- Bongo Doit Partir - http://www.bdpgabon.org -

Entre Gabon émergent et Gabon énervant !

[1]Profiter pour venir à Libreville en cette période d’événement sportif international et sortir du cadre aseptisé d’un hôtel de luxe pasteurisé permettra à tout observateur aguerri de pénétrer des réalités aussi surprenantes que lamentables.

Si la capitale gabonaise offre un cadre de vie naturel quasi unique en Afrique au regard d’autre capitales tant polluées que dangereuses telles qu’Abidjan, Dakar ou Lagos, pour une cité de cette envergure, Libreville, une fois la féerie du confort de l’insularité tropicale digne des iles de l’océan indien passée, dévoile ses failles inconfortables. En effet, balancé au rythme des coupures d’eau, d’électricité, d’internet, de téléphonie et des destructions arbitraires de bâtiments, le concept d’émergence des nouvelles autorités apparait bien souvent comme énervant pour qui vit ses réalités comme constaté lors de cette nuit passée au rythme des désagréments chez un hôte gabonais à Akébé, quartier du centre de Libreville.

Au delà de ces aspects pratiques, un tour sur le marché de Mont Bouet permettra au gré des réponses des commerçants sur les interrogations quant à la provenance des produits vivriers, de constater la dépendance agricole extérieure de ce pays d’à peine un million d’habitant. Provenance numéro un des produits, le Cameroun voisin. Incompréhensible et surprenant pour qui connait les richesses et le potentiel de cet eldorado agricole aussi fertile que bio. En sommes, contrairement aux capitales citées plus haut en comparaison, difficile pour celui qui débarque de trouver à manger dans la rue, la rareté des commerçants est aussi frappantes que la cherté des produits et de la vie en général. En guise d’exemple au delà du cout exorbitant des soins de santé, de l’eau, du gaz et de l’électricité, il vous faudra débourser 1 000 fcfa pour quatre pales oranges et 100 fcfa pour une maigre poignée d’arachide achetée à une femme malienne croisée par chance, tant la rareté est de mise, à l’entrée du quartier de Glass.

Côté infrastructure, coupe des nations oblige, des chantiers routiers ou immobiliers sont observés, certains sont fièrement affichés sur des immeubles à l’entrée de la ville comme celui de la zone industrielle annoncée en devenir d’Nkok. Ces derniers provoquent de gros bouchons qui favorisent l’intransigeance de la sélection des chauffeurs de taxi vis à vis des passagers tout comme l’inflation tarifaire des prestations de transport. Traverser Libreville d’Angondjé à Glass pourra vous prendre, en évitant l’axe du bord de mer par un itinéraire bis empruntant l’axe du quartier des Charbonnages, près de deux heures pour à peine une dizaine de kilomètres parcourus. Point positif de ce désagrément, une ballade exclusive dans les quartiers périphériques tranchant au luxe aveuglant du bord de mer et la découverte d’une réalité sociale antagoniste à la richesse financière de cet Etat pétrolier.

Un constat mi figue mi raison pour un Gabon qui en coulisse de son pouvoir joue pourtant la bataille de la planification et des réformes. Des dynamiques dans le domaine des infrastructures et de réforme de l”État sont annoncées lancées mais cependant tardent pour l’heure à offrir des résultats palpables tant la charge de travail de ce pays au potentiel réel parait colossale et fastidieuse.

Rappelons néanmoins que le Gabon souffre de l’handicap des pays qui ont connu une forte croissance à partir des années 70 à partir d’un transfert de technologie et de ressources humaines venu de l’occident notamment dans les domaines du bois, de l’exploitation du Manganèse et du pétrole.

Ali Bongo, lesté par le poids de la filiation, a promis l’émergence dans les années à venir, reste à espérer que le devenir ne s’éternisera pas à se faire attendre dans un contexte d’observation générale d’un bilan en vue de la prochaine élection présidentielle.

Pour finir sur une note d’optimisme, selon nos informations, une refonte gouvernementale et des lancements de chantiers sont annoncés au lendemain de la can 2012.

Laurent Despas, Directeur de Koaci 


SUR LE MÊME SUJET
En bouclant ce mardi par le district d’Ikoy-Ntsini, la deuxième journée de sa tournée républicaine dans la province de l’Estuaire, le Chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba a dit toute sa joie de s’appuyer sur cette localité pour bâtir le Gabon émergent. Le district d’Ikoy-Ntsini, tel que présenté au Chef de l’Etat par l’élue nationale des populations de Bikélé, chef lieu du district, présente des atouts indéniables (accès maritimes et autres bras de la mer, fibre optique, chemin de fer, nouvelle route espacée, stade…) augurant un avenir en confiance. « Tout ceci peut nous amener à dire que réellement Ikoy-Ntsini est ...
Lire l'article [2]
La vision d’Ali Bongo Ondimba de faire du Gabon un pays émergent reçoit l’adhésion de Barack Obama (ANGLE)
L'un des temps forts de la visite (5 - 10 juin 2011 ) du chef de l'Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, aux Etats-Unis , aura été, de toute évidence, l'entretien avec son homologue Barack Obama, pour la première fois à la Maison Blanche et singulièrement dans le bureau ovale, avec à la clé l'adhésion du patron de l'Exécutif américain à la vision de son hôte de faire du Gabon un pays émergent. Les lignes de force du tête-tête Ali Bongo Ondimba/Barack Obama ont été ainsi livrées, samedi soir, par le numéro gabonais, lui-même, à travers une Déclaration de presse, dès son ...
Lire l'article [3]
Un an après son investiture comme président du Gabon, Ali Bongo Ondimba, qui a succédé à son père Omar Bongo, ambitionne d'en faire un pays "émergent": un mot devenu un leitmotiv pour ses partisans, une raillerie pour ses détracteurs qui, eux, parlent du Gabon "énervant". Il l'a martelé pendant sa campagne électorale en 2009, et répété lors de chacune de ses adresses à la nation: il faut "faire du Gabon un pays émergent à l'instar de certains pays (...) qui ont inventé leur chemin". Pour lui, "l'émergence n'est pas un slogan. L'émergence est un questionnement philosophique sur sa propre condition humaine: que ...
Lire l'article [4]
Le premier ministre Santoméen, Eméry Patrice Trovoada, lors de l'entretien , qu'il a eu, mercredi dernier, au palais présidentiel, par chef de l’Etat , Ali Bongo Ondimba, a salué l’ambition du numéro un gabonais d’introduire le Gabon dans le cercle des pays émergents. Cette vision du président de la République Gabonaise devrait inspirer les autres pays de la sous région, n’a pas manqué d’indiquer le chef du Gouvernement de Sao-Tomé et Principe, archipel situé à plus de 300 km, au large de Libreville. Aussi, a-t-il tenu à préciser, cette ambition a nécessite la mise en place d’un ensemble de mécanismes ...
Lire l'article [5]
Selon l’agence de presse chinoise Xinhua, la dictature émergente d’Ali BONGO ONDIMBA s’inspirant de son modèle chinois, vient d’imposer via l’Agence de régulation de télécommunication (ARTEL) à tous les opérateurs de téléphonie mobile présents au Gabon de cesser de vendre des cartes SIM sans identifier les acquéreurs et procéder à une identification (nom, prénom, pièce d’identité) de tous leurs clients avant la fin juin 2010. Pour quelles raisons ? Il parait dit le pouvoir que de nombreux Gabonais, des journalistes notamment, ont reçu des menaces via le téléphone portable. Les recherches ont souvent été infructueuses, les propriétaires des numéros incriminés ...
Lire l'article [6]
De nombreux diplomates présents en Chine ont montré un certain enthousiasme à soutenir la vision du Gabon émergent déclinée à cette occasion par le président Ali Bongo, qui a indiqué les trois piliers que sont le Gabon vert, le Gabon industriel, le Gabon des services et a reçu l’approbation des dirigeants chinois. Ceux-ci inscrivent, tout naturellement, les dernières initiatives économiques chinoises en terre gabonaise comme participant à l’entame de la concrétisation de cette ambition novatrice et prometteuse pour les populations. En effet, si la signature tout récemment, à l’occasion de la visite du vice-ministre chinois, d’un accord entre les deux pays sur ...
Lire l'article [7]
En réponse au Secrétaire d’Etat américain, Hilary Clinton dans son propos énoncé lors du point de presse, le chef de l’Etat gabonais, Ali Bongo Ondimba, aux Etats-Unis d’Amérique (USA) pour le lancement officiel de la présidence gabonaise du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a soutenu sa politique de l’émergence en expliquant que « Nous souhaitons devenir un pays émergent, et nous allons emprunter toutes les démarches pour y arriver », a-t-on appris de source officielle, ce mardi. « Merci Mesdames et Messieurs. Je saisis cette occasion pour remercier le Président Obama et Mme Clinton de l'accueil qui nous a été ...
Lire l'article [8]
Le gouverneur de la province de l’Ogooué-Maritime, Gaspard Nang-Ella a ouvert mardi, à la mairie du 4ème arrondissement, la réflexion consacrée aux états généraux de l’éducation, de la recherche et de l’adéquation formation-emploi, prévus pour se tenir à Libreville, entre avril et mai 2010, sous le haut patronage du président de la République, Ali Bongo Ondimba. En ouvrant les travaux, à la mairie du 4ème arrondissement, le gouverneur de province a invité les commissaires à faire montre d’une attitude active et volontaire pour définir, ensemble, et de manière concertée l’école émergente. Les travaux s’achèvent ce mercredi, en fin d’après-midi. La ...
Lire l'article [9]
Gabon « émergent » ou Gabon « décadent » : A propos de ces idiots qui dirigent le Gabon…
A quel moment le régime bongoïste au pouvoir au Gabon comprendra-t-il que le développement d’un pays ne se décrète point, et que ce n’est pas à coups de grosses annonces sorties de la caverne d’Ali Baba qu’un pays comme le Gabon se transformera, comme par le miracle de Jésus Christ, en cette nation d’hommes et de femmes fières dont nous rêvons tous ? Et à quel moment notre peuple comprendra-t-il que rien de bon ne peut plus venir des Bongo, une famille pourrie qui, plus que jamais, s’est prise de folie monarchique dans le mépris total des aspirations fondamentales du ...
Lire l'article [10]
Money Gram, partenaire de la Tropicale Amissa Bongo, favorable à l’investissement d’un cycliste émergent
Le Directeur général de Money – Gram, l’un des partenaires de la 5ème édition de la course cycliste internationale dénommée ‘‘ La Tropicale Amissa Bongo’’, a annoncé vendredi à la presse nationale et internationale qu’il était favorable à l’investissement d’un cycliste émergent au Gabon. S’appuyant sur un adage qui dit qu’un « seul doigt ne peut laver la figure », le patron de cette entreprise a invité l’ensemble des opérateurs économiques à s’impliquer dans le développement du cyclisme en particulier et du sport en général.  « Chacun dans son domaine, avec ses moyens, doit faire en sorte que le sport gabonais ...
Lire l'article [11]
Tournée républicaine : Ikoy-Ntsini, un véritable test pour le Gabon émergent
La vision d’Ali Bongo Ondimba de faire du Gabon un pays émergent reçoit l’adhésion de Barack Obama (ANGLE)
Un an au pouvoir d’Ali Bongo: Gabon “émergent” ou “énervant”, selon les camps
Eméry Patrice Trovoada salue l’ambition du chef de l’Etat, Ali Bongo de faire du Gabon un pays émergent
Ecoutes téléphoniques au Gabon – Le nouveau projet du “Gabon émergent” par Bruno Ben MOUBAMBA
Les diplomates présents à Shanghai soutiennent la vision du Gabon émergent
« Nous souhaitons devenir un pays émergent, et nous allons emprunter toutes les démarches pour y arriver », Ali Bongo Ondimba
Préparatifs, à Port-Gentil, des états généraux de l’éducation pour coller aux exigences du Gabon émergent
Gabon « émergent » ou Gabon « décadent » : A propos de ces idiots qui dirigent le Gabon…
Money Gram, partenaire de la Tropicale Amissa Bongo, favorable à l’investissement d’un cycliste émergent