Socialisez

FacebookTwitterRSS

Gabon: Après le deuil, la réalité et les crimes: Quelles leçons tirer de la mort d’Edith Lucie Bongo Ondimba ?

Auteur/Source: · Date: 14 Avr 2009
Catégorie(s): Commentaire,Politique

Edith Lucie Bongo Ondimba est morte, mais elle a laissé derrière elle un Gabon malade. Elle a laissé un Gabon malade d’une maladie mortelle que, de son vivant et en compagnie de son mari, elle a contribué à empirer. Cette maladie qui ronge notre pays , je l’ai baptisée en 1998 du nom de « bongoïsme », c’est-à-dire la somme de toutes les tares mentales et culturelles qui font aujourd’hui l’état d’esprit d’une certaine classe de Gabonais, Gabonais qui, pendant 42 ans, ont été conditionnés à voir le crime et les comportements déviants introduits au sein de notre société par Omar Bongo et ses complices comme quelque chose de normal, d’acceptable et même de louable.

Et cela est d’autant plus vrai qu’au sein du régime Bongo, on a du mal à trouver, dans toute l’histoire du règne de 42 ans de notre dictateur, l’exemple d’un seul ministre ayant été forcé de démissionner ou ayant été débauché de son poste suite à un scandale ou à un constat de criminalité ou d’incompétence. Au contraire, ce sont ceux-là mêmes qui se sont distingués par les crimes, les détournements et autres comportements répréhensibles qu’Omar Bongo a promus à des postes de responsabilité encore plus importants.

Au pays de Bongo, donc, plus on vole, plus on est récompensé. Plus on viole les jeunes filles de 12 ans en leur donnant le SIDA, plus on est admiré. Plus on détourne l’argent de l’état, plus on compte dans le cercle restreint de l’entourage de Bongo qui fait la pluie et le beau temps au Gabon. Exactement comme on l’a vu récemment dans l’affaire Alaba Fall car, au pays de Bongo, quand un procureur de la République censé rendre la justice et la faire respecter se retrouve avec 300 millions de francs CFA d’origine douteuse dans son compte bancaire, cela n’émeut personne car Alaba Fall fait partie de la famille, et quand on fait partie du sérail familial bongoïste, on a le droit d’agir en toute impunité. A la fin, ceux des magistrats qui voudraient bien faire respecter la justice, mais qui ont peur de perdre leur emploi ou d’atterrir en prison, s’inclinent devant le poids des liens familiaux mafieux qui font désormais la loi du plus fort et du mieux placé au Gabon.

Le Gabon du bongoïsme mafieux, c’est exactement cela. Ce n’est ni un accident ni une surprise. Le Gabon de Bongo est ce qu’il est aujourd’hui parce qu’Omar Bongo l’a voulu ainsi. Le Gabon est mal géré parce que la bonne gouvernance du Gabon n’est pas la préoccupation de Bongo. La bonne gouvernance n’est pas de son intérêt non plus. Ce qui l’intéresse, c’est le pillage. C’est donc à ceux qui servent le mieux le pilleur en chef que reviennent les récompenses et les promotions. Dans le monde de la déchéance humaine et de la mentalité pourrie créé au Gabon par Omar Bongo, la compétence, l’honnêteté et l’amour de la patrie n’ont aucune importance ni aucune place. Ce qui compte, c’est servir Bongo et le servir bien, et uniquement dans le sens que Bongo aime. Ceux qui gravitent autour d’Omar Bongo savent ce que « Yaya » aime. Ils savent que Bongo aime les femmes, alors ils lui apportent des femmes en tous genres, des petites de 12 ans aux prostituées chinoises en passant par les épouses de ses propres ministres dont il fait les trophées de sa suprématie politique. Même quand il faut tenter de kidnapper puis séquestrer une péruvienne comme ce fut le cas pour la pauvre Miss Pérou du nom d’Ivette Santa Maria en 2004, Omar Bongo est partant et il trouve toujours dans sa bassecour quelqu’un pour arranger la combine. Ceux qui gravitent autour de Bongo savent que « papa » aime l’argent : alors, ils organisent des combines diverses pour obtenir de l’argent pour « papa » car ils savent qu’au passage, ils vont pouvoir se servir pour en garder un peu pour eux-mêmes, sans que le Grand Camarade en fasse un infarctus. Pour lui, détourner est tout à fait normal, donc tout le monde fait comme lui et lui-même encourage tout le monde à faire comme lui. C’est donc à qui impressionnera le mieux « le vieux » que reviennent les honneurs. Enfin, ceux qui gravitent autour de Bongo savent que le Grand Camarade est incompétent, alors ils s’accommodent de l’incompétence et de l’immobilisme car, au régime de Bongo, ce n’est pas la compétence ni le travail qui comptent ; ce qui compte, c’est l’engouement à servir les lubies les plus animalières d’Omar Bongo. Du coup, à la tête même de l’état, c’est la cage aux folles.

Ne croyons cependant pas un seul instant qu’Omar Bongo et son entourage ne sachent pas ce qu’ils font.

Ils savent très bien, pour ceux d’entre eux qui osent encore circuler dans notre Gabon pourri par le sous-développement, que depuis 42 ans, les routes de notre pays n’ont jamais été construites. Mais cela ne leur fait absolument rien car, eux au moins, ils ont leurs voitures 4×4 et leurs avions. Dans la tête des hommes animalisés et rongés par la vanité qu’ils sont devenus (et qu’ils ont probablement toujours été), ils tirent grand plaisir à être les seuls à rouler en 4×4 et ne peuvent en aucun cas s’accommoder, ni risquer de voir, comme aux USA, tous les Gabonais avoir accès aux voitures 4×4 s’ils le désirent. Que vaut une voiture 4×4 pour la vanité des parvenus et des voleurs qui en possèdent une au Gabon si tout le monde en a une ? Il faut bien montrer qu’on est un parvenu !

Les bongoïstes savent très bien qu’au Gabon, il n’y a aucun hôpital digne de ce nom pour soigner les Gabonais, mais là n’est pas vraiment leur souci. Ils tirent plus de plaisir à montrer à leur peuple que, eux, bons nègres qu’ils sont, peuvent aller en France, en Chine ou au Maroc se faire soigner et faire leur « check-up » annuel. Dans leur esprit, ils éprouvent une supériorité quasi coïtale sur le reste des Gabonais qui, eux, ne pouvant se rendre au Maroc pour leur check-up médical, tirent le diable par la queue et meurent chaque année par milliers comme des rats dans les hôpitaux délabrés du Gabon et sous les yeux indifférents d’Omar Bongo et de sa clique de malfrats.

Et nous, le reste du peuple, au lieu de nous révolter contre ces déviances criminelles, les avons acceptées, au point de commencer à envier les animaux et à vouloir devenir comme eux. Il n’y a qu’à voir combien de Gabonais vivent dans l’attente de se voir un jour promus ou appelés à un poste de ministre. Au Gabon, les valeurs humaines ont cédé le pas aux valeurs animalières.

Et voilà pourquoi, au Gabon, le temps d’un décès, toute une nation est capable d’oublier le mal fait par les criminels pendant 42 ans et d’offrir un deuil national à une Edith Lucie Bongo Ondimba pourtant complices des malversations qui tuent notre pays, comme si, de son vivant, elle n’avait jamais commis de crimes contre le Gabon et la dignité des Gabonais.

La réalité, pourtant, nous interpelle. Quel est véritablement le bilan que l’on peut faire du passage d’Edith Lucie Bongo au Gabon ? Sans tergiverser, il faut conclure que ce fut, exactement comme celui de son époux, un bilan criminel, donc un bilan qui ne mérite pas que le Gabon doive arrêter de respirer, encore moins de revendiquer, simplement parce qu’Edith Lucie Bongo est morte. Un crime étant un crime, il importe peu que la personne qui a commis le crime soit morte ou pas. La mort n’efface pas le crime.

Certes, l’on peut déplorer la mort quand elle frappe les bons et les généreux de ce monde, mais la mort d’Edith Lucie Bongo n’était pas une mort à déplorer ni à pleurer. Elle n’était ni bonne ni généreuse. Chez certains Gabonais, cette mort aurait même pu être vue comme souhaitable car pour beaucoup, sa disparition est apparue comme l’expression de la justice divine qui, de temps en temps, frappe aussi les riches et les puissants pour redonner l’espoir aux peuples opprimés.

En transmettant ses vœux de deuil aux « familles » éprouvées par la mort d’Edith Lucie Bongo, le BDP-Gabon Nouveau avait voulu, non pas exprimer une quelconque sympathie vis-à-vis d’Omar Bongo ou d’Edith Lucie Bongo, bien au contraire. Le BDP-Gabon Nouveau voulait, par son message de vœux, rappeler aux Gabonais les graves manquements à la dignité humaine dont se sont rendus coupables Omar Bongo et son régime, Edith Lucie Bongo compris. Ce n’était ni des vœux de bienveillance à Omar Bongo, encore moins un oubli des crimes commis contre le Gabon par Omar Bongo set son épouse.

Après le deuil, donc, la réalité des crimes et des bilans.

Il faut par conséquent le dire sans ambages : Edith Lucie Bongo est morte en terre étrangère dans un hôpital étranger. Cruel aveu, donc, qui dit clairement que le Gabon, sous Omar Bongo, n’a jamais pu, en 42 ans de règne dans un pays pourtant riche, se doter d’un hôpital qui soit, au minimum, capable d’assurer le suivi médical d’Edith Lucie Bongo dès lors qu’on la savait en phase terminale irréversible d’une maladie fatale. Cet aveu implicite d’incompétence et de sous-développement en dit pourtant long sur les anachronismes gabonais sous le règne d’Omar Bongo.

Qui était donc, en réalité, Edith Lucie Bongo Ondimba ? Edith Lucie Bongo, de son vivant, n’a pas hésité un seul instant à piller le Gabon en compagnie de, et en complicité avec, son époux Omar Bongo. Les Gabonais ne doivent donc jamais oublier que cette femme qu’ils « pleurent » aujourd’hui est exactement la même qui, en seulement 19 ans de mariage avec Omar Bongo, a accumulé, sur le dos non seulement des Gabonais, mais aussi des Congolais, une fortune personnelle tellement colossale qu’on a du mal à imaginer en quoi une telle accumulation criminelle de biens mal acquis était bonne pour le Gabon ou pour le Congo. J’en veux pour preuve non seulement les propriétés immobilières en son nom propre révélées dans l’affaire des biens mal acquis en France, mais également les comptes bancaires faramineux qu’elle détenait à Monaco pour le compte de son époux et de son père.

Edith Lucie Bongo, il ne faut surtout jamais l’oublier, était avant tout une femme d’affaires qui, en compagnie de son époux, a fait des affaires de l’état une affaire personnelle, et des affaires personnelles une affaire d’état. Et c’est ce mélange criminel des genres qui fait depuis 42 ans le malheur du Gabon. Ainsi :

– Que vaut aux Gabonais qu’Edith Lucie Bongo ait construit la clinique privée El Rapha si, au final, El Rapha n’était pour elle qu’un business personnel de plus construit, non pas avec de l’argent personnel sorti de l’effort personnel, mais avec de l’argent détourné des caisses de l’état ? Que vaut, au final, une telle structure si ses services sont inaccessibles au commun des Gabonais qui, dans la très large majorité, sont sans moyens financiers suffisants pour s’y faire soigner ? Et quelle est la valeur pour les Gabonais de cette clinique sinon une simple miette dans l’océan d’argent qu’Edith Bongo a détourné du Gabon et investi en France et dans d’autres pays receleurs ? Que vaut, à la fin, une telle structure si Edith Lucie Bongo elle-même, constatant la légèreté de son investissement, se trouva obligée d’aller se faire soigner en France et au Maroc ? Comme contribution au devenir du Gabon c’est plutôt mince, surtout au vu de la fortune personnelle accumulée !

Le plus honteux dans tout ceci c’est que quand l’ancien Premier ministre israélien Ariel Sharon tomba gravement malade en 2006 pour ensuite finir dans un coma profond, les Israéliens n’eurent point besoin de le transférer aux Etats-Unis pour l’y faire soigner. Ils ont tout fait sur place car ils avaient non seulement l’expertise locale qu’il fallait, mais également les structures hospitalières qu’il fallait. Pareillement, quand Michel Rocard, ancien Premier ministre français, souffrit d’une hémorragie cérébrale lors d’une visite privée en Inde en 2007, il fut opéré sur place à Calcutta par les médecins indiens sans que la France n’ait eu besoin de le faire rapatrier de toute urgence. Les Indiens, dont le revenu par habitant est de loin inférieur à celui du Gabon, avaient tout sur place pour réussir ce genre d’opérations pourtant extrêmement risquées. Au Gabon, Bongo et ses acolytes semblent tirer un orgueil incompréhensible à aller se faire faire des visites médicales annuelles de plusieurs millions de francs CFA à l’étranger, alors même que la dignité leur aurait recommandé de doter le Gabon de structures sanitaires modernes capables de faire économiser de l’argent à l’état sur cette multitude de « check-ups » coûteux que Bongo et sa cour font payer annuellement au trésor public national !

– Que vaut aux Gabonais qu’Edith Lucie Bongo se soit livrée ici et là à quelques opérations caritatives tape-à-l’œil si, en contrepartie, elle vidait, en complicité avec son époux, les caisses de l’état pour en faire un usage personnel qui, justement, privait le pays de l’argent qui aurait permis au Gabon de se doter de structures permanentes d’aide aux pauvres et aux malades ? Ce dont les Gabonais avaient besoin, ce n’était pas de l’aumône d’Edith Lucie Bongo sur de l’argent qui appartenait déjà aux Gabonais. Ce dont ils avaient besoin, c’était de développement durable. Or, Edith Lucie Bongo, par les villas de luxe accumulées en Europe, les comptes bancaires exilés en terres étrangères et les biens mal acquis sur le dos des Gabonais, a grandement contribué à la mort du Gabon. Ne pas le dire, c’est faire de la langue de bois et c’est inacceptable.

Le Gabon doit-il donc, en plus de l’infamie de détenir le palmarès du président autoproclamé qui est resté le plus longtemps au pouvoir (42 ans), se distinguer comme le seul pays au monde où l’on offre des deuils nationaux aux criminels qui ont tué le peuple ?

La mort d’Edith Lucie Bongo, tout comme celle d’Omar Bongo prochainement, vaut-elle vraiment que le Gabon perde encore des milliards à leur offrir, à elle et à son infâme époux, un deuil national ? Ces individus qui se sont distingués par leur indifférence face aux misères quadragénaires de nos familles, de nos bébés, de nos mères et de nos amis souvent morts comme des rats sous leurs yeux, méritent-ils vraiment que le peuple se jette par terre pour les pleurer ou que le pays s’arrête de respirer parce qu’ils sont morts? Partout ailleurs, des dictateurs ont péri comme des chiens et leurs morts ont donné lieu à des fêtes nationales pour le bon débarras. En Allemagne nazie, c’est avec soulagement que les Allemands ont accueilli la mort d’Hitler. On ne lui offrit jamais de deuil national même si, de son vivant, il n’avait cessé de clamer que ses actes avaient été posés pour la grandeur de l’Allemagne. En Roumanie, Nicolae Ceausescu avait été assassiné par son peuple. Celui-ci se mit dans les rues pour fêter sa mort et non le pleurer. Plus près de chez nous, quand les Libériens traînèrent le cadavre de Samuel Doe dans les rues de Monrovia, ce n’était certainement pas en signe de reconnaissance.

En quoi donc, sur la base d’une prétendue culture africaine, devons-nous, au Gabon, récompenser et respecter les cadavres de ceux qui ont tant volé, tant tué, tant violé ? Est-ce parce qu’Omar Bongo se dit « président » du Gabon que nous devons, comme par enchantement, oublier les crimes qu’il a commis contre la nation ? Faut-il que là où, ailleurs, les états de droit mettent leurs présidents en prison pour des crimes superficiels, nous au Gabon, encensions et pleurions les criminels qui, eux, n’ont fait que tout détruire chez nous pendant 42 ans ? Au moment où les Américains, pourtant démocrates, parlent d’instruire George Bush en justice pour possibles crimes contre la société, et où l’Espagne vient de lancer un mandat d’arrêt contre le Dick Cheney, le Vice Président Américain sortant, pour crimes de torture, les Gabonais doivent-ils absoudre Omar Bongo et Edith Lucie Bongo des crimes inacceptables commis contre notre peuple, tout simplement parce que « Mama Edith » est morte ?

Est-ce vraiment cela, la culture gabonaise que nous voulons, c’est-à-dire celle qui excuse le crime parce que quelqu’un est mort, celle qui oublie le génocide parce que la femme de quelqu’un est morte, celle qui accepte le crime et même le pardonne parce que, en Afrique (foutaises !), il y a le respect des morts ? De quelle Afrique parle-t-on ? L’Afrique villageoise dans laquelle j’ai grandi ou l’Afrique farfelue fabriquée dans la tête des Gabonais par Omar Bongo ?

Par ce genre d’acceptations de l’inacceptable, nous, Gabonais, nous condamnons nous-mêmes aux misères continuelles sous le bongoïsme. La réalité que nous devons intégrer à notre mental est pourtant criarde. Elle nous interpelle pour dire que:

– pendant que nous, nous pleurons nos criminels la faim au ventre, eux, ils mangent copieusement dans les palais qu’ils se sont construits avec l’argent de nos misères. Est-ce acceptable ?

– pendant que nous, nous pleurons la mort de nos criminels, les criminels, eux, vont faire leurs « check-ups » annuels à Paris, à Tokyo et même au Maroc, enrichissant ainsi d’autre pays avec le même argent qui aurait pu servir à doter le Gabon de structures hospitalières dignes de ce nom. Est-ce acceptable ?

– pendant que nous, nous pleurons béatement nos criminels par respect pour la mort, eux, continuent, sans remords, à piller le pays et donc, à fouler aux pieds cette même mort qu’ils nous demandent de respecter. Si Omar Bongo avait encore été humain, il aurait pu profiter de la mort d’Edith Lucie Bongo pour annoncer, comme Kérékou l’avait fait, que Dieu lui avait parlé dans la nuit pour lui dire, « Mon enfant, tu as assez fait de mal comme cela. Repends-toi, quitte le pouvoir et va consacrer ta vie à Jésus-Christ ». Mais non, Bongo n’en a que foutre. Il faut donc supposer que Dieu lui-même ne veut plus de la repentance d’Omar Bongo tellement l’homme est incorrigible. Est-ce acceptable ?

C’est ainsi qu’Omar Bongo, profitant de notre naïveté bien gabonaise, vient de demander aux Gabonais une autre trêve sociale de 30 mois. Dit son entourage : le « vieux » a été tellement « fatigué » et « meurtri » par la mort de sa complice en crimes que le Gabon a besoin de le remercier par l’observation d’une autre trêve sociale de 30 mois qui permettra à Bongo de récupérer de ses émotions ! Autrement dit, ce que Bongo demande, c’est 30 mois de pillage de plus et en toute impunité, au nom d’Edith Lucie Bongo.

Mais, entre nous, qu’ont les Gabonais à foutre de la mort d’Edith Lucie Bongo ? Edith Lucie Bongo est une affaire privée entre Omar Bongo et sa famille. La gestion du Gabon, c’est une affaire d’état. Si, donc, la mort d’Edith Lucie Bongo a affecté et incapacité Omar Bongo au point qu’il ait besoin d’une accalmie de 30 mois, c’est-à-dire de deux ans et demie de retrait, ne convient-il pas à Omar Bongo, surtout au regard de son âge, de tout simplement démissionner du pouvoir pour aller pleurer tranquillement sa femme loin des yeux des Gabonais ?

Omar Bongo veut une autre trêve sociale. Et pourtant, le bilan est là : qu’ont donné, comme résultat positif pour le pays, les trêves sociales précédentes ? Rien.

Rien car les Gabonais qui ont naïvement oublié de faire de la Conférence Nationale de 1990 une conférence nationale souveraine, ces Gabonais qui ont recommandé de laisser Bongo au pouvoir pour « préserver la paix », se sont retrouvés face à un homme incapable de changer, un homme incapable de comprendre le sens de l’intérêt national. A quoi cela a-t-il servi ?

A rien car les Gabonais qui, quelques années plus tard, ont naïvement signé avec Omar Bongo les Accords de Paris se sont, encore une fois, retrouvés devant un homme incapable de comprendre l’importance de la démocratie dans une nation qui se voulait progressiste et digne. A quoi cela a-t-il servi ?

A rien car les Gabonais de la société civile qui, à leur tour, ont signé avec Bongo la première trêve sociale se sont retrouvés devant un homme qui ne tient jamais ses promesses et qui n’a pas le sens de la parole donnée. Bref, un homme qui, lui, n’a jamais observé de trêve dans le dépeçage et le viol du Gabon.

Il faut donc, dès maintenant, aux Gabonais, avoir le courage de REFUSER ces trêves qui ne mettent jamais un terme aux détournements et aux crimes dont Omar Bongo et son entourage sont responsables depuis 42 ans.

Une trêve sociale ne peut et ne devrait pas avoir pour seul objet de permettre, pendant une durée de 30 mois (2 ans et demi), au dictateur de se remettre de la mort de sa femme. Elle ne peut non plus simplement se résumer à la phrase coutumière qui dit qu’il faut la trêve sociale parce qu’il y a une « crise économique » que le gouvernement n’a jamais pu définir en termes économiques. C’est insensé et animalier de voir Bongo demander des trêves sociales au moment même où le train de vie de l’état augmente sans que le dictateur et ses acolytes n’aient montré la moindre retenue dans leur détournement des biens publics.

Et c’est inacceptable. D’abord parce qu’il n’y a pas de crise économique au Gabon en dehors du fait que c’est Bongo qui, par les vols et la corruption, est la cause de la paupérisation nationale inexplicable qui tue notre pays à petit feu. Ensuite parce qu’une trêve sociale, pour qu’elle soit valable, doit avoir des considérations nationales au-delà de la vie d’un seul homme. Par exemple : au lieu de nous parler d’Edith Lucie Bongo, Omar Bongo doit expliciter quel plan de développement national il propose à la société civile et politique gabonaise qui puisse justifier que les syndicats arrêtent de revendiquer et les politiciens de critiquer pendant 30 mois ? Quels mécanismes d’évaluation et de contrôle sont mis en place pour que, 30 mois plus tard, l’on soit sûr des résultats d’un tel plan en matière de développement et de progrès national? Ce plan est-il conçu en collaboration avec tous les partenaires sociaux dans le cadre d’une concertation nationale ou n’est-il, encore une fois, qu’un simple subterfuge du régime pour « dribbler » une fois de plus le peuple et se donner trois ans de plus d’une tranquillité achetée par la dictature et la corruption ?

Or, au vu de toutes les trêves sociales, politiques et économiques prononcées et observées au Gabon, au vu de toutes les rénovations ratées et de toutes refondations avortées, au vu de tous les Accords de Paris foulés aux pieds et de tous les gouvernements de combat nommés puis dénommés avant d’être renommés, au vu des multiples sacrifices consentis par le peuple pour donner le bénéfice du doute à Bongo, jusqu’à quand les Gabonais vont-ils se laisser duper par les manies du Grand Camarade « Yaya » Albert Bernard Omar Bongo Ondimba ? Ne convient-il pas désormais à la société civile et politique de dire « NON, nous avons assez trinqué comme ça ? »

Il se peut que personne n’ait encore eu le courage de dire à Omar Bongo que son règne a été, pour le Gabon, la malédiction la plus néfaste dont puisse hériter un pays. Aussi faudra-t-il que quelqu’un ait un jour le courage de lui dire, bien en face, que, pour le peuple gabonais tout entier, la mort d’Edith Lucie Bongo Ondimba ne saurait faire oublier à ce peuple si meurtri les sauvages réalités du bongoïsme au Gabon.

Après le deuil, donc, la réalité des crimes commis.

Non, Monsieur Bongo, nous n’oublierons pas.

Dr. Daniel Mengara
Président,
BDP-Gabon Nouveau


SUR LE MÊME SUJET
Une messe de requiem sera célébrée ce lundi à la Cathédrale Sainte-Marie de Libreville à l’occasion de la « Journée du recueillement et du souvenir », dédiée au deuxième anniversaire du décès de feue Edith Lucie Bongo Ondimba (ex Première Dame du pays), épouse du défunt Président de la République gabonaise, Omar Bongo Ondimba, décédée le 14 mars 2009. Décédé le 14 mars 2009 à Rabat au Maroc, le passage sur terre de feue Edith Lucie Bongo Ondimba, a marqué beaucoup d’esprits de par l’œuvre humanitaire et sociale accomplie. Le nom de cette femme restera à jamais gravé dans les ...
Lire l'article
Alors qu’elle aurait eu 46 ans le 10 mars, les souvenirs de Edith Lucie Bongo Ondimba, l’ex-première Dame gabonaise, disparue le 14 mars 2009 à Rabat au Maroc, pour qui une messe de requiem a été dite mercredi à la Cathédrale Sainte Marie de Libreville, n’ont pas disparu, un moment, de la mémoire des Gabonais qui estiment qu’elle a longuement œuvré en faveur du social, notamment des défavorisés dans le pays. A la faveur d’un micro-trottoir réalisé auprès de la population des quartiers de Libreville, l’on note d’emblée que la mémoire de l’ex première dame reste vive chez les Gabonais qui ...
Lire l'article
Gabon/Congo: Rumeur: Edith Lucie Bongo Ondimba serait morte de SIDA – Sassou à Bongo: “Tu as tué ma fille, salaud !”
Les rumeurs sur la fissure entre Omar Bongo du Gabon et Sassou Nguesso du Congo se font de plus en plus persistantes. Cette fissure aurait pour cause directe la mort d'Edith Lucie Bongo Ondimba suite à une maladie incurable le 14 mars dont les deux dictateurs ont fait le plus grand secret. Depuis le 7 février dernier, date à laquelle le BDP-Gabon Nouveau avait appris le premier la rumeur faisant état de la mort ou de la chute dans un coma profond et irréversible d'Edith-Lucie Bongo Ondimba, des rumeurs existent dans les cercles bongoïstes et sassouïstes qui faisaient état d'une sorte ...
Lire l'article
La première Dame du Gabon Edith Lucie Bongo Ondimba a été inhumée ce dimanche à 13 heures 25 minutes au cimetière familial de Konakona, à Edu au Nord du Congo, en présence notamment des présidents gabonais Omar Bongo Ondimba son époux, congolais, Dénis Sassou Nguesso son père, Joseph Kabila de la République Démocratique du Congo (RDC), de Faure Gnassingbé du Togo, de François Bozizé de la République Centrafricaine (RCA), ainsi que des membres des familles de la disparue et de nombreuses personnalités étrangères.
Lire l'article
La dépouille d’Edith Lucie Bongo Ondimba, épouse du président gabonais Omar Bongo Ondimba a quitté Libreville, vendredi en fin de matinée pour Brazzaville où elle sera inhumée dans le village des ses ancêtres Edu (nord Congo), a constaté un journaliste de l’AGP. Le cortège funèbre est arrivé à l’aéroport international Léon Mba de Libreville, escorté par un important dispositif militaire, alors que des centaines de personnes attendaient déjà sur place depuis le début de la matinée. Le chef de l’Etat Omar Bongo Ondimba et l’ensemble des autorités du pays ont salué la dépouille avant son embarquement à bord de l’avion spécial devant ...
Lire l'article
Voici le programme officiel des obsèques d'Edith Lucie Bongo Ondimba, décédée samedi dernier à Rabat au Maroc. Journée du mardi 17 mars 2009 : 17h : Sortie du corps, exposition à la Résidence présidentielle de Rabat au Maroc Journée du mercredi 18 mars 2009 : 08h 00 : Décollage de Rabat pour Libreville de l'avion transportant leurs Excellences Monsieur Denis Sassou Nguesso, président de la République du Congo, et El Hadj Omar Bongo Ondimba, président de la République gabonaise. 09h : Décollage de Rabat pour Libreville de l'avion transportant la dépouille mortelle. 14h : Arrivée des deux chefs d'Etat. 15h : Arrivée de la dépouille mortelle -Accueil -Honneurs à ...
Lire l'article
La dépouille de Mme Edith Lucie Bongo Ondimba, épouse du chef de l’Etat gabonais, Omar Bongo Ondimba, arrivera mercredi après-midi à 15h (14h GMT) à Libreville, avant d’être transférée au Congo son pays natal où elle sera inhumée, a annoncé mardi le ministre Porte-parole du gouvernement, René Ndemezo’Obiang à la télévision publique (RTG1). La décision d’inhumer la Première dame du Gabon dans son pays natal a été prise en accord avec les deux familles afin d’obéir aux rites traditionnels de l’illustre disparue. Par ailleurs, le gouvernement gabonais a appelé les citoyens à accueillir la dépouille de la Première dame dans la dignité ...
Lire l'article
Docteur pédiatre, Edith Lucie Bongo Ondimba est née le 10 mars 1964 à Brazzaville (Congo). Titulaire d’un doctorat en médecine (Brazzaville 1989), elle est devenue l’épouse du chef de l’Etat gabonais en août 1990. Mère de famille vouée à la cause des enfants en difficulté, la Première Dame du Gabon a créé en 1996 la Fondation Horizons Nouveaux. L’institution est destinée à aider les enfants en détresse et les handicapés. Mme Bongo Ondimba est, par ailleurs, présidente du conseil d’administration de la Polyclinique El Rapha. Elle a surtout, avec brio été la première présidente de l’Organisation des premières dames d’Afrique contre le ...
Lire l'article
Urgent – Gabon: Edith Lucie Bongo Ondimba est morte à Rabat: Confirmé
Le BDP-Gabon Nouveau confirme la nouvelle de la mort d'Edith Bongo à Rabat. Comme précédemment annoncé sur le site du BDP-Gabon Nouveau le 7 février dernier, le mouvement avait eu vent de la possible mort d'Edith Bongo à Rabat au Maroc le 7 février. Cette nouvelle est désormais confirmée non seulement par nos propres informations, mais aussi par des sources concordantes. L'AFP, par exemple, dit avoir reçu d'une source médiacle confirmation que “Elle est morte ce matin [14 mars 2009] à la suite d’une grave maladie. Elle a rendu l’âme après un coma profond qui a duré plusieurs semaines”, ce qui ...
Lire l'article
Société / Une Journée du souvenir pour se rappeler de l’humanitaire Edith Lucie Bongo Ondimba
Edith Lucie Bongo Ondimba: un an après, les Gabonais ne l’ont pas oublié
Bongo Doit Partir
Gabon/Congo: Rumeur: Edith Lucie Bongo Ondimba serait morte de SIDA – Sassou à Bongo: “Tu as tué ma fille, salaud !”
Gabon: URGENT/ Edith Lucie Bongo Ondimba portée en terre à Edu son village ancestral au Nord du Congo
Gabon/Deuil : Départ de la dépouille d’Edith Lucie Bongo Ondimba pour Brazzaville
Gabon-Deuil : Programme des obsèques d’Edith Lucie Bongo Ondimba
Gabon-deuil: Arrivée mercredi à Libreville de la dépouille d’Edith Lucie Bongo Ondimba
Gabon-Deuil : Edith Lucie Bongo Ondimba (Bio portrait)
Urgent – Gabon: Edith Lucie Bongo Ondimba est morte à Rabat: Confirmé

Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (5 votes, moyenne 4,80 sur 5)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 14 Avr 2009
Catégorie(s): Commentaire,Politique
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

62 Réponses à Gabon: Après le deuil, la réalité et les crimes: Quelles leçons tirer de la mort d’Edith Lucie Bongo Ondimba ?

  1. oulimata wade

    3 Déc 2010 a 13:21

    pourquoi bango doit partir si facillement puisque le ponpage de la sde se trouve là bas

  2. Dr ESSONO NGUEMA

    30 Avr 2009 a 07:33

    Cher Arsène Assam,

    Vous me faites vraiment penser à ces diplômés qui, lorsqu’un vieux sage du village pointe son index vers une direction précise pour leur montrer où aller, s’attardent sur l’ongle cassé de cet index plutôt que sur la direction qui leur est suggérée par cet homme expérimenté.

    Je vous suggèrerai de prendre un mirroir, de le placer devant vous, de le fixer du regard et de vous mettre à proférer des injures…Quelle image voyez vous dans le mirroir ?

    Ceci dit A bientôt chers tous. Le devoir m’appelle et je quitte ce forum pour un long moment.

    Longue vie au Président et que Dieu bénisse le Gabon.

  3. ratanga roger

    28 Avr 2009 a 17:58

    Avez vous lu gabonews??
    Patience dabany serait passer sur la rtg1 pour crier haut et fort que son fils Ali Bongo n’est pas un nigerian mais un gabonais comme tous les autres….
    Comme pour dire que la famille bongo n’a pas encore fini avec le pouvoir…apres plus de 40 ans du pere on est parti pour une autre aventure avec le fils et ainsi de suite…et comme,d’habitude les gabonais vont accepter!
    pauvre gabon..!!

  4. Arsene Assam

    27 Avr 2009 a 17:13

    dog essono Ngnema.
    moi je ne m’abstiendrais pas pour vous insulter.vous ete vraiment vraiment malade.parceque le Gabon donc vous parler c’est le Gabon que nous tous nous conniasion bien.je vous le redit vous ete vraiment malade.

  5. Jean-félix N.

    27 Avr 2009 a 15:11

    Bien évidemment aucun bain de sang n’est à souhaiter aux populations Gabonaises le jour du départ de BONGO. Mais le départ d’un dictateur, qu’on le veuille ou pas , a toujours laissé une profonde confusion. Une prise de conscience va naturellement s’installer chez la plupart de nos compatriotes qui comprendrons que finalement BONGO n’est pas immortel, et qu’il a été le vrai responsable de tous nos malheurs. Le Gabon est un pays doté d’une âme. Ce petit pays pleure de ne pas avoir pu satisfaire ses habitants avec toutes ses richesses, à cause de la cruauté d’un seul homme que le destin a porté à sa tête; un petit pygmé des plateaux du Gabon, qui soutenu par les blancs qui, comme nous le savons ne se sont jamais souciés du sort des noirs, a pris le Gabon pour son village .
    Bongo a dirigé le Gabon comme on dirige un village. Je n’ai rien contre mes frères Tékés du haut-ogouée, car moi-même je suis de la province et j’ai vécu parmi eux pendant toute ma jeunesse. je me souviens qu’ensemble nous appelions BONGO “Ndziami A Tsiè”, c’est à dire “le Dieu de la terre”. Bongo a mis dans la tête de tous les haltogovéens qu’il était un Dieu. Et nous avons grandi avec ça dans nos têtes. Celui qui disait du mal du chef était condamné à mourir.
    Aujourd’hui Bongo a même reussi à mettre dans l’esprit de beaucoup de Gabonais que sans lui le Gabon n’existerait pas.

    C’est un vériatable machiavélique, qui a une arme rédoutable” diviser pour mieux régner”. C’est pourquoi il n’a ya pas de véritable révolution au Gabon. Bongo sait se servir habilement des ambitions des membres d’une même famille ou d’un même clan, pour créer la division et gere cette division à son profit. C’est pourquoi les Gabonais ont du mal à se lever contre BONGO. Mais dès qu’il partira, les consciences qu’il a endormi avec ses stratèges depuis son avènement au pouvoir nt se reveiller. Dieu seul sait ce qui va vraiment se passer au Gabon. Je suis personnellement convaincu qu’il y aura une volonté collective à régler les comptes à tous ceux qui ont pillé notre pays avec BONGO. Tous ceux qui ont empêchés le Gabon à avoir de bonnes écoles, des hôpitaux ,des transport et toutes les structures necessaires pour une meilleure vie de nos concitoyens devront rendre des comptes.
    En tant que chrétien; il ne m’est pas permis de souhaiter la mort de qui que ce soit. Mais comme je l’ai déja dit je comprendrais toute forme de violence dans les circontances actuelles.
    La bible dit que si un frère fait des choses qui portent atteinte à sa vie et à la vie des autres, il faut le remettre à satan pour la detruction de son corps afin que son âme soit sauvé. Cela concerne les chrétiens: que dire alors des païens qui ne respectent pas la vie des autres? Seule la violence peut maheureusement ramener à la raison les dictateurs comme BONGO. Il n’y a malheureusement pas d’autres solutions possibles.

    Rappelons nous de KABILA et MOUBOUTOU. Le dernier,tout moribond a continué à négocier le pouvoir jusqu’à la mort, et tout cela pour chercher à asseoir l’un de ses fils au pouvoir.
    ça risque d’être le cas au Gabon. Et je crois même que ce sera le cas.

    Que les Gabonais se reveillent et regardent la vérité en face.Si nous ne faisons rien pour empêcher BONGO de rester au pouvoir jusqu’à la mort, alors ce sera le chao. A bon entendeur salut !

  6. Dr ESSONO NGUEMA

    27 Avr 2009 a 10:31

    Mes chers compatriotes,

    Il est vraiment dommage de constater la vacuité trop fréquente qui affecte les interventions de certains frères (ici ou ailleurs) qui s’inventent un Gabon fictif et souvent conforme aux élucubrations d’occidentaux trop éloignés de nos réalités car trop pressés de déverser des propos calomnieux sur notre pays et son Président. Ces frères devraient le comprendre s’ils ne veulent pas être pris pour des pataphysiciens à l’intellect décadent.

    Notre frère « L’Africain » (qui en fait partie) a écrit dans deux messages récents, je cite.:
    1°- J’ai tout simplement suivi la logique du fameux Dr ESSONO NGUEMA (en parlant de guerre au Gabon et en répondant à notre frère « Stratégie »).
    2°- Vous êtes dans quel monde ? (En s’adressant à moi) – Fin de citation.

    Pour toute réponse je dirais simplement ce qui suit :

    1°- Notre ami et frère « l’Africain » que je sais très intelligent gagnerait à comprendre que mon souhait ardent pour consolider ce qui va bien dans notre pays et corriger ce qui va mal pas au Gabon, consiste en une révolution pacifique sous la conduite d’Omar BONGO ONDIMBA, plutôt qu’une REVOLTE SANGLANTE aux résultats hautement préjudiciables à notre pays.

    2°- L’article du Figaro que cite « L’Africain » est hélas éloigné de la réalité du Gabon dans lequel je vis. En effet cet article affirme notamment que :

    (1) Le tiers de son million d’habitants vivait sous le niveau de la pauvreté (1dollar par jour)
    (2) Carcasses d’immeubles abandonnés sur le bord de mer
    (3) Ses coupures de courant
    (4) dans les quartiers populaires des habitants fouillaient les poubelles et s’y nourrissaient
    (5) la plupart des chaînes d’hôtels internationales s’étaient retirées du pays
    (6) Depuis 2006 l’État ne réglait plus ses factures
    (7) sur le boulevard triomphal de M. Bongo, ….ils [les chinois] s’activaient ces jours-ci pour une cité de l’information où seraient regroupées les forces vives de la presse locale.

    Or :
    (1) J’ai indiqué dans une intervention antérieure que les règles de calcul de l’IDH et du PIB par habitant étaient, à mon sens, à revoir car ne tenant pas compte de considérations pragmatiques que je crois essentielles (i.e. partage et solidarité hérités de la tradition)
    (2) Hormis l’immeuble (en cours de destruction) qui se situe en face de la base aérienne française, il n’y pas à connaissance « d’immeubles abandonnés » sur le bord de mer.
    (3) Les coupures de courant intempestives actuelles sont l’œuvre de l’opérateur français VEOLIA WATER et non de l’Etat.
    (4) A Libreville, seuls quelques malades mentaux se permettent de fouiller les poubelles pour se nourrir. C’est vérifiable. Les habitants des quartiers populaires bien que pauvres sont des gens très dignes contrairement aux allégations abjectes du Figaro.
    (5) Il aurait été plus exact que le Figaro note que de nouvelles chaînes d’hotels internationales à l’image de LAICO (qui a repris L’Hotel Inter, le Dialogue, …etc) ont remplacé les anciennes.
    (6) Il s’agit d’une affirmation légère fondée sur une forte méprise du travail appréciable que fait au Gabon le « Club de Libreville » relativement à la dette intérieure.
    (7) Hadj Omar BONGO ONDIMBA n’est propriétaire d’aucun boulevard. Seul a été donné son nom à l’artère de Libreville dont parle le Figaro. De plus la cité de l’information n’héberge pas les « forces vives de la presse locale » mais simplement l’une d’entre elles : la Radiodiffusion Télévision Gabon chaîne 1.

    Bref, quand on veut améliorer un existant, on se doit de le circonscrire d’abord puis de l’analyser et le critiquer ensuite, avant de proposer enfin des solutions susceptibles d’améliorer cet existant. Ce n’est malheureusement pas la démarche du Figaro que malheureusement notre ami « L’Africain » prend pour référence. Pourvu qu’il ne se réfère pas bientôt à « Tintin au Congo » ou à « Akim » pour nous demander dans quel monde nous (i.e. ceux qui n’ont pas les mêmes référence que lui) vivons.

    Mais bon ! C’est aussi cela le Gabonais révolté. Et notre pays a besoin de tous ses fils pour avancer. Y compris le dénommé « L’Africain ».

    J’ai dit.
    Dr SA-EN

  7. Stratégie

    27 Avr 2009 a 08:11

    L’africain,

    Heureux de vous relire. Quand vous écrivez que le gabon sera comme l’ex-zaire ou le Tchad vous faites allusion aux crises voire aux conflits qui ont caractérisé le continent africain.Cependant, je constate avec bonheur que cela n’est pas votre intention.Loin s’en faut.

    Par ailleurs, je tenais à vous dire que tous les Gabonais peuvent etre candidat à la magistrature suprême pour peu qu’ils remplissent toutes les conditions requises par la constitution. Cela dit,même le président Bongo peut se présenter tout comme monsieur Mengara et bien d’autres personnalités politiques. Le mandat de président au Gabon n’est pas limité. Le président Bongo peut se présenter autant de fois qu’il le souhaite.

    Profonds respects.

  8. L'africain

    27 Avr 2009 a 05:06

    Stratégie,

    Loin de moi l’idée de souhaiter malheur au Gabon.j’ai tout simplement suivi la logique du fameux Dr Sylvain Abraham ESSONO NGUEMA.

    Amicalement!

  9. Stratégie

    26 Avr 2009 a 16:49

    L’africain,

    Je ne pas partage pas votre positions. Le Gabon ne sera pas l’ex zaire bis.Loin s’en faut. Je constate avec amertume que plusieurs africains sont convaincus qu’après le président Bongo, le Gabon connaitra la guerre civile ou un conflit armé. Mais vous vous trompez sur toute la ligne. Les Gabonais feront la différence par rapport à ce qui s’est passé dans certains pays amis. On ne peut pas souhaiter à un autre Etat de vivre les évènements dramatiques que d’autres Etats ont vecu. Ne pensez surtout pas que la République démocratique du Congo est fier des évènements survenus après le décès du président Mobutu. Il en est de même pour la Cote d’Ivoire.

    La bonne attitude consiste à attirer l’attention des Gabonais pour que la transition politique se passe dans de meilleurs conditions comme on l’a vu au Sénégal ou en Afrique du Sud. Sachez que toutes les transitions difficiles qui se passent sur le territoire africain ternissent l’image de l’Afrique et des africains.Un conflit armé au Gabon ne viendra que renforcer l’idée selon laquelle l’Afrique est le continent des guerres,Or c’est le contraire que nous devons demontrer à l’ensemble de la communauté internationale.Etes vous heureux lorsque la presse internationale écrit que la Somalie est la vitrine de l’insécurité ou lorsque quand on parle des élections présidentielles en Cote d’Ivoire on pense à la guerre civile ou encore quand on parle des derniers coups d’Etat ( Madagascar…)?

    Je sais qu’on attend les Gabonais après la présidence de monsieur Bongo. Je tiens à vous rassurer que nous allons faire la différence et vous surprendre. Il n’y aura pas de guerre civile dans notre petit pays. Nous allons réécrire notre histoire en poursuivant notre développement économique, politique et social.

    Il faut arreter de nous souhaiter tout le mal du monde.Nous allons vous demontrer que meme en Afrique centrale l’esprit démocratique et républicain peut triompher.

    Profonds respects.

  10. L'africain

    26 Avr 2009 a 06:57

    Le Gabon deviendra comme le Togo,l’ex Zaire et le Tchad(vos exemples Cités)parce que ces pays ont été dirigé par des dictateurs tel que votre Bongo.Vous en êtes conscient puisque vous le reconnaissez implicitement dans votre dernière réaction.

    Mr le Dr,le chao existe déjà sous le régne de Bongo Ondimba.Le pays est en mal à des nombreux points:santé,éducation,insecurité,impunité,corruption,injustice,chômage,bars tous les 30 mètres etc…

    C’est un Gabon pourri que Bongo léguera en héritage à son peuple.La seule issue pour que nous restons en paix après sa mort:c’est sa non participation au présidentielle de 2012 et l’instauration irreversible d’un Etat de droit.

  11. L'africain

    26 Avr 2009 a 05:55

    Au fameux Dr Sylvain Abraham ESSONO NGUEMA,

    L’envie me vient de vous insulter mais je m’abstiendrais pour cette fois.vous êtes dans quel monde vous?Où êtes vous lorsque Bongo en personne avait fait son mea-culpa le 1 décembre 2007?

    Lisez ce qui suit(article du Figaro):

    Bal lugubre dans les monarchies africaines
    On ne va nulle part sans a priori. Il y a trois mois, j’étais passé à Dubaï, la capitale des Émirats arabes unis, où je m’attendais au pire tape-à-l’oeil, au clinquant inutile. J’avais été étonné par le développement intelligent et spectaculaire de ce pays moins riche que le Gabon. À Libreville, où j’arrivais, je me réjouissais de retrouver le petit émirat tropical, coquet, que je n’avais plus revu depuis vingt ans. Il devait s’être spectaculairement développé. La réalité était opposée : le Gabon était devenu un émirat misérable. Le tiers de son million d’habitants vivait sous le niveau de pauvreté (un dollar par jour). Libreville s’était défaite, elle s’étalait tristement avec ses carcasses d’immeubles abandonnés sur le bord de mer, ses rues défoncées, ses coupures de courant, ses égouts débordants. Dans les quartiers populaires, des habitants fouillaient les poubelles et s’y nourrissaient, dans une misère humide de flaques boueuses. À l’hôpital central, les malades arrivés en urgence étaient posés sur le sol. Les écoles comptaient soixante élèves par classe. La plupart des chaînes d’hôtels internationales s’étaient retirées du pays.
    Le Gabon, riche à milliards grâce à son pétrole, n’était plus qu’une débâcle, un découragement, une reculade, un pays exsangue et délabré. Derrière le boulevard triomphal Omar Bongo bordé d’immeubles rutilants, j’étais replongé dans la crasse de Port-au-Prince, la capitale misérable d’Haïti. C’étaient des bidonvilles à perte de vue, des routes pitoyables menant vers les pays voisins. Les grèves se succédaient en ville. C’était le seul moyen de se faire payer, semble-t-il. Depuis 2006, l’État ne réglait plus ses factures. Les Gabonais nommaient ce phénomène « l’évaporation ». Je tentais d’aborder quelques intellectuels officiels, mais tombais sur des laquais : « Vous êtes un journal d’opinion, il me faut d’abord prévenir le palais ! », tremblotait un M. M’Bot, ancien ministre semble-t-il (il y en avait quarante- neuf à chaque remaniement). Pour me remonter le moral, je dirigeais mes pas vers le Musée des arts et traditions populaires, sur le front de mer. L’art des masques de la forêt gabonaise faisait rêver les collectionneurs du monde entier. Le musée
    était à l’abandon. Mangé par les insectes. Les réserves avaient été inondées trois fois en deux ans. On appelait ici ces mauvais sorts des « coups de fusil nocturnes ». Les esprits se vengeaient. Car le pays avait été pillé. J’avais toujours porté un regard assez indulgent sur le phénomène de la corruption. Après tout, c’était bien difficile de la stigmatiser, pour nous qui n’avions jamais connu de privations. C’était comme demander à un homme affamé depuis toujours de ne se servir qu’une demi-tranche d’un énorme cake qu’on lui présenterait soudainement. Ce que nous nommions «corruption», c’était la confiscation du cake entier par ce vorace. Cela n’était pas bien du tout, mais c’était humain : l’homme voulait mettre sa famille et ses proches définitivement à l’abri de la misère. Omar Bongo, le président gabonais, n’était que le prédateur le plus caricatural de l’Afrique. Au Cameroun, Paul Biya, lui aussi, avait mis son pays en coupe réglée. Au Congo- Brazzaville, c’était Denis Sassou N’Guesso ; dans l’autre Congo, celui de Kinshasa, la famille Kabila ; au Togo, la famille Eyadéma. Mais la tension montait : aussi bien Omar Bongo qu’Idriss Déby au Tchad, Sassou N’guesso et Paul Biya vieillissaient. Et aucun de ces chefs n’avait préparé sa succession. Les Chinois se réjouissaient de cette agonie lugubre de l’Afrique francophone. Ils avaient poussé la provocation jusqu’à vouloir racheter l’ancien hôtel particulier du ministère français de la Coopération, à Paris – Jacques Chirac avait mis son veto.
    Ils contemplaient le recul de la France sur le continent. Ils attendaient que ces cartels de clans qui avaient profité au maximum de la sécurité apportée par les Français (1) soient chassés. Ils calculaient que ces transmissions de pouvoir se feraient sur le dos des Français. Car partout en Afrique francophone, il était déjà écrit que la colère de ceux qui s’étaient sentis floués par leurs dirigeants (95 % des populations de ces pays) se retournerait le moment venu contre ceux qui avaient protégé les exactions de leurs anciens dirigeants. Exactement comme en Côte d’Ivoire : l’émancipation vis-à-vis de l’ancienne puissance colonisatrice serait d’autant plus violente qu’elle serait tardive. À Libreville, cette colère était déjà palpable. Au carrefour de Rio, qui dominait plusieurs quartiers et commandait l’accès à des routes importantes, je ne m’étais guère attardé. Les regards n’étaient pas bienveillants : « Ras-le-bol de voir les Français ! », « Fous le camp ! », lâchaient des Gabonais attablés dans des « maquis », les cafés du coin. « C’est comme au Rwanda ou en Côte d’Ivoire ici, me disait le journaliste gabonais qui m’accompagnait, il y a un fort sentiment antifrançais ici. Les gens ne le disent pas haut, mais ils le pensent : la France nous impose ce dictateur. Elle ne nous veut pas de bien. Elle encourage les prédateurs. » Dans les restaurants français du centre-ville, les Blancs trinquaient au pastis, ils semblaient ignorer cette exaspération : « Ce pays est béni des dieux, et ça continuera ! », assurait un convive auquel je décrivais l’ambiance du carrefour de Rio. Le Gabon n’était pas plongé dans une drôle de guerre, mais dans une drôle de paix. Le peuple attendait son heure, prêt à faire payer la sclérose de ses structures politiques et sociales aux étrangers. Les Français seraient les premiers pillés. « Ce sera effroyable lorsque cela éclatera, car la violence est contenue, mais déjà présente. On pratique le supplice du pneu (2) pour les voleurs, c’était inimaginable il y a vingt ans », m’expliqua un sociologue gabonais. Le pays était devenu un théâtre d’ombres et de simulacres. Les habitants jouaient les Tartuffe : « Les gens acceptent d’être nourris par un chef plutôt que de lutter, expliquait un coopérant européen, le pays recule. Les ministres passent leur temps à attendre que le président ouvre l’armoire qui est derrière son trône. Elle contient des mallettes remplies de billets de banque. » Les Chinois sentaient bien le recul des Français, et occupaient les places qu’ils abandonnaient. Dans l’industrie en particulier. Là où les Français se faisaient critiquer pour le manque de solidité des routes qu’ils construisaient (après les prébendes du palais, il restait moins de goudron à étaler), les Chinois faisaient les routes eux-mêmes, plus vite et plus solidement. Sur le boulevard triomphal de M. Bongo, ils avaient construit tout ce qui se voyait : l’Assemblée nationale, le Sénat. Ils avaient rénové l’hôtel du premier ministre, ils s’activaient ces jours-ci sur une Cité de l’information, où seraient regroupées les forces vives de la presse locale. Celle-ci était dithyrambique sur l’action des Chinois. « Avec les Chinois, c’est du concret ! », proclamaient les journaux. La Chine n’avait évidemment pas de sympathie particulière pour le président Bongo, mais elle en avait beaucoup pour son pétrole, son bois, son manganèse et son minerai de fer. Pékin venait ainsi de débloquer trois milliards de dollars de crédits pour un projet colossal, l’exploitation d’une mine de fer à Belinga, détenue à 85 % par les Chinois. L’étonnant dans ce projet était que les Chinois ne possédaient pas le savoir-faire pour exploiter des gisements aussi gigantesques. Mais la candidature chinoise avait été retenue par le président Bongo, et le contrat signé dans des termes d’une confidentialité absolue. Je n’étais pas étonné par le style monarchique du pouvoir gabonais. Tous les régimes africains avaient cette tentation monarchique, et il était naturel de laisser enfin les peuples du continent maîtres de leur histoire. Ce n’était pas à nous, les Français, de donner des leçons sur ce point aux Africains, alors que nous avions vécu huit siècles sous le règne de deux familles. J’avais rencontré des « monarques » admirables sur ce continent, comme Félix Houphouët-Boigny. Ce qui me surprenait à Libreville, et dans toute l’Afrique centrale plus généralement, c’était le silence de la France. Il n’y avait qu’une seule explication possible : Omar Bongo payait tout le monde en cash. Nous aussi. Avec ses collègues, les autres vieux monarques de sa région, il était la caisse noire de la Ve République. Que pouvait-on lui reprocher ? Rien. Il aurait fallu instituer une règle dès le début. C’était maintenant trop tard. La « Françafrique » pourrissait de ses compromissions. Les Chinois attendaient de prendre notre place. Ils étaient dix mille environ au Gabon, dans les quartiers, dans les bidonvilles, ils s’intégraient et parlaient un français fleuri, avec l’accent de là-bas. Ils ouvraient des magasins de vêtements, des restaurants aux prix imbattables. « Si on veut se faire plaisir, me racontait un copain journaliste gabonais, on va manger chez eux. On commence à aimer les nems ! » L’Afrique n’était pas le seul continent qui ouvrait ses bras à la Chine. L’Asie du Sud-Est et le Pacifique s’offraient eux aussi. Je quittais le Gabon et m’embarquais pour Bangkok. Pour un dernier petit saut de 30 000 km par-dessus la terre.
    (1) Il y a six commandements militaires français en Afrique : l’un à Libreville (Afrique centrale), un autre à Djibouti (Corne de l’Afrique), un à Dakar (Afrique de l’Ouest), un à la Réunion (océan Indien) et le dernier à N’Djamena. (2) Le supplice du pneu consiste à passer un pneu autour des bras de la victime, à l’arroser d’essence et à mettre le feu.
    Prochain article :
    Les maîtres du riz«Ce que nous nommions «corruption», c’était la confiscation du cake entier par un vorace. Cela n’était pas bien du tout, mais c’était humain.»
    «La presse était dithyrambique sur l’action des «fils du ciel». « Avec les Chinois, c’est du concret ! », proclamaient les journaux.»

  12. Jean-félix N.

    25 Avr 2009 a 17:51

    Mon cher dr ESSONO NGUEMA; vous ne pouvez pas comprendre ce que ressentent les Gabonais aujourd’hui. Il est inutile d’épiloguer avec vous sur le destin de notre pays car vous n’êtes pas objectif. BONGO a pillé notre pays en 42 années de règne et c’est devenue une affaire qui dépasse nos frontières aujourd’hui. Les médiats accidentaux s’interressent beaucoup à ce problème de détournement des fonds publics au Gabon par la plus haute autorité de l’état. Et tôt ou tard une vraie stratégie sera trouvée pour la disparition du système BONGO dont vous faite partie. La bible dit “Malheur a l’homme qui s’attache à l’homme”. Ne vous attachez pas à BONGO, mais plûtot aux valeurs humaines qui sont chers à notre Dieu créateur. Parmi ces valeurs humaines il y a la justice, la solidarité et surtout l’amour.
    J’ai déja évoqué ici l’accident de Gabon-express dans lequel de nombreux gabonais ont trouvé la mort en 2003. Les familles des victimes cruellement éprouvées n’ont jamais eu le soutien de l’état Gabonais. Et la justice Gabonaise continue à torturer les familles des victimes, ignorant la souffrance des orphélins laissés par ces dernières. Cela montre incontestablement un manque d’amour et de solidarité de ceux qui dirigent notre pays. J’ai moi-même perdu une demie soeur de 25 ans dans cet accident. Elle pouvait être sauvée, car elle avait demandé les secours pendant 3 quart d’heures. Imaginez seulement si un membre de la famille de BONGO était dans ce vol ce jour là,tout le monde serait sauvé.

    Je ne vais pas rappeler ici la mort de 2 autres membres de ma famille dans des circonstances inadmissibles et dont les assassins n’ont jamais été inquiétés. Sans parler de ma plainte classée sans suite concernant le vol de mon véhicule neuf peugeot 206 , volé et accidenté par le neveu d’un magistrat, conduisant sans permis. J’ai adressé une lettre au Président de la République pour parler de toutes ces injustices en citant nommément les magistrats chargés d’instruiretoutes ces affaires. Mais je n’ai jamais eu de réponse. Allez vous encore me dire que BONGO se soucie vraiment de la vie des Gabonais.

    Je rembourse aujourd’hui un crédit d’un véhicule dont je me suis à peine servi. Qu’avez vous à dire de tout ça mon cher docteur ? Je crois que le Gabon est à l’image de celui qui le dirige . Les criminels ne sont jamais inquiétés ans notre pays parceque la justice leur est favorable.

    BONGO a sûrement été généreux avec vous. Mais peut on vraiment parler de générosité lorsque l’on sait qu’il s’agit de notre propre argent dont il se sert sans limite avec sa progéniture.

    Je sais seulemnt que dès que BONGO partira, une vraie justice se mettra enfin en place au Gabon au service de tous les Gabonais sans distinction sociale, ethnique, ou politique.

    Ma position vis à vis du pouvoir de BONGO ne changera jamais car les séquelles sont profondes. C’est vrai que Dieu dit de respecter les autorités,mais Dieu dit aussi de combattre le diable. Dieu a permis dans certains situations qu’il y ait malheureusement du sang afn qu’un peuple soit liberé.

    Personne ne souhaite la violence au Gabon, mais nous sommes tous humains et toute patience a des limites.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*