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Législatives 2001: Tombée des masques et devoir de violence
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(Montclair, 28 novembre 2001) - Nous au BDP-Gabon Nouveau l'avions dit et annoncé. Tout au long de l'année écoulée, nous avons écrit, interpellé, réuni et enfin, mis en garde la classe politique gabonaise contre les dangers d'un sommeil du CFA bongoïste et d'une participation à une élection gagnée d'avance qui risquait de faire d'eux des "députés manioc" au service de Bongo plutôt que du peuple gabonais.
Aujourd'hui les masques tombent enfin.
Ce que cette tombée des masques a démontré, c'est que le message du BDP est passé au sein d'une certaine opposition qui garde encore en elle un semblant d'honneur. Cette opposition qui réunit, entre autres, des partis comme le l'UPG de Pierre Mamboundou et le RNB/Démocrate de Pierre Kombila, semble enfin s'être rendue compte que la sauce électorale gabonaise assaisonnée de bongoïsme ne peut être qu'insipide. Cette opposition vient donc de poser ou d'annoncer un certain nombre d'actes concrets qui vont dans le bon sens:
- retrait/suspension de ses candidatures des listes électorales - retrait de leur participation de la CNE - possible retrait de ses bulletins de vote des circonscriptions électorales.
Cependant, plus que tout autre acte concret, celui de la réunion des partis de l'opposition osant, pour la première fois depuis 1990, monter enfin ensemble au créneau pour parler d'une seule voix reste le plus remarquable. Il démontre la possibilité d'une union réelle des partis de l'opposition en vue de l'écroulement du pouvoir bongoïste.
La question est plutôt la suivante: pour combien de temps cela va-t-il durer, et quelles sont les stratégies d'ensemble que l'opposition compte adopter en vue d'obtenir gain de cause?
La déception: Mba Abessole
Aujourd'hui, force est de constater que Mba Abessole a, encore une fois, décidé de saboter les efforts d'une opposition qui se réveille enfin. Sa décision de ne pas s'aligner avec le reste de l'opposition et son désir de n'exprimer aucune protestation quant aux manipulations électorales actuelles montrent enfin au pays qui Mba Abessole est vraiment: un brigand de la politique envoyé de Paris et acheté par Bongo pour saboter les efforts des Gabonais en quête de bien-être. Cette trahison de Mba Abessole est insupportable à plusieurs niveaux. Etant la deuxième formation politique la mieux implantée dans le pays après le PDG d'Omar Bongo, le RNB/RPG pourrait, en s'alliant aux autres formations politiques, contribuer efficacement à l'écroulement facile et rapide du régime Bongo. Son refus de s'allier confirme donc ainsi que Mba Abessole ne connaît aujourd'hui qu'un seul maître: Omar Bongo, et un seul Dieu, le CFA bongolien. Terrible et pénible spectacle de la part d'un homme qui jadis trompa le peuple en lui faisant croire qu'il était venu travailler pour sa libération. Il y a vraiment de quoi en pleurer. Quel gâchis, Monsieur Abessole. Comme le dirait ma pauvre mère en fang, "Osson abui, ah Mba Abessole. Osson abui."
Oui, c'est une honte. Une honte pour la nation gabonaise. Une honte pour l'histoire. Il n'y a en effet aucune excuse à la trahison de Mba Abessole. Cette trahison, au jour du jugement dernier, devra également se payer, tout comme se paiera la trahison bongoïste qui, pendant 35 ans, a mis sur les genoux un pays comme le Gabon.
Car ce que fait Mba Abessole aujourd'hui met le reste de l'opposition boudeuse devant une situation impossible. Si cette opposition boycotte et que l'élection se tient, elle aura perdu la bataille. Mba Abessole et Bongo, qui se sont aujourd'hui alliés dans la corruption abjecte, pourront allègrement diriger notre pays en toute quiétude. Que restera alors à l'opposition comme atout? Maintenant que le masque de Mba Abessole est tombé, la seule chose qui reste alors à l'opposition est la radicalisation extrême et le devoir de violence. Le BDP sera prêt à la soutenir dans ce combat de l'intérieur comme de l'extérieur, afin de mettre un terme aux atrocités politiques, économiques et humaines du bongoïsme au Gabon.
Radicalisation urgente et nécessaire
La radicalisation de l'opposition gabonaise est aujourd'hui plus que jamais nécessaire et urgente. Cette radicalisation est également justifiée pour plusieurs raisons:
- Le Gabon n'appartient pas à Bongo. Il est donc irresponsable de laisser Bongo faire ce qu'il veut de notre pays à tous. - Le Gabon souffre depuis maintenant 35 ans de l'agression bongoïste. Le Gabon est donc aujourd'hui en en état de légitime défense. Le devoir de violence s'impose donc. - Le régime Bongo est illégal et illégitime depuis 35 ans. Vu que Bongo n'a jamais été élu officiellement et que la transparence électorale n'a jamais existé au Gabon, le BDP-Gabon Nouveau ne reconnaît pas le régime Bongo au pouvoir au Gabon comme un régime légal ni légitime. Nous n'appelons pas Bongo "Président Bongo," mais plutôt "Monsieur Bongo." Nous le considérons comme un imposteur. Il est peut-être à la tête de l'état gabonais, mais n'a jamais été le président des Gabonais. Un président, cela se choisit et personne n'a jamais choisi Bongo. - Alors que la chance lui était donnée depuis 1990 de régulariser sa situation, le régime Bongo s'est entêté dans son illégalité. Aujourd'hui, il est en train de pousser le Gabonais à la limite du supportable.
En effet, Bongo a volé chaque élection au Gabon depuis 1990, mais celle de décembre 2001 promettait de devenir la pire élection que le pays n'ait jamais organisée. En effet, aucune des règles constitutionnelles ou électorales de notre pays n'a été respectée. Par exemple:
- Le code électoral gabonais dit que les médias d'état doivent être mis à la disposition des candidats de tous les partis de manière égale: rien n'en a été. Ni l'Union, ni les chaînes de télévision et de radio de l'état n'ont été mises à la disposition de l'opposition jugée radicale. - Le code électoral dit que les listes électorales doivent être closes 30 jours avant le vote. Aujourd'hui, il ne reste que 12 jours avant le vote et les listes électorales ne sont toujours pas prêtes. Pire, la CNE bongoïste a annoncé que les listes électorales finales ne seront pas prêtes avant le 3 décembre, soit 7 jours avant le scrutin! - Le code électoral dit que les cartes électorales doivent être distribuées aux électeurs au plus tard 15 jours avant le vote. Or, puisque la liste électorale ne sera pas prête avant le 3 décembre, par quel miracle est ce que le gouvernement Bongo compte-t-il, en une petite semaine, pouvoir réussir à distribuer à 700.000 électeurs les cartes qu'il faut entre le 4 décembre et le 9 décembre? Dans un pays comme le Gabon, où il n'existe aucune voie de communication décente, peut-on pouvoir, en 6 jours, distribuer à 700.000 électeurs éparpillés dans les hameaux et villages du pays 700.000 cartes? Un peu de sérieux, Monsieur Bongo! Le Gabon n'est pas une foire pour enfants gâtés! D'abord, il est statistiquement impossible, avec une population gabonaise indigène n'atteignant même pas le million, d'avoir 778.000 électeurs d'inscrit sur les listes électorales. C'est presque 100% de la population Gabonaise en âge de voter!
Il s'en suit donc que l'élection gabonaise qui se prépare est totalement illégale, illégitime et inacceptable. C'est une mascarade inacceptable et inadmissible. Tout parlement qui en découlera sera jugé illégal et balayé au jour du jugement dernier. Devant cet état de fait, de nouvelles élections devront être organisées par le nouveau régime qui prendra le pouvoir après avoir démantelé le bongoïsme. En général, on reconnaît la fin d'un régime à ses actes illogiques. A un moment où la conciliation doit être au rendez-vous, Omar Bongo s'entête dans la dictature. Souvent, quand un régime s'entête dans la bêtise comme celui de Bongo, il ne sait jamais où s'arrêter. Et c'est cela qui, dans la majorité des cas, amène à des révolutions violentes qui voient de tels régimes éclater en mille morceaux. Le régime Bongo est prêt à partir et les Gabonais doivent donc se tenir prêts à l'y aider.
L'imminence du devoir de violence
Les revendications actuelles de l'opposition sont légitimes. Cependant, maintenant que cette opposition s'est avancée dans la voie du boycott, elle ne peut plus reculer sans courir le risque d'avantager et le RNB/RPG de Mba Abessole et le PDG d'Omar Bongo. En fin de compte, elle ne peut reculer sans risquer de se perdre totalement.
L'opposition est donc acculée au devoir de violence imminente. Que veut dire pour l'opposition le devoir de violence? C'est très simple. Empêcher par tous les moyens possibles la tenue de l'élection sur l'ensemble du territoire national.
Comme le BDP l'a toujours dit dans ses écrits et comme le CIGASANA l'a recommandé lors du Congrès Inter-Gabonais de Salut National d'octobre dernier, l'opposition ne doit pas avoir peur des retombées de son boycott. Celles-ci, quelque soit leur nature, ne peuvent être que positives pour l'opposition et le pays. En effet, la question à se poser est la suivante: que peut faire Omar Bongo pour empêcher l'opposition de bloquer le processus électoral sur toute l'étendue du territoire national? Pas grand chose.
Explication simple:
- Omar Bongo n'a pas assez d'hommes dans son armée pour contrôler chaque urne de vote dans chaque village du Gabon. Donc, il n'y a que dans des villes importantes comme Libreville, Port-Gentil, Franceville et peut-être Oyem qu'il pourra assurer une certaine sécurité des votes. Malheureusement pour Bongo, c'est dans certaines de ces villes (Libreville, Port-Gentil, Oyem) que l'opposition est la plus forte. Il ne peut donc qu'y échouer. Mais même s'il réussissait à y organiser le vote, Omar Bongo sait que ces villes à elles seules ne peuvent suffire à valider une élection nationale. Il y a des urnes de votes dans des centaines de villages au Gabon. Si l'opposition milite fortement à Libreville et à l'intérieur du pays et lance un appel pour empêcher, par tous les moyens possibles, y compris physiques, l'élection, il va sans dire que cette élection ne se fera pas. De plus, si Bongo met des soldats dans les rues dans les grandes villes le jour des élections, alors personne n'ira voter à cause de la peur. Par ailleurs, la dispersion des forces de sécurité dans le pays sera à l'avantage de l'opposition car Bongo restera militairement affaibli par une telle dispersion. Il n'y a que sa garde qui lui est fidèle. Le reste de l'armée peut changer de camp à tout moment. Un coup d'état militaire sera donc hautement probable le 9 décembre prochain.
Donc, vote nul.
- Si comme le dit le parti de Mba Abesssole pour décourager la révolution, les militants risquent de se battre entre-eux le jour du vote, il ne faut pas forcément y voir une chose négative pour le pays. La vérité est que c'est plutôt l'envers de la médaille qu'il faut voir. Si les militants se battent, c'est que le vote aura été rendu impossible. Cela veut donc dire que ni Mba Abessole, ni Bongo ne pourront jouir de l'absence de l'opposition aux urnes. L'opposition radicale a donc tout intérêt à se radicaliser encore un peu plus pour justement rendre impossible le vote pour contrer Mba Abessole et Omar Bongo sur le terrain.
Donc, là encore, vote nul.
- La liberté du citoyen, dans un état dit démocratique, est aussi de militer contre le vote. Il n'y a qu'un dictateur comme Omar Bongo pour aller sur une télévision nationale pour déclarer illégale toute action de boycott. Bongo ne sait-il pas que le boycott est un libre acte d'opinion politique? Un citoyen qui boycotte une élection est dans ses droits démocratiques tout comme un citoyen qui va aux urnes. De même qu'un citoyen peut voter blanc ou rester à la maison (ce qui constitue un vote boycott), de même un autre peut décider de militer activement pour un boycott pour rallier tous ceux qui pensent comme lui. Or, si une majorité se dégage qui pense comme lui, c'est que la majorité des citoyens aura voulu par là rejeter le Bongoïsme. Bongo devrait donc, dans ce cas, démissionner. Empêcher le citoyen de boycotter est comme l'obliger à voter. C'est un acte anticonstitutionnel. L'obliger à voter exprime une dictature et bafoue la liberté du citoyen. L'opposition serait donc en droit de militer pour le boycott. Et si elle se sent lésée dans ses droits, cette opposition a le droit d'empêcher la tenue d'une élection qui lèse les droits du citoyen partisan et non partisan. Or, aujourd'hui, on sait qu'aucun Gabonais ne disposera d'une carte électorale légale avant le 4 décembre, soit 5 jours avant le vote. On sait aussi que Bongo n'aura jamais le temps de distribuer des cartes d'électeurs légales à 700.000 personnes en cinq jours. Avec quoi est-ce que les Gabonais voteront donc? Avec des bâtons de manioc? Il va donc sans dire que les partis politiques qui se mettront dans le boycott défendent tout simplement le droit de vote du citoyen, alors que Mba Abessole et Omar Bongo veulent bafouer ce droit de vote garanti par la constitution. La vérité est donc que l'opposition est dans ses droits. En fait, tout acte de violence qui poussera au blocage du processus électoral sera positif pour l'opposition et pour le Gabon. Si Bongo procède à une arrestation massive des opposants, alors il aura réussi à causer sa propre chute dans un Gabon déjà surchauffé à blanc. Dans un tel contexte, la révolution totale n'est pas à écarter et on ne sait jamais d'où peut venir un coup d'état. L'essentiel, donc, pour l'opposition est d'obtenir une nullité du vote, car cette nullité sera positive pour le Gabon à moyen terme.
Le moyen terme
Il va sans dire, au vu de ce qui précède, que le devoir de violence est un devoir national et patriotique. Toute violence n'est pas négative et il y a, pour un pays comme le nôtre, des violences positives car fondées sur la nécessité d'établir un état de droit au Gabon.
L'empêchement du vote sera donc positif à moyen terme pour l'opposition, et ceci à plusieurs niveaux.
- En empêchant le vote par tous les moyens possibles, l'opposition se sera mise en position de force. Omar Bongo sera obligé de se plier à la volonté de transparence que le pays demande. - L'opposition sera alors capable, si elle ne se montre pas naïve comme à son habitude, de demander et d'imposer des conditions absolues de transparence.
Ces conditions, le BDP-Gabon Nouveau les a déjà énumérées et le CIGASANA les a entérinées lors du Congrès d'octobre. Elles se définissent comme suit:
- Priver le Ministère de l'intérieur de la prérogative d'organiser des élections au Gabon.
- Etablissement d'une commission électorale indépendante dont les membres ne seront plus nommés par le pouvoir ou les hommes politiques, mais plutôt élus au sein de regroupements professionnels tel qu'indiqué dans les résolutions du CIGASANA (http://www.bdpgabon.org/articles/viewnews.cgi?id=EppVAZyZZyxPIjUVHf) et dans la nouvelle constitution proposée par les participants au CIGASANA (http://www.bdpgabon.org/articles/viewnews.cgi?id=EppVAZyEkFMgDxDADQ).
- Demander une réforme de la justice et l'établissement d'une Cour suprême indépendante dont les membres seront élus par des pairs et non plus nommés. Ceci permettra un arbitrage impartial des conflits constitutionnels et politiques.
- Priver le gouvernement de tout droit d'intervenir dans les affaires électorales.
- Réformer la constitution gabonaise actuelle en vue de l'établissement d'un vrai équilibre des pouvoirs au sein des institutions. Une telle réforme d'accompagnerait également de la suppression des pouvoirs du président et sa symbolisation. (Voir la proposition de constitution du CIGASANA: http://www.bdpgabon.org/articles/viewnews.cgi?id=EppVAZyEkFMgDxDADQ).
- Repousser de 6 mois la tenue des élections pour pouvoir tenir des élections générales (présidentielles, législatives, locales) afin de renouveler totalement la classe politique gabonaise au travers d'une élection totalement transparente et véritablement démocratique au mois de juin 2002.
- Parce que le pays sera en état de flou constitutionnel et sans parlement, il faudra l'établissement d'un gouvernement d'union nationale fait de gens neufs n'ayant jamais trempé dans la politique. Ces gens neufs seront des technocrates n'appartenant à aucun parti politique qui devront, devant la constitution, jurer de s'atteler à la gestion du pays pendant la période de transition. Ils seront ceux qui, en collaboration avec tous les partis politiques, mettront en place tous les mécanismes politiques et juridiques qui, au mois de juin, garantiront un vote transparent sans faille. Ces personnes devront alors se retirer de la politique pendant 6 mois après la période de transition et ne pourront occuper de postes politiques pendant cette période.
De nombreuses autres réformes sont inscrites dans les documents sortis du CIGASANA (Résolutions et Proposition de Consitution). Il ne s'agira plus, pour l'opposition, de faire les choses à moitié cette fois-ci. Si en 1990 l'opposition s'est faite avoir par Omar Bongo, en 2001, c'est-à-dire presque 12 ans plus tard, il faut négocier le changement politique avec radicalisme et ne plus faire d'aménagement spécial pour Omar Bongo et son régime.
Ce qui a souvent perdu notre opposition est une naïveté éléphantesque. Elle a toujours fait confiance à Omar Bongo alors qu'Omar Bongo n'a jamais été un homme de parole. Il faut donc mettre cette naïveté au placard et imposer à Omar Bongo la réforme. Sans réforme de fond, Omar Bongo continuera à manipuler le système. Il faut donc lui enlever tous ses pouvoirs. La seule concession qui pourrait être faite à Omar Bongo et à son régime serait, après les enquêtes de la Commission de vérité et de réconciliation nationale proposée par le CIGASANA, l'obligation constitutionnelle du pays de donner l'amnistie aux anciens membres des régimes Bongo. Ceci sera fait pour des raisons de réconciliation et de paix nationale. Elle évitera les exils aux amnistiés et mettra le pays sur la voie de la prospérité et du bien-être socio-économique.
La voie du radicalisme politique reste donc aujourd'hui, pour le Gabon, la seule voie du changement car Bongo ne changera jamais de lui-même et il ne partira que forcé. Si l'opposition s'y engage, elle doit le faire jusqu'au bout. Les hésitations et tergiversations ne pourront rien apporter d'autre au pays que déception et souffrance. Si le radicalisme est appliqué pour le bien de tous, le pays sera capable de comprendre et d'accepter les violences qui peuvent en découler. Par contre, si le radicalisme se fait avec des visées fausses, personnelles ou partisanes, alors l'opposition ne pourra rien attendre du peuple.
Le BDP soutiendra donc le combat de l'opposition radicale si cette opposition se rapproche du BDP pour une coordination nationale et internationale de la lutte politique qui va s'engager. Car, si l'opposition va au bout de ses actes, il faudra s'attendre, dans les jours à venir, et surtout le jour du vote si Bongo s'entête, à des violences jamais connues au Gabon. Car il s'agit d'un choix entre la réconciliation nationale par la réforme et la continuité du bongoïsme arrogant au Gabon. Que tous les Gabonais qui se sentent l'esprit patriotique se tiennent donc prêts à livrer la bataille pour leur honneur. Que ceux qui se sentent apeurés restent chez eux le jour du vote ou se réfugient au village. Que le pays s'attende à la possibilité d'une insurrection généralisée qui verra peut-être le pouvoir changer de main le 9 décembre prochain ou dans les jours qui suivront si l'opposition adopte une position révolutionnaire implacable et si Omar Bongo ne cède pas aux revendications de l'opposition. Que la tranche réformiste du PDG se rallie à l'opposition et déclare son rejet du bongoïsme pour participer à la reconstruction du pays. Que les membres du gouvernement actuel de Bongo qui se sentent encore patriotes démissionnent ou se rallient à l'opposition dès maintenant ou prennent l'avion pour se réfugier à l'étranger. A moins qu'il ne préfèrent s'enfermer dans les bunkers de Bongo. Mais qu'ils sachent que quand Bongo s'enfuira, il les laissera derrière lui comme Mobutu l'avait fait au Zaïre. Gare alors à la fureur du peuple.
Aujourd'hui donc, le peuple gabonais est prêt à la révolution. L'opposition gabonaise l'est-elle?
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