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Gabon: Chronique d’un bras de fer irrévérencieux

Auteur/Source: · Date: 5 Fév 2012
Catégorie(s): Economie,Société

Le directeur général de la société Atlantique Télécom Gabon (Moov), Feraille Frédéric, a donné une fin de non recevoir aux injonctions du directeur général du Travail l’invitant à respecter la loi. Une attitude qui laisse les Gabonais pantois et interpelle une réaction des plus hautes autorités.

Pour améliorer les conditions de travail des agents, les employés avaient exigé de la direction générale le paiement d’un certain nombre de droits. Il s’agit, entre autres, de la prime de salissure, de la prime de bilan et du Car Plan. Pour trouver une solution à ces revendications légitimes, les salariés de Moov Gabon s’étaient d’abord retrouvés avec leur directeur général, puis, ce dernier trainant les pieds quant à l’application des recommandations contenues dans le procès verbal de conciliation signées des deux parties en conflit à s’exécuter. D’où la référence des employés à l’inspection du travail. Face à cette situation, la tension était encore montée d’un cran. C’est ainsi que les travailleurs, représentés par le syndicat (Sylet), ont saisi le tribunal pour faire respecter leurs droits.

Les magistrats, qui ont rendu leur décision, ont indiqué que les employés étaient dans leurs droits. Ils ont, par la même occasion, autorisé les plaignants à demander la saisie des comptes de l’entreprise. C’est alors que le directeur général, certainement par décision de sa hiérarchie, fut remplacé par l’actuel Feraille Frédéric. Dès son arrivée, le nouveau directeur inflige une mise à pied conservatoire aux représentants du Sylet au motif que ceux-ci auraient demandé et obtenu la saisie des comptes de l’entreprise. Un acte qu’il estime contraire aux dispositions OHADA. Plus encore, il demande à l’inspecteur du Travail l’autorisation de licencier les salariés incriminés. Contre toute attente, l’inspecteur du travail autorise le licenciement qui, selon des informations dignes de foi, est en violation avec les dispositions légales en vigueur. Du coup, les salariés ont fini par croire que cette décision aura été motivée par des dessous de table. Conformément aux procédures en la matière, les employés ont de nouveau introduit un recours auprès du directeur général du Travail qui, conformément à la loi, entreprendra de nouvelles investigations. Celles-ci ont, en effet, débouché sur la non responsabilité du syndicat mais plutôt celle de tous les salariés auteurs de la pétition ayant décidé de la saisie des comptes.

Aussi aurait-il fallu licencier tous les employés pour que la décision de licenciement fût juste et équitable. Par ailleurs, selon des sources proches du dossier, on souligne que la notification de licenciement aux intéressés a été faite par voie d’huissier, en violation flagrante des dispositions de l’article 53 du Code du travail. Pour le Sylet, syndicat de l’entreprise, les dispositions légales relatives au licenciement des travailleurs protégés ne prévoient pas un recours hiérarchique dans un autre recours hiérarchique. C’est ce qui explique l’injonction du directeur général du Travail au directeur général de Moov Gabon, Feraille Frédéric, de réintégrer les employés à leurs différents postes. Mais celui-ci ne l’entend pas de cette oreille, d’où sa saisine du ministre du Travail par le truchement de l’avocat de la société. Au terme d’une investigation rondement menée, le ministre s’en référant au seul Code du travail, a réaffirmé la décision de son collaborateur, et a demandé sans délais, la reprise des employés licenciés abusivement par Moov Gabon.

Cette note datée du 16 janvier dernier et qui vient confirmer celle du directeur général du travail du 29 décembre 2011, est pour le directeur général de Moov Gabon des écrits sans valeurs. Cela dans la mesure où il y a trois jours, le 1er février 2012, sa fin de non recevoir a été reitérée. Au moment où nous mettions sous presse, Feraille Frédéric continue toujours à faire de la résistance en refusant d’appliquer la décision du ministre du Travail. Il est peut-être temps que les plus hautes autorités prennent les mesures qui s’imposent afin qu’un cas d’école soit enregistré pour la postérité.

Fanch Sterley SAYA 


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