Malgré la promesse faite par l'OPEP d'augmenter sa production de 500 000 barils par jour, le prix du baril du brent a dépassé, jeudi 17 mars, les 56 dollars à Londres.
Pour les analystes, plus l'OPEP augmente son offre, plus elle se rapproche de sa capacité maximale de production et devient vulnérable à toute perturbation de l'approvisionnement, ce qui a pour effet de rendre nerveux les marchés.
A New York, le cours du light sweet crude pour livraison en avril s'est envolé, atteignant 57,60 dollars en séance, du jamais vu depuis la première cotation du pétrole sur cette place, en 1983. Il s'affichait en clôture à 56,30 dollars.
Les prix du pétrole ont bondi de 43 % à Londres et de 37 % à New York depuis le début de l'année. Ajustés à l'inflation, ils restent toutefois bien au-dessous des 80 dollars (en dollars d'aujourd'hui) atteints après la révolution iranienne de 1979.