Le document constitue un pré-requis pour une mise en oeuvre effective de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
«LES hommes pensent que la terre leur appartient (...) En réalité; c'est eux qui appartiennent à elle ; car chaque fois qu'elle le désire, ils retournent à elle (...) ". C'est par ce dicton que le secrétaire général du ministère de l'Economie forestière, Michel Mbomoh Upiangu, a ouvert, à l'auditorium du ministère, la réunion consacrée à la présentation de la stratégie nationale sur les changements climatiques qui constitue un pré-requis pour une mise en oeuvre effective de la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques.
Mbomoh Upiangu a souhaité que ,la réflexion issue de cette réunion serve à la communauté nationale et internationale. Car, la protection de l'environnement doit être désormais une de nos principales priorités politiques et la volonté politique doit s'appliquer à la défense de l'environnement, comme elle s'applique à d'autres grandes priorités.
Les technologies en matière d'environnement et d'efficacité énergétiques devront constituer une priorité nationale. Elles aideront à atteindre l'objectif de développement durable et à satisfaire les objectifs de l'agenda 21.
Depuis plusieurs décennies déjà, le développement économique peut très bien être découplé de la quantité de ressources consommées. Aussi M. Mbomoh Upiangu a-t-il plaidé pour un renforcement, des conditions favorables au développement et à la diffusion de ces techniques, en veillant à ce que le développement local constitue un critère de choix.
PROCEDES PROPRES ET CONTROLES• «Nous, devons, a déclaré le secrétaire général, nous orienter vers des procédés propres et contrôlés par une interaction renforcée entre l'Etat, le secteur de la production, et la société civile. La mobilisation de tous est plus que jamais nécessaire Etat, industriels et citoyens».
Il convient ainsi, a-t-il poursuivi, d'être en mesure d'apprécier pleinement les enjeux et les conséquences, pour nos économies des négociations internationales en cours et de développer une expertise sur les outils juridiques innovants, auxquels devront faire appel les conventions internationales sur l'environnement.
«Ce qui est en jeu, c'est notre destin commun dans les décennies à venir et, au-delà, le sort des générations, futures que nous ne pouvons hypothéquer par nos actes malsains ou nos abstentions d'aujourd'hui».
Le principe 15 de l'Agenda 21 stipule d'ailleurs à cet effet que responsabilité commune mais différenciée qui exige la prise en compte, par tous, des comportements responsables en faveur du développement durable".
La communauté internationale réunit à Rio de Janeiro en 1992 a pris la responsabilité de signer trois grandes conventions qui intègrent la problématique de la survie de l'humanité et de la biodiversité, à savoir : la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques, la convention sur la diversité biologique et la convention sur la diversification et la dégradation des terres.
Signataire de ces conventions, le Gabon n'a pas encore ratifié le Protocole de Kyoto sur les changements climatiques qui. vise à réduire les émissions de gaz à effet de serre au niveau de la planète.
La convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques a pour objectif final de stabiliser les concentrations de gaz à effet de serre à un niveau qui ne soit pas dangereux pour l'humanité.
Cette évolution du climat se manifeste partout dans le monde, et pas seulement dans les zones géographiques les plus génératrices de pollution.
Les régions du globe qui disposent des ressources les plus réduites sont aussi celles ont les capacités d'adaptation sont les plus faibles. Ce sont celles qui seront les plus vulnérables aux effets du changement climatique avec des risques de réduction des ressources en eau, voire de désertification, d'inondations dans certaines zones, de réduction dés productions agricoles et l'accentuation de la pauvreté.
DEVELOPPEMENT DURABLE. Pour l'heure, il faut promouvoir un développement soutenable et durable; qui concilie croissance économique et respect de l'environnement.
Le développement durable se construit concrètement au quotidien, mais doit aussi être orienté par une vision de moyen et long terme. Celle-ci se traduit, à notre humble avis, dans le domaine du climat, par deux orientations : une meilleure adaptation aux changements climatiques, une réduction des gaz à effet de serre.
En tout état de cause, la réussite dans cette mission exige que lé citoyen soit davantage informé et sensibilisé.
Les technologies qui sont énergiquement efficaces et émettent peu ou pas de gaz à effet de serre, contribuent au développement durable, en associant efficacité économique, préservation des ressources naturelles et protection des êtres humains.