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Nom du forum: L'arbre à palabres économiques
ID de la discussion: 7
No.0, Fuite des cerveaux ?
Posté par: Alexandre Ondo Ndong, le 25-mai-99 à 14h02 
Les conditions de vie actuelle du Gabon sont de plus en plus catastrophique. Divers aspects font l'objet de discussions massives vers l’issue de trouver une solution. Le générique Gabon-Nouveau par la voix du BDP montre par la participation de ses membres les malversations du système Bongo. <P>En effet, les étudiants ont depuis longtemps été la source de manipulation du système Bongo. Aucun trait de développement ne s'est vraiment manifesté et on doute fort de la cré$ibilité de Bongo en regardant son parcours. L’histoire serait très courte en décrivant verbalement, mais l’écriture servira de médiateur pour révéler le micmac de Bongo. Le Gabon pays de « joie et de liberté » comme disait l’artiste, devient « pays de contradictions multiples et de haine et de fuite de cerveaux sans liberté ».<P>Le monde entier sait que ce pays possède d'énormes potentialités, mais se demande surtout ce que Bongo a fait pour produire un tel phénomène, celui de la fuite des cerveaux. Les Gabonais eux mêmes savent que le malaise ne date pas d’aujourd’hui, mais enseveli sous « l’ethnie du silence » et de la pression des menaces de Bongo, le mythe Bongo est né et a fini par désoeuvré le peuple. Y a t-il un capitaine dans le bateau pour s’opposer réellement et démontrer la concordance des faits de la révolte actuelle des jeunes Gabonais, Le BDP seul par son armée de réflexions peut en être capable. Alors déployé votre vision de faits.<P>Dans le cas présent, il s’agit d’être un « pompier », sauver le peuple des décombres accablants du système Bongo. Toujours est-il comment agir dans un pays où le peuple est à l’image du chien. Tu lui tends l’os, il recule, de peur d’être de nouveau désoeuvré. Un tel système crée à l’intérieur de son mouvement l’État de « perversité d’exagération totale ». Et pour éviter de tels brigandages, il va falloir montrer en détail les conséquences sociales qui entraînent les Gabonais à choisir d’autres destinations. D’une part, comment peut-on démonter la perception des départs « des fils du Gabon ». La scène quotidienne présentée dans ce texte, reflète un des aspects de la situation Gabonaise. Elle montre un détail des interactions qui existent entre l’intellectuel et son milieu.<P>I/ Présentation de M. Moug et de M. Goum. <P>Les deux messieurs sont Gabonais. Mais les deux personnages n’ont pas la même situation sociale. Ils vivent au Gabon sous l’emprise du système Bongo. Le premier, M. Moug est détenteur d’un Doctorat et le second travail comme manoeuvre à la Smag au Gabon. La scène se passe au Gabon. <P>1- Moug<P>Il y a 5 ans que M. Moug est rentrée de France pour son pays. Auparavant un de ses compatriotes lui disait au cours des rencontres qu’il avait eu en France et durant ses études, que le Gabon a changé. Il protestait aux dires de ses compatriotes et voulait absolument se rendre chez lui. Mais le système Bongo lui a montré d’autres couleurs de vie, la suite est pathétique.<P> a)- (U)n (d)es (f)rères Gabonais en France / (udf): « Si tu vas là bas, tu risques de revenir très vite nous joindre ici en France ».<BR> b)-Moug: -« ha!! vous aussi! j’ai signé l’engagement décennal, il faut donc que je rentre. Et puis toute ma famille est au Gabon ». Vous voulez rester ici, chouooo!!, il fait froid, moi je ne peux pas supporter; le froid ».<BR> c)-Udf: Toi même là bas, et ta femme blanche, tu rentres elle vient a vec toi et les enfants.<BR> d)-Moug: Bien sur, <BR> <BR>e)-Udf: Tu devais aller seul pour voir comment ça fonctionne, hé ! mon frère le pays n’est plus comme avant, il faut rentrer au PGD, sinon tu n’es rien. J’ai reçu un courrier de mon frère que le Gabon marche la tête en bas.<P>g)- Moug: Mon frère tu as raison, mais je ne peux pas faire autrement, le pays à des problèmes, je vais justement apporter ma part, tu sais que nous sommes ici pour repartir et non pour rester. Si tu es medecin, tune peux venir soigner les gens en France, quand même toi aussi.<P>Quelques mois plus tard M Moug se retrouve au Gabon avec sa femme d’origine Française et ses deux enfants. La première année, il ne trouve pas de boulot, sa femme qui est française va donner des cours de français dans un lycée de la capitale. Et durant une bonne période, c’est elle qui s’en chargera de la popote. Les frères et soeurs de M. Moug seront toujours les biens reçus par cette dame.<BR>Au bout de la deuxième année, Moug trouve du travail après an de chômage, mais pas du tout dans le domaine de ses études. Une condition s'impose, d'un côté la famille de l’autre les enfants et la femme issue d'une culture différente. Celle-ci ne saisit pas très bien les rouages de la tradition. Et d’un autre côté, Moug n’a pas le choix et se rend compte que la situation que ses frères Gabonais, restés en France lui ont décrit à propos du Gabon, était réelle. Il se voit obligé de travailler dans une boîte différente des études qu'il a effectuées faire en France. Il rentre ainsi dans le système bogolien, puisque imprégné de la société Gabonaise. Il a besoin de vivre et malgré ce fait, il est respecté dans son milieu à cause de son hospitalité. Il loue avec sa famille une maison dont le propriétaire n’est qu’un simple manoeuvre. M. Goum Awala.<P>II/ Le Prolétaire Goum Awala et Moug l’intello.<P>Goum Awala est un personnage qui vit selon ses moyens. Au Gabon lorsque tu n’as pas de femmes, personne ne peut s’occuper de toi. Goum a aussi une femme et des enfants à charge. Vu son maigre salaire, il a eu la chance d’hérité d’un terrain à Libreville. Au cours de ses débuts de travail à la Smag, la production de farine et des oeufs était abondante, à tel enseigne qu’il ramenait des oeufs chez lui. Sa femme très débrouillarde a mis au point un petit commerce pour faire des gâteaux. Avec le petit salaire qu’il gagnait durant cette période, lui et sa femme ont économisé pour construire au fur et mesure leur maison et d’aller habiter chez la maison du frère de sa femme mort au cours d’un accident. La maison à louer était donc en planche et susceptible d’être occupé très rapidement. Et c’est à cette occasion que M Moug et sa femme et leurs deux enfants iront habiter à Kinguélé, lieu ou se situe leur nouvelle demeure. (Après quelque temps à l’hôtel).<P>Un jour, Moug s’aperçoit que son discours avait changé, lui qui croyait rendre service à son pays se retrouva dans une société de construction de bâtiment. Les conversations qu’il avait avec ses collègues n’étaient pas du même ordre de celle connue lors de séjour en France. Son Doctorat placé au salon ressemblait à un trophée symbolisant qu’il avait obtenu le diplôme supérieur de fin d’étude troisième cycle. Cela lui permettait par ce titre de manifester une certaine influence au sein de son milieu. Pour masquer sa désolation, il lisait et donnait l’impression d’un véritable chercheur d’avant-garde. Il se posait autant des questions pourquoi le Ministère de la planification n’avait pas prévu un poste de travail pour lui à l’Université. Les dossiers qu’il avait déposés n’avaient pas de suite favorable. Ce qu’il entendait, repasser demain, le directeur de cabinet n’est pas. A force de trop vivre en France, il oubliait certaines notions. A u Gabon pour trouver du travail, le diplôme comptait, amis il fallait connaître des gens des hauts-lieux. Son doctorat traitait du domaine de la Géostratégie ce qui l’aurait certainement empêché de travailler. En guise de punition ironique des chefs jaloux, on lui ferma les portes de la vie et de l’ouverture des yeux des jeunes Gabonais. « Toujours la même chose repasser demain ». Il n'en pouvait plus.<P><BR>2/ Interactions:<BR> Famille et Femme et Propriétaire.<P>D’un côté la famille, de l’autre la femme et les enfants et la maison sous laquelle il demeure. La maison à un prolétaire de la « Smag ». Il doit recevoir les frais du loyer à la fin de mois. M. Moug est-il prêt? Il reçut un membre de sa famille venu du village. Ce dernier arrive sans un paquet pour offrir a M. et Mme Moug. Pour éviter de déranger M. Moug, il dormait chez la cousine de M. Moug. Celle-ci travaillait notamment et gagnait moins d’argent que M. et M. Moug. <P>Étant à deux il ne pouvait que bien gagner leur vie au sens gabonais du term. La famille Gabonaise placée au bord du couple comme des parasites va déstabiliser le couple. Le membre qui vient du village doit repartir demain. Le soir, il se rend avant son départ prévu pour demain chez le couple Moug. La fin du mois n’est plus loin, le libanais où M Moug prend ses bons doit encaisser son argent. Le propriétaire de la maison ne saura tarder. La semaine dernière, le ciel a coulé ses larmes dans toute la ville Librevilloise et la femme de M. Goum n’a pas vendre ses produits. Alors commence les discussions, partant d’un d’un homme toute la chaîne bascule.<P>Alors le membre de famille repasse à midi, Moug n’est pas là, i demande à sa femme, au même moment le téléphone<BR>Dringggggggggggggg...!!!! c’est Moug, il téléphone à sa femme du Bureau <P> a)-Moug: « est ce qu’il y a des gens chez nous »,<P>b)-Karine Moug est la femme de M Moug. « Oui, depuis 9 heures, il y a le libanais qui est passé te voir pour t’annoncer qu’il a fait le retrait à propos des bons. Il y a ton parent qui est là, il doit aller prendre le car pour Bouée, et il souhaite te voir. Tient! il y a le « proprio » qui vient d’arrivée .<P>La femme de Moug n’est pas trop étonnée des visites, mais elle se demande ce qu’il y a ? Pourquoi autant d’attraction chez elle? On lui disait en France que la famille Africaine est très nombreuse. Elle a accepté le fait de venir au Gabon, mais les visites étaient devenues quasi habituelles chez eux. Il n’y avait plus de vie famille. Les enfants n’étaient plus suivis de près et les maladies ne leur épargnaient pas. Le médicament à la pharmacie non remboursé, compliquait la vie de couples. En France, le couple Moug était habitué à être remboursé, il recevait des allocations logements. Au Gabon il ne fallait pas s’y attendre à la générosité du gouvernement. La loi du chacun pour soi était de rigueur, malgré les discours que Mme. Moug suivait à la télé lorsque le chef de l’État passait. Il n’arrivait pas à comprendre comment ce type pouvait émettre des discours à son peuple sans les assumer. Il se possait au tant de question, mais sans réponse.<P><BR>c)-Karine Moug: « Tu rentres »?<BR>d)- Moug: « Je suis encore avec le patron, la réunion va durer tard. Tu pourras leur dire de revenir demain ». <BR>e)- Karine Moug: « Tu peux m’expliquer ce qui ne va pas. Le propriétaire a besoin de son argent et ton membre de famille veut te dire aurevoir ». <BR>f)-Moug: "Dit à mon ami Goum de repasser demain" Tu lui expliques que je suis en réunion OK! Chérie ». Pour mon vieil oncle, trouve-lui quelque chose chérie, aller soit sympa. C’est lui qui va nous recevoir lorsqu’on ira au village, tu sais que je n’ai pas de maison dans mon village.<P>g)-Karine Moug: Pardon! Tu te fous de ma gueule où quoi, tu sais que je dois payer des médicaments à mes enfants, ç'a va pas non! Écoute, tu reviens ici tout de suite, je ne peux plus supporter.<P>Moug se trouve face au dilemme, d’un côté il est obligé de laisser le réunion pour dire aurevoir à son oncle et calmer la situation familiale. De l’autre, il doit expliquer à son patron qui a un niveau bac 3, les raisons de son départ imprévu de la réunion. Il faut dire à cela que Monsieur Moug est un homme courageux, il a su se battre pour maintenir sa place. Il est le poteau de soutènement de l’entreprise. Mais lorsque la crise sévit au sein d’une famille il faut sauver les meubles. S'il part, le patron peut comprendre. Une crise de tension règne depuis un moment entre sa femme et lui. Il est et pourtant compréhensif; mais il manifeste des complexes en l’égard de sa femme qui gagne plus que lui. Pour éviter qu’on le sache, il donne l’impression d’être un patron alors qu’il ne l’est pas. Influencé par le système et surtout ayant une femme blanche sans avoir obtenu de poste juste à son diplôme, Monsieur Moug s’exerce l’attitude du paraître. La voiture qu’il possède est celle de sa femme et les gens de l’extérieur ont une autre vision autre. <P>De retour au domicile du Quartier Kinguélé où domine le bruit de musique insupportable, faute de trouver d’autres maisons moins chères. Il trouve sa femme au salon et les protagonistes de la scène.<P>a)-Moug: « Mon Oncle, chouoooooooo!Je croyais que tu étais déjà dans le car ».<BR>b)-Oncle: « Tu te moques de moi ou quoi, tu sais que je n’ai rien pour prendre le car, ta cousine m’a dit de venir te voir ».<BR>c)-Moug:« Attend un moment j’arrive, je fais un tour dans la chambre pour me changer, il fait très chaud à Libreville ».<P>Moug est débordé, il imite la marche du crabe, c’est dire il ne suit plus ses mouvements. Le crabe possède plusieurs pattes, de fois il peut se tromper lorsqu’il se déplace. Moug se trouvait donc dans cette situation de « variation simultanée ». L’alternative planait dans la famille de Moug. Le propriétaire de la maison, l’oncle et la femme étaient tous là au salon dans un climat d’angoisse, estompé de boisson alcoolique. Karine Moug ne supportait plus la visite des nombreux parents de son mari. A chaque fois que la fin de mois se rapprochait, Karine Moug savait que les parents de son mari devaient être chez eux, surtout pour faire une sorte de rafle au dernier sous qui restait dans ses poches. La seule frontière qui les séparait était Madame Moug. <P>La Femme de M Moug disait directement ce qu’elle pensait à propos des parents de Moug ou de son entourage. Elle observait la situation dans laquelle les gens traversaient, et ne cessa de demander à son mari « on ne pas recevoir la misère de ta famille chez nous ». Mais en voulant trop se monter très généreux avec la famille Gabonaise, Moug passait des mauvais moments au Gabon. Trop tôt il revint au salon avec un sourire malicieux. Il avait déjà échappé une situation ou le proprio était tenu de revenir le lendemain.<P>a)-Moug: « Alors mon ami Goum, tu m’excuses il fallait que je prenne une douche » Ma femme m’a dit que tu es là depuis longtemps. Sinon ça va ?<P>b)- Goum: "A mon frère Moug, si tu me vois rester longtemps comme ça, c’est qu’il y a un problème ». « Il y a mon fils qui est hospitalisé et je n’ai rien, si ce n’est ce qui sort de cette maison ». Comment faire?<P>d)-Moug: j’ai compris, je te sers un petit verre de bièrre régab?<BR>e)-Goum: Ouiiiiiiiii......))))), comme d’habitude.<BR>f)-Moug: Oncle, tu bois quoi?<BR>g)-Oncle: Un petit Whisky<BR>h)- Karine Moug: Tu as eu du Whisky chez toi à Booué<BR>i)- Oncle: Madame quand vous allez venir chez moi toit et mari, je vais vous faire boire du vin de palme, l’étoutuou. <P>Bref, M. Moug a créé la surprise, il remet l’intégralité de la somme du loyer au propriétaire. Et l’oncle une semaine plis tard regagna le village. <P> <BR>III/ Sentiments<P>Pour arriver à bout de cette situation où il faut vivre au jour le jour, dans un pays ensoleillé. Dans un pays ou les ministres gagnent des millions d’argent. Dans un pays ou l’élite devient la risée de toute la famille au moindre dérapage. M Moug était exposé dans une situation ou il devait faire face aux durs problèmes de la vie à Libreville. En France, il avait exercé dans une association des jeunes étudiants Gabonais. Il assistait aux réunions et occupait le poste de trésorier. Et c’est grâce à cette structure différente de celle de France, installée selon les groupes à Libreville, qu’il a su intégrer le l’association Tontine. Sans elle, il aura eu d’énormes difficultés à surmonter ses problèmes internes.<P>Mais la vie à Libreville appartient finalement au plus malin, l’État ne s’occupe de personne. Le Gabon est un pays qui s hérité de la France, le modèle administratif, malheureusement il y a très peu de fait appliqué. On parle, par ce que parler c’est beau chez un Gabonais, cela semble être la répétition. Les hommes politiques sont forts dans la parole. Et comme le nègre respecte scrupuleusement la parole et le verbe du blanc, il a souvent envie de faire mieux. Ce facteur révèle peut-être notre incompréhension quant à la chosification occidentale. A force de vouloir trop bien faire de la chose du blanc un instrument de haute importance, on perd un peu de notre âme culturel. Ce qui du moins montre la dépendance que le nègre manifeste à l’égard de l’homme blanc. Les parents à l’époque ont acquit la culture de savoir donner et non celle de recevoir. Moug est jeune et il commence sa vie. Les enfants sont malades etl’état au Gabon vient très rarement à l’aide des ses enfants de demain.<P>Les Enfants malades, chacun famille s'occupe des siens. Le remboursement à la pharmacie se passe des commentaires. Le manque d’activité pour des petites et moyenne entreprise n’est pas très développé et s’il l’est, cela se passe entre famille. Ce passage des parents qui demandent existe à cause du manque de’entreprise et du personnel non qualifier. Pour un intello comme M. Moug qui n’est qu’un exemple parmi tant d’autre, souffre de voir que l’État n’aménage aucun effort à propos des maisons. La structure existe au niveau des contrats sur papier et demeure inactif sur le terrain dans certains lieux. Le quartier Kinguélé sans cité Akébé pleine et autres sont désordonné. Une femme du village lorsqu’elleprépare le manioc sait disposer le manioc dans la marmite. Mais pour ses gens qui roulent en Mercedens et compagnie oublient la notion de l’ordre. Pour persuider le peuple il façonne des tes-shirts, persuader le peuple. <P>Le programmes prévu par Ntoutoume Emane à propos des quartiers est où actuellement? Même les tiroirs s'enfoncent. Il n’est pas étonnant de percevoir ce méli-mélo se produire dans les quartiers de Libreville. Les Maisons en-durs, d’autre en planches, construit comme un tas de fruit de papayier tombé brusquement, sont parsemée partout sans un aucun souci d’esthétique urbain. De là à croire qu’il y a des gens au gouvernement de Bongo qui font quelque chose. Il faut comprendre pourquoi le discours des hommes politiques est devenu stérile. A qui faire confiance? Quand le chien recul, c’est parce que le maître à un bâton caché à son dos. Cette situation fait en sorte que chacun s’occupe de la chaleur qui a trait à sa cuiller lors d’un repas. <P>1- Le système Bongo engendre ainsi le siècle de l’Égoïsme et du profit. Profit des uns qui n’ont rien et qui ne font pas exprès en vers ceux qui possèdent un peu. <P>2-Profit et fainéantise d’une habitude installée sans emploi, pousse les Gabonais d’être dans un état flasque où les muscles ne peuvent rien faire, si ce n'est de boire le moussougou<P>3-Profit envers les autres, parce que Bongo n’a jamais compris qu'en créant des emplois avec ses ministres et en diminuant le gros salaire, tout le monde pouvait aspirer à l’équité. <P>4-Profit parce qu’il est le premier à avoir instauré ce style de vie dans la mentalité des Gabonais. <P>M. Moug après avoir quelques années dans son pays, a jugé utile de regagner la France avec sa femme leurs enfants. Aurait-il eu raison de choisir cette voix? <P>En France ou il réside actuellement bénéficiant d’une nationalité Française, il enseigne dans une Université en tant que Français et non Gabonais. Il a voulu respecter les règles du Gabon. En signant l’engagement décennal M. Moug a cru bon de pouvoir travailler dans son pays. Or il trouve dans un pays ou règne la désorganisation implacable de Bongo, où les cerveaux ne peuvent pas être en ébullition. Où l’homme qui pense doit dimunieur son potentiel de réflèxion. Et pour éviter la suffocation intellectuelle, les cerveaux censés produire leur connaissance dans leur lieu natal, repartent dans les pays ou la civilisation à le mérite d’exister. Cette attitude ne résout pas le problème, mais toujours est-il, ceux qui observent le peuple « enseveli dans des décombres par le régime Bongo ne sont pas des pompiers ». Ceux là s’occupent de leur propre chaleur et laisse les autres se brûlés. <P>Au BDP, cette attitude n’existe pas et nous sollicitons les pompiers d’éteindre le feux avec nous. M. Moug rentre souvent au Gabon. Son expérience est captivante. On peut vivre à l’étranger sans jamais nier son pays. Si vous niez le Gabon c’est à cause de Bongo et non du Gabon lui même. Non seulement son système n’arriveront jamais à franchir le développement, mais encore lui et son gouvernement de combat ne parviendront non plus à redresser la situation économique, sociale et culturelle de ce pays du fait de leur impéritie. <P>Ainsi, les cerveaux qui se trouvent dans le monde entier, Il faut remarquer un fait. Les nègres ont été les esclaves des blancs et le sont quasiment jusqu’à présent. S’il faut aller à l’étranger pour s’y installer définitivement à cause d’un homme qui sème la panique au peuple, cela ne veut pas dire de « la fuite des cerveaux », mais de l’auto-esclavagisme. Cette manière rejoint le concept du nègre qui n’arrive pas plus à s’adapter dans son milieu. Il est entre la société moderne et la société traditionnelle. Il ne maîtrise plus les données traditionnelles qui sont réellement ses bases. <P>On peut comprendre le nègre Américain, séparé de sa culture ancienne à cause du commerce mercantiliste ait crée une culture presque hétéroclite. Mais il peut y avoir une exception, l’auteur du film Racine a montré que l’Afrique avait des potentialités. Mais nous Gabonais, pourquoi n’arrivions-nous pas à satisfaire nos envies de développement à la nation tout entière. Et pourtant l’esclavage n’eut la vie sauve que grâce à une argumentation convaincante. Il a fait preuve d’intelligence et ce n’est pas ce qui manque aux Gabonais.<P>Au lieu de l’auto-esclavagisme, surtout de l’acquit que nous avons du savoir occidental, concilions nos forces pour que vive un Gabon-Nouveau, et pour que Bongo parte.<P>Je vous laisse réfléchir sur cet adage, <BR>« Ngue Dzigo a nga yem nâ vyo da kot, vyo da bogne, ve a adzi gnugne nya étome ébol vyo ».<P>Si le caméléon avait su que le champignon séchait et que le champignon pourrissait, il n’eut pas tué sa mère à cause du champignon pourri.<P>Encore une fois, éveillons-nous Gabonais(es)<P>Alexandre Ondo Ndong.<P>