No.0, L'irresponsabilité des pouvoirs publics Gabonais nous coûte si cher
Posté par: l'oracle, le 06-août-00 à 14h06
Les soubressauts observés dans la gestion des bourses d'état par nos fonctionnaires des bourses et stages sont tout le symbolisme du bongoïsme. Etant donné que les Gabonais ont perdu confiance aux Gabonais pour la gestion des bourses, ils se tournent vers des institutions occidentales pour la gestion de ces bourses et ces institutions occidentales perçoivent des commissions exhorbitantes pour leurs services. Tout ce gaspillage d'argent aurait pu être évité si le gouvernement Gabonais etait plus responsable. En France, d'après nos renseignements, les frais de gestion d'un étudiant boursier par l'organisme français qui gère nos bourses sont de 1600 francs français par mois (160.000 CFA). Et évidemment, on peut se poser la question de savoir à combien s'élevait les pertes de l'état quand les sous étaient gérés par l'Ambassade du Gabon car il semble que l'état Gabonais pense que 160.000 francs CFA par étudiant en frais de commission mensuel est moins cher que de laisser les Gabonais détourner tous les sous. Il est triste de penser que les Gabonais ne soient pas assez mûrs pour gérer eux mêmes l'avenir de leurs enfants. Les choses seraient peut être différentes si les responsables de ces détournements étaient inquiétés. Mais nous savons qu'au Gabon, voler est perçu comme une activité pleine de noblesse. Il est dramatique de voir les étudiants venir manifester devant les ambassades du Gabon ou même les occuper, pour remettre le ministère des finances devant ses responsabilités. Il est à noter que le coût de 1.600 FF pour traiter mensuellement la bourse d'un étudiant nous semble exhorbitant. Il faut savoir que le coût moyen de la feuille de paye d'un salarié français (qui est très complexe et qui comprend les déclarations sociales, etc..) est sous-traité par les Cabinets Comptables pour des montants variant entre 40 et 150 FF par mois. On peut se poser des questions sur le coût de traitement, car ce prélèvement s'effectue en fin de compte au détriment des bénéficiaires, les boursiers Gabonais. On pourrait aussi s'interroger sur les bénéficiaires de ce surcoût ? A qui profite la surfacturation?
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