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Politique-Biométrie / « La contestation est une maladie africaine malgré les avancées démocratiques», Jean François Ndongou (Ministre de l’Intérieur)

Invité par la radio panafricaine (Africa n°1), en vue d’éclairer l’opinion sur la capacité du gouvernement à garantir la transparence lors des prochaines élections législatives, le Ministre de l’Intérieur, Jean François Ndongou, a déclaré que « la contestation est une maladie africaine malgré les avancées démocratiques ».

« Malheureusement, la contestation est une maladie africaine malgré les avancées démocratiques et la volonté des différents gouvernements d’abriter la transparence, elle est toujours là. Ce qui signifie qu’en Afrique, nous avons souvent des mauvais perdants », a-t-il regretté.

« Que les partis politiques de manière générale se préoccupent de l’introduction de la biométrie dans le processus électoral est tout à fait normal », a reconnu le Ministre de l’intérieur en s’interrogeant, en revanche sur l’arrivée de la société civile dans le débat lié à l’organisation des élections à base de données biométriques.

« Je ne me souviens pas avoir lu dans les statuts des différentes Organisations non gouvernementales (Ong), l’objet ayant un lien direct avec le processus électoral », a-t-il déclaré, invitant par la force des choses la société civile à abandonner ses statuts pour se muer en partis politiques.

Le Ministre de l’Intérieur qui juge le débat d’illégal a apaisé l’opinion en ces mots : « nous sommes à la phase active qui consiste à la mise en œuvre de la décision du Président de la République et la volonté de la classe politique d’introduire la biométrie dans le processus électoral dans notre pays ».

Selon lui, l’ordonnance portant modification abrogeant certaines dispositions de la loi 07/96 relative à l’organisation des élections au Gabon, lui permet aujourd’hui de certifier que l’opération d’enrôlement a été effectuée sur la base de données biométriques ».

« C’est pourquoi je dis qu’en passant à la phase active nous-nous devons de nous poser quelques questions, quelle est la meilleure technologie ? Quel en est le coût ? Quels sont les délais dont nous disposons à l’heure actuelle pour boucler les termes de références ? ».

De fait, le Ministre de l’Intérieur a promis lancer la consultation des opérateurs économiques en vue de la mise en œuvre technologique du processus biométrique lors des élections locales de 2013.

Aussi fait-il remarquer que les partis politiques s’activent effectivement pendant que d’autres viennent dire à la population « pas de biométrie, pas d’élections », et qu’à sa grande surprise « ils sont sur le terrain, envoient des émissaires, consultent les populations dans l’arrière-pays pour voir comment ils pourraient se positionner sur un certain nombre des sièges ».

« C’est pourquoi je disais tantôt qu’il faut être extrêmement vigilant entre les discours de certains leaders politiques et les actes qu’ils posent car il ne faut pas que le peuple gabonais se laisse distraire à nouveau », a avisé le Ministre Ndongou.

En invitant chaque camp politique à jouer son rôle au sein de la Commission électorale nationale autonome et permanente(CENAP), le Ministre a rappelé que cette structure en charge de l’organisation du scrutin est composée à la fois des partis politiques de la majorité et de l’opposition.

« L’administration a des représentants mais, les partis politiques sont membres de la CENAP. C’est donc à ce niveau que je les invite à intégrer le processus d’autant plus que le Code électoral et la mise en place de la CENAP ont été établis sur une base consensuelle. C’est en 2006 qu’on a mis en place cette structure sur la volonté de tous les acteurs politiques », a recadré le Ministre de l’Intérieur.

« Il n’y a pas de raisons qu’ils (partis politique de l’opposition) se mettent en marge de ce que toute la classe politique a souhaité. De ce fait, ils doivent intégrer la CENAP pour procéder à l’organisation du scrutin à la date indiquée par cette même structure », a-t-il insisté.

De l’avis du Ministre de l’Intérieur, la transparence va se matérialiser par le respect des dispositions légales en vigueur reposant sur le Code électoral et la Constitution qui dicte l’organisation des élections dans notre pays.

Enfin, le Ministre de l’Intérieur a vanté ‘l’avant-gardisme’ Code électoral gabonais.

« Nous avons un Code électoral avant-gardiste parce que je ne sais pas si d’autres pays ont le même système », a-t-il conclu. 


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