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Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau
news-man
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31-oct-00, 14h39 (Heure de: New Jersey) |
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"Du nouveau dans le paysage politique Gabonais"
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Le RNB, parti de Mba Abessolé change de nom Libreville Le Rassemblement National des Bûcherons, Nouveau Départ (RNB, opposition) s'appellera désormais le Rassemblement Pour le Gabon (RPG) selon les conclusions du 6ème congrés de ce parti tenu samedi à Libreville, en présence de son leader, M. Paul Mba Abessole. A cette occasion, M. Mba Abessole a indiqué que la nouvelle dénomination de son parti est loin d'être une rupture avec l'histoire des coupeurs de bois, mais plutôt, une manière de rompre avec la confusion savamment entretenue et qui tendait à faire passer aux yeux de l'opinion, qu'il existerait deux RNB. M. Mba Abessole estime que le changement de logo et de dénomination de son parti, est une nouvelle étape dans la marche de celui-ci afin de maintenir la confiance des gabonais. Le RPG a pour devise ''liberté-équité-solidarité'', son logo présente un cercle de 9 personnes représentant les 9 provinces du pays autour d'une souche d'arbre au centre de laquelle est planté un drapeau ''Gabon''. L'objectif de ce congrés est de rassembler tous ceux qui sont pour un Gabon phare, de concevoir des idées, de les concrétiser et de construire un Gabon fort'', a dit Mba Abessole qui ajoute que ''nous voulons que le Gabon soit un pays avec qui il faudra compter''. Selon lui, ''la démocratie conviviale que nous souhaitons, doit développer les intelligences, c'est un moyen d'endiguer les violences entre les individus. Elle défend l'intérêt de toute la société, déplore le conflit de manière définitive. Elle est l'expression du concept de la non violence''. Il a, par ailleurs, souhaité que les pays africains fassent en sorte que les pays développés ne considèrent plus leurs élections comme des mascarades et a invité ses militants à apporter le bon message aux populations. Naissance d'un nouveau parti au Gabon
Libreville, Gabon Le paysage politique gabonais vient de s'enrichir d'un nouveau parti, le Forum Centriste du Socialisme Africain (FOCSA), créé par le général de police à la retraite et transfuge du Rassemblement National des Bucherons (RNB, opposition), M. André Eyeghe, rapporte l'Agence Gabonaise de Presse (AGP). Selon la même source qui ne précise pas le nombre de partis existant actuellement au Gabon, M. Eyeghe, ancien chargé de la sécurité au sein du RNB (de 1990 à 1994), pourrait, de nouveau, "faire parler de lui". C'est depuis son fief de Mitzic dans la province septentrionale du Gabon, qu'il a annoncé la mise en place du FOCSA, après un mois de tournée d'installation de cellules de base. M. André Eyeghe a fait remarquer que les meetings et autres manifestations politiques, ne drainent plus autant de monde que par le passé, expliquant ce désintérêt par le comportement des élites qui ont laissé les masses croupir dans la misère. Il a exhorté les militants à ne pas baisser les bras, leur demandant de se concentrer sur l'objectif final du FOCSA, qui est de sortir le pays de l'ornière. Le FOCSA est un parti centriste à vocation socialiste, a fait remarquer son fondateur qui dit avoir tout mis en oeuvre pour offrir un cadre d'expression au peuple gabonais, notamment la jeunesse qui doit selon lui, "poursuivre et amplifier positivement ce que les ainés ont essayé de construire".
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Phil Bounda
Membre doyen
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03-nov-00, 04h54 (Heure de: New Jersey) |
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1. "RE: Du nouveau dans le paysage politique Gabonais"
En réponse au message #0
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1. Mba Abessole peut -il encore prétendre changer la vie des Gabonais apres ces nombreuses années passées à la mairie de LBV ; Mairie qui aurait pu constituer un véritable laboratoire pour l'opposition Gabonaise? 2. Que signifie "centrisme" dans un pays comme le Gabon ? 3. Comment bâtir une opposition forte, constituée d'hommes et de femmes désintéressés, alors que dans le pays, le moindre mouvement politique est rapidement noyauté par le pouvoir en place ? 4. Sachant qu'il y a probablement des historiens qui lisent et participent à ce forum, ne serait-il pas temps que l'un d'eux écrive la véritable histoire du Gabon? Celle qui nous parlera des vrais héros de notre pays ; en soulignant par exemple le courage des mutins qui avec bravoure en 1964, voulaient à leur manière donner un peu de dignité à notre peuple…Une biographie retraçant la vie d'Omar Bongo ou le parcours obscur d'un dictateur (pas mal comme titre du reste) serait aussi la bienvenue.
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l'oracle
Membre doyen
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04-nov-00, 22h13 (Heure de: New Jersey) |
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2. "RE: Du nouveau dans le paysage politique Gabonais"
En réponse au message #1
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Soyons serieux dans l’evaluation de nos opposants Malgre les deficiences des uns et des autres (Mba, Kombila ou Agondjo), nul ne devrait nier la contribution de ces gens dans notre evolution politique. Et ceci dans des conditions difficiles d’obstruction systematique par un pouvoir souvent brutal. Noublions pas que malgre les apparences, nos opposants font face a un dictateur qui en plus repose sur un establishment enracine depuis 33 ans. Dans ce climat, les idees et projets c'est de la foutaise; le gouvernement? un système de petits copains; les elections? de la rigolade. Meme si en ce moment, les partis politiques Gabonais ont mauvaise presse, sont souvent contestes, accuses de compromission ou de manipulation des citoyens, n’oublions pas, dans cette cacophonie, qui sont les vrais "fossoyeurs" du Gabon. Malgre les manquements des Kombila, Mba ou Agondjo, ces gens n’ont jamais ete cites dans des affaires de corruption et achats d'allégeances... Je me risquerais meme de dire ici que ces derniers sont plus patriotes que la bande a Bongo. Ils s’agit ici d’examiner les éléments essentiels qui manquent a nos oppositions pour en faire des instruments efficaces de changement. Ce processus passe par l’education du peuple. Grace a cette education, le peuple a pu remarquer que derriere le mythe de la vitrine petrolifere Gabonaise, se cache aujourd'hui dans la societe Gabonaise le sentiment d'une frustration sociale et d'un pays confisque. Il apparait de plus en plus que la democratie Gabonaise, dont le regime Bongo controlent toutes les institutions, n’est qu'affabulation car elle n'a donne lieu ni a des elections transparentes ni encore moins a la possibilite d'une alternance democratique. Le scepticisme semble gagner les esprits devant les irregularites chroniques et les ruses qui entachent la consultation electorale. Lorsque nous jugeons notre opposition, jugeons la dans le contexte de l'hegemonie politique du bongoisme, avec Bongo comme seul maitre a bord. Dans le contexte d'un regime presidentiel ultra concentre; ou l'opposition, pourtant legale, doit souvent agir dans la clandestinite (attaque a Radio Liberte, suppression de la Griffe et du Bucheron); dans un contexte ou le pouvoir se confond avec l'appareil d'etat et detient le monopole des moyens d'information. Jugeons nos opposants dans un contexte ou le militantisme dans le PDG (ou plus precisement l’idolatrie envers Bongo) est la regle d’or du clientelisme et de la promotion administrative. N’oublions pas que notre opposition est encore souvent confinée a la clandestinite, sujette a des brimades policieres, a des menaces d’intimidation politicienne, a des arrestations arbitraires... Bref, le pouvoir bongoiste reste un regime autoritaire. Pourtant, ce regime senghorien proclame, surtout a l'etranger, qu'il adhere aux principes de la democratie, mais "a la Gabonaise" Il s'agit, semble t- il, d'une "démocratie de "propagande" selon la formule consacree. Malgre la confiscation du pouvoir, Bongo ne reussit pas a eteindre l'effervescence de la contestation sociale politique. Toutes les tactiques de Bongo et ses sbires ne viendront jamais a bout du mécontentement populaire, car la crise organique de l'etat continue de s'aggraver. Lorsque Bongo fut force de “liberaliser” la vie politique Gabonaise, il le fit en se reservant les moyens de canaliser et d'encadrer l'opposition. Ce fut la ruse du pluralisme. La liberalisation du regime des partis politiques sous la pression des revendications sociales et du vent de la chute du communisme, avait comme objectif principal de freiner le mecontentement populaire et rester maitre de la situation. Cette initiative etait ambigue. Certains soupconnaient Bongo de vouloir maintenir son hegemonie personnelle en n'admettant que des partis qui seraient juste bons a servir d' "animateurs" du débat parlementaire. Mais les partis jadis clandestins bousculerent les ordres et devinrent les leaders de la vie politique au Gabon. La contestation la plus virulente vint de groupes d’intellectuels, qui s’étaient constitués en partis, sous les noms de MORENA, RNB ou PGP. Aujourd’hui, certains partis politiques sont consideres comme des "partis de masses" (les deux groupes issus de la scission du RNB), tandis que d'autres sont vus comme des "partis de cadres" quelques personnalites et une poignee de membres. Pour la clarte analytique, il est utile de remarquer que les criteres ideologiques traditionnels de classification des partis politiques occidentaux ne conviennent pas pour qualifier la vie politique Gabonaise. Les etiquettes classiques - gauche, droite, centre - ne sont pas pertinentes. Elles sont obsoletes par rapport au champ politique Gabonais. Dans la pratique et l'experience de la discussion publique (lors des campagnes electorales) les lignes de démarcation sont assez floues. Le clivage ideologique n'est pas determinant. La grande donne, pour rendre compte de la configuration politique Gabonaise, sont les pactes, les reseaux et les complicites clientelaires qui s'y deploient. Il semble que les clivages qui existent ne s'appuient pas tant sur l'ideologie que sur des criteres clienteliste. Il est aussi triste de remarquer que les partis politiques au Gabon continuent d’avoir la caracteristique generale de regrouper souvent une quantite de membres sur des bases relevant plus des relations personnelles ou d’allegeances primordiales que d’une adhesion reelle a un projet politique commun. Notre education doit nous conduire a un consensus base sur nos idees et c’est a ce prix que nous batirons ensemble un avenir honorable.
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l'oracle
Membre doyen
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05-nov-00, 11h30 (Heure de: New Jersey) |
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4. "Ayez la decence de fournir des elements de preuve"
En réponse au message #3
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Modifié le 05-nov-00 à 11h31 (New Jersey) Cher ami, Vos qualites de specialiste de l'insulte ne sont plus a demontrer. Mais je vous defie de nous fournir des preuves (n'importe lesquelles) soutenant que les Mba, Mouity-Nzamba, Kombila, Agondjo, Mere, Bissielo etc...sont des corrompus ayant saignes la nation. Demontrez nous donc votre dignite (si vous en avez une!) |
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herve
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06-nov-00, 23h26 (Heure de: New Jersey) |
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5. "REVENDICATIONS POPULAIRES ET FRAGMENTATIONS POLITIQUES"
En réponse au message #0
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La naissance des nouveaux partis et la scission des anciens (PGP, RNB) devraient nous interpeller. Ces evenements ne sont pas spontannes, mais la resultante d’un noyautage par le pouvoir qui grace a des financements bien places, voudrait creer comme en 93 et 98, la fragmentation de l’electorat. Vous le savez tous, fragmenter l’opposition est une des methodes prisee par les bongoistes. Le parti d’Eyeghe ne sera peut etre jamais un grand parti mais s’il peut diluer le nombre de personnes s’identifiant du PGP, RNB, etc…la mission des bongoistes aurait ete accomplie. Par cette methode, au moment ou le chœur populaire gronde, la clique de notre dictateur en fin de course peut se maintenir au pouvoir. Le peuple au lieu de s’activer a ejecter ces pharisiens, est distrait par un paysage politique englue par toute sorte de parti se jetant des peaux de bananes. Ces distractions rendent les revendications populaires aphones, et le peuple risque de finir par s'épuiser. Ainsi, au Gabon, la recomposition politique reste sourde aux demandes de la population. Le Gabon refuse toujours de se tourner resolument vers le futur. L’immobilisme politique du Bongoisme a des effets catastrophiques qui amplifient la crise. Grace au bongoisme, aujourd’hui le pays se retrouve avec un terrain ethnique mine et une succession presidentielle programmee. Meme les plus pragmatiques commencent a parler d’une solution militaire energique. Pendant que l'opposition s'entre-déchire, la vie des Gabonais se deteriore. Le pouvoir a besoin de maintenir le pays dans des conditions de fragilitees en tablant sur l’opportunisme des hommes et femmes politiques qui ont faim. Ceci conduit a l’inevitable fragmentation de l’opposition. La tenue prochaine d'elections legislatives ne laisse presager aucune amelioration. Neanmoins, le peuple a trop attendu et commence a s’eloigner du politique. Il risque de prendre lui meme la decision d’en finir.
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