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L'opposant gabonais Mba Abessole pour l'entrée de son parti au gouvernement
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Auteur:
AFP
| Date: 13 Janvier 2002
| Réactions ()
Section: Politique
| Source: AFP
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LIBREVILLE, 13 jan (AFP) - 13h41 - Paul Mba Abessole, l'opposant historique au président gabonais Omar Bongo explique l'accord de principe de son parti pour participer à un gouvernement d'ouverture.
Q - Pourquoi rentrer au gouvernement après dix ans d'échecs électoraux?
R - "Nous ne courons pas à la soupe, nous voulons rendre service à notre pays à un moment où il est dans une situation de crise politique, économique, sociale et culturelle. Le Gabon est en danger parce qu'il y a un groupe qui veut confisquer L'Etat. Je sais qu'à ce niveau le président n'est pas d'accord. Il ne peut pas faire en sorte que cet Etat fonctionne avec un seul pouvoir, et il a besoin de gens qui pensent Etat-Gabon et non Etat-parti . Dix ans de multipartisme se sont soldés du point de vue des élections par un échec. Les dernières législatives ont démontré qu'un seul camp est disqualifié pour les organiser. Nous avons aussi un apprentissage à faire. Pendant cette période de transition, on ne sait pas ce qui peut arriver. Nous devons compter dans nos rangs des gens initiés à la gestion gouvernementale."
Q - Votre parti quitte-t-il l'opposition?
R - Je ne me définis pas par rapport à l'opposition, mais par rapport à un programme de société auquel je réfléchis depuis 20 ans. Lors de mes entretiens avec le président de la République, j'ai constaté que les points de notre projet lui paraissent très importants. Si nos idées sont prises en compte, nous continuerons tout à fait à l'aise. S'il n'y a aucun intérêt à rester, nous tirerons notre chapeau et reprendrons notre liberté d'opposants.
Je voudrais dire aussi qu'il n'y a pas une opposition en Afrique, mais des oppositions. J'ai un programme bien précis qu'aucun autre parti ne partage: l'homme au centre du développement, la priorité à l'enseignement, à l'éducation, à la justice, la solidarité, la convivialité. Certains partis tribalistes qui ne pensent qu'à leur ethnie, que voulez-vous que je fasse avec eux?"
Q - Vous voyez-vous Premier ministre, renoncez-vous à la présidence?
R - "Premier ministre, au nom de quoi le serais-je? Nous avons perdu les élections. La politique n'est pas un jeu de hasard où on jette des dés. En revanche, je suis bien rivé à l'idée de parvenir d'ici X temps à la tête de l'Etat pour faire appliquer intégralement notre projet de société. A aucun moment je n'ai pensé déposer les armes. Si j'ai une mission, c'est bien de maintenir le peuple dans l'espoir que ça changera. Pour un homme de foi, la difficulté est toujours un clin d'oeil de Dieu, un stimulant".
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