Casimir Oyé Mba dont la candidature a été rendue publique avant-hier par le Conseil des ministres a été officiellement présenté, hier, aux chefs des missions diplomatiques accrédités dans notre pays.
LE CANDIDAT de notre pays à la présidence de la Banque africaine de développement (BAD), Casimir Oyé Mba, a été officiellement présenté, hier, aux chefs de missions accrédités dans notre pays, par le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, Jean-Ping et le ministre d'État, ministre de l'Économie et des Finances, Paul Toungui. La cérémonie qui a eu pour cadre la salle des réunions du ministère des Affaires étrangères s'est déroulée en présence du vice-Premier ministre Paul Mba Abessole et du ministre délégué Jean-François Ndongou.
A quelque trois mois de l'élection du nouveau président de cette institution panafricaine de financement et de développement, la cérémonie d'hier avait valeur de demande de soutien de la candidature de notre pays. A ce jour, le Burkina-Faso, l'Angola, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Cap-Vert, la Guinée Bissau et le Maroc appuient celle-ci. Le Gabon fut un des principaux artisans de l'accord de principe autorisant l'ouverture du capital de la BAD aux pays membres non régionaux. De ce fait, les autorités gabonaises ne s'embarrassent pas d'interrogations. Notre pays, par l'entremise de son président, Omar Bongo Ondimba, a beaucoup contribué à l'essor de l'institution panafricaine. A leurs yeux, l'élection de son candidat à la tête de la BAD ne serait qu'un hommage et. un renvoi d'ascenseur.
« La candidature que le président Omar Bongo Ondimba a souhaité présenter pour le prochain conseil des gouverneurs de la BAD à Abuja n'est pas un caprice du Gabon. Là BAD étant une institution africaine, toutes les régions africaines doivent être concernées par la gestion de cette institution. L'essentiel c'est d'avoir des candidats qui ont le profil. Le Gabon et surtout le président Bongo Ondimba s'est investi dans les problèmes liés à la consolidation et à la restructuration de cette banque. C'est en 1978 à Libreville qu'un sommet des chefs d'État convoqué à l'initiative du président Bongo et d'autres chefs d'État que la décision d'ouvrir le capital de la banque aux non régionaux a été ~ e ( ... ) », a relevé le ministre d'Etat, ministre de l'Économie et des Finances, Paul Toungui.
Et d'ajouter : «Si on se réfère uniquement aux deux dernières présidences de la BAD, le président Bongo Ondimba a été un parrain actif pour les deux derniers candidats dont l'un était Sénégalais et l'autre Marocain. Ce sont des raisons suffisantes pour que le Gabon pense aussi qu'il peut solliciter lés suffrages de ses pairs africains et des pays non régionaux pour pouvoir accéder au poste de la Banque africaine de développement. Il est vrai qu'il y a quelques problèmes de famille au niveau de l'Afrique Centrale mais nous allons les régler en famille. Il n'y a pas des raisons qu'ils ne puissent pas trouver des solutions. Certes, la Cémac et la CEEAC se présentent avec trois candidats, mais c'est un problème qui pourra être réglé».
SOUTIEN• Au-delà même de la contribution de notre pays au rayonnement de la BAD, les autorités gouvernementales ont mis en exergue le profil du candidat présenté. Pour le ministre d'État, ministre des Affaires étrangères, Jean Ping, le Gabon présente un bon cheval à la course prévue les 18 et 19 mai prochains à Abuja. «Nous avons un candidat de poids. Le ministre d'État Casimir Oyé Mba a le profil requis. Il a été gouverneur de la BEAC, Premier ministre, ministre des Affaires Etrangères puis ministre de la planification . Je crois que notre pays part avec beaucoup de chances dans cette course. Notre candidature est parrainée par sept pays : le Burkina Faso, l'Angola, le Congo, la Côte d'Ivoire, le Cap Vert, la Guinée Bissau et le Maroc. Le président de la République, Omar Bongo Ondimba a personnellement saisi la Lybie et l'Algérie pour appuyer notre candidature» a-t-il expliqué.
Auréolé par l'implication personnelle du président de la République, Omar Bongo Ondimba, et le soutien promis par de nombreux pays du continent, le candidat de notre pays, Casimir Oyé Mba s'est montré on ne peut plus confiant quant à l'issue de la bataille pour la succession du Marocain Omar Kabbaj à la tête de la BAD. « Je pense qu'avec le poids du président Bongo Ondimba et l'appui des sept pays frères qui ont accepté de parrainer notre candidature ainsi que des pays non régionaux que le président Bongo Ondimba a saisis, nous allons courir dans des conditions honorables et que Dieu nous aidera», a-t-il déclaré lors de la conférence de gesse animée hier soir à son cabinet.