D’après la Lettre du continent n°400 du 23/5/2002, le président Bongo envisagerait d’organiser au mois de Septembre prochain un "Forum national pour la refondation de l’Etat". Ainsi, constatant que son gouvernement "d’union nationale" était tout sauf crédible, le voici de nouveau sur le point de nous sortir un de ses tours de passe-passe que seuls les (complices) opposants gabonais font mine de pas connaître. A chaque fois que le pouvoir de Bongo, qui est contesté et désavoué par les Gabonais, est à bout souffle, ce dictateur endurci tente de « reprendre la main » en proposant une sommet sensé sortir le Gabon de la déchéance généralisée dans laquelle il l’a plongé. Il ne s’agit donc pas de la première fois. En 1990 déjà, sous la pression populaire, une conférence nationale avait été organisée. Tout y avait été dit, des dispositions de mises en œuvres adoptées. Mais une fois le calme revenu, Bongo s’est empressé de réduire à néant toutes les résolutions prises lors de ce forum, foulant ainsi aux pieds la volonté de la rue et méprisant le désir de liberté et développement du Peuple Gabonais. Omar Bongo dans son irrésistible appétit de pouvoir a tour à tour triché à toutes les élections qu’il a organisées. Comme les mêmes causes produisent souvent les mêmes effets, le contentieux lié à la réélection frauduleuse d’Omar Bongo en Décembre 1993, la pression du peuple Gabonais ainsi que la répression qui s’en est suivie ont fait que le pays s’est vite retrouver devant une impasse. Pour en sortir, Bongo a de nouveau proposé une conférence au cours de laquelle des accords ont été négociés à Paris puis signé à Libreville en Octobre 1994 ; ce sont les fameux "Accords de Paris". Ces derniers, signés entre Omar Bongo et des opposants avides de se remplir les poches à leur tour, sur le dos du Peuple Gabonais ont fini de parachever l’entreprise machiavélique des fossoyeurs de la nation gabonaise. Ces accords ont introduit les "fonds de souveraineté" comme nouveau modèle de corruption légale et l’échange de quelques mairies contre des ministères comme système politique. Pendant ce temps, les souffrances du peuple Gabonais perdurent au point que le peuple blasé et essoufflé en est devenu apparemment impassible. L’opposition gabonaise peut être accusée de haute trahison, car elle a porté un coup sérieux au moral du Peuple, qui se sent désabusé, floué par ceux-là même qui semblaient représenter l’ultime alternative au régime politico mafieux d’Omar Bongo. Mba Abessole, Maganga Moussavou et les autres ont perdu toute crédibilité en rejoignant le camp des fossoyeurs de la nation gabonaise. En corrompant ces hommes Bongo pensait en avoir terminé avec le Peuple Gabonais. Sa stratégie consistant à discréditer toutes les personnes qui pourraient apparaître comme alternative crédible semblait marcher. Mais voilà, le peuple Gabonais est toujours là et aspire toujours à la paix et au développement. Le grand parti unique (bongoïste+opposition conviviale) n’a satisfait que les profiteurs. Le peuple lui, attend au tournant.
C’est dans ce contexte qu’Omar Bongo veut organiser une conférence nationale, une de plus. D’après la Lettre du continent, ce forum aurait pour but de réorganiser le paysage politique du Gabon après l’entrée au gouvernement (illégitime) de Mba Abessole, Maganga Moussavou et les autres. Ainsi, Bongo va officialiser ce pourquoi il a œuvré ces dernières années, à savoir le rétablissement du parti unique. Puisque les élections ne sont que des formalités, l’Assemblée Nationale et le Sénat ne sont constitués de députés et de sénateurs quasiment désignés. L’aventure démocratique du Gabon s’est terminée avant d’avoir commencée, torpillée sans cesse par Omar Bongo. Rappelez-vous le RSDG auquel Mba Abessole voulait adhérer. Et si en fait Bongo et Mba entretenait ce projet en secret depuis toutes ces années…
Mais Bongo n’a pas acheté tout le monde et n’achètera pas tout le monde. Bongo doit compter avec le BDP. Les objectifs du BDP sont de garantir la liberté et le bien être des Gabonais opprimés par 34 ans de bongoïsme. Le BDP faut-il le rappeler, a posé comme préalable le départ immédiat d’Omar Bongo. Ce dernier par ignorance, incompétence et surtout avidité, a pourri la vie des Gabonais. Bongo qui n’a plus rien à proposer doit partir. Le BDP lui a même laissé la possibilité de sortir grandi de ces laborieuses 34 années de pouvoir. En acceptant les réformes que nous proposons, Bongo aurait la reconnaissance du peuple Gabonais.
Mais Bongo ne connaît que la corruption et l’intimidation et ne peut pas comprendre l’importance de telles réformes. Le pire est que tel un virus, il a infecté le cerveau de beaucoup de Gabonais, au point que certains d’entre eux estiment que toute personne qui s’oppose au bongoïsme recherche en fait une place au sein de ce régime diabolique. Les membres du BDP, au contraire ne veulent aucune trêve, aucune compromission avec le régime du vol et de la honte. Nous ne lui laisserons aucun répit. Le peuple Gabonais sait d’ores et déjà que l’espoir existe. Des fils et des filles du Gabon ont décidé de se dresser en rempart face à un régime qui a avili ce pays. Toutes les manœuvres actuelles ne sauveront pas Omar Bongo et ses amis et ils rendront des comptes. Le temps leur est compté et ils le savent.
Vive le BDP
Vive le Gabon Nouveau