Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau

Sujet: "le "Phénomène vicieux :France Afrique Gabon Bongo""     Précédente | Suivante
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Conférences L'arbre à palabres africaines et internationales Discussion 15
Discussion 15
Alexandre Ondo Ndong
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07-avr-99, 13h03  (Heure de: New Jersey)
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"le "Phénomène vicieux :France Afrique Gabon Bongo""
 
  
Vous venez justement d'utiliser le terme qu'il fallait, « le cercle vicieux ».
Il y a longtemps que le cercle vicieux existe. On a oublié que si le cercle existe, ce n'était pas uniquement à cause de "Bongo". Il se trouve que ce dernier n'ayant pas compris le sens de l'histoire du Gabon a voulu favoriser les Français à la place du peuple Gabonais.

Pour l’histoire, lorsqu’un Gabonais de l’époque recevait le blanc chez lui, le bonhomme se sentait déjà dominé par la présence des occidentaux. Et pour faire asseoir son pouvoir au sein de son milieu social, il fallait conjuguer avec le blanc. Celui-ci avec l’influence des prémices de l’esclavage et de la colonisation, va manifester un droit de regard à la fois sur le chef du village et à travers la contrée tout entière. L’image du blanc, entre autre, celle du français, deviendra au fil du temps, une figure emblématique à travers et à l’intérieur de toutes les sociétés traditionnelles d’Afrique noires.

A partir de ce fait qui du moins, reflète un aperçu historique, l’homme blanc dans les sociétés sans écriture, mais à caractère orale, sera vu comme un sauveur, comme un libérateur. Par la médiation d’une corruption exagérée de l’offre des pacotilles aux noirs venant d’Europe, il va introduire non seulement des éléments nouveaux dans les communautés d’Afrique noire, mais aussi la religion.

En un mot, l’ordre des structures traditionnelles va subir de plein fouet de vaste changement imposé en douceur par les français et autres. Ce système de transformations est ce que l'on désigne par le dysfonctionnment du groupe en outre, l'aliénation.

Sur ce plan, on va donc observer progressivement la construction de l’Afrique par les Européens. L’histoire en dit long. Les fragments historiques parlent d’eux-mêmes. Pour ce faire peu et selon la logique Française, il fallait un intermédiaire, quelqu’un qui était en mesure de maintenir un certain pouvoir par le truchement de diverses choses que la nature a donnés au Gabon.

Est-il besoin de rappeler les débuts de l’histoire des explorations à travers les côtes Gabonaises, lorsque le Roi Denis signe le traiter entre les Français de l’époque et le petit embryon de la capitale gabonaise (Libreville).

Pour comprendre le déroulement du Gabon jusqu’à présent, il faudrait comprendre l’influence et les méfaits de la France dans notre pays. Il faut comprendre que « Bongo » demeure l’intermédiaire absolu entre la France et le Gabon, comme ce fut le cas du Roi. Il n'y a donc pas de Président au sens propre du terme. Il y a un chef de plusieurs groupes ethniques qui n'a rien saisie de ce groupe homogène. Donc forcément,il dirige le Gabon sans comprendre les structures de chaque groupe. Ainsi pour paraphraser son dicton dictatoriale:le chef aboît, la carabane passe.Ce qui sous-entend sans doute, le peuple cri, l'argent s'en va.

La France Bongo Gabon

Elle préserve ses intérêts par l’image théâtrale d’un semblant de chef, pour voiler sa véritable image envers l’Afrique. Bongo achète sa place au pouvoir auprès de la France. Elle lui donne des militaires pour garder la mine d’exploitation. Sous la protection des militaires français,lorsqu'une faille s'insurge,les troupes d'occupations sont prêt à agir pour l'intérêt de la France et non celui du Gabon.

Résultat des comptes, les plans qui ont été élaboré par la France se trouvent désormais démodé. Le Congo pays voisin connaît un décalage de ce plan de force actuellement. Mais pour garder la tête haute « Bongo » avec la France demande au peuple la paix. La paix sans guerre n’est pas une paix. Cette paix qu’il propose au peuple Gabonais, n’est autre qu’un passage à nouveau de permettre aux français de vider le Gabon de ses dernières substances.

Le danger se faisant sentir auprès des bourreaux du Quais-d’Orsey suite à la bousculade de l’Afrique centrale, la France a peur d’être privé de l’Afrique noire. Alors tout compte fait, il replace Bongo au pouvoir. Sur ces agissements que survolte le Gabon, on assiste ainsi à l’effet contraire que la France n’a jamais prévu. Passant du Congo relativement à la guerre du pétrole, elle montre sa confirmation et son intérêt juste et particulier à l’Afrique. La poudre de guerre éclate entre un Denis Sassou et un Dissouba. Le Zaïre change de nom après une guerre sans merci. Les Français sont là bas, dans ces zones du Congo etc. Ou le pillage révèle les conditions de vie d’un peuple. Alors les frontières s’ouvrent sans visa, sans aucune négociation, mais ce qui naît dans ce genre de circonstance, c’est les ponts aériens. Ils se multiplient du Congo au Gabon. Du Gabon à la France et de la télévision française où apparaît l’image d’une Afrique qui se tue pour le pouvoir. Qui se tue pour l’incompréhension entre les peuples. Qui se tue pour la zizanie semée par le fantôme blanc. Il n’est plus là. Il revient lorsque le calme apparaît. Malgré cette situation, on les accepte encore.

Le passage du Gabon via la France se fait sans passeport. Une preuve qui démontre des traités signés depuis le temps de Denis. Personnes n’osent critiquer les exactions de la France entre le Gabon et d’autres pays d’Afrique. Lorsque les autorités françaises décident de renvoyer les Maliens dans leur pays, l’image de l’homme noir est presque mise à nue. Ceux qui n'y rentrent pas chez eux, sont ceux qui partagent certains liens d’amitiés avec la France, pour cause « les intérêts ».

Mais le Mali est affaiblie du même pied que d’autres pays du continent par la crise économique et ne peut tenir tête à la France. Son économie est égale au tourisme. L’empire Sonraï est donc transformé comme le Gabon du Roi Denis. A la seule différence, il y a des visites effectuées dans les falaises du Badiagara ou Marcel Griaule découvrit le sage des Dogon, Ogometeli. Comme le fut Herbert Pepper Wolf à la rencontre de la harpe cithare Mvett à Oyem au Gabon.

L’Afrique doit-elle mourir sous l’égide d’une relation ou la France fait sa loi? Le Gabon doit-il attendre que Bongo et la France le vide totalement ?

S’il faut observer la situation actuelle du Gabon, comparativement au grand vent de la démocratie des années 90. Il en ressort que le peuple était choyé par un phénomène social, celui du renouveau. Dans l’hypothèse sociale, il est démontré qu’un peuple ayant subi des tractations est capable de réagir très violemment. Ce fait n’a pas été le cas fatal au Gabon. Mais l’aspiration collective du peuple Gabonais a souhaité et souhaite davantage le départ inopiné de « Bongo ». Ce phénomène s’explique de plusieurs façons.

a) Longtemps assis dans un fauteuil sans réellement mettre en marche un plan de développement digne de ce nom, on lui reproche de ne pas avoir:
- construit les routes pour permettre un tourisme digne de ce nom. En construisant le chemin de fer, il n’a pas comprit que la situation du Gabon devait devenir fatale. Pour lui, construire un chemin de fer, c'était le conflit du rêve et de l'orgueil. Mais l'argent ne connaît qu'une chose, l’échange. Avec le transgabonais, juste de nom, il n'y a pas d'échange, ni culturel entre les provinces. Il n'y a pas de véritables réseaux de communication.
Sur ce plan, le Gabon se doit d'être réalisé à nouveau d'où le principe idéologique du BDP Gabon-Nouveau, pour une réflexion nouvelle et non désuète.
- le domaine éducatif est au regret d'une pente d'écroulement. Pour la jeunesse de demain comment faire pour fructifier notre économie, notre démographie s’il n’y a pas un plan d’éducation.
- le domaine de la santé publique.
- le domaine culturel

On ne peut énumérer d’autres aspects, le BDP en a fait déjà état.
Toujours est-il, s’il devait aider le peuple, les Gabonais ne pouvaient se permettre de le critiquer. Le peuple Gabonais s’identifie actuellement en Saint Thomas. En ce sens que « Bongo »ayant constaté que l ’opposition était très forte, sa méthode avait été sans merci. A en croire l’opinion publique, Bongo a payé son peuple au prix d’une prise de pouvoir. Les moyens techniques de la communication sont sous sa tutelle. Et certains ne comprennent pas que qu’aujourd’hui, s’il y’ a division, c’est par ce que ceux là même qui sont sous l’emprise de « Bongo » non plus d’idée pour parler ou pour penser. Ils ont atteint le stade de l’assujettissement. Ils ont été tellement obnubilés par la présence de cet homme, qu’il leur est difficile de s’exprimer. Mais le peuple reste le seul juge pour dire le dernier mot.

Si une opposition se crée aujourd’hui à l’extérieur du Gabon, ce n’est pas uniquement de lutter contre le phénomène « Bongo », mais d’annoncer au peuple du changement qui devrait avoir lieu. Le système d’opposition est donc important dans un pays qui est au commencement de la parole libre. Le peuple est resté bouge-bé sans parler et l’enjeu du BDP est justement de laisser la place au peuple d’exprimer activement ses sentiments. Pour résoudre un problème, il faut la présence d’un ensemble. Car, c’est à travers maints réflexions qu’une idée surgit. Et la construction de ce pays ne demande pas qu’un certains nombrede gens attendent et que d’autres viennent assister. Il faut la participation massive d’un groupe pour permettre une cohérence dans l’égalité des droits de citoyen. Il faut une adhésion totale pour l’amour de son pays. Car c’est dans ce cadre que le Gabon pourrait participer à la grande lutte du troisième millénaire, la mondialisation. Mais attention aux phénomènes extérieurs, ils ont été jusqu'à présent l'une des causes dues au sous-developpement. On comprend mieux sa langue que celle de l'autre. Maîtriser sa propre réalité culturelle, permet de trouver des équivalents à travers celle des autres. Le Gabon doit revoir ses assises avant de se lancer à la course de demain.


Eveille-toi Gabon


Alexandre Ondo Ndong



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  Sujet     Auteur     Posté le     ID  
  Il faut une deuxième conférence nationale, sans Bongo. Ogandaga 08-avr-99 1

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Ogandaga
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08-avr-99, 21h15  (Heure de: New Jersey)
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1. "Il faut une deuxième conférence nationale, sans Bongo."
En réponse au message #0
 
   Pour rajouter à ce que vous dites, cher Alexandre, on peut conclure que la présence de Bongo a pourri ce qui pour le Gabon aurait dû être ce regard sur soi qui nous aurait permis de revoir le chemin parcouru jusqu'en 1990 pour repartir d'un bon pas, sans Bongo.

Mais les Gabonais, trop naïfs, ont cru bon de laisser Bongo continuer.

Je partage totalement l'avis selon lequel un peuple ne peut continuer à avancer sans un regard sur soi lui permettant de temps en temps de se redéfinir. Le Gabon a donc besoin d'une seconde conférence nationale qui cette fois, devrait se passer sans Bongo.

En clair, les gabonais de bonne foi devraient se réunir à nouveau au sein d'une conférence nationale qui verrait la signature par tous d'un pacte national en vue de l'instauration d'un état de droit respectueux de l'alternance démocratique et des libertés de tous. La seule condition à cela, évidemment, reste le départ de Bongo.

Ogandaga


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