C'est ce qui ressort des retrouvailles explicatives d'hier au Re-Ndama, en présence des journalistes.
AFIN de corroborer la décision du Comité international olympique relative au report de l'Assemblée général (AG) élective du Comité olympique gabonais (COQ, initialement prévue le samedi 26 février prochain, Fidèle Waura, président dudit COG, a invité la presse à une conférence hier. Au Méridien Ré-Ndama. Au cours de celle-ci, il a réitéré les raisons évoquées par l'organisme mondial dont les experts étaient venus à Libreville pour dresser l'état des lieux avant cette rencontre.
«(...) Le CIO a pour mission de faire respecter les valeurs, les règles et les principes énoncés dans la charte olympique et, en particulier; les règles d'autonomie des CNO. Au cours de notre visite (du 7 au 11 février dernier), nous avons malheureusement constaté à plusieurs reprises que les conditions nécessaires à un débat neutre, pluriel et démocratique dans une assemblée générale élective n'étaient pas réunies actuellement (...). L'observation des arts sur place a révélé que le contexte difficile qui entourait les prochaines élections au sein de votre CNO ne permettait pas d'envisager de tenir un scrutin dans une atmosphère sereine et dans le respect des principes de la Charte olympique à la date initialement envisagée du 26 février prochain (...).
En conséquence, nous vous demandons notamment de reporter sine die votre assemblée élective en attendant que les conditions évoquées précédemment soient réunies...». C'est le libellé partiel de la correspondance du CIO remise aux journalistes hier au Re-Ndama, par le président du Comité olympique gabonais qui a anime une conférence de presse à ce sujet.
BATAILLE DES CHEFS. «(...) J'ai le regret de vous annoncer que l'assemblée générale élective du CNO Gabon que nous devions tenir le 26février 2005 n'aura plus lieu. Le Comité international olympique nous ayant intimé l'ordre de la reporter sine die en tout cas jusqu'à ce que les conditions d'organisation d'une assemblée élective répondant aux normes de la famille olympique et du CIO soient remplies.
En clair, notre CNO est désormais et pour une durée indéterminée, placé sous tutelle internationale. Cela signifie que nos faits et gestes doivent être répercutes au niveau du CIO qui en aura désormais le contrôle.
Cette situation est grave pour le fonctionnement de notre Comité olympique national. C'est tout sauf une sinécure et personnelle ment, je me suis battu comme j'ai pu pour ne pas en arriver là», a explique en préambule Fidèle Waura.
Tout en regrettant le mauvais accueil réservé dernièrement à la délégation du CIO par le ministre des Sports et présidents des fédérations, Fidèle Waura qui affirme que sa structure n'a plus jamais reçu la subvention de l'Etat gabonais depuis 11 ans, fustige l'attitude de certains compatriotes sportifs qui bafouent les règlements
«(.. Le Gabon n'est pas un îlot de non droit et l'autarcie n'a plus de sens dans le contexte de mondialisation que nous,galvaudons. Les règles qui régissent le sport au niveau international refusent aux autorités politiques le droit et le pouvoir de s'ingérer directement dans la gestion et la pie des associations et fédérations sportives. Dans notre, pays, on ne fait que ça. Le CIO 1 a constaté. Il a pris sa décision. D'autres pourraient suivre dans d'autres domaines et circonstances », explique-t-il.
Le président du Comité olympique gabonais qui tire la sonnette d'alarme regrette cependant que ce soit la Jeunesse gabonaise, sacrée pour le chef de l'Etat, El Hadj Omar Bongo Ondimba, qui doive payer le prix des guéguerres des chefs.
«(...) Il est regrettable que nous consacrions notre énergie à détruire plutôt qu'à bâtir une grande nation de sport. Pendant que nous nous battons comme des chiffonniers en haut a(e la pyramide, les enfants en bas s échinent à vouloir faire ces résultats qu'en plus nous leur exigeons. C'est irréaliste et irresponsable à la fois: Il faut arrêter cette dérive », martèle le président du comité olympique gabonais.
Fidèle Waura qui doit sa survie à sa pondération et «son côté légaliste», pense que l'Etat doit réunir ses enfants autour d'une même table pour éviter l'irréparable.