A pied d'oeuvre depuis mercredi, les différents commissions rendront leurs conclusions ce matin. Avant la clôture générale prévue cet après-midi
OUVERTS mardi à la cité de la Démocratie par le vice-président de la République, Didjob Divungi Di Ndinge, les travaux des premiers états généraux de la santé, placés sous le haut patronage du président de la République, Omar Bongo Ondimba, prennent fin ce vendredi 1er avril 2005.
Hier, au troisième jour des travaux, les délégués, s'activaient toujours au sein des différentes commissions et sous-commissions où ils travaillaient depuis mardi. Les discussions étaient parfois très animées, voire passionnées, mais sous la direction des présidents, on parvenait toujours à des consensus.
Information sanitaire, prévention, protection mère-enfant, financement de la santé, médicaments, accueil et qualité de soins, recherche, management, etc, rien n'a été laissé au hasard par les commissaires. Pour être dans les délais; les travaux sont parfois allés au-delà des délais prévus. Certains présidents des commissions étaient toujours prompts à mettre fin aux prolongations lors des pauses sur les différents sites des travaux (cité de la Démocratie, CHL et PNLS).
Hier matin, nous nous sommes particulièrement intéressés à deux commissions "Médicament" et "Mère-enfant". Présidée par les professeurs Moussavou Mouyama et Meyé, cette dernière commission était tout aussi importante que les autres. Au sein de cette commission, les commissaires s'attelaient, à notre passage, à voir comment faire baisser la mortalité maternelle et infantile très élevée au Gabon.
Les chiffres du ministère de la Santé publique font, en effet ressortir un taux de mortalité maternelle de 519 pour 100 000 naissances vivantes et un taux de mortalité infantile de 57 pour 1000. La même source indique que « La plupart de ces décès sont évitables». Dans ce travail, les commissaires ont examiné à la fois les causes et les conséquences de problématique "Mère-enfant".
Pour boucler leurs travaux, les commissaires devront, entre autres, répondre à un certain nombre de questions : comment rendre les services accessibles aux femmes ? Comment les amener à être sensibles aux signes de danger de la grossesse ?... Des réoccupations qui intègrent la Politique nationale en santé de la reproduction. Une politique qui énonce clairement l'engagement du gouvernement à protéger la mère, l'enfant et la famille.
C'est donc ce vendredi après-midi qu'est prévue la clôture de ces premiers états généraux de la santé, sous le haut patronage du président de la République, Omar Bongo Ondimba. En matinée, il est prévu la restitution des commissions des journées de mercredi et jeudi ainsi que la présentation des orientations stratégiques retenues lors de ces assises.