Case à Palabres du BDP-Gabon Nouveau

Sujet: "Le Temps des Comptes amers"     Précédente | Suivante
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ONDO NDONG
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30-avr-02, 11h51  (Heure de: New Jersey)
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"Le Temps des Comptes amers"
 
   Mes chers compatriotes, lorsque le BDP fustige de manière articulée et radicale le système Bongo, certains voient en nos critiques l'élan d'un collectif gabonais qui sait où il va et ce qu'il veut véritablement. D'autres, aux dents longues pleines d'ambition sans suite, veulent coûte que coûte que nous disparitions de l'espace terrestre. Il se trouve que ces gens là, issus du même pays que nous, expriment une attitude ou la corruption se traduit par la peur, la peur de s'engager à la lutte constante du BDP contre le système Bongo. La peur étant une forme d'irresponsabilité que véhicule le système Bongo, puisque les faits quotidiens le mentionnent visiblement. N'empêche qu'au-delà de ce système, nous ne faisons pas preuve de résistance, tels que certains peuvent l'imaginer. Vous vous méprenez totalement à l'inverse du radicalisme de notre idéologie.

Pour vous rassurez à ce propos, sachez ceci et de manière plus claire. Tout au cours de notre existence nous avons et aurions toujours la capacité de réflexion pour permettre un nouvel essor de notre pays. Il est vrai que certains reconnaissent ce sur quoi nous sommes capables. Nous vous demandons de prendre en compte de la diversité de nos débats sur le forum, et voir la réalité gabonaise en face des yeux. Cela vous semble incroyable de voir que les membres du BDP sont destinés à semer la vie dans un Gabon-Nouveau, tel le prescrit sans réplique possible notre idéologie BDP, c'est-à-dire Bongo Doit Partir.

Cet aspect décisif et radical sont en quelque sorte la périphrase de notre maître mot qui s'assimilerait aux générateurs d'idées et à la prise de conscience collective de notre peuple. C'est de ce conglomérat d'entités humaines dont nous devons attacher notre abnégation pour faire sortir le Gabon des torpeurs du système Bongo. Le résultat de cette lutte incessante après le Départ de Bongo permettra enfin aux gabonais de s'épanouir, de s'agrandir, sous de nouvel auspice.

Par contre, si vous vous dites qu'un changement radical au Gabon n'est pas possible, pensez-vous alors que l'autre, c'est-à-dire l'inconnu, viendra nous faire sortir du gouffre bogoïste ? L'idée que propage le BDP à travers le net ou du journal : le BDPiste, n'est pas la seule qui témoigne de l'état de notre pays. Il existe des médias, si ce n'est la presse étrangère qui saisie les divers problèmes du peuple gabonais. Dans l'optique de ce contenu présenté par SHAGARI ADE, sous la houlette du journal " le nouvel Afrique Asie n° 151" par rapport aux propositions de changement du BDP au Gabon, vous allez assez vite vous en rendre compte que les critiques de ce journal, à la page 20 sont similaires à celles du BDP.

Les informations sont certes importantes à découvrir et à savoir à travers les journaux et le quotidien. Or, il se trouve que l'enjeu essentiel du journal n'est pas d'être informé. Sinon on reste passif toute sa vie, du moins sur ce plan. Au mieux, c'est l'activisme collectif d'un peuple qui entraîne le développement durable d'un pays. Le Gabon étant dans une situation économique dramatique, il semble difficile aujourd'hui de recevoir une aide d'un organisme international, en l'occurrence celle de la Banque Mondiale. On demande ainsi aux autorités gabonaises "responsables" de l'état de délabrement de revoir leurs méthodes économiques. C'est dire à Bongo de changer ! Sinon ! de Partir ! D'où mes compatriotes, notre assertion radicale "BDP" Bongo Doit Partir, se conforte à travers de telles observations émanant du journal Afrique Asie et présenté comme sus-évoqué le nom de l'auteur.
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Le temps des Comptes amers

GABON. Alors que le pays dispose de nombreux atouts pour un développement durable, il n'a cessé de s'appauvrir au fil des années. Le bilan est lourd : Une dette extérieure qui hypothèque tous les efforts de redressements, et de conflits sociaux qui signalent une crise de confiance profonde entre la société et les gouvernants.
Le Gabon est un paradoxe économique. Troisième pays en Afrique en terme de revenu par habitant, pays pétrolier de l'importance d'un émirat avec seulement 1,200 millions d'habitants, fort également d'autres ressources naturelles tels que le manganèse et surtout le bois, le Gabon présente donc toutes les caractéristiques d'un pays "riche". Et pourtant, on le sait, les gabonais sont loin de vivre dans un Eldorado. Pire, le recul des conditions de vie des habitants ces dernières années ne permet plus au Gabon de se distinguer positivement des pays en mal de développement du continent. Les causes de cette situation sont, bien entendu, multiples, et sont généralement imputées aux aberrations commises par l'Etat dans la conduite des affaires publiques.
Plus concrètement, l'état actuel du Gabon est celui d'un pays dont tous les efforts de redressement sont sévèrement plombés par une dette extérieure qui s'élève à 3,3 milliards de dollars, ce qui équivaut à une somme de 2750 dollars par tête d'habitant. Lourd, très lourd. Selon Robert CALDERISI, Directeur régionale pour l'Afrique centrale de la Banque Mondiale, " aucun pays ne peut continuer à supporter le fardeau de cette dette sans gêner des investissements dans les écoles, les infrastructures sanitaires et autres secteurs d'importance...,". Le Gabon consacre près de 45% de ses revenus au remboursement de la dette.
Ces dernières années, en désespoir de cause les responsables gabonais se sont démenés de toutes leurs forces pour inscrire leur pays parmi ceux bénéficiant de l'initiative de réduction de la dette pour pays pauvres très endettés ( PPTE ). Cette attitude fut considérée par certains bailleurs de fonds comme une démission devant une situation dont les solutions dépendaient surtout de la capacité de ces responsables à opérer des orientations nouvelles à leur économie. Des solutions d'autant plus disponibles que les atouts et les ressources du pays sont sans commune mesure avec ceux de nombre pays bénéficiant de l'initiative ( PPTE ).
En tout cas, à l'heure actuelle, aucun plan ne permet de prévoir la manière dont le Gabon, à défaut d'initier une nouvelle méthode de gestion de son économie, pourrait se débarrasser du poids de la dette. Le Premier ministre, Jean François Ntoutoume Emane, indiquait, fin janvier dernier, que le remboursement de celle-ci - 600 millions de dollars de service de la dette pour la seule année 2001- " se contredit avec le développement". Une évidence. D'autant que, selon la Banque Mondiale, la marche de manoeuvre de l'Etat n'a cessé de s'amenuiser au fil des années. Ainsi que l'explique Robert CALDERISI, "le drame de la dette de ce pays, c'est qu'elle est constitué de crédits chers, d'argent emprunté sur les marchés internationaux...". Des emprunts contractés au nom de la manne pétrolière et qualifiés à l'époque de ( Somptuaire ) par ceux qui déjà tiraient la sonnette d'alarme. Des emprunts qui, surtout n'ont jamais garanti le niveau de vie des citoyens, et qui n'ont cessé d'appauvrir le " riche" Gabon. Résultat : Une crise de confiance de plus en plus sensible des citoyens à l'égard du gouvernement. Les conflits sociaux se multiplient, ce qui ne fait que compliquer les efforts de l'Etat, de plus en plus soutenu à bout de bras par les bailleurs de fonds.
Les institutions de Bretton Woods, prenant en compte les paramètres sociaux de la crise gabonaise, se contentent simplement d'espérer que l'Etat " trouve le moyen d'assurer la paix social durablement, et non plus d'une semaine à une autre..." Et comme si le cas gabonais n'inspirait plus qu'une grande lassitude, Robert CALDERISI estime que " jusqu'ici, ce pays a combiné d'une façon un peu gênante des richesses importantes et un développement assez lent..." Quelle solution alors ? La seule possible, selon le Directeur régionale de la Banque Mondiale, " consiste à continuer à gérer les finances publiques de façon scène et à favoriser les revenus non pétroliers pour que la croissance soit supérieure à la dette..." Du déjà entendu, en sommes... Quoi qu'il en soit, à l'heure où l'Etat décide de remettre à plat la situation du pays en vue de trouver les solutions durables, les gabonais font surtout le bilan de toutes les occasions ratées pour un pays, théoriquement riche et en définitive si précaire.

N.B: Ceci représente donc un commentaire édifiant qui ne doit laisser personne indifférent. Ainsi que le mentionne les propositions de changement du BDP au Gabon.

Alexandre ONDO NDONG
Responsable de la Cellule
du BDP-Gabon Nouveau de Rennes
E-mail :bdp-rennes@bdpgabon.org
Site Web : http://www.bdpgabon.org


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