No.0, Libreville, Ville la plus chère d'Afrique
Posté par: Moustafa, le 23-jan-00 à 11h51
Savez-vous, mes amis, qu'un récent article de la BBC avait désigné Libreville comme la ville la plus chère d'Afrique et comme l'une des plus chères du monde?<P>Comme comparaison, un poste de télévision décent coûte en moyenne 1000 dollars à Libreville, soit 500.000-600.000 CFA, contre 200 dollars aux USA, soit 120.000 FCFA. <P>Honte, Omar Bongo, Honte!!
No.1, Bongo est un homme sans honneur...
Posté par: Phil Bounda, le 25-jan-00 à 10h02
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Chèr ami Moustapha,<P>déjà en 1987, Libreville faisait parti des 5 villes les plus chère du monde. Mais à l'époque certains gabonais, ignorants en étaient même fières. Aujourd'hui, les faits sont là et parlent d'eux mêmes. Notre pays fait parti des nations les plus sinistrés. Bongo et ses amis estiment que la maîtrise de l'inflation n'est pas une chose importante. Ces gens vont faire leurs courses à l'étranger et de plus ils ne règlent jamais les frais de doine. Mais au fait monsieur Bongo a t'il seulement une idée du taux d'inflation annuel dans notre pays? Ou même, sait-il seulement quels sont les chiffres réels concerant les taux d'alphabetisation, de naissance, de mortalité, etc... Comment fait-il pour savoir si des mesures prise dans tel ou tel secteur ont eu un effet (positif ou négatif)? En France par exemple, il existe un organisme (l'INSEE) chargé de surveiller tous les indicateurs économiques et sociaux du pays. Il renseigne de manière fiable les décideurs sur l'état dans lequel se trouve le pays. Ne faudrait-il pas envisager la création d'un tel organisme chez nous? Mais il devra être vraiment fiable et autonome et non pas une autre antichambre de bongoïstes incapables.<P>Fraternellement<P>Phil Bounda<BR>
No.2, Voici pourquoi, ça ne peut plus durer...
Posté par: Phil Bounda, le 26-jan-00 à 10h23
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<BR>Voici chèrs amis en intégralité l'article de l'AFP qui consacre Libreville ville la plus chère d'Afrique et qui met en lumière à mon sens, toute la stupidité, l'ignorance et l'icompétence de Bongo. Vous allez voir ça va vous faire plaisir...<P>Bonne lecture<P> Libreville consacrée 4ème ville la plus chère du monde <P> LIBREVILLE, 25 jan (AFP) - 11h19 - Avec un pot de fromage blanc pouvant atteindre 6.000 francs CFA (60 FF), des<BR> véhicules d'importations taxés à 53%, le classement de Libreville au rang de 4ème ville la plus chère du monde n'a constitué<BR> qu'une demi-surprise pour les Gabonais frappés par la crise économique.<P> Selon ce classement publié récemment par l'institut britannique Economist Intelligence Unit (EIU), la capitale gabonaise,<BR> avec sa modeste population de 450.000 habitants, apparaît de loin comme la plus coûteuse des villes du continent africain.<P> A l'échelon mondial, elle se situe derrière trois mégalopoles asiatiques, Tokyo, Osaka Kobe et Hong-Kong, mais devance<BR> les villes réputées les plus onéreuses du globe telles que Londres, Paris, Genève ou New-York.<P> Libreville dépasse toutes ses grandes soeurs africaines comme Tripoli (Libye - 15ème), Abidjan (Côte d'Ivoire - 24ème), Le<BR> Caire (Egypte - 46ème), Dakar (Sénégal - 78ème), Nairobi (Kenya - 115ème) ou Johannesburg (Afrique-du-Sud - 117ème).<P> Seul Etat d'Afrique subsaharienne "à revenu intermédiaire", avec un PIB par habitant annuel de 7.550 dollars masquant une<BR> très inégale répartition des richesses, le Gabon justifie ainsi la réputation d'"émirat d'Afrique centrale" que lui a conféré son<BR> miracle pétrolier passé.<P> Le classement d'EIU "met en lumière les déséquilibres d'une économie de comptoir", axée depuis trois décennies sur<BR> l'exploitation quasi-exclusive des matières premières: pétrole, bois, manganèse, uranium, relève un observateur étranger.<P> Privé d'un vrai secteur agro-alimentaire et d'industries de transformation, le Gabon dépend presque totalement de<BR> l'importation pour sa nourriture, ses biens de consommation et d'équipement.<P> Au bord des routes, les bananiers poussent librement à la faveur du climat équatorial. Mais dans les échoppes de Libreville,<BR> les bananes sont plus souvent camerounaises que locales, les tomates sud-africaines ou les pommes de terre françaises.<P> Le classement d'EIU, destiné à évaluer le coût de la vie pour un ménage d'expatriés, mérite pourtant d'être nuancé. En effet,<BR> il n'inclut pas dans ses calculs certains produits les plus courants du panier de la ménagère gabonaise.<P> S'il relève des prix très élevés pour les produits laitiers, le poisson, vendu en moyenne 1.500 FCFA (15 FF) le kilo, et<BR> présent sur tous les marchés de Libreville, ne figure pas dans sa palette de prix, pas plus que le manioc ou certains légumes<BR> locaux plus abordables.<P> Le coût de la vie n'en grève pas moins lourdement le pouvoir d'achat des Librevillois, dans un pays durement touché par la<BR> baisse chronique de sa production de pétrole, où le salaire minimum plafonne à 60.000 FCFA (600 FF).<P> Façades d'immeubles décrépries, rues crevées de profonds nids de poule jamais rebouchés, jonchées de tas d'ordures<BR> rarement enlevés: à Libreville, la crise économique est un phénomène visible. <P> Dans certains quartiers résidentiels, de futures villas hollywoodiennes ont été abandonnées en chantier aux herbes folles,<BR> faute de crédits.<P> En décembre, le chef de l'Etat gabonais Omar Bongo a retiré sous la pression populaire le projet gouvernemental de<BR> réduction de 20% la masse salariale des fonctionnaires, rappelle-t-on. <P> "20% du salaire, analyse une librevilloise, c'est ce qui reste à beaucoup d'entre eux une fois qu'ils ont payé leur loyer et<BR> leurs nombreux crédits, celui du 4X4 en tête".<P> "Les 2/3 des Gabonais ne vivent pas dans l'opulence. Aussi le gouvernement doit-il tout faire pour intensifier ses efforts<BR> pour améliorer les conditions de vie de la population", reconnaissait le quotidien pro-gouvernemental L'Union en publiant ce<BR> classement la semaine dernière.
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