Comme si l’état lamentable de l’ambassade du Gabon à Washington ne suffisait déjà pas (voir article précédent), voilà qu’un nouveau « malheur » au coût exorbitant vient de s’abattre sur la représentation gabonaise à Washington.
Causes indéterminées ?
<>En effet, des informations recueillies auprès des sapeurs pompiers indiquent qu’un incendie vite maîtrisé a éclaté le 3 avril 2003 dans la résidence privée de l’ambassadeur du Gabon à Washington, Son Excellence Jules-Darius Ogouebandja. L’incendie n’a heureusement fait que des dégâts matériels limités vu que seuls le garage et la cuisine d’où l’incendie aurait commencé avaient été touchés. Au passage, la voiture de fonction de l’ambassadeur en aurait quelque peu souffert également (voir photos ci-contre).
Les circonstances entourant cet incendie ne sont pas claires. Il n’a pas été possible aux sapeurs-pompiers de déterminer de façon concluante la cause de l’incendie, et on ne sait donc pas au jour d’aujourd’hui s’il s’agit d’un incendie accidentel ou s’il s’agit d’un incendie criminel.
<>Possible escroquerie ?
Qu’un incendie éclate dans une maison est normal, car cela peut arriver à tout le monde. Cependant, au pays de Bongo, rien ne se passe jamais comme ailleurs. Ce qui aurait dû n’être qu’un incendie normal a peu à peu pris une coloration de scandale et d’escroquerie, au vu des circonstances douteuses qui ressortent peu à peu de notre enquête.
D’abord le coût des réparations. Il semblerait en effet que l’ambassade du Gabon aurait obtenu un devis auprès d’une compagnie qui aurait estimé le coût des réparations à 1 million de dollars américains (soit, 620 millions de francs CFA). Ledit devis aurait été envoyé au Gabon pour solliciter de l’état le montant des réparations de la résidence. Quand on connaît l’Amérique, on ne manquerait pas de s’étrangler de choc à l’annonce d’une telle escroquerie. Car il est tout à fait impossible, même en Amérique, que l’on puisse perdre 1 million de dollars pour réparer les dégâts d’un incendie qui n’a touché que le garage et la cuisine, laissant ainsi le reste de la maison en état parfaitement habitable.
<>Avec 1 million de dollars, on pourrait construire une maison entière toute neuve et qui serait beaucoup plus grande et sophistiquée que la résidence actuelle de l’ambassadeur. En fait, très peu de maisons privées coûtent une telle somme, même construites à neuf. Il semblerait donc qu’à ce niveau déjà, il y ait odeur d’escroquerie. Secundo, l’on peut se poser la question suivante : la résidence de l’ambassadeur du Gabon n’est-elle pas assurée ? Là encore il y a problème car la première réaction de tous ceux qui vivent en Amérique, qu’il s’agisse de propriétaires ou de locataires de maisons ou d’appartement, est d’assurer leur lieu de résidence contre des dégâts divers, y compris les incendies. Prendre une assurance garantit qu’en cas de malheur, la victime de l’incendie ne soit point inquiétée car l’assurance se chargerait de toutes les réparations et rembourserait même la victime des pertes du contenu de la maison ou de l’appartement. Autrement dit, si l’ambassadeur avait pris une assurance pour protéger sa résidence, l’état gabonais n’aurait pas à payer un centime sur le coût des réparations de la résidence.
<>La question que l’on pourrait alors se poser, pour commencer, est la suivante : qui a intérêt à ce que l’état gabonais paie ?
Mais il y a pire, l’ambassadeur aurait pu, pour économiser de l’argent à l’état gabonais, choisir de louer une maison quelque part en attendant que soit résolu le problème de sa résidence. Ceci aurait coûté nettement moins cher car même en payant 4000 dollars (2,5 millions de CFA) par mois, ce serait un coût nettement plus acceptable que de payer 5000 dollars (3 millions de FCA) par semaine dans un hôtel comme a choisi de faire l’ambassadeur. En effet, de source bien informée, il semblerait que l’ambassadeur serait allé habité à l’hôtel Mountain Hill dans la ville avoisinante de Rockville, où il aurait loué quatre chambres pour abriter sa famille. Vu que le prix de base par chambre de cet hôtel de luxe avoisine les 180 dollars (112 000 F CFA) par nuit, ont peut supposer que la facture que le Gabon doit payer s’élève à près de 5000 dollars par semaine pour 4 chambre. Pour tout un mois, l’état devra donc payer près de 20 000 dollars pour loger l’ambassadeur, soit 12 millions de F CFA. Comme nous le disions plus haut, louer une maison aurait pu coûter moins cher vu que le Gabon n’aurait eu à payer que 4000 ou 5000 dollars par mois, et non par semaine. Or, habiter dans un hôtel coûte beaucoup plus cher que le prix de la chambre. Vu que l’on ne peut pas faire la cuisine dans les chambres, il va sans dire que l’ambassadeur et sa famille se doivent chaque jour de manger soit dans le restaurant de l’hôtel (et on sait combien le restaurant des hôtels coûtent cher), soit dans des restaurants de la ville.
Ceci fait évidemment très peur car si la résidence de l’ambassadeur du Gabon n’était pas assurée, peut-on supposer que l’immeuble qui abrite l’ambassade est lui aussi sans assurance ? Une telle possibilité donne des frissons car si cet immeuble, qui est une propriété gabonaise, venait à brûler, les millions de dollars dépensés à l’acheter seraient perdus à jamais pour notre pays.
Il reste cependant que le concours de circonstances est ici trop flagrant. Un incendie mineur qui pourrait coûter au plus 100 000 dollars (62 millions de CFA) en réparations s’apprêterait à coûter 1 million de dollars à l’état gabonais. A qui profite le crime ? Pourquoi une telle surfacturation ? S’agirait-il encore d’une affaire de fausse facture qui, comme il en est devenu la coutume chez les sbires de Bongo, consiste à trouver une entreprise malhonnête avec laquelle on s’arrange pour gonfler frauduleusement les factures afin de se partager par la suite le pactole ? Qui serait derrière tout ceci ?
L’incendie dont il est question ici et ses conséquences financières viennent, encore une fois, démontrer la gestion lamentable dont l’état Bongo fait du patrimoine gabonais dans le pays et à l’étranger. Car le gouvernement Bongo semble se prélasser dans une vie de luxe qui ne résigne pas sur les moyens pour perdre encore plus inutilement de l’argent du pays, même quand certaines dépensent pourraient être évitées. Ainsi, on fait perdre à l’état des milliards de francs CFA chaque année en dépenses inutiles car l’état Bongo n’emploie aucun principe de gestion qui pourrait assurer l’efficacité budgétaire du pays. Et cette navigation à vue se retrouve au niveau de tous les organes d’état, y compris nos ambassades à l’étranger.
Paradoxalement, le génie des responsables bongoïstes ne sait se révéler que quand il faut machiavéliquement voler l’état gabonais. Alors, on devient de gourous en matière de détournements et de calculs frauduleux.
L’on sait par exemple que de grosses contradictions existent aujourd’hui entre ce que disent nos sources auprès de l’ambassade du Gabon et ce que dit l’état gabonais. L’on se souviendra que le BDP avait écrit, lors de son précédent article sur l’ambassade du Gabon à Washington, que l’état aurait donné environ 500 000 dollars à l’ambassade du Gabon pour les travaux de réfection. Ce montant était basé sur les informations obtenues de sources proches de l’ambassade. Mais après enquête auprès des autorités gabonaises, la somme versée ne serait pas 500 000 F CFA, mais le triple, soit environ 900 millions de F CFA (soit 1,7 millions de dollars). Il semblerait que le Ministre des finances gabonais, lors de sa dernière visite à Washington, se serait rendu à l’ambassade le 11 avril dernier où il se serait étonné de l’état de l’ambassade, la qualifiant même d’ambassade « la plus sale des toutes les ambassades aux USA » et traitant d’ « herbe sauvage » ce que l’ambassadeur appelait pelouse sur la minuscule cour qui entoure l’immeuble. Pour lui, l’argent nécessaire avait été envoyé, alors il ne comprenait pas pourquoi l’ambassade n’avait toujours pas été refaite.
Ces renvois de balles ne nous avancent pas sur le fond du problème car les contradictions entre l’ambassade du Gabon à Washington et le gouvernement gabonais existent à d’autres niveaux, notamment au niveau de la gestion des bourses estudiantines. Il semblerait en effet que l’ambassade du Gabon à Washington reçoit en général chaque mois près de 300 000 dollars (186 millions de CFA) pour le paiement des bourses des quelques 170 étudiants gabonais aux USA . Mais de source étudiante, les bourses ne sont jamais versées à temps. La rumeur court en effet que l’ambassade aurait développé un stratagème digne des plus grands économistes. Il semblerait que quand l’argent de la bourse arrive, cet argent est d’abord versé sur un compte personnel de l’un des responsables de l’ambassade, et laissé là pendant des mois et des mois, dans le but de générer de gros intérêts pour le détenteur du compte. Les seules bourses payées à temps sont celles des enfants de gros pontes et responsables de l’état gabonais, pour ne pas fâcher leurs parents, et le reste des étudiants est condamné à attendre que leurs bourreaux aient fini de s’enrichir en intérêts malhonnêtement gagnés avant de percevoir leurs bourses avec plusieurs mois de retard.
Au Canada, même histoire
Des problèmes de bourses similaires frappent également les étudiants gabonais au Canada, mais d’une manière différente. Au Canada, l’ambassade ne gère pas directement l’argent du Gabon. C’est un organisme supposé privé qui en a la charge. Ceci veut donc dire que l’état perd doublement de l’argent ici puisqu’il faut payer non seulement le service rendu par le fameux organisme, mais aussi les bourses de nos étudiants. Il se trouve malheureusement que trop souvent nos étudiants reçoivent leurs bourses en retard soit parce que l’état n’envoie pas l’argent, soit parce que l’organisme en question se livre dans des actions similaires à celles de l’ambassade du Gabon à Washington.
Mais les choses, au Canada, ne sont pas si simples que cela. Il semble en effet que l’organisme chargé de gérer les bourses des étudiants gabonais au Canada est un organisme écran qui fait partie du réseau mafieux de l’état gabonais de Bongo. En effet, le fameux CEGEP (Collège d’Enseignement Général et Professionnel)-Projet Bourses et Stages-Gabon est un organisme fait d’intérêts principalement gabonais, et qui se révèle aujourd’hui comme un trou à argent sans que l’on sache trop à quoi sert l’argent qui y est déversé chaque année. Cet organisme, qui gère à peine 200 étudiants gabonais engouffre paradoxalement chaque année au bas mot 3 milliards de F CFA, alors qu’une rapide évaluations des besoins des étudiants gabonais dans ce pays est scandaleusement inférieure à une telle somme. Où va l’argent gabonais ? Et pourquoi passer par des organismes privés quand l’ambassade du Gabon pourrait facilement gérer quelques 200 étudiants ?
Evidemment, la réponse à cette question trouve facilement réponse quand on regarde qui fait partie du Conseil d’administration du CEGEP-Projet Bourses et Stages-Gabon au Canda. En effet, siègent comme des rois dans ce conseil des personnalités à l’honnêteté douteuse comme :
- Patrice Otha, Président du Conseil d’Administration
- Désiré Benouni, Vice-Président
- André Simeth, Vice-Président
- Paul Toungui (pas étonnant…)
- Emile Doumba (eh oui, lui aussi !)
Et beaucoup d’autres gabonais. La première question qu’on se pose est la suivante : que font autant de Gabonais dans le Conseil d’administration d’un organisme privé supposé gérer indépendamment les bourses des étudiants gabonais ?
Réponse : le CEGEP-Projet Bourses et Stages-Gabon est un organisme écran utilisé par la mafia gabonaise dans le but de :
- Voler l’état gabonais par une surfacturation à outrance qui permet aux divers initiateurs du projet, dont Omar Bongo lui-même, de se partager le pactole gabonais par le biais d’un organisme déguisé.
- Blanchir l’argent sale qui provient du traffic de drogues dans lequel se livre le gouvernement Bongo. C’est bien connu, le Canada est l’une des plaques tournantes de l’activité mafieuse de l’état gabonais. Bongo y détient de nombreux intérêts et Jean Ping s’y rend fréquemment pour rencontrer des gens à la réputation sordide connus pour leurs activités mafieuses.
Le pire, c’est que quand le CEGEP-Projet Bourses et Stages-Gabon ne paie pas les bourses des étudiants, il se réfugie souvent derrière l’état gabonais en disant que l’argent n’avait pas été envoyé. Mais quand on sait que le fameux CEGEP-Projet Bourses et Stages-Gabon n’est autre chose qu’une émanation mafieuse de l’état Bongo, on comprend qu’ici également, ce sont les fausses factures, la fraude, la corruption et les détournements qui règnent en maître.
Un article indépendant suivra dans les semaines qui viennent qui fera un peu plus la lumière sur les activités scandaleuses de l’état Bongo au Canada et la manière scandaleuse avec laquelle le clan Bongo vole l’argent du pays en utilisant des sociétés et organismes écrans tels que le CEGEP-Projet Bourses et Stages-Gabon.
Au vu donc de cette mafiosité de haut rang, pourquoi s’étonner que l’ambassade du Gabon à Washington ait pu se livrer à des malversations similaires ?
Devant l’inefficacité de l’ambassade du Gabon au Canada à s’assurer du paiement à temps des bourses de nos étudiants, ou devant le refus de l’état de laisser ses ambassades gérer les biens du Gabon dans un cadre légal, il a fallu que le représentant du BDP à Montréal, le Dr. Brice Ongali, monte plusieurs fois au créneau et menace de poursuivre en justice l’organisme en question pour que nos étudiants, qui n’avaient pas pu toucher leurs bourses depuis plusieurs mois, soient enfin payés. Evidemment, quand on pose la question à l’organisme en question, il vous répond que l’état gabonais n’envoie pas l’argent et qu’ils sont parfois obligés de faire des avances en payant eux-mêmes les étudiants et en se remboursant quand l’argent arrive, ce qui, en fait revient au même car les bourses finissent toujours par être en retard à la prochaine échéance. Et quand on pose la question aux autorités gabonaises, elles répondent que les bourses sont envoyées et payées à temps. Mais aujourd’hui on comprend que le CEGEP-Projet Bourses et Stages-Gabon et l’état mafieux de Bongo ne font qu’un et que quand les étudiants ne reçoivent pas leurs bourses, c’est que la clique à Bongo se sera servi de cet argent pour aller financer les voyages érotiques de Bongo et de sa cour en Indonésie.
Etat Bongo = Etat mafia
Ces scandales ne disent donc rien de bon sur la gestion désastreuse non seulement des bourses des étudiants gabonais à l’étranger, mais également sur la gestion des ressources de notre pays sous Bongo. L’économie d’un pays ne peut se permettre la navigation à vue qui est actuellement la marque du régime Bongo. Il faut à un pays comme le Gabon être capable de savoir exactement de combien d’argent il dispose et de prévoir, à chaque exercice budgétaire annuel combien sera dépensé. Cela demande une bonne dose de planification, de gestion rigoureuse et d’intégrité. Si le Gabon avait été un pays bien organisé financièrement, on n’aurait même pas besoin que nos ambassades ou des intermédiaires gèrent directement les bourses des étudiants. L’argent des bourses devraient être versé d’avance dans des banques étrangères avec lesquelles le Gabon aurait des accords et nos étudiants, munis de cartes de contrôle livrées par l’état iraient directement toucher leur argent dans des comptes ouverts en leur nom personnel. Ainsi, pas de retard dans le paiement des bourses, pas de possibilités de fraude, pas de pertes inutiles d’argent. Par ailleurs, un état responsable est un état qui ne se contente pas de dépenser sans avoir une idée des résultats produits par l’investissement fait. Un état responsable se doit de faire des audits permanents au niveau de tous ses services de manière à établir un rapport d’activités qui mettra en avant les résultats obtenus. C’est ainsi que des cas de mauvaise gestion, de corruption, d’incompétence, de détournement et de vol seraient mis en évidence et leurs responsables punis par la loi. Une gestion rigoureuse des biens et l’application des lois qui font d’un pays un état de droit sont les conditions premières de la réussite économique. Sans cela, c’est le désastre. Or, ce type de désastre facilement évitable jette par la fenêtre tout l’argent qui aurait pu permettre au pays de doter ses hôpitaux de médicaments, de construire des écoles et d’assurer le bien-être des Gabonais tant au Gabon qu’à l’étranger.
Mais au pays de Bongo, le bon sens ne fait pas partie des choses les mieux partagées. Car il serait injuste de totalement imputer toute la responsabilité de ce qui se passe à l’ambassade du Gabon à l’équipe diplomatique qui s’y trouve. L’état doit être capable de mettre en place un certain nombre de structures qui permettraient d’éviter de tels scandales. Quand il s’agit du patrimoine et des finances de l’état, il appartient à l’état de créer les principes de gestion qui permettront à ses employés de travailler dans des conditions optimales sans toutefois leur laisser gérer directement des choses qui relèvent de la responsabilité directe de l’état. Par exemple, quand il y a une ambassade à refaire, l’état doit avoir au préalable établit des contacts et contrats avec un certain nombre de compagnies sans rapport direct avec le personnel de l’ambassade, et c’est à ces compagnies qu’il appartiendra de faire les travaux requis quand le besoin s’en fait sentir. L’état paierait donc directement les entreprises en question après que les travaux aient été effectués. Ainsi, il y aura moins de risques que les employés de l’ambassade s’engagent dans des pratiques de détournement et de fausses factures qui, à la longue, vident peu à peu les caisses de l’état et appauvrissent notre pays.
Et cela épargnerait à nos ambassadeurs des rumeurs folles comme celles qui disent actuellement que l’incendie de la résidence aurait été délibérément provoqué pour que l’ambassadeur puisse obtenir assez de fonds de l’état gabonais pour couvrir les dépenses de la réfection non terminée de l’ambassade, et pour lesquelles l’état avait déjà payé. En effet, les travaux de réfection de l’ambassade sont bloqués depuis un an parce que l’argent de la réfection se serait évaporé sans que l’on sache exactement pourquoi et comment.
Même si ce ne seraientt là que des rumeurs, il va sans dire que le désordre et l’abandon avec lequel les biens du Gabon sont gérés du haut jusqu’en bas de l’échelle administrative restent une honte pour notre pays. Mais comme on le sait, c’est dans le désordre et l’abandon que la mafia prospère. Le régime Bongo entretient un état constant de jungle dans le gestion des intérêts gabonais justement pour laisser libre cours à sa mafia et ainsi continuer à ruiner le Gabon en toute impunité.
Voilà pourquoi, encore une fois, Omar Bongo doit partir, pour que vive enfin notre cher Gabon, pour le plus grand bien de tous les Gabonais.
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