PRESENTATION |
|
|
Bongoïsme, génocide et criminalité
|
|
Montclair, USA (25 juin 2001) - Nous le disons tout de suite, le bongoïsme tue. Le bongoïsme doit par conséquent être déclaré meurtrier et, donc, criminellement génocidaire.
D'aucuns penseront, lorsque l'on aborde la problématique du bongoïsme au Gabon, que nous menons à l'encontre de nos compatriotes bongoïstes une injuste chasse aux sorcières. D'autres nous accuseront d'extrémisme parce que nous osons prendre le temps de penser à la situation névrosée dans laquelle Omar Bongo et ses acolytes ont plongé notre peuple.
Le problème, pour ceux qui nous accusent de tels maux, est qu'ils n'ont jamais pris le temps de s'interroger. Or, seule l'interrogation est porteuse de lumière. Malheureusement, la quête de la vérité peut parfois mener à la découverte d'atrocités choquantes. Dans notre quête à la libération du Gabon, nous avons tellement transcendé la surface des choses par l'interrogation et la pensée qu'il nous est impossible, aujourd'hui, de regarder le Gabon sans y voir, de près ou de loin, le mal que Bongo lui a fait. Parce que notre transcendance de la surface des choses nous révéla les horreurs révoltantes du système Bongo, nous fûmes forcés à entreprendre l'action BDP en vue du démantèlement urgent du bongoïsme au Gabon.
Le BDP veut donc dire, radicalement et sans ambages, que trop c'est trop: Bongo doit partir.
Pourquoi Bongo doit-il partir? Parce que le bongoïsme qu'il a institué est comme un cancer qui ronge progressivement l'essence des choses, sans qu'à la surface on ne se doute de ce qui se passe réellement. Et le jour où la maladie, par ses symptômes, se déclare enfin, il est déjà trop tard car le malade est dans la phase finale de son existence. Le patient, dans notre hôpital, c'est le Gabon, et le cancer qui le ronge, c'est le bongoïsme.
Nous nous expliquons.
On a tendance à ne voir la criminalité assassine d'une personne que s'il est établi la preuve irréfutable de son meurtre. Ceci est évidemment problématique car si l'assassin est habile, il peut cacher le corps de sa victime, et se tirer ainsi d'affaire en clamant son innocence jusqu'à preuve du contraire. Car, même quand on est convaincu de la culpabilité d'un assassin, il bénéficie malgré tout de la présomption d'innocence. Il appartient alors à l'accusation d'apporter des preuves concrètes allant dans le sens de l'inculpation du meurtrier.
Bongo et son régime, personne n'en doute, ont ainsi commis des crimes physiques meurtriers contre de nombreux Gabonais, mais de tels crimes sont restés rumeur faute de preuves, parce que Bongo et ses acolytes ont toujours su cacher les corps de leurs victimes et brouiller les pistes.
Soit.
Mais il est, malheureusement pour Bongo et ses sbires, des crimes assassins que lui et son régime commettent chaque jour contre le peuple gabonais, et les preuves en sont multiples. Au jour du jugement dernier, ce type de crimes doit se payer.
Définissons donc, à l'encontre de Bongo et son régime, le genre de criminalité dont ils se rendent coupables chaque jour au Gabon, une criminalité dont les preuves sont facilement établies.
Corruption
Oui, la corruption est un crime tout aussi grave que celui qui consiste à tirer une balle directement dans la tête d'un Gabonais, car le résultat est exactement le même.
La corruption est, pour un pays, la pire des calamités qui puissent lui arriver. La corruption détruit le tissu économique d'un pays en le sapant de l'intérieur, aboutissant à une jungle sans lois où sévissent l'arbitraire et l'incompétence. Au Gabon, à cause de la corruption, on ne sait plus que dans tout pays qui se respecte, les biens de l'état doivent être gérés avec attention. Tout franc déposé dans les caisses de l'état devient donc très important pour la survie générale des Gabonais. Si, comme cela se passe au Gabon, ce franc est détourné à des fins de corruption, les conséquences du franc manquant deviennent très graves pour le pays car le franc en question se traduit aussitôt en vies humaines de perdues à moyen et long terme.
Prenons des exemples concrets.
Quand Bongo veut gagner des élections ou s'assurer la fidélité ou le silence de ses complices au sein du gouvernement, il corrompt tous ceux qui sont susceptibles de lui barrer le chemin. Ceci se traduit donc par le détournement de milliards de CFA des caisses de l'état. Donc, si à une élection donnée, Bongo puise des caisses de l'état environ 100 milliards de Francs CFA qu'il utilise ensuite pour corrompre les Gabonais, ceci enlève à l'état la possibilité non seulement d'acheter des médicaments dans tous les hôpitaux du Gabon, mais aussi de les moderniser.
Ainsi, on peut conclure que les Gabonais qui meurent à l'hôpital de maladies banales et bénignes qui auraient pu être soignées s'il y avait des médicaments et des médecins, sont morts directement de la main de Bongo. En d'autres termes, Bongo les a personnellement tués en détournant l'argent de l'état à des fins de corruption, alors que cet argent aurait pu payer des médecins et acheter des médicaments et des équipements.
Donc, vu que la corruption coûte chaque année à l'état gabonais plus de 300 milliards de CFA qui sont directement prélevés des caisses et biens de l'état pour payer des salaires fictifs ou inutiles, pour acheter des consciences ou pour assurer la survie du régime, on peut conclure que les Gabonais qui meurent chaque année dans les hôpitaux gabonais sont tous morts de la main de Bongo. Parce que la corruption détruit l'économie et les citoyens qui évoluent dans cette économie, l'état Bongo est donc un état criminel.
Vols et détournements de fonds
Quand Bongo ou un membre de son gouvernement détourne l'argent du Gabon à des fins personnelles, il prive le reste des Gabonais de l'argent qui aurait pu assurer la survie de nos enfants. Ainsi, la mortalité infantile élevée du Gabon est le résultat direct du sous-développement apporté par le bongoïsme au Gabon, un bongoïsme qui a institué le vol et la corruption comme les seules véritables lois au Gabon. Par exemple, au Gabon, il naît chaque année près de 50.000 enfants. Parmi ces enfants, 145 sur 1000 mouront avant l'âge de cinq ans, ce qui veut dire que 7250 enfants sur les 50.000 qui naissent chaque année mouront avant d'atteindre l'âge de 5 ans (PNUD, 1999). Ceci veut dire que nous avons au Gabon 7250 enfant qui meurent chaque année de causes banales à cause du détournement de l'argent qui aurait pu servir à les soigner. Pour nous, il y a un coupable: ces enfants sont directement assassinés par Bongo. Cela fait donc, au bout de 34 ans, 246.500 enfants morts avant 5 ans dont le décès peu être directement attribué à Bongo et à son régime. Mais ce n'est pas tout. Si on compte le nombre d'enfants qui meurent au Gabon avant d'atteindre l'âge adulte, c'est-à-dire les enfants qui meurent avant l'âge de 15 ans , on peut doubler ou tripler ce chiffre. Cela voudra dire qu'en 34 ans, Bongo aura causé la mort d'au moins 500.000 enfants, tous décédés avant l'âge de 15 ans.
Favoritisme
Quand Bongo et ses complices, pour satisfaire les membres de leurs familles, embauchent arbitrairement des parents et cousins en inventant des postes dont l'état n'a pas besoin, ils imposent à l'état de payer des salaires non prévus dans le budget. Ceci veut dire que ces salaires imposés à l'état vont sérieusement ponctionner les caisses du pays, rendant donc impossible, par exemple, la construction des routes à l'intérieur du pays. Résultat, le sous-développement s'installe et les accidents de la route deviennent inévitables. Ainsi, les quelques 2000 Gabonais qui meurent chaque année des accidents de la route sont, eux aussi, victimes directe du bongoïsme. En 34 ans, Bongo a donc personnellement tué plus de 68.000 Gabonais sur les routes du Gabon.
Incompétence et état de jungle
L'incompétence tue au Gabon. Si un médecin, par exemple, n'est pas à son poste quand une femme enceinte arrive pour un accouchement urgent, cette femme, quand elle meurt à cause de l'absentéïsme ou de l'incompétence du médecin, a été victime du bongoïsme. Or, selon le rapport 1999 du PNUD, entre 6000 et 7000 femmes meurent chaque année au Gabon lors de l'accouchement. Cela veut dire que le bongoïsme a causé, en 34 ans, la mort de 204.000 à 238.000 femmes enceintes et, potentiellement, de leurs bébés aussi. Car, si la loi était appliquée au Gabon, tout le monde serait au travail à l'heure et chaque citoyen ferait son travail comme il faut. Mais parce que le bongoïsme encourage la population à l'oisiveté, au manque de professionnalisme et au désordre, on aboutit à un Gabon cacophonique où des vies humaines se perdent. Donc, tous ceux qui sont morts à cause de l'incompétence des Gabonais atteints de bongoïsme sont morts à cause de Bongo, un tyran qui a fait du Gabon un état de jungle et non point un état de droit.
SIDA et inactivité gouvernementale.
La prévalence du SIDA au Gabon est aujourd'hui officiellement mesurée à près de 5%. Mais nous pensons que ce chiffre se situe aux environs de 15% au moins. Bongo et son régime n'ont rien entrepris de concret allant dans le sens d'une politique visant à épargner à notre peuple les méfaits de ce fléau. Des milliers de Gabonais meurent maintenant chaque année du SIDA. Les chiffres récents disent par exemple que 2000 Gabonais sont morts du SIDA en 1999. Mais ce ne sont là que les chiffres officiels car des milliers d'autres, nous dirions la majorité, meurent de cette maladie dans nos campagnes sans que l'on ne s'en rende compte. Or, vu que cela fait 15 ans au moins que l'épidémie a commencé chez nous, on peut estimer à 50.000 au moins le nombre réel de Gabonais morts de cette épidémie. Là encore, l'inactivité incompétente du régime Bongo est à blâmer, faisant ainsi de ce régime le complice d'un génocide qui ne dit pas son nom.
Dictature
La dictature, par essence, est l'opposé de la démocratie. La dictature prive le citoyen de sa créativité et élimine les opportunités individuelles des uns et des autres pour la survie du régime en place. A ce titre, toute dictature, parce qu'elle utilise des méthodes de corruption diverses, sape totalement l'économie et les hommes, et mène inévitablement à l'échec économique, politique, social et culturel, donc au sous-développement.
Pourquoi Bongo est-il dictateur? C'est parce qu'il se sait haï par les Gabonais. Il craint donc à tout moment un coup d'état. La seule manière pour lui de s'entourer d'hommes et de femmes fidèles capables de l'aider à sauvegarder son régime est d'instaurer la corruption et la dictature militaire. Malheureusement pour notre peuple, la dictature et la corruption du bongoïsme ont mené à des coûts en vies humaines au-delà de ce que nous pouvons imaginer. Le Gabon a connu un véritable génocide par la corruption et l'incompétence du bongoïsme. Nous pensons qu'en 34 ans, Bongo a empêché la population gabonaise d'augmenter puisqu'il l'a privée de 500.000 à 1 million de personnes mortes inutilement à cause du sous-développement imposé à un pays pourtant riche comme le Gabon. Il est donc normal que notre peuple, au jour du jugement dernier, demande des comptes à Bongo au sujet des centaines de milliers de vies humaines qu'il a détruites.
Qu'est-ce qui fait la différence entre un système dictatorial comme celui de Bongo et un système démocratique? C'est simple, un pays démocratique peut se développer parce qu'il réalise des économies là où un système dictatorial ne peut pas. Par exemple, Bongo, pour alimenter son régime dans son entièreté, un régime qui se confond en salaires, embauches arbitraires et autres formes de corruptions à celui de l'état, doit utiliser près de 40% à 60% du budget national. Ceci veut dire des milliards de F CFA qui sont détournés des objectifs de développement du pays, menant ainsi le Gabon au désastre économique et humain que nous constatons aujourd'hui.
Que veut donc dire la nécessité du départ de Bongo? Elle veut dire la récupération de tous les biens détournés de l'état, et la possibilité pour le Gabon de pouvoir enfin se doter d'infrastructures et ressources politiques, économiques et humaines capables de le mener au développement. 5 ans suffiraient pour mettre en place de telles infrastructures et lancer le pays sur la pente d'un développement économique durable.
Conclusion?
Le sous-développement tue. Tous les Gabonais, adultes, enfants, nouveaux nés ou non-nés qui sont morts au cours des 34 dernières années de causes aussi diverses que la malnutrition, la famine, la criminalité urbaine, les maladies banales, le suicide, les accidents de la route, etc., sont donc tous morts de la main directe de Bongo et de son régime. Aujourd'hui, selon le PNUD, 49% des Gabonais meurent avant l'âge de 60 ans, et le Gabonais, en moyenne, ne peut espérer vivre plus de 52 ans, à cause du sous-développement imposé au pays par le bongoïsme. Ceci veut dire qu'au Gabon, quand deux personnes naissent, l'une des deux personnes mourra avant d'atteindre 50-52 ans.
Répétons-le encore: le sous-développement tue. Il tue par la famine, la pauvreté, la maladie, la criminalité, la corruption et la précarité quotidienne de la vie qu'il impose à la nation. Tous les Gabonais qui meurent chaque année à cause des multiples conséquences du sous-développement sont donc tous tués par Bongo.
Ainsi, au jour du jugement dernier, quand sera venu le moment de juger de la criminalité de Bongo, la loi gabonaise devra sévir avec acuité. Car les questions légales fondamentales que l'on posera, à ce moment-là, seront les suivantes:
Le Gabon avait-il les moyens de sauver toutes ces vies humaines sous le régime de Bongo? Réponse: Oui.
Le régime de Bongo avait-il la possibilité, en gérant bien les biens du Gabon, de sauver toutes ces vies humaines? Réponse: Oui.
Sous un régime compétent et responsable, les vies humaines perdues sous le bongoïsme auraient-elles pu être sauvées? Réponse: Oui.
Le régime Bongo a-t-il fait l'effort de sauver toutes ces vies humaines? Réponse: Non.
Verdict?
1) Le régime Bongo, depuis 34 ans, est coupable de négligence criminelle ayant mené à la mort de centaines de milliers de Gabonais.
2) Le régime Bongo, depuis 34 ans, est coupable de complicité criminelle dans le meurtre de milliers de Gabonais.
3) Le régime Bongo, depuis 34 ans, est coupable d'atteintes criminelles aux droits fondamentaux de l'homme et au droit à la vie des Gabonais.
4) Le régime Bongo, depuis 34 ans, est coupable de génocide intentionnel et prémédité à l'encontre du peuple gabonais.
Par conséquent, Le BDP déclare haut et fort que l'état Bongo est un état criminel, que la criminalité incompétente et génocidaire du bongoïsme a tué, en 34 ans, une population gabonaise (adultes, enfants, bébés) équivalente à 1 million de personnes au moins car la population du Gabon aurait pu s'élever à au moins 1.500.000 ou 2 millions aujourd'hui si tous ces Gabonais morts de maladies et causes indirectes avaient pu être sauvés sous un régime compétent.
Tel est le verdict criminel génocidaire et effrayant du bongoïsme au Gabon. Les preuves de ce génocide dû à l'incompétence et à la corruption, elles sont dans les chiffres et statistiques gabonaises et internationales. Mais ces statistiques, mal rassemblées en ce qui concerne le Gabon, sont en deçà de la réalité. L'horreur est plus profonde que cela. Nous vous en laissons donc juges.
|
|
Récents Articles::GABON::AFRIQUE::MONDE |
|
|
Lire aussi dans les rubriques: Economie | Politique | Santé | Science/Tech Société | Rumeurs | Divers | Loisirs | Médias | Education | Sports | Afrique BDP Annonces | Communiqués | Monde | Révélations | Rapports | Analyses BDP | Discours BDP | Conventions France-Gabon| Communiqués BDP | BDP dans les médias
|
|
|
|