Tout en déplorant le report du scrutin initialement prévu pour dimanche dernier, cette passionnée de la petite reine a également évoqué les raisons de sa candidature.
C'EST désormais officiel Paulette Akoh sera bel et bien candidate à la prochaine élection de la Fédération gabonaise de cyclisme (Fégacy). Elle l'a confirmé au cours de la conférence de presse qu'elle a donnée dernièrement à l'hôtel Bananas, situé au Carrefour IAI.
Dans son introduction, elle a d'abord remercié la presse nationale qui a répondu à son appel. Même si elle déplore amèrement le fait qu'elle soit surprise de l'annonce dans le journal L'Union, du report de cette assemblée générale élective à une date ultérieure.
Cette passionnée de la petite reine reste toutefois sereine et confiante. «Cela nous désole et désole tous les acteurs du cyclisme gabonais. Et il est temps que le ministère des Sports prenne ses responsabilités, pour qu'enfin notre discipline sportive sorte des terrains battus ».
Puis, elle a expliqué à la presse les raisons ayant motivé sa candidature à la présidence de la Fégacy « Mes raisons sont multiples. Il faut d'abord expliquer aux acteurs du sport en général et du cyclisme en particulier, les méfaits d'un silence des autorités sur cette discipline. Nous avons. des jeunes qui croient au sort, nous ne devons pas les décourager par des sentiments égoïstes d'adultes ».
Selon la candidate, la situation du cyclisme aujourd'hui lui rappelle celle d'hier, à l'époque de feu le ministre Alexandre Sambat. «A cette époque, le cyclisme gabonais était au fond du gouffre. Il n'y avait aucune compétition. La petite reine n'existait plus que sur le papier.
Face à ce vide, le ministre Sambat avait imposé une assemblée générale extraordinaire. Au cours de laquelle a été élu Martial Paraiso pour un mandat de quatre ans, comme le prévoient les statuts de la fédération. Il s'avère que Martial Paraiso avait été élu, alors que Franck Thomas Eya'a, l'ancien président, n'avait pas encore achevé son mandat de quatre ans. Il n'avait fait que deux ans à la tête de la fédération.
A la fin des quatre ans de M. Paraiso, M.Eya'â est allé devant le Conseil d'Etat, solliciter la continuation de son mandat et le Conseil d'Etat lui a prorogé son mandat de deux ans.
Ce mandat a pris fin depuis le mois de mai 2004. Nous nous retrouvons dans la même situation. Le cyclisme est à nouveau au plus bas», a expliqué Mme Akoki.
Mais contre toute attente, cette discipline va s'exprimer à l'extérieur du pays, comme l'a déploré l'oratrice. « Il n'est pas normal que les acteurs qui n'ont aucun entraînement conséquent, aucune compétition dans les jambes aillent s'exprimer hors du pays. Je pense que nous devons être matures, l'image de notre pays, les couleurs de notre drapeau, ne doivent pas se présenter comme une simple figuration, sinon pour l'obtention des résultats positifs. Il est temps que nous prenions conscience dé la force de notre emblème national. Nous ne devons pas, salir notre drapeau sur le plan national ou international », a-t-elle renchéri.
Pour remettre les pendules a l'heure dans le monde du cyclisme, a dit Mme Akoli, il faut avoir l'amour du pays, être nationaliste et faire beaucoup* d'efforts. C'est-à-dire, être sur le terrain pour que le cyclisme sorte de sa léthargie
« A l'heure actuelle, j'ai des bons rapports avec les ligues et les sponsors. Mais pour que ces derniers puissent agir, il faut qu'il y ait en face d'eux une équipe fédérale solide et qui travaille.
Nous avons l'intention de mettre en place une fédération solide qui travaillera pendant quatre ans et qui étendra les ligues dans toutes les provinces du pays. Au bout de quatre ans, nous avons aussi l'intention d'inciter une politique de cyclisme qui puisse avoir des clubs et des associations cyclistes partout dans le pays et nous pensons que nous avons les moyens de le réaliser».
La subvention de l'Etat étant un droit pour faire fonctionner le sport actuellement dans notre pays, Mme Akoli est convaincue qu'avec celle-ci, ses objectifs seront atteints au bout de quatre ans.
Sachant que le sport au Gabon est géré par le ministère des Sports, Mme Akoli a promis d'inter peller la tutelle en lui demandant de prendre ses responsabilités, pour que cette prochaine AG ne se déroule pas dans la cacophonie comme par le passé.
Enfin, elle a demandé aux aînés qui l'ont précédée à la présidence cette fédération, qu'il ne faut pas en faire une affaire personnelle: « Le cyclisme étant un sport comme tous les autres, la première chose que je leur demande c'est le fair-play ».