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Faire de la forêt un pôle moteur de l’industrie au Gabon

Les autorités du Gabon ont exprimé leur volonté de faire du secteur forestier un pôle moteur du développement industriel du pays, au terme d’un atelier de quatre jours qui s’est achevé jeudi à Libreville.

Débuté lundi dernier, ce forum sur la gestion forestière sous le thème : ‘’Bilan de la gestion forestière au Gabon et perspective pour la valorisation des produits forestiers’’ a débouché sur l’adoption d’un plan d’action afin d’atteindre l’objectif fixé, celui de faire ce secteur, le pôle majeur de l’industrie.

Partant d’un constat général que la décision d’interdire l’exportation des grumes dès le mois de janvier 2010 par le gouvernement est louable et salutaire, les experts ont toutefois reconnu que cette décision se trouve confrontée aux contraintes liées à l’adaptabilité des opérateurs économiques et aux réalités actuelles de l’industrialisation de la filière bois dans notre pays.

Pour les actions à court terme ou actions immédiates devant intervenir au courant de l’année 2010, le forum a retenu la mise en place d’une commission de révision de la loi016/01 du «31 décembre 2001 portant code forestier en république gabonaise. Le nouveau code devant intégré l’harmonisation des dispositions au regard de la volonté politique du gouvernement d’accélérer l’industrialisation de la filière et l’aménagement durable des forets ; le rôle des forets et de l’eau dans les changements climatiques ; le concept ‘’eau’’ ainsi que la préservation et la valorisation de la biodiversité, la mise en place des mécanismes de financement appropriés afin de favoriser l’émergence de l’industrialisation de la filière incluant des institutions bancaires et la mise en place des mesures fiscalo-douanières incitatives pour l’aménagement et l’industrialisation.

Dans ce même chapitre, les experts recommandent de faire l’état des lieux de l’application du code forestier depuis son adoption, le dépôt par tous les opérateurs de plans d’investissement, le retrait des permis aux operateurs non en règle, l’attribution en priorité des concessions forestières aux professionnels du secteur, la confirmation et l’optimisation du système d’attribution par adjudication des concessions par une commission intersectorielle, le maintien en l’état des disposition légales en vigueur en attendant la future révision du code forestier. Cependant, l’obligation est faite aux opérateurs de transformer 60% en 2010, 75% en 2011 et 80% en 2012 avec un plafond d’exportation des grumes à un volume brut de 1 200 000 mètres cubes en 2010, 1 000 000 mètres cubes en 20011 et 800 000 mètres cubes en 2012.

Par ailleurs, le forum a demandé la restructuration ou la réorientation des activités de la SNBG et celles des opérateurs portuaires, la formation à l’extérieur des ouvriers et techniciens qualifiés dans la transformation du bois dans l’attente de la mise en place d’une école des métiers du bois, le renforcement des mesures en faveur de l’émergence d’une classe d’hommes d’affaires gabonais dans le secteur foret-bois, la création d’une structure de promotion des produits forestiers à l’intérieur et à l’extérieur du Gabon et, surtout, le respect scrupuleux du code du travail de la République Gabonaise, notamment le maintient et la priorisation des emplois aux nationaux.

S’agissant des mesures à moyen terme, c’est-à-dire dans deux ans, le forum a recommandé la mise en place d’une école des métiers du bois, le renforcement des infrastructures existantes ainsi que l’élaboration des conventions d’entreprise dans l’aménagement des infrastructures (routes, écoles, dispensaires, etc.)

A long terme, le forum a recommandé la mise en place des infrastructures nouvelles, la valorisation de la biodiversité et des produits forestiers non ligneux, et le renforcement de la contribution de l’Etat au financement de quelques politiques sectorielles comme les inventaires forestiers nationaux, le reboisement, la conservation et l’aménagement durable des forets en dehors des forets de production.

Le ministre des eaux et forets, de l’environnement et du développement durable, Martin Mabala, clôturant les travaux au nom du premier ministre, chef du gouvernement, Paul Biyoghé Mba, a félicité les participants pour la sérénité qui a prévalue lors de ‘’cette large concertation’’.

« Ce qui était en cause à travers le forum, ce n’était pas la victoire d’un clan sur un autre, mais l’élaboration selon une logique participative, d’instruments permettant au gouvernement et aux opérateurs d’assainir le socle du nouveau départ qui s’annonce », a-t-il indiqué, estimant qu’au cours des travaux, les experts ont posé le même diagnostic que le gouvernement à savoir que sur le chantier de l’industrialisation de la filière bois, les résultats sont en demi-teinte et que les responsabilités sont partagés.

« Le gouvernement prend acte avec fierté des conclusions de vos travaux et ne maquera pas de les capitaliser pour les besoins de la cause », a-t-il conclu, annonçant par ailleurs q’ un audit de la filière doit être entrepris sans délai, pour une véritable politique forestière du Gabon émergent.


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