bombarde, détruit, casse un Etat souverain (la Libye). Nous sommes depuis ce qui s’est passé en Côte-d’Ivoire et aujourd’hui avec la Libye dans une stratégie de reconquête, de recolonisation de l’Afrique. Cette logique est soutenue par certains chefs d’Etat occidentaux comme Nicolas Sarkozy toujours en quête d’une popularité pour se faire réélire en 2012 ; c’est une guerre sans merci.

Je condamne comme ces nombreux intellectuels africains à l’instar de Chris Landsberg, chef du département de science politique de l’université de Johannesburg , ces hommes politiques sud-africains, membres de l’ANC dont Jesse Duarte membre exécutif de l’ANC, Willie Esterhuyse analyste politique de l’Université de Stellenbosch, l’ancien ministre du Renseignement Ronnie Kasrils, l’avocat Christine Qunta, l’ancien vice-ministre des Affaires étrangères Aziz Pahad, l’ancien ministre de la présidence Essop Pahad, Sam Moyo de l’Institut africain d’études agraires, Mukoni Ratshitanga, l’ancien porte-parole du président Thabo Mbeki, le poète Wally Serote.) qui estiment que l’OTAN est une instance internationale militaire criminelle qui ne cesse de violer le droit international.

Je suis d’accord avec Chris Landsberg, qui avait déclaré que la Grande-Bretagne, la France et les Etats-Unis « continuent à agir comme des Etats voyous ». « Un Etat voyou est un Etat dévoyé qui ne respecte pas les lois internationales ». La tragédie ce qu’ils ne sont pas accusés et traduits devant la Cour Pénale Internationale. Nous sommes dans la logique de la loi du plus fort. Ils peuvent tuer au vu et au su de tout le monde sans être inquiétés par l’ONU, puisque que l’ONU ce sont eux.
Contrairement aux dispositions de la Charte de l’ONU, le Conseil de Sécurité a autorisé, a permis le pillage et l’anarchie qui s’est abattue sur le peuple libyen. Nicolas Sarkozy et sa bande de criminels et de voleurs au lieu de s’occuper de nombreux Libyens qui ont été tués par les armées de guerre de l’OTAN, ils préfèrent parler d’abord du pétrole libyen. Les infrastructures de la Lybie ont été détruites par l’OTAN alors que nous savions tous que la Lybie était un pays très bien construit par rapport au Gabon, au Congo, RDC,…

Le Conseil de sécurité n’avait pas produit de preuve démontrant que son autorisation de l’usage de la force était une réponse appropriée à la situation en Libye. Nicolas Sarkozy et ses amis du Conseil de Sécurité se sont donnés les pleins pouvoirs pour poursuivre l’objectif de « changement de régime », et donc pour l’utilisation de la force et tous les autres moyens pour renverser le gouvernement de la Libye, lesquels objectifs sont complètement en contradiction avec les décisions du Conseil de sécurité de l’ONU. Le Conseil de sécurité a également « répudié la règle du droit international » en ignorant le rôle des institutions régionales légitimes dans la résolution du conflit, ce machin de l’Union africaine.

L’OTAN, au lieu de militer pour la paix dans le monde, veut imposer des changements de régimes qui lui convient en mettant en place des véritables valets à sa solde.

Kadhafi seul dictateur en Afrique et dans le reste du monde ?

Je ne pense pas que le colonel Kadhafi est le seul dictateur en Afrique. Au Gabon, au Togo, au Burkina Faso, au Cameroun, presque toute l’Afrique subsaharienne est dirigée par des présidents staliniens qui n’hésitent pas à tirer sur leurs peuples. Nous avons des exemples précis avec la dynastie Eyadema au Togo qui n’avait pas hésité de tuer plus de 1000 togolais lors des élections présidentielles de 2005 ; au Gabon, la dynastie Bongo soutenue par Nicolas Sarkozy n’avait pas hésité aussi après l’élection présidentielle de 2009, de tuer de nombreux gabonais vivant dans la capitale pétrolière du pays, Port-Gentil. Pourquoi l’ONU ou l’OTAN ne décident pas d’intervenir dans ces cas là afin de libérer les peuples opprimés ?

Monsieur Kadhafi n’a pas déjà perdu la guerre en Lybie face aux rebelles infiltrés de plusieurs éléments d’Al-Qaïda. La guerre continue ; l’OTAN et l4ONU sont allés ouvrir un autre front qui risquerait, je ne le souhaite pas de devenir comme l’Afghanistan avec le cas des Talibans ou l’Irak à travers la guérilla urbaine qui se poursuit. Comme le dit le président sud-africain, « le Conseil National de Transition n’est pas encore légitime car les combats se poursuivent » ; Kadhafi n’a pas encore dit son dernier mot ; la Libye est un pays composé de plusieurs tribus qui risqueraient de mener une guerre sans merci pour le contrôle des réserves du pétrole.

Ce sera difficile de maintenir une vraie paix dans ce pays après ce qui vient de se passer ; mais l’OTAN et l’ONU y arriveront car il ne faut pas oublier une chose c’est l’usage de la force qui a toujours valu dans les options de choix qui se présentent à ces institutions prétendues de garantir la paix dans le monde à fortiori lorsqu’il s’agit de l’Afrique fut-elle maghrébine.
Le souffrance des Africains noirs en Libye et l’incroyable incapacité des présidents préfets de la Françafrique.

Face au calvaire des Africains noirs en Libye, l’OTAN n’intervient pas parce qu’elle a un objectif essentiel, le contrôle des réserves du pétrole de la Lybie. Des milliers d’Africains sont abandonnés par exemple dans le petit port de Sayad, à une trentaine de km de Tripoli, dans une ancienne garnison italienne, devenue une base militaire.

Nous savons tous ici en Occident que les Africains noirs vivant en Lybie subissent des exactions, des arrestations arbitraires dans cette nouvelle Libye voulue par les chars et les avions de guerre de l’OTAN. Nous sommes informés de l’arrogance des rebelles de l’OTAN en Lybie à l’égard des noirs africains. Nous sommes au courant qu’il y a des Nigérians, des Maliens, des Tchadiens, des Soudanais, des Nigériens, des Béninois, des Sénégalais… qui se font prendre aux barrages, qui subissent des rafles organisés par des voisins du quartier ; certains d’entre eux « ont travaillé et n’ont pas été payés » par leurs patrons libyens ; ils sont « chassés par les propriétaires libyens » qui soupçonnent qu’être noir c’est systématiquement être un mercenaire de Kadhafi. Ces frères africains qui ont perdu leurs biens à la suite des vols, sont engloutis dans des centres de détention, des cellules exigües, et à qui on donne à manger et à boire seulement une fois par jour ; beaucoup parmi eux sont blessés et n’ont jamais été amenés à l’hôpital.

Ce qui m’écœure, c’est le comportement de nos dirigeants, valets de Nicolas Sarkozy, préfets de la Françafrique qui sont incapables d’organiser le rapatriement de leurs compatriotes réfugiés à l’Ouest de la Lybie. C’est l’échec total des gouvernements africains, des soi-disant leaders africains qui ont été malhabiles d’inventer, de créer, une Afrique puissante sur le plan économique, politique et culturel (excepté bien sûr le gouvernement sud-africain qui a refusé de participer à la Conférence pour le soutien au CNT). C’est un échec total de ce « machin » de l’Union africaine, une organisation très faible qui n’aura jamais mon soutien tant qu’elle n’aura pas fait preuve de sérieux dans la gestion des crises qui touchent notre continent; je pense que nous devrions tous demander la fin de cette organisation car elle n’a aucune vision géopolitique, géostratégique pour l’Afrique.

L’Afrique doit reposer son espoir sur des pays comme l’Afrique du Sud, le Ghana, le Mali. Ce qui intéresse monsieur Nicolas Sarkozy et sa bande d’assassins c’était de venir à Paris pour parler du pétrole libyen, du dégel des fonds libyens en faveur du CNT sans que personne n’ait la garantie qu’il y aura une véritable démocratie en Libye. Mais à quel moment Nicolas Sarkozy va-t-il se décider de bloquer les fonds détournés par les familles Bongo-Ondimba, Eyadema, Sassou-Nguesso au détriment de leur peuple. Quelle honte pour l’Afrique !

Mobilisation des « amis de la Libye » à Paris pour se partager ses gisements pétrolifères ?

Le 1er septembre 2011, une Conférence a été organisée à Paris pour soutenir la prétendue nouvelle Lybie de l’OTAN. Sans langue de bois, la Libye n’a pas réellement d’amis. Pour mémoire, signalons d’abord que contrairement à ce qu’on évite de préciser dans beaucoup de médias occidentaux, la rébellion libyenne anti-Kadhafi a « des liens très étroits avec l’émir du Qatar Cheikh Hamad Ben Khalifa Al-Thani; c’est une rébellion de la Cyrénaïque, le fief de la confrérie des Sénoussi, qui constituait le plinthe la Libye du roi Idris Ier jusqu’en 1969. C’est une alliance religieuse (Sunnite) et tribale entre le Qatar et la rébellion libyenne. L’émir du Qatar est donc le vrai échalas de cette rébellion. La rébellion partie de Benghazi s’est soulevée contre le régime de Kadhafi pour venger finalement le monarque de cette ville royale qui avait été renversée, destituée par Kadhafi.
Derrière l’effet médiatique qui consiste à rassembler la fameuse « communauté internationale » autour de Nicolas Sarkozy dont on sait qu’il avait déclaré que la « Libye c’est sa guerre » et, « présenté l’expédition libyenne comme le point d’orgue d’une nouvelle politique mettant la force au service de la protection civile » alors que tout le monde sait bien que l’OTAN est allée intervenir en Libye pour s’accaparer de ses gisements pétroliers ; nous sommes plutôt en face d’une guerre de civilisation, dans une logique naturelle de l’histoire coloniale de l’Afrique qui se poursuit. Le président Jacob Zuma de l’Afrique du Sud a eu totalement raison, quand il a déclaré que les Nations puissantes avaient abusé de la résolution de l’ONU « pour des intérêts autres que protéger les civils et aider le peuple libyen ».

Kadhafi est un dictateur pour beaucoup d’Occidentaux. Depuis le début de la guerre en Libye, les Africains sont très divisés
Pour ma part, Kadhafi est le seul dictateur du monde aux yeux de Nicolas Sarkozy et ses amis, mais pas aux yeux d’Africains avertis, des intellectuels africains. En effet, Kadhafi n’est pas le plus grand dictateur du monde. Rappelons que la Chine, pays le plus peuplé du monde (plus de 1,3 milliards d’âmes), deuxième puissance économique du monde (10,3% du PIB, 150,7 milliards de dollars d’exportation) est dirigée par un régime politique dictatorial, un régime communiste mafieux qui ne respecte pas les droits ou libertés des citoyens (libertés de pensée, d’opinion et d’expression, liberté de réunion, d’association ou de manifestation) et les droits sociaux (droit de grève) ; toutes ces libertés sont et pourtant reconnues par la Déclaration des droits de l’homme (droits politiques). En Syrie, en Birmanie, en Corée du Nord c’est la dictature stalinienne qui règne (en Corée du Nord depuis 1948) ; nous attendons toujours l’intervention de Nicolas Sarkozy et ses amis de l’OTAN pour aller protéger les populations qui sont massacrés violemment dans ces pays.

Le monde a toujours fonctionné ainsi : les plus forts attaquent toujours les plus faibles. Ce sont les plus faibles, c’est-à-dire les Africains qui doivent apprendre à s’organiser avec des dirigeants sérieux comme le président Sud-africain. Nous restons aux yeux des gens comme Nicolas Sarkozy des « indigènes » qui ne vont jamais s’intégrer dans l’histoire du monde. C’est l’« arrogance paternaliste décrétant l’insouciance de l’esclave et le traitant comme un mineur familier » qui se poursuit de ce « petit président » malmené par les sondages et ses adversaires politiques de gauche et de droite.

Le comportement des régimes dynastiques, dictatoriaux du Togo et du Gabon à l’égard de Monsieur Kadhafi est une pure ingratitude ; Ali Bongo-Ondimba et Faure Gnassingbé Eyadema sont des valets, des préfets de la Françafrique ; ils ont été nommés respectivement par la Françafrique et par Nicolas Sarkozy à travers l’organisation d’élections abracadabrantes ; ils ont fabriqué des Constitutions qui sont des véritables poubelles, des chiffons, des garages. Si Kadhafi est un dictateur, Ali Bongo-Ondimba, Faure Gnassingbé Eyadema Abdoulaye Wade, … sont des dictateurs aussi.

Kadhafi a fait beaucoup de choses pour l’Afrique, il mérite rien que pour ça un soutien indéfectible. Kadhafi est un vrai africain. En effet, il a eu des initiatives louables pour l’avenir du continent africain : l’Union africaine, la Constitution d’un gouvernement africain, l’ouverture des banques d’investissement dans de nombreux pays d’Afrique, la construction d’hôpitaux, d’hôtels et d’écoles (par exemple la 2e grande école secondaire du Togo a été construite par Kadhafi ; il a investi de nombreux milliards de CFA au Gabon,…). Son combat pour l’unité de l’Afrique et la connexion de l’Afrique noire sur la voie du développement n’est pas apprécié par une certaine élite politique occidentale qui veut par tous les moyens détruire notre continent, piller nos richesses. Les révoltes tunisienne et égyptienne ont été un bon prétexte pour faire partir Kadhafi. Je m’étonne comme beaucoup d’Africains, du silence assourdissant des Chefs d’Etat africains ; oh pardon, j’avais déjà oublié, il faut les comprendre, ce sont pour la majorité des préfets de la Françafrique. Ce qu’ils ignorent c’est qu’après Kadhafi ce sera le tour d’Ali Bongo-Ondimba et Faure Gnassingbé Eyadema, Abdoulaye Wade, Blaise Compaoré, Paul Biya, Denis Sassou-Nguesso, Andry Rajoelina, …

Une guerre qui risquerait d’être longue ?

Kadhafi promet que la guerre en Lybie sera longue et que la prise de son village Syrte sera un bain de sang. Kadhafi connaît bien son pays ; il sait bien qu’en Libye, ce n’est pas le peuple libyen qui demande son départ ; c’est plutôt une rébellion, composée de plusieurs infiltrés extrémistes d’Al Qaïda soutenus bizarrement par l’OTAN et l’ONU. Beaucoup de villes libyennes sont encore sous le contrôle de l’armée loyaliste.

Conclusion.

Pour résoudre des problèmes politiques, économiques, culturels sur le continent africain, le monde entier n’a pas besoin de recours à la force. La force est un signe de faiblesse que les grandes puissances occidentales, touchées par la crise économique, utilisent pour distraire leurs incompétences, leurs incapacités à résoudre les problèmes sociaux qui touchent leurs pays. L’OTAN doit arrêter de détruire la Libye, détruire l’Afrique. Avant d’intervenir, il faut d’abord respecter les procédures et le droit international. On ne doit pas prendre des résolutions dans un cadre spécifique sans se conformer aux objectifs fixés de façon collégiale pour la résolution équitable d’un conflit. Le monde a besoin de la paix, la paix de Dieu. Que Dieu bénisse les Libyens, l’Afrique et le reste du monde. 


SUR LE MÊME SUJET
Les services de renseignement britanniques ont permis pendant le conflit en Libye de déjouer une tentative des forces pro-Kadhafi de tuer des représentants occidentaux et d'attaquer le CNT, a déclaré le ministre des Affaires étrangères William Hague. Dans un discours, William Hague a affirmé que les services secrets avaient "efficacement soutenu" l'intervention militaire en Libye contre l'ancien dirigeant Mouammar Kadhafi. "Ils ont permis de sauver des vies. Par exemple le régime de Kadhafi a essayé d'attaquer le Conseil national de transition (CNT) à Benghazi et de tuer certains représentants occidentaux en Libye", a-t-il affirmé, sans plus de précision. "Les services ...
Lire l'article
Libye : le régime de Kadhafi est en train de “s’effondrer”, selon l’Otan
Le secrétaire général de l'Otan a promis l'aide de l'Alliance à la rébellion pour aider à reconstruire une Libye démocratique. Le régime de Muammar Kadhafi est en train de "s'effondrer", a affirmé le secrétaire général de l'Otan Anders Fogh Rasmussen dans la nuit de dimanche à lundi en appelant la rébellion à préserver l'unité du pays et à travailler à une réconciliation nationale. "Le régime de Kadhafi s'effondre clairement", a-t-il déclaré dans un communiqué, reprenant des propos de sa porte-parole tenus un peu plus tôt dans la soirée. "Plus tôt Kadhafi réalisera qu'il ne peut vaincre son propre peuple, mieux ce sera, ...
Lire l'article
Alain RUELLO Trois mois après son déclenchement, la guerre en Libye a coûté 87 millions d'euros à la France, a indiqué hier le ministre de la Défense : 60 millions pour les munitions, 25 millions pour les primes des soldats, et le solde en frais divers de logistique. Les missiles représentent en particulier un coût élevé, notamment les Scalp à environ 500.000 euros pièce, dont 11 exemplaires ont été tirés dans les premières semaines de la guerre. Ces 87 millions d'euros représentent le double de la somme constatée après un gros mois d'intervention. A ce rythme, la facture de l'opération Harmattan ...
Lire l'article
Par Georges Malbrunot Le responsable des médias au sein de la branche maghrébine d’al-Qaida a accordé une intéressante interview au journal saoudien Al-Hayyat publié à Londres. Saleh Abi Mohammad y affirme que l’organisation terroriste a des implantations (des émirats dans le langage d’al-Qaida) à Benghazi, Al-Bayda, Al-Marj, Shihat et surtout à Dernah. «Nous sommes spécialement présents à Dernah, où sheikh Abdul Hakim est notre émir et où il a formé - aux côtés d’autres frères - un conseil islamique pour gouverner la ville en vertu de la sharia», la loi islamique, déclare Saleh Abi Mohammad. À l’est de la Libye, les ...
Lire l'article
Moussa Koussa, ancien ministre des Affaires étrangères de la Libye, soutient que Mouammar Kadhafi et les forces de l'opposition doivent tout faire pour empêcher que le pays ne s'enlise dans une guerre civile. Koussa, qui a quitté Tripoli, la capitale, démissionné de ses fonctions et est arrivé en Grande-Bretagne le 30 mars, a livré ses premiers commentaires publics, lundi. Il s'est servi de cette tribune pour avertir que la Libye pourrait devenir la « nouvelle Somalie ». L'ancien fidèle au colonel Kadhafi a lu un texte écrit à l'avance, en arabe, sur les ondes du service arabe du réseau de télé de ...
Lire l'article
Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a fait état aujourd'hui de "premières défections" autour de Mouammar Kadhafi, au lendemain d'une conférence internationale à Londres sur l'avenir de la Libye conclue par le constat que le leader libyen devait "partir". "On signale sur le plan politique, et ceci est peut-être porteur de développements positifs, de premières défections autour de Kadhafi à Tripoli", a déclaré M. Juppé lors de la séance des questions au gouvernement, à l'Assemblée nationale. "Vous m'interrogez sur le sort de Kadhafi, nous pensons qu'il n'a plus sa place dans la construction de la Libye de demain, (...) c'est ...
Lire l'article
Une délégation composée des élus locaux gabonais a effectué une visite de travail à Syrte et à Tripoli en Libye du 13 au 16 avril dernier où, elle a rencontré des personnalités importantes de ces pays notamment le ‘’Grand Guide Libyen’’, Mohammar Kadhafi. A Syrte, ville natale du Président libyen la délégation gabonaise a visité le grand réservoir ‘’Al-Guardabia’’, un site symbolique qui fait partie des cinq ouvrages majeurs de réception d’eau souterraine sans pompage sur une distance de 1600 kilomètres en provenance du sud de la Libye. Selon le diplomate libyen accrédité au Gabon, le Dr. Abdel Hakim Al ...
Lire l'article
Par Catherine Gouëset. Candidat à la présidence de la République, Nicolas Sarkozy promettait de rompre avec les archaïsmes de ses prédécesseurs dans les relations qu'entretient la France avec l'ancien pré carré africain. Sa troisième visite au Gabon depuis son élection montre que la rupture est toute relative. Rappel des étapes de la politique africaine du chef de l'Etat. AVANT A l'occasion de discours prononcé lors de voyages à Bamako (Mali) et à Cotonou (Bénin) en mai 2006, Nicolas Sarkozy, alors ministre de l'intérieur prêche pour un "nouvel état d'esprit dans les relations entre l'Afrique et la France". Il faut "chasser les vieux démons ...
Lire l'article
Le président français est arrivé au Gabon pour une visite dominée par la signature d'un nouveau partenariat global avec ce fidèle allié de la France en Afrique. Le président français est arrivé ce mercredi matin à Franceville, troisième ville du Gabon, pour une visite d'une journée destinée à donner un "nouvel élan" à la relation entre les deux pays, six mois après l'élection contestée du fils d'Omar Bongo à la tête du pays. Nicolas Sarkozy a été accueilli à sa descente d'avion par son homologue Ali Bongo et une foule de plusieurs centaines de personnes rassemblées à l'aéroport de Mvengué, au coeur ...
Lire l'article
Des promesses de rupture aussi ambitieuses qu’illusoires...Pendant la campagne présidentielle 2007, Nicolas Sarkozy n’a pas ménagé ses critiques à l’égard du bilan africain de Jacques Chirac. À plusieurs reprises, il a publiquement dénoncé le « clientélisme », les « émissaires officieux », les « secrets », le « paternalisme », les « détournements de l’aide au développement », le « domaine réservé de l’Elysée » en matière de politique africaine [1]. Le leader UMP promettait alors une nouvelle politique démocratique et humaniste, soucieuse d’un capitalisme éthique et moralisé. Ces principes étaient inscrits noir sur blanc dans le programme présidentiel : « ...
Lire l'article
Libye: le renseignement efficace
Libye : le régime de Kadhafi est en train de “s’effondrer”, selon l’Otan
La guerre en Libye a déjà coûté 90 millions d’euros à la France
Al-Qaida confirme sa présence aux côtés des rebelles en Libye
Koussa craint que la Libye se transforme en «nouvelle Somalie»
Libye/Kadhafi: “1ères défections”(Juppé)
Gabon-Libye : Renforcer les relations d’amitié et de coopération avec la Libye
Promesses et realpolitik: La Françafrique de Nicolas Sarkozy, changement… et continuité
Nicolas Sarkozy en visite au Gabon
Nicolas Sarkozy et la Françafrique


Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (1 votes, moyenne 5, 00 sur 5)
Loading...Loading...

Auteur/Source: · Date: 4 sept 2011
Catégorie(s): Afrique,Françafrique,Monde,Opinion
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *


*

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>