Bongo, Elf et la Suisse: A pouffer de rire!Le dernier rebondissement dans l'affaire Elf et ses nombreuses implications pour notre "yaya Omar" national sont si drôles que l'on en poufferait presque de rire!
Pour simplifier:
1) Omar fait créér de nombreux comptes dans les banques suisses pour amasser son pactole gabonais en prévision ses "vieux jours".
2) Pour ce faire, il utilise des sociétés écrans ou des individus complices au travers desquels, moyennant commissions, il peut tranquillement déposer son pognon volé sur des comptes suisses, les plus "sûrs" du monde.
3) Seulement voilà, les scandales ELF révèlent aux juges l'existence de comptes qui auraient servis dans des réseaux de corruptions. Ces comptes sont, une fois enquêtes faites, attribués à Omar Bongo, notre grand timonier à la corruption facile. La justice suisse décide donc de saisir ces comptes.
4) Naturellement, Bongo réagit et essaie donc, quoi de plus normal, de s'opposer à la saisie des comptes suspects, arguant que ce sont bel et bien les siens. Il avance donc son statut de président d'un pays protégé par l'immunité diplomatique et autres "wa wa wa".
5) Seulement, GROS HIC: les justiciers suisses lui rétorquent que puisqu'aucun des comptes visés ne porte directement le nom d'OMAR BONGO, OMAR BONGO ne peut donc légalement se pourvoir en cassation ou en quoi que ce soit d'autre pour ce qui ne lui appartient pas.
ET VLAN! Omar se retrouve dans un "deep shit" (merde profonde) comme diraient les Amerloques! Plus de pognon!
Mais imaginez le plus beau. Imaginez un instant que les sociétés écrans qui ont servi de paravent à Omar se décident finalement à garder tout le pognon pour elles toutes seules? Serait-ce possible?
Eh bien oui! Puisqu'Omar n'est pas officiellement détenteur de "ses" comptes, n'importe lequel des individus ou des sociétés ayant servi d'écran peut tranquillement se "taper" tout l'argent de notre despote. OMAR ne pourrait rien prouver puisqu'il n'existe pas pour les justiciers suisses. De plus, aucun tribunal ne jugerait recevables ses requêtes puisque l'on ne peut réclamer ce qui ne nous appartient pas!
Ah! Qu'elle est lointaine l'époque où la Suisse était le refuge monétaire de tous les corrompus du monde! Omar risque bientôt de se retrouver sur la paille puisque, si toutes les personnes utilisées comme écran devenaient rapaces, notre "grand camarade" n'aurait plus de quoi s'acheter des sandales.
NOus en pouffons encore, ici au BDP.
Si vous voulez pouffer avec nous, voici ci-dessous un extrait révélateur tiré d'une dépêche de l'AFP datée d'aujourd'hui 24 mars. L'article complet est lisible sur la page "actualités" du BDP.
Ah! Ah! Ah! Tel est pris qui croyait prendre, hein? Au BDP, on appelle ça le coup du boomerang.
BDP-Gabon Nouveau
Extrait AFP
Défendu par l'avocat genevois Dominique Poncet, Omar Bongo a tenté en vain de s'opposer à la saisie ordonnée en mai 1998 par le juge Paul Perraudin. Le procureur-général Bernard Bertossa interrogé mercredi par la Tribune de Genève s'est dit satisfait que les juges fédéraux n'aient pas accordé une arme supplémentaire à des personnes qui abusent de sociétes-écrans pour camoufler leurs opérations financières". Dans son arrêt, le tribunal fédéral souligne que le titulaire du compte faisant l'objet de l'ordonnance de saisie est en fait la société panaméenne. Ni Omar Bongo, ni son conseiller n'ont par conséquent la qualité pour recourir. Le fait que le président gabonais bénéficie de l'immunité diplomatique ne permet pas non plus de s'opposer à cette mesure dès lors que la saisie ne porte pas sur des biens dont il a la maîtrise de fait ou de droit. La chambre d'accusation de Genève avait déclaré irrecevable en novembre dernier un premier recours déposé par Omar Bongo, qui s'opposait au blocage d'un compte bancaire dans le cadre de l'affaire Elf. La justice suisse avait alors estimé qu'Omar Bongo n'avait pas "qualité pour agir car il n'a pu fourni aucun document prouvant qu'il est titulaire du compte".
FIN extrait