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Au Gabon, il y a assez d'argent (...) sans que l'on ait besoin de devenir mendiant auprès du FMI, de la Chine ou autres. Cet argent est coincé dans les comptes privés d'Omar Bongo, de sa famille et de ceux qui sont complices avec lui pour tuer et dépecer le Gabon
Dr. Daniel Mengara, Discours à la nation du 17 août 2004
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Lettre ouverte aux autorités et gouvernements français
Auteur:  BDP-Gabon Nouveau  | Date: 21 Janvier 2001  | Réactions ()
Section: Notre Pensée

Dr. Daniel Mengara
Professeur à Montclair State University
Coordinateur, BDP-Gabon Nouveau
New Jersey, USA

Montclair, Vendredi 21 Janvier 2000

Objet: Lettre ouverte aux autorités et gouvernement français

A Messieurs:

Jacques Chirac, Président de la République française
Lionel Jospin, Premier ministre de la République française
Laurent Fabius, Président de l'Assemblé nationale française
Christian Poncelet, Président du Sénat français

Messieurs,

Voilà maintenant près de 33 ans que le Gabon, notre cher pays, est dirigé par un seul homme, Monsieur Omar Bongo. Sans revenir sur le rôle ambigu, nous dirions même incisif, que la France a joué dans l'accession de Bongo au pouvoir en 1967, notre propos voudrait se pencher sur le Gabon d'aujourd'hui et les souffrances qu'il encourt à cause de la présence interminable de Bongo à la tête d'un état moribond.

Personne au Gabon n'est dupe quant au rôle que continue de jouer la France dans le maintien de Bongo au pouvoir dans notre pays. De fait, en Afrique francophone aujourd'hui, tout le monde sait qu'aucun régime ne se fait, ni ne se défait sans les soutien et concours directs, et parfois, l'intervention directe, de la France ou de ELF-Acquitaine qui, depuis de Gaulle et Foccart, entretient des réseaux économico-politiques en Afrique. Les exemples sont légions dans ce domaine: Congo-Brazzaville, Centrafrique, Niger, et plus récemment la Côte d'Ivoire, parmi d'autres.

Ce que cet interventionnisme français démontre, c'est que même après près de trois siècles de contacts et de collaboration avec les Africains, la France ne connaît pas encore l'Afrique.

La France d'aujour'dhui ne semble pas avoir appris les leçons du passé. Elle est restée fossilisée dans une conception de l'Afrique qui date du 18ème siècle, une époque où notre continent n'était vu par l'occident que comme vache laitière dont il fallait à tout prix traire les richesses, même au détriment des hommes. C'est ainsi qu'est né ce désir pour la France de maintenir, contre vents et marées comme à l'époque du gaullisme, la structure dite francophone.

Il apparaît malheureusement aujourd'hui que cette France du gaullisme francophoniste n'a pas du tout évolué. Parce que la France a voulu tirer sans contre-partie toutes les richesses dont elle avait besoin de l'Afrique, elle s'est entêtée, depuis les indépendances africaines, à créer de toutes pièces et à maintenir au pouvoir des despotes et tyrans de tous bords qui ont aujourd'hui mis les pays africains sur les genous économiquement, politiquement et culturellement, et cela sous les regards bienveillants des dirigeants français de tous bords politiques.

Le sentiment anti-français qui prévaut donc en Afrique aujourd'hui vient de là. Il naît de l'ignorance totale que la France a des Africains car cette France en près de trois siècles n'a jamais su, ou voulu apprendre, à vraiment connaître l'Afrique. Elle s'est contentée de l'exploiter. Au passage, elle a établi des complicités avec les despotes qu'elle a elle-même mis en place.

Messieurs,

Vous nous permettrez donc de vous parler de notre pays, le Gabon, et de vous le faire découvrir comme vous ne l'avez jamais vu, ou comme la France a toujours refusé de le voir.

Le Gabon, ancienne colonie française, est un petit pays d'un million d'habitant qui, dans les années soixante-dix eut la bonne fortune de se découvrir d'énormes filons pétroliers qui en firent bientôt, avec la Lybie, l'un des deux pays les plus riches d'Afrique en termes de revenu par habitant. Sous d'autres cieux, une telle richesse, couplée avec celle provenant du manganèse, de l'uranium et du bois, aurait pu suffire pour faire de ce pays un véritable eldorado socio-économique pour son petit million d'habitant. Il n'en a rien été.

Il se trouve donc qu'aujourd'hui, après des décennies de ce qui aurait pu être des décennies de supposée opulence, le bilan gabonais est plus que catastrophique à tous les niveaux. Résumons donc la situation en quelques mots.

Sur le plan socio-économique, le Gabon n'a pu se doter ni de routes viables, ni d'infrastructures pouvant permettre le développement sain de son économie. Les hôpitaux manquent de médicaments et de structures de soins primaires, tandis que la population gabonaise se meurt à petit feu. La dépendance du Gabon sur le revenu issu des produits de rente et le manque de diversification de l'économie ont conduit ce pays à la banqueroute totale il y a moins d'un an lors du choc pétrolier qui vit ses revenus baisser de près de 40%. Le Gabon, désormais incapable de rembourser sa dette n'a pu entrevoir d'autres possibilités que de vouloir d'endetter plus pour sortir de la crise, traduisant ainsi l'incapacité de ses dirigeants à réformer leur système.

La corruption est à son pire niveau et classe le Gabon parmi les pays les plus corrompus du monde. Un récent article paru dans le New York Times n'avait-il pas révélé qu'Omar Bongo s'octroyait chaque année plus de 8,5% du budget national, en plus de son salaire inconnu et de tous les avantages qu'il tire de toutes ses autres activités occultes? La Juge Eva Jolly n'a-t-elle pas récemment aidé à "démanteler" le réseau de corruption d'ELF-Gabon, un réseau dont Omar Bongo semble être l'un des piliers vu qu'il est cité dans presque chacune des magouilles et malversations ayant impliqué ELF? A cause de la gestion désastreuse dont Bongo a fait du Gabon, l'espérance de vie des Gabonais ne s'est point améliorée depuis l'époque coloniale. Le rapport 1999 du PNUD montre que même aujourd'hui, le Gabonais ne peut espérer vivre plus de 53 ans. Rien d'étonnant quand on sait que le Gabon ne compte que 19 docteurs et 56 infirmiers et infirmières pour chaque 100.000 habitants. Un véritable désastre!

A cause de projets ruineux tel le fameux Transgabonais dont le pays n'avait aucunement besoin, la dette extérieure du Gabon n'a fait qu'augmenter, passant de 1.206,2 millard de dollars US en 1985 (soit 39% de son PNB) à 4.284,5 milliards de dollars US aujourd'hui (soit 95,7% du PNB). Cet endettement a laissé le Gabonais dans la misère totale, dans un pays où 2% de la population séquestre 80% des revenus du pays, laissant les 98 autres vivre dans la démunition totale.

Sur le plan politique, le Gabon n'a connu que dictature depuis que Bongo s'est installé au pouvoir avec l'aide de la France en 1967. C'est en effet en 1968 que Bongo supprima le pluralisme politique au Gabon, donnant ainsi naissance à l'une des dictatures les plus abjectes que l'Afrique n'ait jamais connue. Assassinats politiques, emprisonnements pour délits d'opinion, exils, delation, corruption politique, vice, atteinte aux libertés, tels furent les exactions quotidiennes auxquelles se livra le régime Bongo, jusqu'en 1990.

1990 fut l'année des espoirs en Afrique et au Gabon. Les Gabonais, comme d'autres Africains, s'étaient lancés dans la rue pour revendiquer leur droit à la liberté politique et à l'humanité. Chez nous, le succès fut mitigé dès le départ car la France envoya ses troupes aider le régime Bongo à survivre. Depuis, grâce encore à la France, Bongo a reconsolidé, tyranniquement, son pouvoir après l'avoir habillé des apparences d'une démocratie, mode de gouvernance que la France semble avoir cautionné puisqu'elle fut la première à toujours reconnaître les victoires électorales de Bongo dans un contexte où tout le monde sait que Bongo ne peut, dans le Gabon d'aujourd'hui, remporter une élection véritablement démocratique.

En réalité donc, rien n'a vraiment changé sur le plan politique ou institutionnel pour les Gabonais. Omar Bongo façonne toujours la constitution gabonaise sur mesure et au gré de ses volatiles humeurs. Il phagocyte toujours les prérogatives qui sont celles des autres institutions de la république (judiciaire et législatif), faisant donc ainsi du Gabon un pays monopartiste de facto, avec un leader omnipotent et dictatorial.

Les libertés d'expression ne sont toujours pas assurées puisque les médias d'opposition sont chaque jour détruites ou frappées d'interdiction de paraître. Certains des journalistes gabonais se trouvent toujours en exil aujourd'hui. Les médias d'état restent sous la coupe présidentielle et les citoyens appartenant aux partis politiques d'opposition qui travaillent dans l'administration vivent toujours dans la psychose de perdre leur emploi pour cause d'appartenance politique. Le tribalisme est chaque jour exacerbé par Bongo, menaçant ainsi le pays d'implosion tout en entretenant la discorde. Là encore, c'est le désastre dans un contexte de despotisme qui donne naissance à tous les maux qui empêchent le décollage économique du pays.

Messieurs,

Avec le nouveau millénaire, le Gabon se met de nouveau à espérer. Cet espoir, malheureusement, passe avant tout par la France. La question que nous nous posons tous aujour'dhui est la suivante: La France va-t-elle enfin apprendre à nous connaître?

Apprendre à connaître les Gabonais veut dire un certain nombre de choses:

1- Reconnaisance officielle que les Gabonais ne veulent plus d'Omar Bongo
2- Reconnaissance qu'Omar Bongo, depuis 1990, nous dirions même 1967, est un président illégitime car il ne doit son maintien qu'à des élections truqués et à la présence militaire française. Il a ainsi pris en otage tout un pays pour continuer à s'enrichir, au détriment de tous les autres citoyens.
3- Reconnaissance du devoir de la France de débarasser le Gabon du dictateur Bongo. Puisque c'est la France qui l'a installé à la tête du Gabon et l'y a maintenu depuis 1967, il est normal que la France nous en débarasse également.
4- Reconnaissance du besoin qu'ont les Gabonais de voir enfin s'instaurer dans leur pays une véritable démocratie basée sur le concept du bien-être socio-économique, culturel et politqiue de tous. Ceci passe donc par une nécessaire auto-détermination qui verrait la France, une fois Bongo évincé, se désengager totalement des affaires intérieures du Gabon, et partant, de l'Afrique.

A côté de ces principes généraux, la France se doit de tenir compte de ce que les Gabonais veulent vraiment dans leur collaboration avec la France.

Les Gabonais comprennent très bien que si la France a joué un rôle indéniable dans les problèmes politiques que connaît le Gabon, ce n'est pas la France, par contre, qui est toujours ou directement responsable de la mauvaise gestion économique dont Bongo s'est rendu coupable. Ils savent également que c'est de bonne guerre que la France recherche avant tout la satisfaction de ses intérêts économiques.

Cependant, ce qui leur semble inacceptable c'est quand la France maintient coûte que coûte au pouvoir un despote qui est responsable non seulement de l'instabilité et du marasme économique dans son pays, mais aussi de l'impossibilité du Gabon de se sortir du bourbier tant qu'il sera en place. En somme, Omar Bongo est un blocage. Il empêche, par sa seule présence, l'évolution du pays. Et, malheuseusement, derrière Omar Bongo, tout Gabonais voit se profiler l'ombre de la France. La France est donc vue par les Gabonais comme le premier responsable du blocage dans le pays puisque c'est elle qui maintient, coûte que coûte, Omar Bongo à la tête du pays. A cause de cela, et fort du soutien politique et militaire de la France, le régime Bongo se sent le droit d'agir en toute impunité. Résultat, le Gabon est au bord du gouffre politique et financier.

Nous l'avons dit plus haut, les Gabonais seraient prêts à accepter l'exploitation française, et l'ont d'ailleurs toujours fait, s'il leur était laissé la possibilité, sur le plan interne, d'assurer la gestion de leur propre pays. La gestion interne du Gabon passe par la capacité des citoyens gabonais à élire librement qui ils veulent à la tête du pays, et à confier à cette personne la gestion compétente d'une économie qui a besoin coûte que coûte d'être reprise en main. Bongo ne peut assurer un tel renouveau et la France le sait.

La France se doit donc de se poser un certain nombre de questions: que veut-elle vraiment en Afrique?

Il nous semble que la politique des chasses gardées que la France a toujours appliquée à l'égard de l'Afrique est nocive à la fois pour la France et pour des pays qui font partie de cette chasse gardée comme le Gabon.

Pour nos pays, cette politique est nocive parce qu'elle tue non seulement les élans humains qui veulent s'y exprimer sur le plan politique et économique, mais aussi toute possibilité d'essor qui pourrait rendre nos économies solvables et assurer le bien-être de nos peuples.

Pour la France, cette politique est nocive parce qu'elle empêche la nécessaire démocratisation et modernisation des institutions qui seules pourraient mener à des économies africaines plus stables et plus solvables. A une époque où le principe de la mondialisation nous semble de rigueur, il nous apparaît que la France pourrait tirer meilleur parti d'économies africaines plus fortes qui deviendraient alors des débouchés naturels pour les produits français. Actuellement, à cause d'une politique des chasses gardées qui nuit tout autant à l'économie française qu'à l'économie africaine, les économies africaines sont incapables d'acquérir les produits étrangers et ne peuvent donc vivre que d'un cycle de la dette qui finit par appauvrir à la fois la France et les sattelites endettés qu'elle soutient.

Ainsi, le bon sens nous pousse à dire que l'intérêt de la France doit aujourd'hui nécessairement passer par une libéralisation des institutions africaines. En aidant à l'instauration de véritables démocraties en Afrique, la France s'aidera car les nouvelles économies nées de cette démocratisation feront de l'Afrique des marchés solvables qui enrichiront plus la France tout en permettant aux pays africains de profiter à leur tour de cette nouvelle forme de collaboration.

Ce principe de libéralisation, l'Amérique l'a compris avant tout le monde. L'Amérique a compris que seule la consolidation et la solvabilité des marchés à l'étranger peut permettre l'écoulement des produits américains, donc la prospérité de l'économie américaine. Après l'Allemagne et le Japon, elle s'est activée dans des visées dont le but était d'ouvrir les marchés asiatiques aux produits américains, se constituant ainsi une "chasse gardée" basée sur l'économie, non le politique. Le troisième millénaire risque donc, encore une fois, d'être le millénaire de l'Amérique. Parce que des pays puissants comme la France n'ont pas compris à temps que le temps de l'idéologie était passé et que les lois de l'économie mondiale exigeaient de nouveaux types de partenariats.

Pourquoi laisser le temps au temps quand le temps lui-même se fait si pressant pour cause de mondialisation?

A cause des liens historiques et économiques qui unissent l'Afrique à la France, il aurait en effet été de l'intérêt de la France et des nations africaines que les économies africaines soient solvables. Cela aurait créé un énorme marché non seulement pour la France, mais aussi pour les économies francophones, permettant ainsi une génération de richesses qui auraient profité à tous.

Or, la construction d'un tel espace économique n'est pas possible dans le contexte de la politique africaine actuelle de la France. A cause de son soutien inconditionnel aux dictateurs africains, la France asphixie non seulement sa propre économie en tuant de potentiels marchés, mais contribue également à l'asphixie politique et socio-économique interne de pays comme le Gabon.

Messieurs,

Où est donc passée, nous vous le demandons, cette France des droits de l'homme? Nous en appelons donc aujourd'hui non seulement à votre sens de l'humanité, mais aussi à votre sens de la raison.

Sur le plan humain, la libéralisation des institutions gabonaises épargnera bien des souffrances à notre peuple. Sans vouloir remettre en cause les intérêts de la France chez nous, nous souhaitons cependant pouvoir nous doter de véritables institutions démocratiques capables d'assurer à la fois alternance et progrès dans un contexte qui préserverait la paix et la concorde sociales. Ne vous y trompez pas. Comme la Côte d'Ivoire, le Gabon est actuellement une poudrière prête à exploser. Les pertes d'une telle explosion, si elle se faisait à cause de la persistence de Bongo, coûteraient cher non seulement au Gabon, mais aussi à la France. En somme, Bongo n'est le garant d'aucune stabilité puisqu'il est lui-même la cause de l'instabilité chronique qui couve chez nous.

Sur le plan de la raison, nous vous avons démontré dans les lignes précédentes pourquoi il est plus raisonnable de libéraliser l'Afrique et de mettre, à la place des chasses gardées, un système de collaboration économique basé sur des institutions stables parce que démocratiques. Le millénaire qui commence nous dicte à tous que la loi des générations futures sera celle de l'économie et de la mondialisation qu'elle commandera. Or, pour la France, la survie passera nécessairement par l'existence d'économies sattelites qui seraient capables non seulement d'absorber sa production, mais aussi de se rendre solvables afin que la France n'ait plus à les traîner derrière elle comme des poids morts.

Rendez à la France son indépendance, et vous verrez que l'Afrique ne s'en portera que mieux.

Messieurs,

Le temps est donc venu pour vous de libérer le Gabon de la sangsue bongoïste qui, depuis trois décennies, ne cesse de vider notre pays de sa substance. Omar Bongo a fait son temps et la démocratie ne peut plus être un luxe pour les Gabonais. Elle nous est nécessaire comme l'eau et la nourriture car porteuse de survie à court et à long terme.

Nous savons que la France a toujours eu peur des nationalismes africains. Mais c'est parce qu'elle n'a pas compris que comme la France, les pays africains veulent vivre d'un nationalisme qui tient compte des aspirations du peuple. Notre nationalisme, au Gabon, n'est pas un nationalisme anti-français ou anti-étranger. Au contraire! Notre nationalisme est un nationalisme pour l'intérêt du peuple gabonais, donc un nationalisme dont le but est d'ouvrir totalement l'économie gabonaise à l'investissement étranger afin de doter le pays d'infrastructures humaines, matérielles et économiques capables de le rendre solvable et compétitif dans le cadre de l'économie mondiale. S'il y a idéologie au Gabon, cette idéologie ne sera qu'une idéologie de l'économie et de ses exigences nationales et internationales. C'est à cela que les Gabonais veulent désormais s'atteler. Sans Omar Bongo.

Messieurs,

Nous vous demandons donc sollennellement aujourd'hui, à travers cet appel, de mettre ou de contribuer à la mise, sans délai, hors d'état de nuire du régime avilisant, autocratique et despotique d'Omar Bongo, afin que puisse, demain, commencer à vivre notre pays. Nous aspirons à la paix, à la dignité humaine et à la prospérité. Paix, Dignité, Prospérité: tels sont les maîtres-mots du Gabon que nous voulons désormais construire. Sans Omar Bongo.

Nous vous remercions.

Pour le BDP-Gabon Nouveau

Dr. Daniel Mengara
Coordinateur du mouvement: Bongo Doit Partir, pour la Construction d'un Gabon Nouveau (BDP-Gabon Nouveau)
New Jersey, USA


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