Maximal n° 14 décembre 2001Bongo rattrapé par l'affaire ELF
On reconnait le goût prononcé du Président gabonais, Omar Bongo, pour les créatures de rêve. Il y a quelques années, il avait maille à partir, en compagnie d'un grand couturier parisien, avec la justice pour quelques charters de belle filles.
Cette fois, c'est en plein Paris que Bongo s'est fait pièger. Au début du mois de juillet, il s'instale à l'hotel Crillon avec l'un de ses plus proches collaborateurs et son aide camp. Ils occupent les chambres 624, 625, et 626. Le lendemain, à l'heure du déjeuner, un grand Noir, habillé à la Smalto, exibant sur sa veste un énorme badge de la sécurité gabonaise, se présente à la réception du palace parisien. Il réclame les trois clés, prétextant une visite de contrôle. L'employé du Crillon ne se méfie pas: il est habitué aux extravagances des chefs d'Etats africains.
C'est donc sans aucune difficulté que le faux agent de sécurité se faufile jusqu'aux chambres. Déception à la 624, le ministre a emporté avec lui sa malette. Même mésanventure à la 625 les effets de l'officier gabonais ne présentant pas le moindre intérêt. Bonne pioche en revanche dans la dernière suite : Bongo, sans doute en goguette, a oublié son attaché-case. L'informateur de Maximal, un ancien cadre de ELF qui voulait se venger du Président gabonais, en rigole encore : "il n' y avait dans le cartable aucun dossier d'Etat, tout juste un agenda personnel très peu polotique et surtout beaucoup de clichés pornographiques". Aux dernières nouvelles, Omar Bongo envisageait de bouder au moins pour quelque temps , le Crillon.