Socialisez

FacebookTwitterRSS

La coalition Publiez Ce Que Vous Payez exige une enquête parlementaire sur l’immeuble acquis à Paris par Ali Bongo

Auteur/Source: · Date: 31 Mai 2010
Catégorie(s): Communiqués,Françafrique,Politique,Révélations

COMMUNIQUE DE PRESSE

Dans un communiqué rendu public le 19 mai 2010, la Présidence de la République gabonaise annonçait l’acquisition « en toute transparence » d’un bien immobilier à Paris en France, un « bien » révélé par la suite dans les médias privés français comme un hôtel particulier de grand standing que la Présidence gabonaise s’est maladroitement évertuée à présenter comme une acquisition pour le compte de l’Etat, et au profit de l’Ambassade du Gabon à Paris. Cette information serait évidemment passée inaperçue si le Canard Enchaîné, dans son édition du 26 mai 2010 n’avait signalé le caractère troublant de cette acquisition.

En effet, selon le Canard Enchaîné, la Présidence gabonaise semble avoir soigneusement omis de dire aux Gabonais qu’elle venait de faire secrètement débourser à l’Etat gabonais la bagatelle somme de 65 milliards de CFA, soit 3% du budget de l’Etat, pour un bien dont l’adresse ne fut même pas communiquée. La même source précise, ironique, qu’ « en 2007, des princes du Qatar, intéressés, avaient calé devant la note : l’hôtel était déjà proposé à 100 millions. Heureusement, le Président gabonais a plus de ressources que ces va-nu-pieds des Emirats. A l’arrivée, la facture devrait largement excéder cette centaine de millions puisque le Gabon achète aussi l’immeuble mitoyen pour y loger des bureaux et une partie de l’ambassade. Sans que celle-ci déménage de l’avenue Raphaël (16ième arrondissement). Et, surtout, l’ensemble nécessite de sérieux travaux de remise en état. »

L’absence de démenti de la part du gouvernement gabonais vient confirmer ces informations graves qui relancent le débat sur les biens mal acquis dont le régime en place s’est rendu coupable au cours des 42 dernières années. Comment comprendre qu’un pays qui vient de procéder à un emprunt obligataire auprès des banques locales à des taux élevés pour éponger sa dette intérieure (une dette intérieure pour payer une dette intérieure) se lancent dans une dépense dont les motivations sont loin d’être une priorité pour une population de plus en plus exposée aux méfaits d’une pauvreté grandissante?

Comment ne pas s’interroger sur les dessous de cette acquisition au moment où l’ambassade du Gabon à Paris est en pleine restauration et les sociétés commises pour cette tâche déjà entièrement payées?

Et comment ne pas s’inquiéter d’une telle acquisition au moment même où le gouvernement gabonais semble à bout de souffle, obligé d’emprunter la dérisoire somme de 5,9 milliards de F CFA à la Chine le 3 mai dernier dans le même temps où le journal maltais Malta Today faisait état, le 2 mai, de la découverte par le gouvernement maltais de 7 millions d’Euros (soit 5 milliards de F CFA) dissimulés dans sur un compte de l’Etat gabonais à la Fimbank de Malte, compte dont le seul bénéficiaire et ayant droit, curieusement, n’était autre que le Président défunt du Gabon, feu Monsieur Omar Bongo?

La société civile gabonaise, regroupée au sein de la coalition internationale Publiez ce que vous Payez, avait accueilli favorablement certaines mesures gouvernementales visant disait-on à mettre fin à certaines pratiques dans la gestion des finances publiques. Six mois seulement après, l’on constate que la corruption et les pratiques peu orthodoxes des 42 dernières années continuent à saper le potentiel de la République et à hypothéquer son avenir.

Face à la gravité des informations publiées par le Canard Enchaîné, la coalition Publiez Ce Que Vous Payez exige une enquête parlementaire sur ce que nous considérons comme un scandale de plus et qui, une fois de plus, confirme nos craintes sur l’inquiétant statut désormais avéré de la France comme paradis fiscal pour les autocrates et despotes kleptocrates qui sévissent contre leurs peuples en Afrique francophone.


SUR LE MÊME SUJET
L'ONG Transparence internationale avait porté plainte en 2008 concernant les biens acquis en France par Omar Bongo du Gabon, Denis Sassou Nguesso du Congo, Teodoro Obiang de Guinée Equatoriale. Clos avant d’être ouverte ? La Cour d'appel de Paris a refusé jeudi qu'un juge d'instruction lance une enquête sur l'affaire dite des «biens mal acquis» présumés par les présidents du Gabon, du Congo et de Guinée équatoriale et de leur entourage, a-t-on appris de source judiciaire et auprès de l'un des avocats. La chambre de l'instruction de la cour d'appel a jugé irrecevable la plainte de l'ONG Transparence International, spécialisée dans la ...
Lire l'article
COMMUNIQUE DE PRESSE De Marc ONA ESSANGUI Prix Goldman 2009 Coordonnateur National de la Coalition Publiez ce que vous Payez au Gabon Démenti de la présence de la Coalisation Publiez ce que vous Payez à la conférence de presse du 16 avril 2009 à Libreville Confirmation que Bruno Ben Moubamba s’exprime au nom des Acteurs Libres de la Société Civile Gabonaise Suite à la conférence de presse tenue à Libreville le 16 avril 2009 par un groupe de responsables d’associations gabonaises, je tiens à manifester mon étonnement et mon indignation en constatant que le nom de Publiez ce que vous Payez apparaît dans la ...
Lire l'article
COMMUNIQUE DE PRESSE De Marc ONA ESSANGUI Prix Goldman 2009 Coordonnateur National de la Coalition Publiez ce que vous Payez au Gabon Démenti de la présence de la Coalisation Publiez ce que vous Payez à la conférence de presse du 16 avril 2009 à Libreville Confirmation que Bruno Ben Moubamba s’exprime au nom des Acteurs Libres de la Société Civile Gabonaise Suite à la conférence de presse tenue à Libreville le 16 avril 2009 par un groupe de responsables d’associations gabonaises, je tiens à manifester mon étonnement et mon indignation en constatant que le nom de Publiez ce que vous Payez apparaît dans la liste des signataires ...
Lire l'article
C'est ce week-end à Paris qu'a été formellement créée la Coalition Gabonaise du Refus et de Salut National. Cette création fait suite à la tenue à Paris du 20 au 22 février 2009 des premières assises constitutives qui ont vu la création formelle de la Coalition Gabonaise du Refus et de Salut National, une association non partisane et à caractère non politique créée par des Gabonais coalisés autour d'une Charte dite « Charte du Refus » en vue d'opposer un front du Refus au régime Bongo et, donc, de mener à un changement véritable et immédiat au Gabon. La Charte du Refus a été ...
Lire l'article
Communiqué Coalition: Fin à Paris des travaux donnant naissance à la Coalition Gabonaise de Refus et de Salut National
Les travaux donnant naissance à la Coalition Gabonaise de Refus et de Salut National se sont terminés à Paris dimanche soir à Paris après trois jours entiers de débats et de travail. La réunion de Paris avait pour but 1) de poser les bases constitutives de la Coalition par la discussion, consolidation, puis adoption de la Charte du Refus, charte qui allait devenir le socle juridique de l’objectif de réforme que s’est donné la Coalition, 2) Poser les bases de l’action de réforme que s’est assigné la Coalition, ce qui voulait dire l’établissement d’un organigramme de réflexions et d’actions stratégiques ...
Lire l'article
Gabon: Discours à la nation du Dr. Daniel Mengara: “Vous pouvez, Monsieur Bongo, vous mettre votre ouverture dans le trou que vous voulez”
A l'occasion de son discours de voeux de nouvel an à la nation gabonaise, le Dr. Daniel Mengara a fustigé l'immobilisme et la criminalité du régime Bongo, et appelé les Gabonais à commencer la résistance nationale et internationale contre le régime Bongo. S'adressant spécifiquement à Omar Bongo, le leader du mouvement "Bongo Doit Partir" (BDP-Gabon Nouveau) a, sans détour qualifié d'"imbécile" celui qu'il a appelé le président autoproclamé du Gabon: "Monsieur Bongo, j'ai envie de vous dire que vous êtes un imbécile" a harangué le Président du BDP-Gabon Nouveau. S'agissant du désir du dictateur gabonais d'ouvrir le gouvernement aux forces de l'opposition, "vous ...
Lire l'article
Plus d’un an (2007) après sa création, l’heure est venue pour la coalition gabonaise « Publiez ce que vous payez (PWYP) » de dresser le bilan d’étape de ses activités à travers une Assemblée générale qui du reste, est la toute première concertation véritable depuis son existence devant l’évaluation de fond en comble du parcours effectué par cette ONG afin de corriger les erreurs et envisager l’avenir avec beaucoup plus de sérénité et de perspicacité. En ouvrant les travaux de l’Assemblée générale, le coordonnateur du Gabon à la campagne internationale « Publiez ce que vous payez », Marc Ona, est revenu ...
Lire l'article
Gabon – ONG: Conférence de presse à Paris : Pour une enquête sur le patrimoine de Bongo Ondimba
L’ONG gabonaise, "Brainforest", a demandé lundi à Paris, la création par le parlement gabonais, d’une commission d’enquête pour faire "toute la lumière" sur le patrimoine immobilier acquis en France par le président gabonais Omar Bongo Ondimba. "On ne peut pas opposer le mépris aux informations parues récemment dans la presse et attribuant au président Bongo un énorme patrimoine immobilier. Pour nous, la création d’une commission d’enquête parlementaire est nécessaire pour démêler le vrai du faux", a déclaré Marc Ona Essangui, président de "Brainforest", une ONG spécialisée dans la défense de l’environnement. S’exprimant lors d’une conférence de presse, M. Essangui a critiqué la ...
Lire l'article
Un regroupement d'ONG gabonaises a réclamé vendredi la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire franco-gabonaise sur "l'origine" des "fortunes" immobilières en France appartenant notamment au président Omar Bongo Ondimba. Dans un communiqué publié le 14 mars à Libreville, les organisations membres de la coalition internationale Publiez ce que vous payez (PCQVP) se disent "indignées" par la réaction de Libreville, qui a dénoncé les autorités françaises en raison de la diffusion le 3 mars par la chaîne publique France 2 d'un reportage sur le luxueux patrimoine immobilier en France de plusieurs chefs d'Etat africains, dont le président Bongo. Pour PCQVP, qui milite ...
Lire l'article
Un regroupement d'ONG gabonaises a réclamé vendredi la mise en place d'une commission d'enquête parlementaire franco-gabonaise sur "l'origine" des "fortunes" immobilières en France appartenant notamment au président Omar Bongo Ondimba. Dans un communiqué publié le 14 mars à Libreville, les organisations membres de la coalition internationale Publiez ce que vous payez (PCQVP) se disent "indignées" par la réaction de Libreville, qui a dénoncé les autorités françaises en raison de la diffusion le 3 mars par la chaîne publique France 2 d'un reportage sur le luxueux patrimoine immobilier en France de plusieurs chefs d'Etat africains, dont le président Bongo. Pour PCQVP, qui ...
Lire l'article
Biens mal acquis : la justice refuse l’ouverture d’une enquête
Démenti de la présence de la Coalisation Publiez ce que vous Payez à la conférence de presse du 16 avril 2009 à Libreville
Marc Ona Essangui: Démenti de la présence de la Coalisation Publiez ce que vous Payez à la conférence de presse du 16 avril 2009 à
Communiqué COALITION: Création à Paris de la Coalition Gabonaise du Refus et de Salut National
Communiqué Coalition: Fin à Paris des travaux donnant naissance à la Coalition Gabonaise de Refus et de Salut National
Gabon: Discours à la nation du Dr. Daniel Mengara: “Vous pouvez, Monsieur Bongo, vous mettre votre ouverture dans le trou que vous voulez”
Gabon: Première mise au point d’étape de la coalition « Publiez ce que vous payez »
Gabon – ONG: Conférence de presse à Paris : Pour une enquête sur le patrimoine de Bongo Ondimba
Gabon : Les ONG réclament une enquête parlementaire sur les biens de Bongo
Gabon : Les ONG réclament une enquête parlementaire sur les biens de Bongo

Votez cet article (Cliquez les étoiles · 1 = mauvais - 5 = excellent)
1 étoile2 étoiles3 étoiles4 étoiles5 étoiles (Aucun vote pour le moment)
Loading...

Auteur/Source: · Date: 31 Mai 2010
Catégorie(s): Communiqués,Françafrique,Politique,Révélations
Fil RSS 2.0 · Commentaires/Trackback autorisés

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

*