Reçu pour la seconde fois, après l'entrevue du 24 février dernier, le fils du défunt président Eyadema, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT) à la présidentielle au Togo, a saisi l'occasion pour solliciter une constante implication en vue de l'aboutissement du processus politique à Lomé.
FAURE Gnassingbé, candidat du Rassemblement du peuple togolais (RPT), à la présidentielle prochaine au Togo, reçu hier lundi 14 mars 2005 au palais présidentiel de Libreville, a remercié le président Omar Bongo Ondimba pour son action en faveur du retour à l'ordre constitutionnel au Togo.
Le fils du défunt président Eyadéma, qui a effectué une seconde visite de quelques heures dans la capitale gabonaise, après celle du 24 février dernier au plus fort de la crise constitutionnelle née de sa désignation à la présidence de la République par l'armée togolaise, a eu un long entretien avec le chef de l'Etat gabonais sur l'évolution de la situation politique à Lomé.
Cette situation est marquée depuis le décès du défunt président Eyadema, par les préparatifs de la prochaine élection présidentielle au terme de laquelle le successeur de Gnassingbé Eyadéma, décédé le 5 février 2005, sera désigné. Faure Gnassingbé, qui avait renoncé au pouvoir suite à la pression de la communauté internationale et africaine, surtout, se porte candidat à cette consultation qui devrait être très disputée.
IMPLICATION• La décision de M. Gnassingbé de briguer les suffrages des populations togolaises et de mettre fin à la crise de succession dans son pays, avait été prise au lendemain de la tournée qu'il avait effectuée dans quelques capitales africaines, notamment Libreville. Dans la capitale gabonaise, il avait recueilli lors d'un entretien à huis clos les avis et conseils du président Bongo Ondimba sur les voies et moyens de mettre un terme à la crise politique et constitutionnelle qui secouait le Togo. Ce pays s'était vu imposer des sanctions par la Communauté économique des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), qui devaient être suivies par celles de l'Union africaine, avant leur retrait suite à l'évolution positive de la situation.
L'implication du chef de l'Etat gabonais dans le retour à la légalité constitutionnelle, Principalement dans la démarche responsable initiée par Faure Gnassingbé, avait été jugée déterminante par de nombreux observateurs et' analystes de jeu politique togolais et africain. A telle enseigne que, hier encore, sa venue à Libreville a été l'occasion d'un long échange sur la poursuite du processus constitutionnel et politique à Lomé. Processus dont l'aboutissement a amené le candidat du Rassemblement pour le Togo à solliciter à nouveau une constante action du numéro un gabonais. C'est du moins ce qu'il a déclaré à la presse au sortir de l'entrevue du palais présidentiel où il est arrivé à la tête d'une importante délégation.
L'ultime étape de ce processus; étant la tenue d'une élection présidentielle, à laquelle tient le président Bongo Ondimba, qui porte un réel intérêt à la paix, à l'ordre constitutionnel et à la démocratie. Comme ses analyses et conseils sont sollicités et très suivis, il n'a certainement pas manqué d'entretenir le jeune Faure Gnassingbé de ces questions.
La visite de Faure Eyadéma à Libreville intervenait au lendemain des obsèques nationales et solennelles de son défunt père, en présence de plusieurs dirigeants africains et principalement de la Communauté économiques des Etats d'Afrique de l'Ouest (CEDEAO), de Michel Harnier, le ministre français des Affaires étrangères et du commissaire au développement de l'Union européenne (UE) Louis Michel.