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L’AFRIQUE FACE À LA CRISE FINANCIÈRE: pas encore de chocs mais des risques de psychose

Auteur/Source: · Date: 3 Oct 2008
Catégorie(s): Afrique

Pendant qu’Européens, Américains, Asiatiques s’affairent dans le monde pour juguler la crise financière qui continue de défrayer la chronique, que se passe-t-il au niveau des places financières africaines ? Est-t-il exact qu’au niveau de ces entités aucune répercussion ne sera perceptible? Des responsables d’institutions financières apportent un éclairage sur les conséquences indirectes de la crise sur l’Afrique.

«Je me demande s’il ne faut pas que j’aille retirer tout mon argent qui se trouve sur mon compte, avant qu’il ne soit trop tard », s’inquiète un usager d’une banque de la place à Cotonou, qui a requis l’anonymat, à propos de la crise financière qui sévit actuellement en Europe et aux Etats-Unis. « Dans le contexte de cherté de la vie dans lequel nous nous trouvons, c’est comme si nos autorités ne se sentent pas encore concernées par tout ce qui se passe aux Etats-Unis et en Europe.

Il ne faudrait pas que le tableau qui se présente à nous aujourd’hui nous amène vers une situation dégradante plus tard», poursuit-il très embarrassé. Au stade actuel des choses, peut-on affirmer que la crise financière qui sévit actuellement aura des répercutions perceptibles sur les économies africaines ? Selon certains analystes, comme les marchés financiers du continent africain ne sont pas au même niveau que ceux de l’Occident, la crise ne se sera pas perceptible et n’aura aucune incidence. « Dans la zone de l’Union économique monétaire ouest africaine (Uémoa), nous ne sommes pas soumis à ce genre de risque, car il n’existe pas d’entreprises qui investissent dans les genres d’actifs américains qui ont perdu de la valeur.

C’est pourquoi nos entreprises ne peuvent pas subir de chocs», explique un analyste financier d’une société boursière de Cotonou. « Les établissements financiers, les banques, les caisses de retraite, les fonds d’investissement de l’Uémoa ne seront pas touchés », continue-t-il. « De ce fait la crise financière n’aura aucun impact direct sur nous», s’empresse-t-il d’ajouter.

Les effets indirects de la crise

Néanmoins, plusieurs experts financiers reconnaissent quand même que la crise aura quelques impacts indirects. Pour la directrice d’antenne nationale du Bénin de la Bourse régionale des valeurs mobilières (Brvm) de l’Afrique de l’Ouest, Pauline Atioukpè Hountondji, parmi les effets indirects de la crise, on peut citer : la contagion de notoriété, la mauvaise réputation des autres marchés, la psychose et le besoin de liquidité de certains acteurs économiques non résidents peuvent les amener à vendre leurs titres investis à la Brvm.

Selon elle, la psychose peut envahir certaines personnes dès qu’elles entendent qu’il y a crise financière et sans avoir fait d’analyses fondées, pensent que les autres places boursières seront aussi touchées. « Il faut une régulation. Les organes de contrôle monétaires doivent dès maintenant redoubler de prudence, particulièrement les Banques centrales», affirme un expert financier d’une banque de Cotonou. Pour lui, les banques doivent redoubler de vigilance et veiller au respect des ratios prudentiels. Ailleurs en Afrique, récemment à Kampala, lors d’une réunion de haut niveau de la banque sous-régionale Preferential Trade Area Bank, le président du Conseil d’administration, Mohit Dhoorundhur, déclarait que : « le défi des banques, tant au niveau national qu’au niveau continental, consiste à reconnaître la nécessité de changement, et à montrer leur détermination à entreprendre des réformes rapides, alors que la crise est encore à distance ».

Des voix s’élèvent pour affirmer que certaines grandes entreprises africaines du secteur des finances ressentent déjà les effets de cette crise. En Afrique de l’Ouest, au Nigéria et dans d’autres pays de la sous région, certaines banques, filiales directes de grands groupes financiers américains et européens semblent être touchées à des niveaux moindres. Si la maison mère a des problèmes, elle peut prendre certaines décisions au niveau de ses filiales.

« Le souhait de tout le monde est que cette situation se normalise le plus vite possible », soupire Pauline Atioukpè Hountondji. « Tout ceci devrait amener les Africains à comprendre que plus que jamais, ils doivent unir leurs efforts pour trouver des solutions propres adaptées à nos réalités », conclutelle.

source: L’Autre Quotidien


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