Socialisez

FacebookTwitterRSS

Gabon : Recherche opposition désespérément

Auteur/Source: · Date: 2 Mar 2008
Catégorie(s): Politique

Si les Organisations non gouvernementales (ONG) gabonaises étaient des partis politiques, elles iraient aux urnes avec l’assurance de bousculer le puissant Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir) lors des élections municipales et locales d’avril prochain. Leur forte mobilisation durant le montage du dossier d’exploitation du gisement de fer de Belinga (Nord-Est) a poussé le gouvernement à revoir à la hausse sa participation dans la Compagnie minière de Belinga (Comibel) et à corriger des erreurs susceptibles d’entraver ce que le président Omar Bongo Ondimba (OBO) qualifiait lui-même de « projet du siècle ».

Les organisations écologistes disposent même de représentants au sein de la Comibel : en novembre 2007, elles ont obtenu que deux personnalités de la région soient nommées aux postes de président du conseil d’administration et de directeur général adjoint. Malgré l’exaspération des politiques, Publish What You Pay (« Publiez ce que vous payez », PWYP) et la Coalition contre la vie chère au Gabon ont demandé, quant à elles, que la justice se saisisse du dossier pour sanctionner les responsables gabonais qui ont « bradé » le fer de Belinga aux Chinois.

Au Gabon, désormais, les ONG font entendre leur voix et se mêlent de tout. PWYP a adressé une lettre ouverte au chef de l’État pour protester contre la nomination de Jeanne Ngoleine Ossouka au poste d’ambassadeur extraordinaire auprès de l’ONU à Genève, alors qu’elle est poursuivie par la justice pour des malversations présumées au sein du Fonds d’expansion et de développement des petites et moyennes entreprises (Fodex), dont elle était l’administratrice. Face à la bronca, le Palais du bord de mer a dû nommer Guy Blaise Nambo-Wezet à sa place. Une victoire pour ces organisations, qui apparaissent de plus en plus dans le débat politique comme des contradicteurs crédibles du gouvernement. Leurs représentants les plus en vue, tels que Marc Ona Essangui de Brainforest ou Théophile Jimmy Mapango du Mouvement pour le développement de l’Ogooué-Ivindo (Modoi), jouissent d’une popularité qui fait d’eux des trublions redoutés du pouvoir, en lieu et place d’une opposition inaudible.

Le ministre de l’Intérieur André Mba Obame, qui a observé non sans inquiétude la montée en puissance de ces « agitateurs » sur le terrain politique, a tenté d’endiguer la menace. En tant que ministre de tutelle des associations, il a suspendu « à titre provisoire » ces ONG, « jusqu’à ce qu’elles aient clairement défini, avec les services compétents de [son] ministère, leurs missions réelles de structure associative ». Mais sous la pression de la société civile et de la communauté internationale, la mesure a fait long feu. « Nous sommes conscients de déborder quelquefois le cadre légal du champ de nos attributions, reconnaît Théophile Jimmy Mapango, militant écologiste passé par SOS Racisme en France. Mais seul l’intérêt de notre pays compte. » Et il n’a visiblement pas l’intention de s’arrêter en si bon chemin. Son mouvement, le Modoi, est en train de concocter un plan de développement de l’Ogooué-Ivindo pour tirer un maximum de bénéfices de l’exploitation du gisement de fer. Preuve, selon lui, que les responsables des ONG « ne font pas que critiquer ».

Certains d’entre eux s’apprêtent d’ailleurs à profiter de leur popularité pour entrer de plain-pied dans la politique. Fidèle Waura, lui aussi du Modoi, ingénieur économiste et ancien de Elf Gabon, envisage de se présenter dans le 1er arrondissement de Libreville lors des municipales d’avril, sous les couleurs de l’Union du peuple gabonais (UPG), parti d’opposition de Pierre Mamboundou.

L’opposition, justement, d’aucuns se demandent où elle a bien pu passer. « Elle n’existe plus en tant que groupe suffisamment organisé pour avoir une prise réelle sur la société », analyse un politologue de l’université Omar-Bongo de Libreville. De fait, certains électeurs n’ont que très peu apprécié la participation des opposants aux différents gouvernements au nom de la fameuse politique du consensus à la gabonaise. Ce qui explique en partie leur perte d’influence. Aujourd’hui, Paul Mba Abessole, adversaire historique d’OBO, n’a plus rien du leader charismatique qui animait la Conférence nationale souveraine. Ayant fait le constat de l’incapacité de ses confrères à constituer une véritable plate-forme de revendications, dotée d’un fondement idéologique qui ne se réduise pas qu’au slogan « Bongo doit partir », il s’est rallié au PDG avant d’entrer au gouvernement, en 2002. Depuis, l’ancien maire de Libreville, devenu vice-Premier ministre chargé de la Culture, des Arts, de l’Éducation populaire, de la Refondation et des Droits de l’homme, s’est racheté une conduite et ne fait plus de vagues.

Quant à Pierre Mamboundou, arrivé deuxième lors de la dernière élection présidentielle, en novembre 2005, il est de moins en moins visible au sein de cette tribu. Elle semble bien loin l’époque où le leader de l’UPG jurait de ne serrer la main au président de la République que le jour de la « passation de service ». Grand pourfendeur des gouvernements de consensus par le passé, cet ingénieur des télécommunications de 62 ans a négocié, en décembre 2007, son entrée au sein de l’équipe remaniée du Premier ministre Jean Eyeghe Ndong. En vain. « Nous ne sommes pas parvenus à nous entendre sur les moyens que l’État était prêt à mettre à notre disposition pour réaliser les objectifs fixés par notre programme », explique un proche de l’opposant. De plus, les maroquins qu’on lui proposait [Télécommunications, Enseignement supérieur] étaient trop exposés. »

Rapprochement avec le palais

Inenvisageables il y a encore quelques années, les bonnes relations entre OBO et Mamboundou en ont désarçonné plus d’un. Alors que tout le pays spécule sur la fin prochaine du règne du doyen des chefs d’État africains (plus de quarante ans au pouvoir), certains soupçonnent le chef de file de l’UPG d’opérer un rapprochement tactique avec le Palais du bord de mer dans l’espoir que le président lui laisse un jour les rênes du pays. Crédité de 13,57 % des voix lors de la présidentielle (79,22 % pour OBO), « l’homme de Ndendé » (Sud-Ouest) s’était autoproclamé vainqueur avant d’appeler le peuple à descendre dans la rue pour obtenir le respect des urnes. Le bras de fer avait pris fin le 21 mars 2006, lorsque les forces de police ont donné l’assaut du siège de l’UPG. L’opposant s’était alors réfugié à l’ambassade d’Afrique du Sud. Avant d’en ressortir le 19 avril – KO debout – pour rencontrer le chef de l’État. « On nous le reproche, mais nous n’avions pas le choix, tente de justifier son état-major. Il fallait y aller ou c’était l’exil et la mort de l’UPG. »

Depuis, les deux hommes se parlent au téléphone et se rencontrent « tous les deux mois », selon les proches de Mamboundou. Cette nouvelle idylle alimente toutefois bien des conversations. À Libreville, des mauvaises langues n’hésitent pas à dire qu’OBO aurait proposé à son ancien rival une villa afin de compenser la mise à sac du siège de l’UPG. Quoi qu’il en soit, en août 2006, Mamboundou a présenté au chef de l’État – qui l’a approuvé – un projet global de développement de la ville de Ndendé et a obtenu une promesse de financement à hauteur de 11 320 milliards de F CFA (17 millions d’euros). Mais selon l’UPG, le ministère de l’Économie et des Finances n’a débloqué jusqu’ici que 1,9 milliard de F CFA, sur l’avance de 3 milliards prévue par le budget 2007.

Fidèles… infidèles

Entre les changements de cap et les promesses non tenues, c’est le désenchantement du côté des militants, dont on ne connaît d’ailleurs pas le nombre exact. « Les archives du parti ont été emportées par la police lors de l’attaque du 21 mars 2006. Par conséquent, nous ne savons plus combien de personnes nous comptons dans nos rangs », soupire un cadre de l’UPG. Cela n’empêchera pas le parti de présenter, lors des municipales d’avril, des listes dans 80 % des communes du pays. Les urnes diront alors si le rapprochement avec le Palais a éloigné l’UPG de sa base…

Paradoxalement, alors que les opposants changent de bord, certains barons du régime prennent le chemin inverse. Et endossent, avec plus ou moins de crédibilité, le rôle d’adversaire politique. Fidèle d’entre les fidèles, Me Louis Gaston Mayila a décidé de quitter le PDG en juillet dernier et, partant, son poste de vice-Premier ministre chargé des Affaires sociales et de la Solidarité nationale, pour créer son parti, l’Union pour la nouvelle république (UPNR). « Je reste dans la majorité présidentielle pour assumer ce que nous avons fait de bien et de mal », s’est toutefois empressé de préciser cet ancien directeur de cabinet du président de la République. Vachard, Pierre Mamboundou croit plutôt savoir que Mayila briguerait, en avril prochain, le fauteuil de maire de Fougamou (dans la province de la Ngounié) ainsi que « le poste de président du Sénat ». Entendez le poste de successeur constitutionnel du président de la République.

Mayila n’est pas le premier à tenter ce genre de manœuvre. L’ancien ministre Zacharie Myboto s’est fait le spécialiste des retournements de veste au sein de la galaxie Bongo Ondimba. En janvier 2001, il démissionne du gouvernement qu’il avait rejoint en 1978. Mais ne quitte le PDG qu’en 2005, année de la présidentielle, à laquelle il se présente. Il obtient 6,58 % des suffrages, se positionnant au troisième rang derrière OBO et Pierre Mamboundou. Ce Nzebi de la région uranifère de Mounana (Sud-Est) reste cependant étroitement lié au pouvoir pour en avoir été longtemps l’un des caciques. Lors des tractations qui ont précédé la formation du gouvernement en décembre dernier, son parti, l’Union gabonaise pour la démocratie et le développement (UGDD), s’est vu offrir deux postes. Mais ils ne se sont pas accordés sur le choix des personnes à nommer. L’entrée au gouvernement de l’UGDD pourrait être remise à plus tard. À l’issue des municipales, par exemple…

« En réalité, c’est Omar Bongo Ondimba qui est, de fait, le chef de l’opposition gabonaise, persifle un homme politique. La force du président tient en partie des faiblesses de ses opposants », conclut-il. La « démocratie conviviale » qui a phagocyté les adversaires du chef de l’État parviendra-t-elle cependant à endiguer l’essor des ONG ?

Georges Dougueli, envoyé spécial

Source : Jeune Afrique l’Intelligent – N° 2460* – Du 2 Mars au 8 Mars 2008


SUR LE MÊME SUJET
Partis politiques Après les désaccords sur le boycott des dernières élections législatives, certains membres de l’ACR (PCO et PSG) se sont prononcés en faveur de la dissolution de ce regroupement pour une nouvelle dénomination: “Démocrates-unis’’ Après les élections législatives du 17 décembre dernier, qui ont montré de profondes divisions au sein de l’opposition, les membres de l’ACR, Marcel Ntchoreret du Parti Cercle oméga (PCO) et Moussavou King du Parti socialiste gabonais (PSG), ont demandé la dissolution de cette coalition politique pour une nouvelle trouvaille dénommée “Démocrates-unis’’ En effet, les leaders des partis politiques de l’ACR dont Louis Gaston Mayila (UPNR), Pierre André ...
Lire l'article
Dans un entretien accordé récemment au magazine Jeune-Afrique et publié sur son site personnel, Bruno Ben Moubamba (41 ans), candidat malheureux à la présidentielle gabonaise de 2009 et vice-président de l’ex Union-Nationale (UN dissoute), a annoncé officiellement son adhésion au parti du défunt, Pierre Mamboundou, à savoir l’Union du Peuple Gabonais (UPG). « Mon adhésion est acquise. Je serai un membre actif enthousiaste car c’est le dernier grand parti de l’opposition gabonaise. J’ai vécu très douloureusement la dissolution de l’Union nationale [survenue en janvier 2011, NDLR], dont j’étais un des vice-présidents, et j’arrive à l’UPG pour essayer de participer à la ...
Lire l'article
Libye: La justice internationale recherche désespérément Seïf al-Islam
La Cour pénale internationale n'a plus de contact avec Seïf al-Islam, fils cadet et dauphin désigné de l’ancien dictateur libyen Mouammar Kadhafi. Selon l'autorité judiciaire, il chercherait à fuir la Libye pour se réfugier dans un pays africain. Par Gaëlle LE ROUX avec dépêches (texte) Depuis plusieurs jours, la Cour pénale internationale (CPI), qui tente de négocier la reddition du fils cadet de l’ancien guide libyen Mouammar Kadhafi, n’a plus de contact avec Seïf al-Islam. Luis Moreno-Ocampo, le procureur de la CPI, craint qu’il cherche à sortir de Libye avec l’aide de mercenaires. "Nous avons appris qu’un groupe de mercenaires essaie d’infiltrer ...
Lire l'article
Six leaders des partis de l’opposition, dont Jules Aristide Bourdès Ogouliguendé (CDJ), Victor Alain Eya Mvey (MORENA Unioniste), Léon Mbou Yembi (FAR), Benoît Mouity Nzamba (PGP), Luc Bengone Nzi (MORENA) et Zacharie Myboto (UN), ont ratifié mercredi dernier la nouvelle charte baptisée : coalition des groupes et partis politiques pour l’alternance (CPPA). Avec la mise en place de la CPPA, qui s’ajoute à l’alliance pour le changement et la restauration (ACR) composée de cinq partis, l’opposition gabonaise a désormais deux grands ensembles ayant chacun son projet de société, mais qui partagent le même idéal : renverser par le moyen des ...
Lire l'article
Une séance de travail a réuni le 24 juin dernier au siège de la station de radio Africa n°1 à Libreville, le comité de privatisation et les membres du syndicat des agents du média pour discuter de la mise en place d'un plan social pour accompagner le processus de privatisation de la radio panafricaine. Le groupe Libyan Jamahiriya Broadcasting (LGB) qui s’est porté acquéreur du média avait en effet annoncé le licenciement protocolaire de l’ensemble des agents de la station avant l’organisation des recrutements. Pour limiter les répercussions socio économiques de la privatisation de la radio Africa n°1, une rencontre a ...
Lire l'article
Gabon : Lambaréné cherche désespérément les taxis
Les populations de Lambaréné, dans la province du Moyen-Ogooué, sont confrontées depuis quelques mois à une carence de taxis, unique moyen de transports en commun de la localité. Une pénurie qui entraîne de fortes perturbations dans le fonctionnement des administrations et des établissements scolaires. La capitale provinciale du Moyen Ogooué est paralysée depuis plusieurs mois par une forte perturbation des transports en commun causée par la pénurie des taxis. La paralysie de cet unique moyen de transport complique la mobilité des populations. Les administrations publiques et les établissements scolaires sont les premières victimes de cette situation. La ville ...
Lire l'article
Plusieurs formations politiques ont organisé, dés l’entame, dans les différents arrondissements de la capitale des manifestations au cours desquelles outre la présentation des candidats elles ont appelé les électeurs à voter pour leurs listes La campagne électorale en vue des élections locales du dimanche 27 avril prochain a été lancée samedi à zéro heure sur l'ensemble du territoire conformément au chronogramme arrêté par la Commission électorale nationale autonome et permanente (CENAP). Si à l'intérieur du pays, ton a été donné, à Libreville, où l'on enregistre plus de soixante dix listes en compétition dans les six arrondissements, la majorité et l'opposition ont saisi ...
Lire l'article
Les partis politiques de l'opposition ont introduit le 21 janvier dernier auprès de la Cour Constitutionnelle un recours contre l'arrêté portant sur l'ouverture de la période de révision des listes électorales. L'opposition réclame toujours l'introduction de la biométrie dans la confection du fichier électoral.    Dans un communiqué rendu public à Libreville le 21 janvier dernier, les partis de l'opposition dénoncent la mauvaise volonté du pouvoir en place d'organiser des élections justes, crédibles, transparentes et démocratiques en refusant l'apport des modifications nécessaires à la fiabilité du fichier électoral. A travers ce communiqué, les partis de l'opposition fustigent entre autres ''l'arrogance du ministre gabonais ...
Lire l'article
Un débat télévisé va réunir le 13 janvier prochain les acteurs politiques gabonais, ceux de la majorité et de l'opposition pour débattre de l'avenir politique du Gabon mais également définir les vrais priorités du pays et les moyens de les atteindre.    La majorité et l'opposition vont se retrouver le 13 janvier, pas au palais présidentiel comme d'habitude mais sur un plateau de télévision pour débattre sur l'avenir du Gabon. Cette grande première dans la vie politique du Gabon qui réunira les représentants des partis politiques légalement constitués devant prendre part aux élections locales d'avril 2008l, sera diffusée sur l'ensemble du réseau des ...
Lire l'article
Pour lire ce document en version PDF, cliquez ici. Dr. Daniel Mengara Coordonnateur et leader du BDP-Gabon Nouveau C'est à croire que l'opposition gabonaise n'a jamais voulu prendre le pouvoir dans un Gabon où le régime Bongo n'a plus rien à offrir de viable à la nation. L?élection du 27 novembre 2005 était, pour les pacifistes de tous bords, la seule occasion restante de pouvoir encore en finir avec la dictature bongoïste par des moyens révolutionnaires pacifiques, avec un minimum de dégâts mais avec la promesse d'un changement immédiat. Tout ce que cela demandait, c'était une opposition courageuse sachant véritablement ce qu'elle veut. L?opposition ...
Lire l'article
Gabon : Opposition : vers une nouvelle trouvaille
Opposition : Bruno Ben Moubamba adhère à l’UPG
Libye: La justice internationale recherche désespérément Seïf al-Islam
Opposition: Leurs leaders jouent les prolongations
Gabon : Africa n°1 cherche désespérément un plan social
Gabon : Lambaréné cherche désespérément les taxis
Locales 2008: majorité et opposition à l’assaut des arrondissements
Gabon : L?opposition dit non aux élections sans la biométrie
Gabon : Majorité et opposition sur le petit écran
C’est quoi cette opposition ? Le malheur du Gabon, c’est d’avoir eu une opposition inepte

Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (3 votes, moyenne 5,00 sur 5)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 2 Mar 2008
Catégorie(s): Politique
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

Une Réponse à Gabon : Recherche opposition désespérément

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*