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17 août 2001? L'insupportable symbolisme des 41 années d'indépendance du Gabon
Auteur:  Dr. Daniel Mengara, BDP  | Date: 23 Août 2001  | Réactions ()
Section: Analyses et Opinions

Montclair, New Jersey (BDP, 23 août 2001) - 41 ans, c'est un âge mûr. En général, quand l'être humain atteint l'âge de 40 ans, il doit pouvoir montrer aux gens les réalisations qui permettront de se souvenir de sa présence et de son passage sur cette terre. C'est ainsi que l'on s'attend souvent à voir non seulement la présence d'une progéniture bien portante, mais aussi d'une maison, d'une famille et d'un renom. Ceci était particulièrement important dans nos traditions car c'est par l'existence d'une famille avec des réalisations que venait le respect.

41 ans, c'est aussi l'âge du Gabon indépendant. Or, il y a à ce niveau, un gros problème. Le Gabon, du haut de ses 41 années d'indépendance, semble n'avoir jamais atteint l'âge de la maturité. Il est, comme qui dirait, paradoxalement encore adolescent, comme frappé d'arriération, de retard mental autistique.

Oui, le Gabon semble frappé d'un retard mental doublé d'autisme. La différence entre le retard mental et l'autisme est que le retardé mental est un peu plus conscient de son existence. Il pourrait ainsi avoir l'âge de 41 ans, et se comporter comme quelqu'un qui n'a que 10 ans. L'autiste, quant à lui, ne sait même pas qu'il existe et ne voit le monde que comme un vague film qui défile devant ses yeux sans jamais pouvoir en déchiffrer la teneur. L'autiste ne saura ni s'habiller, ni se nourrir. Il comptera toujours sur une aide extérieure pour sa toilette, ses déplacements et la plupart de ses besoins primaires.

En somme donc, le bilan bongoïste au Gabon est un bilan autistique et retardé. Sous Bongo, le Gabon s'est retrouvé frappé par les deux maux et, à l'allure où vont les choses, risque bien de ne jamais pouvoir évoluer tant que le bongoïsme sévira chez nous.

En 41 ans d'indépendance, et 34 ans de bongoïsme, il est aujourd'hui impossible au système Bongo de montrer aux Gabonais les raisons de sa présence au pouvoir.

Or, 41 ans, c'est l'âge où la plupart des Gabonais commencent à se préparer à mourir. Vu l'état de délabrement de la santé chez nous, le Gabonais ne peut espérer vivre que 53 ans en moyenne. Cela veut donc dire que tout Gabonais qui vit 41 ans est déjà assez chanceux. Et dès lors, il doit commencer à se préparer à rejoindre ses ancêtres puisqu'il peut, à tout moment, mourir de ces maladies bénignes dont on ne meure plus ailleurs dans des pays qui se respectent.

Parce que le bongoïsme suce peu à peu le peu de vie qui reste dans les veines de notre peuple, il va sans dire que le Gabon avance petit à petit vers sa mort. Omar Bongo ne semble décidé à quitter le pouvoir qu'une fois qu'il n'y aura plus rien à tirer de ce pays. Parce qu'il n'aime pas son pays, il ne s'inquiète même pas du fait que, dans à peu près 5 ans, la Guinée Equatoriale, qui vient de se découvrir des filons pétroliers encore plus gigantesques que ceux qu'avait le Gabon, sera plus riche que nous. Il ne s'inquiète pas de savoir que ce sera bientôt les Gabonais qui émigreront vers des pays comme la Guinée Equatoriale et le Cameroun, car sans pétrole, le Gabon n'a rien à offrir économiquement. Le Cameroun, au moins, vit décemment de son agriculture et l'on voit en France et un peu partout dans le monde la banane camerounaise vendue dans les supermarchés. Le Gabon, quant à lui, est la risée du monde et n'est connu à l'étranger que par la corruption et l'incompétence de sa classe dirigeante. Omar Bongo, qui visite sans cesse d'autres pays africains comme le Maroc, la Tunisie ou le Sénégal, et des pays développés comme la France ou les USA, n'a même pas honte de rentrer chez lui pour voir que le Gabonais de Libreville n'a même pas accès au téléphone ni à l'eau courante potable à domicile. A Libreville, le Gabonais vit dans des taudis insalubres où sévissent malaria et autres affections qui tuent les Gabonais avant l'âge. Ne parlons même pas des campagnes et villages, dont la situation n'a pas changé d'un iota depuis l'époque de Léon Mba. En fait, la situation des campagnes est même pire. Le système Bongo a tué la culture du cacao et du café, faisant ainsi perdre aux villageois la seule source de revenus qu'ils avaient. Les autres cultures sont restées des cultures de subsistance à cause de l'état terrible des routes. C'est dire que des pays comme le Cameroun sont encore mieux préparés que nous et auront plus de chance de survivre lorsqu'ils se seront débarrassés de Paul Biya.

En s'agrippant donc au pouvoir lors de la dernière décennie de vie pétrolière qui reste au Gabon, Omar Bongo signifie à notre peuple qu'il est prêt à porter impitoyablement le dernier coup de grâce à notre pays. Comme un criminel commettant son acte lugubre, il a lui-même les mains autour du cou du Gabon, l'étranglant ainsi, sans regrets et sans humanité, jusqu'à son dernier souffle.

La question que nous posons aux Gabonais est donc la suivante: maintenant que l'opposition gabonaise a trahi le peuple en se laissant ouvertement corrompre par le régime, allons-nous nous laisser interminablement assassiner par Omar Bongo sans broncher? Nous devons donc, nous-mêmes, prendre nos responsabilités.

Nous pensons qu'aujourd'hui, nous Gabonais, sommes en situation de légitime défense. La légitime défense, en droit commun, veut dire le droit de se défendre une fois que l'on est mis en danger par une personne ayant l'intention de nous nuire. Dès lors, l'on est légalement excusable même quand il s'ensuit de l'acte d'auto-défense la mort de l'attaquant.

Les Gabonais, depuis 1967, subissent sans cesse les brimades, attaques et vols du régime Bongo. Il est donc aujourd'hui de leur devoir de se lever d'un commun accord et de dire à Bongo: trop c'est trop. Il leur appartient par conséquent de rechercher, par tous les moyens possibles, la fin de ce supplice insupportable, de cette torture bongoïste qui n'a cessé de les déshumaniser tout au long des 34 dernières années.

PAR TOUS LES MOYENS POSSIBLES.

Et advienne que pourra.

Eveillons-nous donc, Gabon!

Vive le Gabon libre.

Dr. Daniel Mengara
Coordinateur
BDP-Gabon Nouveau


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