Le ministre de la Communication et des technologies de l'information, Medhi Teale, a émis le vœu, lundi, de voir se réaliser cette recommandation du Sommet mondial de la société de l'information.
LE ministre de la Communication et des technologies de l'information, Medhi Teale, a réuni lundi dernier les acteurs de la société de l'information au Gabon, pour leur rappeler la nécessité d'élaborer une politique susceptible de favoriser l'accès du plus grand nombre aux nouvelles technologies de l'information et de la communication (NTIC). Il manque encore à notre pays une cyber-stratégie nationale. Celle-ci avait été recommandée à chaque Etat par la première phase du Sommet mondial de a, société de l'information (SMSI), organisée en décembre 2003 à Genève en Suisse.
Le Gabon devrait en être pourvu, avant la deuxième phase du SMSI, vi se tiendra en novembre 2V05 à Tunis (Tunisie). Le retard dans l'élaboration de la cyber-stratégie gabonaise tient aux difficultés que rencontre la cellule de réflexion créée à cet effet.
Celles-ci se résument au manque de moyens. Les membres de la structure, sans doute découragés par son fonctionnement irrégulier, ne sont pas encore tombés d'accord sur la méthode de travail.
Et pourtant, tout le monde a reconnu lundi que les citoyens ne sont pas suffisamment sensibilisés aux bienfaits des NTIC. «Les nouvelles technologies de l'information et de la communication sont une révolution importante. Les pays du Sud doivent s'organiser pour se les approprier, afin de ne pas rater une chance d accélérer leur développement», a fait remarquer Medhi Teale.
Mais, de l'avis du ministre de la Communication, les Gabonais ne sont pas les seuls à accuser du retard dans l'appropriation des NTIC. L'appareil étatique non lus ne sen est pas encore Mien imprégné, contrairement au secteur privé. Ce qui, selon M. Teale, «peut représenter un danger pour un pays».
FRACTURE NUMERIQUE
Le membre du gouvernement n'a pas manqué de relativiser. II a rappelé que l'Etat vient de signer un partenariat avec un grand fabricant de matériel informatique. La convention avec la firme internationale, a fait savoir Medhi Teale, devrait permettre à l'Etat de réaliser d'importantes économies.
Tous les acteurs de la société de l'information ont reconnu que le coût du matériel informatique est un frein, sinon le plus grand, à l'appropriation des NTIC par les gabonais. A l'unisson du ministre de la Communication, ils ont plaidé pour la réduction ou la suppression des taxes sur l'importation des ordinateurs.
Les acteurs en question sont les organismes internationaux, le secteur privé, les Organisations non gouvernementales (ONGs) et les pouvoirs locaux. L'importance des ONGs réside dans le fait qu'elles ont une grande expertise en matière de nouvelles technologies.
Leur proximité avec les populations favorise la transmission de connaissances. C'est en raison de leur proximité avec les citoyens que les pouvoirs locaux doivent aussi s'imprégner des NTIC.
Les organismes internationaux, eux, doivent financer la réduction de la fracture numérique (les inégalités dans l'appropriation des nouvelles technologies). A cet effet, au sommet de Genève, les pays du Sud avaient émis l'idée d'un fonds de solidarité. Celui-ci doit prendre en charge les projets communautaires, en complément des mécanismes de financement existants.
Outre le problème du « fonds de solidarité numérique», se pose également celui de «la gouvernance d'Internet». Allusion à la nature des contenus de cet outil.
Les participants à la première phase du SMSI, ont relevé la mainmise des Etats-Unis. Le sujet ne manquera pas de susciter de nouveau débats houleux à Tunis.