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Environnement / L’AGEOS: Un projet d’envergure internationale qui profitera au Gabon, à l’Afrique centrale et à l’Afrique

Auteur/Source: · Date: 21 Nov 2011
Catégorie(s): Afrique,Développement,Economie,Environnement

L’ Agence gabonaise d’études et d’observation spatiale (AGEOS), créée en février 2010- au sortir du sommet de Copenhague sur le changement climatique- voulue par le Président de la République Ali Bongo Ondimba, « le fût au sortir des négociations sur le climat avec les partenaires français et brésiliens et a pour mission de mettre en place la politique du Gouvernement sur le plan environnemental, climatique, infrastructures » a confié à GABONEWS, le Chef de projet de Surveillance Environnementale pour qui ce projet est « d’envergure internationale et profitera au Gabon et à l’Afrique ».

Aujourd’hui, l’Agence existe et comprend deux volets réservés à la construction des bâtiments administratifs dont le siège et en parallèle, la construction des antennes de réception des données satellites tous prévus dans la zone de Nkok a indiqué M. Aboubakar Mambimba Ndjoungui.

Selon le chef du projet de Surveillance Environnementale assistée par satellites, à la différence de certaines agences créées dans d’autres pays, ce projet a été bien mûri et l’AGEOS est une agence pour le développement du Gabon que couvre presque 85% de forêts et répond à un besoin crucial de maîtrise de l’évolution de l’environnement et des facteurs climatiques locaux.

« Les changements climatiques dont les causes viennent de l’extérieur, nous les subissons et les impacts se voient sur le bord de mer, sur tout le littoral, la montée de la température etc…Il fallait un outil pour mesurer l’évolution de la forêt, l’évolution de la pollution, la surveillance de l’impact du changement climatique sur notre territoire et sur la zone de l’Afrique équatoriale, donc tout le bassin du Congo.

Au niveau du Gabon et de l’Afrique centrale nous n’avons pas un outil pour recevoir ces données-là donc on était obligé en permanence de solliciter nos amis européens et américains.

Il était donc important de disposer de cet outil qui va nous permettre nous-mêmes d’évaluer et de connaître notre forêt, de connaître l’impact des politiques publiques sur l’environnement en vue de mettre en place des stratégies pouvant nous mener à bien développer le pays en prenant en compte la dimension climat.

Donc cet outil est important pour nous parce que lorsque nous allons dans les négociations internationales, les éléments qu’on nous donne sont établis ailleurs alors que là nous avons un outil à nous qui va nous donner des éléments précis pour pouvoir discuter d’égal à égal avec nos partenaires du nord”.

UN PROJET D’ENVERGURE INTERNATIONALE QUI COUVRE 2800KM DE DIAMETRE

Selon M.Aboubakar Mambimba qui évoque d’autres raisons liées à la surveillance de la forêt, du climat, du littoral, le projet couvre 2800 km de diamètre :” il couvre toute l’Afrique centrale, va jusqu’au Mali et vers l’Afrique du sud et touche environ 21pays qui seront couverts par l’antenne de réception satellites du Gabon, donc ce n’est pas un projet uniquement gabonais même s’il va d’abord nous permettre de suivre notre propre environnement, il reste un projet d’envergure internationale.

Nous avons les partenaires brésiliens qui ont une expérience très forte dans le domaine de l’environnement, de l’observation et de l’évaluation de la déforestation par la donnée satellite, nous avons la France avec l’Institut de Développement et de Recherche qui nous apporte son expérience, donc vous voyez bien que c’est quelque chose d’international”.

Récemment, d’ailleurs, a-t-il rappelé, le Président de la République a présidé le premier conseil du comité d’orientation stratégique à la présidence en présence des Américains, des Français, des Brésiliens, de l’Union africaine, une rencontre qui confirme le caractère international de l’outil.

« Le projet a démarré depuis la phase de réflexion et de préparation du plan et le centre sera opérationnel en décembre 2012, le terrain a été acquis par le gouvernement, les plans, l’architecture, les bâtiments sont prêts, là nous sommes en phase d’études bio- techniques et physiques qui vont s’achever d’ici la fin du mois de novembre et avec nos amis d’OLAM, nous allons commencer le lancement des appels d’offres et la construction.

L’antenne de réception va être lancée en même temps notamment que les appels d’offres. Ces antennes vont faire entre 9 et 15 m de diamètre pour recevoir le maximum de satellites possibles, il est prévu une douzaine de satellites” renseigne M. Mambimba Ndjoungui.

UN PROJET ENTIEREMENT FINANCE PAR LE GABON

« L’avantage de ce projet, indique-t-il, c’est qu’il est déjà financé à 100% par le Gabon pour un coût de 9 millions d’euros. L’argent est là, tout est financé, tout est mis en œuvre, il n’y a pas à négocier des budgets supplémentaires ».
Le volet formation occupe également une bonne place dans le projet, selon M. Aboubakar :

«Nous avons la formation (renforcement des capacités), nous allons en parallèle de l’installation de la station spatiale, lancer des formations de masters en électronique, en informatique et en systèmes d’information pour traiter des images et ce sont des Gabonais qui vont être sélectionnés et pendant que la station sera en construction, ils seront en même temps en formation et à l’issue de la formation, ils seront aussitôt opérationnels pour travailler sur l’antenne parce que c’est un outil du Gabon qui doit être piloté par des Gabonais à terme. C’est vrai que nos partenaires vont nous aider mais au finish on ira jusqu’à la prise en main complète de l’outil par les nationaux, çà c’est le Gabon des services. Autour de la station, il y a tout un ensemble d’entreprises de haute technologie qui vont être créées dans le domaine du traitement du signal, des images, des thématiques; c’est dire qu’il y aura un pôle de compétences qui sera créé ».

A terme, la mise en route de l’Agence va profiter au Gabon, à l’Afrique centrale et à près de 21 pays du continent sur un cercle de 2800 km de diamètre et doit notamment permettre de surveiller toute la forêt équatoriale du bassin du Congo, considérée comme le deuxième poumon de la planète derrière l’Amazonie, ainsi que le golfe de Guinée. 


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