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Gabon: La France n’avait pas de candidat

Auteur/Source: · Date: 25 Fév 2010
Catégorie(s): Françafrique,Monde,Politique

Le président français en visite officielle mercredi au Gabon a profité de son passage pour rappeler, à l’opinion nationale et internationale qui s’attardent encore sur le soutien de l’Elysée au président élu gabonais Ali Bongo Ondimba, pour dire que la France n’avait pas de candidat à la dernière élection présidentielle au Gabon.
Ce rappel de Sarkozy a au moins ce mérite de dresser d’intéressants constats. L’élection du président Ali Bongo Ondimba à la tête du Gabon est le fait des électeurs gabonais et M. Sarkozy en sa qualité de président de la république française, il ne traite des questions qui engagent une Etat qu’avec un chef d’Etat. Il se trouve que pour le Gabon, c’est Ali Bongo Ondimba que le peuple gabonais a choisi pour être président.
C’est à nouveau au Gabon, celui d’Ali Bongo élu en août dernier, que le président français a décidé de se rendre, mercredi 24 février. Il devrait y célébrer le renouveau de l'”amitié franco-gabonaise” marquée par le choix de Libreville comme localisation de l’unique base militaire que la France entend conserver en Afrique de l’Ouest et par la signature d’un vaste “plan d’action” concerté.
M. Sarkozy a aussi exprimer l’espoir que place Paris dans le nouveau président Ali Bongo Ondimba, qui prône un ‘’meilleur partage des richesses’’ et promet de faire du Gabon un pays émergent.
Or l’impréparation et la pratique de la politique à courte vue de l’opinion internationale et des leaders politiques gabonais au sujet du soutien de Paris à Ali Bongo Ondimba déconcertants. Parce qu’ils n’ont pas encore compris pourquoi Nicolas Sarkozy, un autre avocat de la “rupture” et de la mise à mort de la “Françafrique”, multiplie-t-il les signes de bienveillance avec le Gabon ? Pourquoi la France continue-t-elle de concentrer tant d’attention sur ce petit pays de moins de 1,5 million d’habitants?
Mais on avait observé fin août, que les candidats malheureux s’échauffaient pour qu’on recompte les bulletins tout montrant un doit accusateur vers la France, on avait compris vite que leur timing était mal venu.
Et puis ce n’est pas d’en parler qui préoccupe Sarkozy. Il a été soigneusement briefé sur la crise de l’opposition gabonaise qui a du mal à passer à autre chose. Non, c’est la forme. Après avoir été convié à s’expliquer par l’entremise de la diplomatie française sur le sujet, puis envoyé divers messages sans équivoque, les leaders d’opinion gabonaise, André Mba Obame et le reste ne se résolvent pas à faire autre chose.
Côté mesures, du symbolique, mais rien de concret et rien surtout, pour lutter contre ce manque d’imagination qui font que certains leaders politiques restent longtemps sur les batailles perdues.
Il semble que l’opposition gabonaise n’a pas compris que le président français est venu au Gabon pour donner une nouvel dynamique aux relations franco-gabonaise en révisant d’abord certains accords avant de les signer et non pour régler les querelles de ménage des gabono-gabonais.

Comment comprendre que l’opposition gabonaise qui décrie l’action de Sarkozy, court encore à plat ventre au devant du faiseur des rois ? Est-ce une maladresse politique où une démarche pour demander à M. Sarkozy de servir de médiateur pour se rapprocher du pouvoir ? Si Nicolas Sarkozy veut croire qu’Ali Bongo est capable de rompre avec le mode de gouvernement de son père fait de mélange d’autoritarisme cynique, de clientélisme bonhomme et de prédation financière, c’est que le personnage d’Ali Bongo, qui affiche son volontarisme politique, est sans doute fréquentable. C’est aussi que l’époque a changé et l’opposition doit s’y faire.
Timidement, la démocratie fait son chemin au Gabon, et la France ne veut plus apparaître comme faiseur de régime. Les premières décisions d’Ali Bongo – instauration de la journée continue pour améliorer la productivité, augmentation des salaires, recensement des fonctionnaires pour éliminer les postes fantômes, interdiction de l’exportation de grumes de bois pour favoriser leur transformation sur place – témoignent d’une volonté de “TsunAli”, de remettre en marche rapidement un pays paralysé par quarante-deux ans d’oligarchie.
L’opposition gabonaise a bien du mal à réaliser que le président Ali Bongo Ondimba soit l’homme de la situation qui tire le Gabon vers le haut. On comprend que toute cette agitation faite autour de l’arrivée de Sarkozy ait été conçue pour attirer l’attention.


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