L'engin, propriété d'Hévégab-Kango, qui a subi une cure de jouvence à Tractafric, s'apprêtait à prendre une destination inconnue.
LE ministre du Contrôle d'Etat, des Inspections, chargé de la lutte contre la pauvreté et de la lutte contre l'enrichissement illicite, Martin Mabala; vient de permettre à la société parapublique Hévégab-Kango de récupérer son bulldozer qui s'apprêtait à prendre une destination inconnue.
Rappel des faits: il y a un peu plus de trois ans, Hévégab-Kango déposait dans les ateliers de Tractafric un Bull-dozer de marque Caterpillar DS pour des réparations.
Faute de trésorerie, Hévégab-Kango n a pas pu régler la note dans les délais impartis, obligeant ainsi le réparateur à inclure dans la facture les frais de réparation (environ 80 millions de francs) et les intérêts moratoires inhérents aux frais de gardiennage (178 544 782 francs). Somme dont Hévégab ne disposait évidemment pas dans l'immédiat.
Lorsqu'en avril 2004, Siat Gabon rachète à l'Etat gabonais les actifs industriels d'Hévégab (Mitzic et Bitam), d'Agrogabon et le ranch Nyanga de Moulengui Binza, d'aucuns ont voulu incorporer ce bulldozer (qui a coûté au contribuable gabonais 200 millions de francs) dans le patrimoine de Siat Gabon.
D'autres personnes ont voulu faire main basse sur l'engin en ,profitant de la confusion née autour de cette affaire.
Mais, pour le gouvernement, l'engin appartient bel et bien à Hévégab-Kango dont. les actifs n'avaient pas été rachetés par Siat Gabon.
La lumière faite, un terrain d'entente a été trouvé entre le ministère du Contrôle d'Etat, des inspections, chargé de là. lutte contre la pauvreté et die la Lutte contre l'enrichissement illicite et l'entreprise Tractafric (représentant de Caterpillar au Gabon) afin que le bulldozer soit rétrocédé son propriétaire, c'est-à-dire Hévégab-Kango.
Pour joindre l'acte à la parole, le ministre Mabala est allé personnellement récupérer l'engin à Tractafric pour le restituer à Yves-Richard Idiata, directeur d'Hévégab-Kango.
Très heureux d'entrer en possession du bien de sa société, M: Idiata a remercié les autorités pour ce este et a expliqué que « la facture des réparations de notre bulldozer étant élevée (80 millions de francs), nous avons retardé le paiement et lorsque nous avons fini de payer, Tractafric nous a demandé de payer des intérêts moratoires qui s'élevaient à un montant de 178 millions de francs. Et c'est après l'intervention du ministère du Contrôle d'Etat que Tractafric a finalement décidé de rendre à César ce qui est à César ».
« C'est grâce à un travail de fond mené par mes agents que les traces de ce bulldozer ont été retrouvées , sinon, l'engin prenait une autre direction », a commenté M. Mabala.
Le ministre a révélé que ses agents « se penchent actuellement sur d'autres actifs, notamment en ce qui concerne les véhicules administratifs et bien d'autres choses ».
Pour mener à bien cette mission, Martin Mabala compte sur les capacités humaines: « la première ressource sur laquelle nous devons compter, c'est d'abord l'homme ».