Les responsables de cette infrastructure d'accueil avaient toujours privilégié "le volet social au détriment de la rentabilité commerciale". "Le complexe servait plus de siège administratif, de lieu de regroupement fermé pour les équipes de karaté, de football ou de basket, et au logement des amis du club", précise monsieur Cheikh Mbacké Diaw, président du nouveau comité de gestion de ce centre sportif implanté au quartier Montagne, au cœur de la capitale du Ndiambour.
D'un coût de plus de 375 millions de francs, le complexe de El Hadj Omar Bongo de Louga a été en grande partie financé par son parrain. Désireux de rentabiliser ce joyau, bâti sur une superficie de 1 324 h, un nouveau comité de gestion a été mis en place sous la supervision de l'actuel président de la commission des finances du Ndiambour. Composé de 12 chambres équipées de doubles lits, d'une salle de conférence polyvalente, de magasins de stockage, d'une salle de musculation, d'une cuisine, d'un cafétéria et d'une piscine, le complexe sportif du Ndiambour de Louga reste néanmoins confronté à un sérieux problème de maintenance. ''Entre les factures d'eau, d’électricité, l'entretien de la piscine et le paiement des femmes de ménage et du gardien, nous dépensons mensuellement jusqu’à un million de francs'', souligne M. Diaw. A ce propos, le nouveau staff du comité de gestion s'est donné comme mission d'''exploiter toutes les possibilités pour que le complexe puisse dégager des fonds pouvant permettre son entretien''.
Ainsi, dans le cadre de la politique de recherche des moyens, le nouveau gestionnaire du complexe Bongo compte ouvrir ses portes pour des séminaires et autres organisations. Par ailleurs, des discussions sont engagées avec un promoteur privé qui a un programme d'animation autour de la piscine du complexe pour la durée des vacances scolaires. Déjà, le comité de gestion a aménagé des tranches horaires pour les amateurs de culturisme qui, moyennant 5 000 F pour les hommes et 3 000 francs pour les femmes par mois, utilisent les installations ultramodernes de la salle de musculation. Aussi, il est prévu dans un proche avenir, l'ouverture de buvettes au sein du complexe et à ses alentours, en plus d'une boutique de souvenirs du Ndiambour. ''L'essentiel pour un début, c'est de créer tout un programme d'animation autour du complexe qui doit devenir un lieu de rencontres'', souligne M. Diaw.
Salif DIALLO (Envoyé spécial à Louga)
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