No.0, AFFAIRE ELF SUITE
Posté par: Nkoulou, le 14-avr-99 à 16h52
<BR> LES JUGES DE L'AFFAIRE ELF EN TERRE AFRICAINE <BR> (LA LETTRE DU CONTINENT n°326 du 01/04/99) <P> Rubrique : POLITIQUE <BR> Pays : FRANCE/AFRIQUE<P> Après une semaine en Afrique du Sud sur la piste d'Alfred Sirven, les juges Eva Joly et Laurence<BR> Vichnievsky vont-elles prendre goût au volet africain de l'affaire Elf ? Jusqu'à présent, les deux<BR> magistrates avaient soigneusement évité de mettre les pieds dans les affaires franco-africaines - au<BR> grand dépit de leur collègue suisse Paul Perraudin - pour ne pas se retrouver devant les grilles des<BR> Palais… Au Cap, elles se sont notamment rendues chez Vito Palazzolo, un "condottiere" recherché par<BR> la police italienne, qui aurait été "en affaire" avec Alfred Sirven en Angola. Selon nos informations, ce<BR> dernier a d'abord passé quinze jours au Zimbabwe avant de se rendre en Afrique du Sud. Il avait d'autant<BR> moins besoin de se cacher qu'il disposait depuis trois ans d'un permis de résidence dans ce pays,<BR> obtenu sur l'intervention de l'homme d'affaires allemand Dieter Holzer. <P> En l'espace de quelques semaines, l'insaisissable "Alfred" a également été aperçu dans deux autres<BR> capitales africaines: Yaoundé et Brazzaville. Deux pays où l'ancienne éminence grise de Loïk Le<BR> Floch-Prigent a également beaucoup d'amis. Dans la répartition des "tâches", avec André Tarallo,<BR> longtemps le vrai patron d'Elf en Afrique, Alfred Sirven avait justement "hérité" du Cameroun, du Congo<BR> (tendance Sassou) et de l'Angola (côté Unita avec le bureau de Londres), tandis que Tarallo "gérait" le<BR> Gabon, le Congo (tendance Lissouba) et l'Angola (côté pouvoir MPLA). Une simple répartition des<BR> risques... Comme à Paris, entre la droite et la gauche. Au Cameroun, Alfred Sirven montait des<BR> opérations d'achat de barters de pétrole avec des personnalités corses et un responsable du trading du<BR> groupe, encore en fonction. <P> Au Congo-B, Alfred Sirven avait participé en 1991 à la préparation d'un coup d'Etat au profit de Sassou.<BR> La preuve ? Elle sort de la bouche même de Roland Dumas, qui a déclaré à des confrères du Nouvel<BR> Observateur: "C'est vrai que Christine (Deviers-Joncour, NDLR) est venue me raconter cela et que je lui<BR> ai dit de ne pas s'en occuper. C'était Omar Bongo qui voulait écarter Pascal Lissouba pour remettre son<BR> gendre Sassou Nguesso en selle. Vous vous souvenez ? Les armes transitaient par le Gabon !"<BR> Mazette... L'ancien ministre des Affaires étrangères étant "l'ami intime" d'Omar Bongo, comme le répète<BR> souvent ce dernier, sa parole est d'or. Pourtant, Roland Dumas commet une erreur de casting: en 1991,<BR> Lissouba n'était pas encore au pouvoir. Cette tentative a eu lieu sous la période de transition d'André<BR> Milongo, qui avait eu l'idée incongrue de faire auditer les comptes d'Elf Congo par un cabinet américain !<BR> Il semble que ce soit Pierre Joxe, alors ministre de la Défense et de passage à Libreville, qui ait fait<BR> échouer cette tentative de "changement radical". De cette période, Sassou a gardé un souvenir ému<BR> d'Alfred, qui disposerait d'un passeport congolais flambant neuf avec une photo où il porte une barbe,<BR> signé par le ministre de l'Intérieur Pierre Oba. Ce que nie ce dernier... <P> La seule trace concrète de la présence d'Alfred Sirven est en fait venue... de Colombie. Selon nos<BR> informations, la police colombienne a émis le 25 février le message suivant à Interpol (N°<BR> 11-DAS-OI-UCOM-K-734): "En coopération avec les Forces de police locales, nous demandons<BR> assistance à l'ambassade de France sur le dénommé Alfred Sirven - Photo- Empreinte - Probable qu'il<BR> soit dans notre pays". Et, pendant qu'il court le furet, les juges suisses préparent non seulement la liste<BR> des comptes des "amis" d'Elf en Suisse, mais également une nouvelle liste de "salariés" officiels (les<BR> cadres, pour échapper à l'impôt) et officieux (les lobbyistes, les amis ayant rendu service et les<BR> commissionnaires). Et en Suisse, un compte perso est un compte perso ! Le président Omar Bongo<BR> vient à nouveau de l'apprendre à ses dépens. Le Tribunal fédéral a rejeté le 23 mars son recours pour<BR> empêcher la saisie du compte "Davenport" (n°01.10200.0) ouvert à la CIBC de Genève… (voir page 7). <P>
No.1, Attention, évitez le Gabon magistrates!
Posté par: Moustafa, le 15-avr-99 à 23h47
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Oui, c'est bien beau tout cela. Espérons malgré tout que si elles passaient par le Gabon, le pétro-CFA d'Omar Bongo ne fera pas oublier leur enquête aux magistrates belbes et suisses.<P>Bongo a l'habitude de balancer à la figure de ces blancs tout le CFA qu'il peut trouver. Ne pouvant jamais gagner un tel pactole pendant toute leur vie de magistrat ou de politicien, ces Français et autres oublient très vite pourquoi ils sont venus au Gabon. A leur retour chez eux, ils sont changés et commencent à chanter la louange du CFA et de celui qui leur a "damé" ça.<P>Moustafa.
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