No.0, L'échec du Gabon: le manque d'incitation au travail et à l'excellence.
Posté par: Adrien Nguema, le 21-déc-99 à 15h44
Le Gabon manque de beaucoup de chose mais ce dont le Gabon ne manque pas est d'une population capable grâce à son travail de le propulser vers le progrès économique. Ce qui manque à cette population est un "cadre" permettant la motivation et la volonté. Il n'y a donc aucun doute qu'avec un encadrement motivateur et intellectuellement compétent et HONNETE, le rendement des Gabonais pourrait rivaliser avec celui de n'importe quel peuple.<BR>Malheureusement, cet environnement ne peut exister que dans un climat d'ouverture et de transparence. Lorsque l'on constate que les journalistes de l'Union en sont encore à observer le culte de la personnalité au lieu de réellement informer la population, on se rend bien compte que le bout du tunnel est encore loin. Doumba déclare que la réduction des salaires a pour unique objectif de plaire aux bailleurs de fonds. Le même Doumba se refuse à nous dire pourquoi les responsables du meurtre du pays courent toujours? La seule façon de faire changer les habitudes est de châtier les vrais coupables. Tant que ces gens seront aux affaires, personne ne prendra le gouvernement Gabonais au serieux.<BR>Le gouvernement Gabonais sait très bien quelles sont les solutions. Mais au lieu de les appliquer il perd sont temps à poursuivre les empêcheurs de tourner en rond. Ceux qui osent pointer les coupables du doigt, au lieu d'être applaudis, sont plutot poursuivis, menacés d'arrestations ou de mort. Ce babarisme économique consistant à laisser les mêmes voleurs continuer à gérer la chose publique est plus que toute autre raison responsable de notre déroute.<P>En fait qu'est-ce que le Gabon aujourd'hui si ce n'est un malheureux pseudo-état kleptocratique dont les dirigeants ont plus d'allégeance envers leurs comptes en banque qu'envers la destinée du pays. La tragédie est que ces gens auraient pu à la fois s'enrichir et développer le pays, avec un peu plus de jugeote. Le pays n'a aucune raison d'etre ruiné: il possède une terre fertile, des ressources minières énormes et une population talentueuse. Mais paradoxalement, au lieu de la prosperité, nous sommes misérablement et inexorablement pauvres. Comment dans un tel climat peut-on demander à la population de ne point se plaindre? En effet, le régime considère toute critique comme un sacrilège. Il suffit d'un article publié dans le Bucheron ou la Griffe et hop les menaces pleuvent et les dit journaux sont interdis de diffusion. Comment un gouvernement responsable peut-il essayer de museler des gens dont le seul crime est de se plaindre de conditions de vie ne leur permettant pas de s'offrir des produits de première nécessité tels que: vêtements confortables, draps confortables, médicaments, savon, aliments etc…<P>Le gouvernement demande aux Gabonais de se taire pendant que:<BR>-L'infrastructure s'écroule (routes, batiments).<BR>-Le systeme scolaire est en ruiné.<BR>-Les hôpitaux deviennent des mouroirs.<BR>-L'agriculture s'est complètement écroulée.<BR>-La dette demeure vertigineuse.<P>Devant ce palmarès, on nous demande de continuer à chanter les louanges de notre despote fossoyeur, de continuer à fermer les yeux face à l'implosion du pays. Tous les bongoïstes sont conscients de la situation du pays; mais ils préfèrent participer au cinéma macabre consistant à faire comme si tout allait bien.<P>La seule façon de régler durablement des problèmes consiste à aller jusqu'à leurs racines. En nous empêchant d'aller à la racine du mal Gabonais, les parasites bongoïstes nous condamnent à la misère continue et à l'approximation à perpetuité.<BR>
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