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Le Dr. Daniel Mengara répond à Gabonews/Omar Bongo: « Ne confondez pas diaspora gabonaise et diaspora gabonaise prostituée »

Auteur/Source: · Date: 11 Mar 2009
Catégorie(s): Analyses,Idéologie
Daniel Mengara

Daniel Mengara

C’est surpris par l’indécence bongoïste qui continue à s’affirmer par le faux et l’illusion que je prends sur moi de réagir, avec véhémence, à titre personnel mais aussi au nom du BDP-Gabon Nouveau, à l’article de Gabonews du 9 mars 2009 intitulé « La diaspora gabonaise à travers le monde s’insurge contre « la cabale des médias français » visant le président Bongo ».

Question directe : De quelle diaspora parlez-vous, Gabonews/Omar Bongo ?

Il me semble, Messieurs de Gabonews, donc, Messieurs du régime Bongo qui avez commandité cet article, donc, Monsieur Omar Bongo qui en êtes l’ultime bénéficiaire, que vous faites erreur : ne confondez pas « diaspora gabonaise » et « diaspora gabonaise prostituée ».

C’est donc à Monsieur Bongo, le bénéficiaire de cette énième contorsion aux relents de fraude politique, que je parlerai directement, pour qu’il comprenne bien, une bonne fois pour toutes, qu’il y a une différence entre la réalité d’une diaspora gabonaise consciente de son devoir envers le Gabon et le fantasme d’une diaspora gabonaise prostituée, celle-là même qui, parce qu’infâme et animalisée, soutiendrait la mort du Gabon orchestrée depuis 41 ans par le régime Bongo.

Monsieur El Hadj Albert Bernard Omar Bongo Ondimba, Grand Camarade,

La diaspora gabonaise dont je fais partie, Monsieur, ne s’insurge pas contre la cabale des médias français visant le président autoproclamé et faussaire électoral que vous êtes. Elle l’applaudit et l’encourage.

Cette diaspora dont je fais partie, Monsieur, trouve admirable que les médias français puissent faire ce que vous interdisez aux médias gabonais, c’est-à-dire que chez vous au Bongoland, vous considérez comme crime de lèse-roi le fait de critiquer la personne d’Omar Bongo, un fait qui, en fin de compte, fait de vous un président non seulement autoproclamé, mais également hors la loi car ni l’état de droit ni les libertés citoyennes n’ont de sens pour vous.

Rien d’étonnant alors que, dans son rapport 2008 sur les droits humains au Gabon, le gouvernement américain ait constaté qu’au Gabon on peut tout critiquer, sauf le roi Bongo, et que toute critique directe du roitelet gabonais mène automatiquement soit à emprisonnement du citoyen incriminé (Marc Ona Essangui et ses collègues arrêtés en décembre 2008 en sont aujourd’hui le symbole le plus marquant), soit à une fermeture du journal incriminé (on ne compte plus les journaux fermés, interdits ou punis d’amendes au Gabon).

Vous semblez, Monsieur Bongo, ne souffrir d’aucun embarras devant un tel musellement de votre peuple déjà meurtri par 41 ans de dictature et, comble de l’indécence, vous osez vous attaquer à des médias français libres qui, eux au moins, dans leur pays, peuvent traiter leur président de « grand malade » sans pour autant atterrir à Gros-Bouquet. N’avez-vous donc aucune honte, Monsieur Bongo, de vivre d’illusions toute votre vie, comme un enfant qui n’a jamais grandi et qui nourrit son imagination de fantasmes féeriques? Les Gabonais ne veulent plus de vous, mais vous feignez d’ignorer ce refus, comme si cette réalité allait, comme par miracle, faire de vous le chouchou d’un Gabon qui préfèrerait actuellement un chien à votre place ? Entre nous, Monsieur Bongo, quand un Gabonais dit aujourd’hui « Bongo Oyé » sur votre passage, est-ce par amour pour vous ou par amour pour la bière que vous lui offrez ?

De votre réponse à cette question dépendra l’asile où les Gabonais, demain, vous consigneront.

La diaspora gabonaise dont je fais partie, Monsieur, n’est pas celle qui arpente les couloirs des hôtels où vous restez à Paris ou à Washington pour quémander la pitance de 200 Euros que vous lui distribuez en signe d’assassinat des consciences. Cette diaspora des couloirs d’hôtels et des rasages de murs nocturnes est à votre image, donc, animalisée. Je n’en fais pas partie.

La diaspora gabonaise dont je fais partie, Monsieur, n’est pas celle qui, alors même que c’est à cause de vous que ses membres se retrouvent obligés de rester à l’étranger à vivre des vies indignes, se retourne paradoxalement contre elle-même pour voter Bongo lors des élections frauduleuses que vous leur servez depuis 41 ans. Cette diaspora qui ne comprend pas que quand elle vote Bongo, ce qu’elle fait, en fait, c’est dire à Bongo : « Oui, papa indigne, continue à voler l’argent du Gabon et à nous maintenir en exil économique ; oui, papa animalisé, continue à nous maintenir en exil dans des pays comme le Sénégal, le Mali, le Burkina Faso et autres où nous vivons dans la honte totale, honte parce que, par votre incapacité à construire au Gabon des écoles et universités dignes de ce nom, c’est dans ces pays dix fois plus pauvres que le Gabon que nous allons désormais écumer nos humiliations quadragénaires ; oui, papa cupide et égoïste, continue à faire des caisses du trésor public gabonais ton trésor personnel, continue à t’accaparer des richesses de la nation au profit de ta propre famille, continue à envoyer ta fille Pascaline Bongo à Paris distribuer 50.000 Euros (33 millions de F CFA) par tête aux Gabonais chargés de faire valider la fraude électorale du régime en France, continue à me forcer à vivre comme un animal à chercher la dignité dans des pays qui ne me veulent pas et qui me ramènent manu militari au Gabon dans l’humiliation (le cas Raïssa Mengue) ; continue à t’imposer au pouvoir par tous les moyens possibles car la précarité et la pauvreté à laquelle tu nous condamnes sont hautement appréciées ; continue, papa roi, continue à nous meurtrir des mille enfers dont tu es capable ».

Non, Monsieur, je ne fais pas partie de cette diaspora-là. Et par « je », je veux dire « nous » de la diaspora patriotique qui résisterons jusqu’au bout à l’appel de l’animalité.

Je ne fais pas partie de la diaspora qui, en votant pour vous en échange de 200 Euros, ne comprend pas qu’elle a signé le contrat de sa propre déperdition. Les membres de cette diaspora-là, Monsieur, sont ceux-là mêmes qui ne se rendent pas compte qu’en prenant ces 200 Euros à chacun de vos voyages, ils ont continué à se tuer eux-mêmes et à assassiner ceux de leurs familles restés au Gabon, familles qui, chaque année, perdent ici un fils, là un grand-père, tous morts parce que, dans leur pays, Omar Bongo a privé la nation du minimum hospitalier et économique vital. Non pas parce que le Gabon est pauvre, mais parce que sa famille et lui ont détourné la manne pétrolière gabonaise vers des villas personnelles achetées à prix lourds en France, des comptes bancaires faramineux ne profitant qu’aux Bongos et à quelques parasites, et des voitures de luxe achetées à des épouses animalisées par la vanité maladive. Cette diaspora qui ne voit pas qu’en prenant 200 Euros des mains de Bongo en France, elle a tout simplement assassiné le petit frère qui est mort de diarrhée il y a un mois au Gabon faute d’hôpitaux, Monsieur, n’est pas la diaspora à laquelle j’appartiens. Je refuse d’appartenir à cette diaspora assassine complice avec vous de la mort de notre pays.

La diaspora gabonaise dont je fais partie, Monsieur, n’est pas celle qui, depuis 2003, utilise le nom du BDP-Gabon Nouveau pour aller vendre à Omar Bongo la mort du BDP-Gabon Nouveau. Ma diaspora n’est pas celle qui, créée de toutes pièces par Omar Bongo et ses sbires lors de dissensions partisanes orchestrées par le régime Bongo lui-même, se pervertit et se prostitue pour 300 millions de francs CFA par ci, 150 millions de CFA par là, 200 Euros par ci et des promesses de postes politiques par là, tout cela en échange de la promesse de destruction du BDP-Gabon Nouveau et de toutes les initiatives patriotes qui voient le jour dans cette diaspora gabonaise que vous croyez acquise dans son entièreté à vos animalités. Non, telle n’est pas ma diaspora.  

Ma diaspora à moi, Monsieur Bongo, ne trahit pas l’idéal et ne se prostitue pas. Ma diaspora à moi est celle qui ne se fatigue pas en cours de route parce que la bataille est trop rude ou parce qu’elle croit que la victoire contre le bongoïsme viendra de la planète Mars. Ma diaspora ne change pas de camp le matin pour se retrouver dans un autre camp le soir car elle ne doute pas de ses convictions. Elle ne se fatigue pas, même quand la précarité la frappe et qu’elle n’a pas de quoi payer son appartement ou nourrir sa famille laissée au Gabon, et ce malgré les pressions de la maman ou les pressions familiales qui lui disent que s’engager dans l’opposition, c’est une perte de temps, et que s’engager aux côtés de Mengara, c’est une malédiction nationale. Ma diaspora à moi est celle qui ne se vendra jamais à Mba Obame pour quelques Euros. Elle rejettera toujours la corruption, même quand elle est approchée pour trahir les amis d’hier avec lesquels elle a fait route ensemble dans le combat pour la libération nationale.

La diaspora à laquelle j’appartiens ne trouvera jamais aucune sagesse en un homme dont la bassesse n’est pourtant plus à démontrer. Cette diaspora ne dira donc jamais trouver en l’Omar Bongo que vous êtes « un homme sincère » juste parce qu’on a passé une heure à négocier la mort du Gabon dans son palais de marbre alors même que, quelques semaines avant cette rencontre historique, on accusait encore Omar Bongo de mécréance en des termes encore plus durs que ceux du BDP. Ma diaspora, Monsieur, ne dira jamais de vous que « vous nous avez donné des conseils comme un père » car mon genre de diaspora n’accepte aucun conseil d’un père indigne.

Ma diaspora à moi, Monsieur Bongo, est celle qui ne pratique pas la langue de bois. Elle dit tout haut la vérité que beaucoup hésitent à dire par peur des représailles politico-économiques que vous faites planer sur leurs têtes, par superstition schizophrénique ou par peur de gâcher leur « chance » d’être parachutés un jour Ministre de la grande république bananière d’Omar Bongo, roi à vie autoproclamé du Gabon. Ma diaspora dit la vérité parce qu’elle n’a rien à gagner et elle n’a rien à perdre non plus. Elle est une diaspora de patriotes libres de corps et d’esprit et, donc, faite de gens qui n’attendent de vous ni postes politiques ni valises d’Euros. Elle ne sera donc pas une diaspora « responsable », non. Elle ne sera pas une diaspora qui confond responsabilité citoyenne (donc, engagement contre l’animalité) et calculs politiques (donc, opportunisme). Non, si « responsabilité » veut dire vendre son âme au diable, ma diaspora est celle qui refuse d’être « responsable », préférant « l’irresponsabilité citoyenne » à la trahison.

Ma diaspora à moi, Monsieur, n’insulte ni n’injurie votre personne comme beaucoup le prétendent quand ils saoulent les Euros que vous leur avez enfoncés dans la gorge. Ma diaspora à moi dit tout simplement la vérité.

Autrement dit, ma diaspora n’injurie pas quand elle dit que Bongo est un criminel : Quelqu’un qui commet un crime est, dans la loi, appelé criminel. Or, en 41 ans, Omar Bongo a commis tous les crimes imaginables et inimaginables contre le peuple gabonais : Où est l’injure ?

Il n’y a que la diaspora prostituée qui pensera que c’est une injure que d’appeler criminel un président autoproclamé qui génocide son peuple depuis 41 ans et qui serait normalement en prison depuis 40 ans si le Gabon avait été un pays de droit.

Ma diaspora à moi n’insulte pas non plus votre personne quand elle dit que « Bongo est un animal » : un homme qui présente toutes les caractéristiques d’un animal (égoïsme, brutalité, criminalité, etc.), c’est-à-dire un homme sans conscience humaine qui, oubliant son peuple, s’accapare de la richesse nationale au seul profit animalier de son propre ventre et de celui de sa famille, un tel homme, Monsieur, ma diaspora à moi le définit comme un animal.

Il y a un documentaire que j’ai récemment regardé sur la chaîne américaine Discovery Channel. Ce documentaire montre des lions se jetant sur une lionne pour la dévorer, juste parce qu’elle souffrait d’une patte cassée. Cette scène m’a rappelé le régime que vous dirigez, Monsieur Bongo. Contre les misères des Gabonais, vous n’avez montré aucune pitié pendant 41 ans. Au contraire, vous vous êtes évertué à plus les avilir, à plus les démunir, comme si torturer son propre peuple était devenu une vertu. Chez les Fangs, on appelle cela « tsit ». Comportement d’animal, donc. Où est l’injure ?

Certains dans la diaspora ont quitté le BDP-Gabon Nouveau prétextant le fait que le mouvement basait son action sur l’injure (même quand on sait que le BDP-Gabon Nouveau, en 10 ans d’existence, a écrit des millions de mots et des centaines de textes positifs pour le pays car basés sur un esprit de réforme et de paix, mais que les bongoïstes n’ont retenu que les trois ou quatre mots qui, sur des millions, leur paraissaient, à tort, comme des injures ou des appels à la violence, et ceci sans avoir pris la peine de définir ce qu’ils entendent par « injure » ou « violence »). Mais, je vous dirai encore, Monsieur Bongo, que ma diaspora à moi n’outrage pas votre personne quand elle dit que Bongo n’a pas de « couilles ».

Cette expression, à nous donnée par les Français, ne choquera que ceux qui en sont encore au degré subzéro de la conscience animale. Car, dans un monde où Omar Bongo, depuis 41 ans, se berce de l’illusion d’être un homme aimé par son peuple, l’on s’étonne qu’il ne veuille point le prouver en se faisant élire dans la transparence la plus totale, transparence qui ne viendrait que d’un arbitrage par l’ONU au cours d’une élection que l’état Bongo ne contrôlerait pas. Quand donc, usant de la fraude, notre dictateur national se dérobe honteusement devant la sanction populaire libre, il n’y a pas d’autres mots pour désigner cette maladive couardise. Où est l’injure ?

Mais croyez-moi bien quand je vous le dis, Monsieur. Si dire la vérité est une insulte à vos yeux et aux yeux de ceux à qui vous avez communiqué le virus du bongoïsme et des calculs mesquins, alors ma diaspora à moi vous insultera toute votre vie et après vous votre descendance pourrie par la bestialité, car la vérité ne connaît aucune limite. Et si cela peut vous priver de sommeil à vous et aux diablotins qui s’évertuent à vous servir, tant mieux. Chez notre diaspora, la vérité est un acte sacré auquel on ne renonce jamais. Car renoncer à la vérité serait renoncer à la justice à laquelle notre peuple traumatisé a désormais plus que jamais droit. Or, cette justice est pour nous comme nos âmes. Nous ne pourrions jamais y renoncer, même pas devant Dieu le père lui-même, encore moins devant Belzébuth le malin.

Ma diaspora à moi, Monsieur, est celle qui, n’attendant de vous ni postes politiques ni argent, dit sans ambages et sans peur que vous, Monsieur Bongo, êtes le premier et seul grand mal du Gabon, que c’est vous qui avez rendu animaliers tout votre régime et toute notre nation, et que la  seule manière de défaire ce mal passe par une formule très simple : « Bongo Doit Partir, pour la construction d’un Gabon nouveau ». Où est l’injure ?

La diaspora dont je fais partie, Monsieur Bongo, est celle qui, ne voulant plus voir le génocide de notre pays se perpétuer et s’enliser dans une monarchie présidentielle à la gabonaise, s’est réunie à Paris les 20, 21 et 22 février 2009 pour poser les bases de l’unité et de la nouvelle entente entre Gabonais épris de démocratie et de changement. C’est elle qui se réunira de nouveau à Bruxelles les 30 et 31 mai prochains en vue de défaire la constitution bongoïste que vous avez mise en place et proposer à la nation une loi fondamentale digne de ses aspirations.

De quelle diaspora parlez-vous donc quand vous dites que la diaspora gabonaise s’insurge contre les médias français? Pas de la mienne, cela, j’en suis sûr.

Et demain, cette diaspora à laquelle j’appartiens, Monsieur, est celle-là même qui soutiendra encore et toujours toutes les cabales orchestrées contre vous, d’où quelles viennent. C’est elle aussi qui, la main dans la main avec le peuple gabonais, parlera de mille voix pour dire, sans tergiversations, son refus inébranlable de l’indignité. Ce refus, notre peuple l’exprimera avec vigueur en des mots clairs et directs qui affirmeront, désormais, que :

– NOUS, Gabonais coalisés pour la fin du bongoïsme au Gabon, sommes fatigués de parler ; nous ne répondrons plus aux invitations du régime Bongo à négocier les mêmes vieux problèmes chaque année sans que ces invitations ne mènent à des solutions durables ;

– NOUS, Gabonais coalisés pour la fin du génocide économique au Gabon, sommes fatigués des mensonges qui nous disent qu’il y a crise alors que le train de vie de la famille Bongo, des membres du régime et de l’état ne cessent d’augmenter, ne laissant que misère, paupérisation et précarité pour le reste du peuple ;

– NOUS, Gabonais coalisés pour la fin de l’animalité mafieuse au Gabon, sommes fatigués de mendier des miettes à cause des détournements qui voient chaque année l’argent du Gabon s’envoler vers des banques et propriétés immobilières personnelles à l’étranger et ne tolérons plus de demeurer les mendiants d’un patrimoine qui revient de droit à la communauté nationale gabonaise ;

– NOUS, Gabonais coalisés pour la fin des mensonges au Gabon, sommes fatigués d’attendre un développement qui ne vient jamais et qui, malgré les multiples gouvernements de « combat et d’ouverture », et malgré les multiples prétendus rénovations et « projets pour le Gabon », n’est jamais venu ;

– NOUS, Gabonais coalisés pour la fin du génocide humain au Gabon, sommes fatigués de mourir de mort lente et de génocide économique à cause de la misère qui frappe inexplicablement un pays pourtant nantis de richesses immenses pour une population d’à peine 1 million d’habitants.

– Par conséquent, parce que 41 ans de régime mafieux, C’EST TROP, et que la possibilité de voir Bongo rester 45 ans au pouvoir (à la fin de son mandat), puis 52 ans (s’il est « réélu »), est un crime contre le Gabon; la seule chose que NOUS, Gabonais coalisés pour la fin des présidences quadragénaires et héréditaires au Gabon, demandons désormais, c’est le départ immédiat et inconditionnel des incompétents au pouvoir au Gabon, Omar Bongo en tête.

Cette cabale médiatique et politique dont vous vous plaignez, Monsieur, est une cabale que, en fin de compte, ma diaspora à moi appelle de tout cœur. Et tant pis pour vous si vous n’aimez pas cela. Vos tourments, nous en sommes sûrs sont très minces comparés à ceux des 90% de Gabonais qui, depuis les 41 ans de votre règne animalier, vivent le tourment de la précarité et de la mort lente, alors que vous, Monsieur Bongo, restez assis dans le confort sur la tombe de leurs misères quadragénaires.

Non, Monsieur Bongo, ma diaspora à moi est pour la multiplication des cabales contre votre si présidentissime inexcellence, et si, au passage, vous en attrapez l’indigestion ou l’infarctus, ne vous en faites pas, une mère, quelque part au Gabon, dont trois enfants sont morts de palu à l’hôpital général de Libreville au moment même où vous, indifférent à sa misère, vous alliez au Maroc faire votre check-up mensuel, cette mère, je puis vous l’assurer, éprouvera, au moins, pour la première fois de sa vie, même temporairement, le petit soulagement de vous savoir indigestif sur ces crimes commis par vous contre sa dignité.

Comme on dit chez nous au Gabon, Monsieur El Hadj Albert Bernard Omar Bongo Ondimba, je dis à vous et à votre Gabonews, « ne nous mettez pas dans votre histoire, nous ne sommes pas dedans ».

Fait à Montclair, New Jersey (USA), le 11 mars 2009

Dr. Daniel Mengara
Président,
BDP-Gabon Nouveau


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