No.0, GABON: Tensions avec l'Agence française de développement.
Posté par: Moustafa, le 20-mars-99 à 23h06
Voici, mes frères quelques nouvelles prises de chez Jeune Afrique (du 2 au 8 mars 1999). A ce qu'il paraît, la situation va de plus en plus mal au pays. Ce que mes gens m'en disent est incroyablement pessimiste. Des temps durs nous attendent.<P>Je vous laisse avec les nouvelles de Jeune Afrique.<P>Mouss.<P><BR>GABON: Tensions avec l'Agence française de développement.<P>Officiellement, l'annonce, le 22 février, par l'Agence française de développement (AFD), de la suspension, à partir du 1er mars, du financement de ses projets au Gabon n'a "aucun rapport" avec la visite privée d'Omar Bongo à Paris, au même moment. À l'AFD, on assure qu'il s'agit d'une procédure normale (le Gabon n'ayant pas remboursé, à la fin du mois d'octobre 1998, les 100 millions de FF de dettes arrivant à échéance à cette date), et que l'Agence française ne fait que s'aligner sur les autres institutions internationales, notamment le FMI, dont une délégation a remis un rapport critique après une visite au Gabon, au début du mois de février. Mais cette annonce publique était bel et bien destinée à faire pression sur le pouvoir gabonais, juste avant l'échéance du 1er mars. La durée de la visite de Bongo à Paris (il est arrivé le 13 février et se trouvait encore dans la capitale française le 26), ainsi que la présence au sein de sa délégation du nouveau ministre des Finances, Émile Doumba, indiquent que les négociations sur le montant et les conditions de l'aide publique française étaient l'une des raisons essentielles du voyage. Elles ont d'ailleurs été au centre des entretiens du président gabonais avec Jacques Chirac et Antoine Pouillieute, le directeur de l'AFD.<BR>
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