Décidément, nous ne sommes pas au bout de nos surprises!Dans une dépêche de l'AFP datant d'aujourd'hui 13 mai 1999, voici ce que Bongo déclare aux journalistes gabonais à son retour au pays:
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DEBUT
Mais, a averti le président gabonais, nous devrons appliquer les accords que nous allons signer. J'en profite pour dire, a-t-il assuré symboliquement, que désormais le ministre de l'Economie et des Finances au Gabon, c'est moi. Je vais tout prendre en main dans ce domaine précis".
Soulignant "qu'on ne peut prendre des engagements avec des grèves, des demandes d'augmentation salariales quotidiennes, des casses d'établissements scolaires par la jeunesse", M. Bongo s'est engagé à "faire passer la pillule" lui-même.
"Le ministre de l'Economie et des Finances sera derrière moi, on ne le verra même plus, parce que les ministres ont parfois peur, n'ont pas toujours le pouvoir, ont une image à soigner. Moi je n'ai pas d'image à soigner. Quand je dirai non, ce sera au nom du peuple gabonais", a-t-il conclu tout en déclarant conserver son "soutien total" à son ministre.
FIN
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Les deux semaines que Bongo a passées aux USA, au Canada et en France lui auraient-elles permis de se taper un Doctorat Ph.D. en Economie, au point qu'il décide aujourd'hui de jouer le ministre des finances?
Drôle de bonhomme que ce Bongo. Ou c'est la vieillesse qui le rend gâteux, ou il a totalement pété les plombs. Evidemment, quand il fait ce genre de déclarations, Bongo ne se rend même pas compte du ridicule de ses positions, et des dégats qu'il cause à l'image de son propre gouvernement "inventif de combat". En fait, si Bongo nous convainc de quelque chose, c'est bien de ceci:
1) Il n'a pas changé. Même en cette période de soi-disante démocratie chez nous, il continue à phagociter le rôle qui revient au gouvernement. Là, il démontre que c'est lui qui continue à décider et que le gouvernement ne lui sert qu'à couvrir ses propres bévues de mégalo.
2) Contrairement aux autres pays dits "démocratiques" où les politiques économiques se décident d'un commun accord entre le gouvernement et le parlement de la nation, chez Omar Bongo, de telles notions n'existent même pas. Il ne sait même pas à quoi doit servir notre parlement et le rôle que doit jouer un gouvernement si le respect des prérogatives de chaque institution sont respectées.
Et maintenant que Bongo est allé sortir son Doctorat ès economicus de la poussière de sa cantine à miracles vieille de 32 ans, maintenant que Bongo se sent une âme d'économiste capable à lui tout seul de sortir notre pays de la banqueroute et de prendre les bonnes décisions, que Dieu ait pitié de nous!
Mamiwata (en pleurs pour l'avenir de mes pauvres gosses).