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Législatives 2011: « Je ne serais pas le seul à aller à ces élections », Jean Valentin Léyama (député opposition)

Auteur/Source: · Date: 6 Nov 2011
Catégorie(s): Politique

Interrogé ce samedi, à son bureau de l’Assemblée Nationale sur sa détermination à aller aux élections législatives du 17 décembre prochain malgré le mot d’ordre de boycott lancé par des leaders de l’ex-Union Nationale dissoute, le député du 1er siège du département de la Lébombi-Leyou à Moanda dans la province du Haut-Ogooué (sud-est), Jean Valentin Léyama a indiqué que « Je ne serais pas le seul à aller à ces élections ».

« Les populations de Moanda dont je suis l’élu et avec lesquelles nous avons engagé une certaine dynamique visant à la reconnaissance d’un certain nombre des droits de cette localité que se soit auprès des autorités ou des opérateurs économiques ne pouvait pas nous conduire à boycotter les élections. Bien au contraire, avec insistance, elles ont demandé que nous puissions aller aux élections, je n’ai fait donc que répondre à une exigence parfaitement démocratique exprimée par les populations qui m’ont élu», a justifié, Jean Valentin Léyama.

Pour lui, le plus important reste la souveraineté des populations qui l’ont élu.

« Je dois dire d’ailleurs qu’au sein de l’Union Nationale je ne serais pas le seul à aller à ces élections car, la plupart des élus dont je ne citerais pas les noms ici, sont favorables aux élections », a-t-il révélé.

« Mes chances ne peuvent pas être affaiblies dans le sens où, après la dissolution de l’Union Nationale, j’étais déjà dans une posture de député indépendant. En cela, une nouvelle dynamique s’est créée avec mes électeurs pour combler ce manquement », a-t-il soutenu ajoutant que « ce ne sont pas tant les partis politiques pour qui l’on vote mais plutôt des individus donc, j’estime qu’avec ou sans parti politique si l’on est bien organisé, on peut valablement se présenter aux élections ».

Valentin Léyama, qui dit agir librement, signale en outre avoir eu raison plus tôt compte tenu de la cacophonie qui règne au sein de l’opposition en mal grandeur.

Il a clamé que : « Cette liberté je l’ai toujours exprimée à l’égard du pouvoir et à l’intérieur de mon propre camp ».

« Je ne peux pas comprendre qu’en l’espace de quelques mois, cette opposition qui s’est associée à la société civile a pris une position pour ensuite saisir des instance internationales pour dénoncer des manquements liés au processus électoral et qu’à la veille de l’échéance, chacun va maintenant en ordre dispersé, je dis qu’il y a un sérieux problème de crédibilité au sein de la classe politique notamment de l’opposition qui à mon avis n’est pas encore prête à assurer l’alternance politique dans notre pays », s’est-t-il indigné.

Il estime aussi que face à l’incapacité du parti au pouvoir à gérer le pays et devant une opposition qui perd beaucoup en crédibilité, il y a finalement de l’espace pour une dynamique citoyenne qui disqualifie complètement les partis politiques. Allusion faite à son positionnement.

D’après lui, l’opposition n’a ni les arguments, ni la capacité à empêcher la bonne tenue des élections.

« Pour dire les choses honnêtement, je n’ai pas pris part au processus lié à la création de l’Union nationale. J’avais émis des réserves quant à l’idée de dissoudre l’Union Gabonaise pour la Démocratie et Développement (UGDD), en vue de la fondre dans l’Union Nationale », a-t-il rappelé en révélant que « Depuis que ce parti a été mis en marche, j’étais déjà un peu en marge de cette dynamique », a-t-il confessé.

Sur la question de savoir comment, il envisage son avenir politique, il a dit tout d’abord se présenter à son deuxième et dernier mandat

« Je suis fondamentalement attaché à la limitation des mandats électifs et j’espère que mon exemple fera école car, c’est lorsque le peuple insiste qu’il faut savoir partir et laisser ainsi la place aux autres c’est-à-dire aux jeunes », a conclu M. Leyama. 


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