Visant l'amélioration de l'administration, ce concept entre dans le cadre d'une coopération entre le Gabon et Microsoft.
L'annonce, le 22 octobre dernier, de la venue dès demain du vice-président de Microsoft, Jean-Philippe Courtois, par le ministre de la Communication et des Technologies de l'information, Mehdi Teale, souligne l'imminence de "l'e-administration". En effet, le souci du chef de l'Etat, Omar Bongo Ondimba, d'optimiser les capacités de l'administration gabonaise prend corps avec la visite du responsable dû géant informatique. Puisqu'il s'agit pour lé président de faire rentrer rapidement notre pays dans la société de l'information. Pour cela, il entend faire du Gabon un pôle numérique majeur en Afrique centrale. Ce premier partenariat entre Microsoft et l'Etat gabonais permettra de voir comment il faudra procéder pour mettre sur pied ce projet numérique, a précisé le ministre de la Communication.
Le premier volet de ce concept concernera donc l'Etat. Il sera question de transformer la présente structure administrative en ce que le ministre Teale a appelé "l'e-adminstration" ou "administration électronique". Ce qu'il faut comprendre au travers de cette. formule technique, c'est la simplification de nombreux actes administratifs. A titre d'exemple, en France, certains documents, comme la fiche d'impôt, sont accessibles depuis le Net, et peuvent être remplis parce moyen. De plus, la connexion dés départements administratifs entre eux aura pour conséquence rapidité et fluidité dans la transmission et le traitement des dossiers des administrés. Mais «cela ne peut se faire que si la machine étatique se dote en matériels technologiques de pointe, afin d'améliorer son efficacité, son rendement, et par là même de mieux répondre aux aspirations des administrés»; a déclaré Mehdi Teale. Performance, productivité, gain de temps indéniable, voici ce que poursuivra"l'administration électronique" souhaitée par Omar Bongo Ondimba.
La convention entre le gouvernement et Microsoft s'appuiera d'abord sur deux éléments : l'acquisition d'équipements performants et la formation des hommes qui les utiliseront. Ce qui permettra à l'administration de travailler dans de meilleures conditions et ainsi de réaliser de substantielles économies.
Ce programme aura « bien entendu des implications financières». Les éléments susmentionnés ont poussé les départements impliqués dans la signature de ce partenariat à réfléchir sur le coût. Ils tablent sur 3 milliards de francs CFA pendant 3 ans. Pour un milliard par an. Cette somme «permettra la mise en place et le développement sans anicroche de cette "administration électronique" souhaitée par le chef de l'État» a déclaré le ministre de la Communication.