No.0, Ma petite pensée en réponse à Ngandji
Posté par: Dr. Daniel Mengara, le 19-août-99 à 08h25
<BR>Cher ami,<P>Puisque vous parlez très admirablement des solutions au problème gabonais, je vais vous répondre dans cette rubrique des solutions.<P>L'histoire du Gabon, vous savez, est un labyrinthe que ramène toujours à la même case: Bongo. Les exemples que vous donnez sont édifiants, mais plutôt que de jeter l'anathème sur le Gabonais moyen, qui, dans un état de désordre, cherche à se nourrir par tous les moyens, vos exemples démontrent à quel point la responsabilité de Bongo est la première à rechercher.<P>Pourquoi?<P>1) Le manque d'état de droit que Bongo a favorisé n'a jamais puni les crimes de corruption. Donc tout le monde se sert et s'enrichi là où c'est possible.<P>Or, il suffit d'un nouveau régime pour résoudre ce type de problèmes. FACILEMENT. Par exemple, le nouveau régime renforcerait des lois anti-corruption et martèlerait à la télé que si un employé de l'administration publique ou privée était pris à demander de l'argent pour des services qui reviennent de droit aux citoyens, ce serait la prison. Et pour les appliquer, il exigerait le port d'un badge indentifiant les employés dans chaque administration pour faciliter leur identification. Ainsi, le policier qui demanderait de l'argent à un taximan dans la rue serait mis en prison si des témoins sont là pour prouver qu'il y a eu tentative d'extorsion d'argent. Facile à prouver puisque les taximens ont toujours des clients capables de témoigner en leur faveur. Pareil pour les médecins et infirmiers. Si lors d'urgence, quelqu'un traînaille les pattes juste pour se faire important ou extorquer de l'argent, il suffit de prendre son identité, de prouver le cas et la personne est virée. De même l'état aurait des enquêteurs en civil, un peu comme le FBI aux Etats-Unis, qui iraient tester les diverses administrations et faire leurs rapports. Ainsi, si l'administration d'un ministère donné est corrompue, le ministre de tutelle peut être forcé à la démission. Il sera donc forcé de faire respecter la loi dans son domaine: imposer la ponctualité, le service rapide, le gentillesse, etc. <P>UN EXEMPLE: actuellement au Gabon, il faut attendre 6 mois en moyenne pour obtenir un passeport. Aux USA, en France et dans beaucoup d'autres pays comme l'Afrique du Sud, cela demande entre 1 à 7 jours. Le passeport est un document qui revient de droit à tout citoyen qui souhaite voyager librement. Pourquoi doit-on au Gabon attendre 6 mois pour l'obtenir? Eh bien, à cause du système de corruption mis en place! Chaque petit employé du CEDOC bloque le dossier à son niveau pour extorquer de l'argent aux citoyens qui veulent leur passeport. Il faut connaître quelqu'un pour obtenir son passeport rapidement. Voilà ce que la corruption fait du Gabon.<P>Or, dans un régime légalisé, il faudrait trois jours pour obtenir son passeport. Et si, d'aventure, le dossier de quelqu'un disparaissait ou traînait, et si le citoyen, grâce à ses reçus, démontrait que son dossier avait traîné plus d'une semaine, il faudrait rechercher des responsabilités qui pourraient entraîner le licenciement du Directeur Général. Chacun doit donc tout simplement prendre ses responsabilités et servir le citoyen car tel est le but d'une administration. L'administration publique est un service publique qui ne vit que grâce au contribuable, pas une entreprise privée où l'on vise à l'enrichissement pesonnel.<P>Cependant, seul un état de droit pourrait amener les uns et les autres au respect de la légalité. Le régime actuel ne le peut pas.<P>Mais il y a mieux, pour prévenir les tentatives d'extorsion, il suffit de créer des systèmes de paiement centralisé qui interdiraient, par exemple, à tout policier de collecter personnellement de l'argent. Ainsi, quand un policier arrête un taximan, il doit lui donner une amende que ce dernier irait payer aux finances. Pareil pour le médecin. Si un patient doit payer quelque chose, il faut que ce médecein signe des bons qui vont être payés à un système centralisé dans l'hopital sous le contrôle direct du ministère des finances.<P>Mon cher, il faut tout simplement des lois et un régime capable des les appliquer par des structures et des stratégies basées sur l'information. Tout passe par une bonne éducation civique. Ainsi, plutôt que d'utiliser la télé pour des groupes d'animation, des émissions d'éducation civiques seraient les bienvenues. Pour que la loi marche, il faut non seulement l'appliquer, donner l'exemple, mais aussi informer le citoyen de ses droits. Ainsi, si un citoyen sait que le policier qui l'arrête dans la rue et lui demande de l'argent n'a pas le droit de le faire, ce citoyen peut légalement se défendre contre tous les abus. Ainsi, la peur de la loi, des poursuites judiciaires, des amendes, de la prison et des licenciements serait suffisante pour dissuader tout le monde et on aurait, en une seule année d'exercice de pouvoir, une société correcte.<P>C'est pareil au plus haut niveau de l'état. Si Bongo vivait dans un état de droit, il saurait qu'il ne peut pas accepter de pots-de-vins de chez ELF puisque la loi gabonaise le forcerait à démissionner.<P>2) La corruption qui sévit chez nous est devenue le seul moyen pour beaucoup de gens de joindre les bouts à la fin de chaque mois. Dans un système où les salaires des agents publics sont dérisoires, mais dans lequel le régime s'empiffre de millions, les plus pauvres n'ont que la corruption pour survivre. Bongo n'ayant pas doté le pays d'un tissu économique viable, le citoyen est devenu un débrouillard, mais dans le mauvais sens car le manque d'opportunités économqiues limite son action dans le sens légal. Alors, tous les moyens deviennent bons...<P>Ainsi, la combinaison du manque d'état de droit et de la pauvreté crée donc une société qui survit comme elle peut et qui vit selon la loi du mouton: "le mouton broûte là où il est attaché. En gros, c'est la jungle!<P>Or, qui est responsable du manque d'état de droit au Gabon? ---> BONGO.<P>Qui est resonsable de la pauvreté au Gabon? ---> BONGO.<P>Donc, qui est responsable de tous les maux économiques, politiques, culturels et sociaux que connaît actuellement le Gabon? ----> BONGO<P>En conclusion donc, mon cher, l'état de désordre actuel est favorable à un régime corrompu comme Bongo car ce n'est qu'à ce prix qu'il survit. Un tel régime ne peut pas survivre à la légalité car la légalité est tueuse de régimes corrompus. Ne cherchons pas dans le peuple gabonais le bouc émissaire de l'échec de Bongo. Cherchons plutôt à nous débarrasser de Bongo pour que vive le Gabon. Voilà, donc, mon cher, pourquoi nous au BDP pensons que BONGO DOIT PARTIR POUR LA CONSTRUCTION D'UN GABON NOUVEAU.<P>Dr. Daniel Mengara<BR>Coordinateur<BR>BDP-Gabon-Nouveau<P>Ngandji avait écrit, en réponse à l'Oracle:<P>11 . "match de ping pong"<BR>Posté par ngandji le 19-août-99 à 06h09 (Heure de New York)<BR> Bonjour,<P> Nous n'allons pas engager un match de ping-pong<BR> en attendons que le filet retienne la balle que l'un<BR> d'entre nous aurait lancer, puisque nous sommes<BR> d'accord sur l'essentiel du moins je le crois.<P> Simplement à nuance, nuance et demie.<BR> J'illustre avec deux exemples vécus.<BR> La nièce de 2 ans d'un ami venait de se brûler<BR> accidentellement avec de l'eau chaude.Se rendant<BR> aux urgences de l'hopital général, les infirmières,<BR> les internes de garde regardérent avec<BR> désinvolture la victime en arguant "vous n'avez<BR> qu'à attendre". Trentre minutes passèrent , une<BR> heure, excédé mon ami sans prit d'abord à la porte<BR> puis à l'infirmière avant que n'arrive un interne plus<BR> soucieux du serment d'hippocrate.<P> L'affaire se termina quant même ,comme d'habitude<BR> au Gabon, par une ordonnance kilométrique à nos<BR> frais( alors que les médicaments prescrit sont<BR> sensés être à l'hospital).<P> Deuxième illustration, un soir de juillet pré oral<BR> d'admissibilité du bac, un cousin en quête de 20<BR> 000 cfa m'interpelle.Lui posant la question de la<BR> destination de cette somme il m'avoue que c'est<BR> pour lui "facilité l'oral". Bien que les enseignants ne<BR> prêtent aucun serment, j'imagine qu'il existent au<BR> moins la conscience et déontologie professionnelle.<BR> Les cas que j'ai cité plus haut pillulent à foison<BR> (moyennes sexuellement transmissibles, permis de<BR> conduite acheter...), je les mettrais bien gentiment<BR> au titre des "petits défauts" des gabonais en m'en<BR> prendrais uniquement à Bongo comme toi.<P> Oui , je sais ,c'est beaucoup Bongo qui a créer ce<BR> système et c'est lui qui l'entretien jusqu'à l'hôpital<BR> ,dans les salles de classes , dans les foyers et la<BR> vie de tous les jours des gabonais.<P> Chacun sera juger selon ses actes et le poids de<BR> ses responsabilités, Bongo plus que les autres.<BR> N'oublions pas que même si une seule dent peut<BR> faire pourrir la bouche,l'accumulation de petites<BR> caries anodines peuvent avoir le même effet.<P> Pour conclure Bongo partira tôt ou tard c'est<BR> inéluctable, j'espère qu'à ce moment là on ne<BR> lèvera pas nos verres de moussoungou pour dire le<BR> roi est mort vive le roi.<P> Cordialement
No.1, prendre au pauvre pour donner au pauvre
Posté par: ngandji, le 19-août-99 à 12h25
En réponse au message 0
Bonjour,<P>Le pardon et la magnagnimité sont des vertus qui vous honore lorsque j'observe que vous accordez des circonstances atténuantes pour les cas que j'ai évoqués dans ma première intervention.<BR>Le gabonais moyen n'a pas besoin d'être accablé ni de servir de bouc émissaire puisque Bongo est le seul et l'unique responsable.<BR>Le gabonais dans une situation économique difficile qui "rançonne "d'autres gabonais dans la même situation est justifiable selon vous.<BR>La nuance que j'ai voulu apporter dans mon intervention par rapport à celle qui me précèdait était, à quel moment se situe la responsabilité individuelle de chaque gabonais et à quelle moment se situe la responsabilité de Bongo. Vous apporter une réponse que je ne cautionne pas dans son intégralité.<P>Lorsque ma nièce brûlée au second dégré arrive à l'hôpital et attend une heure pour se faire soigner, la responsabilité directe de Bongo est engagée selon vous.<P>Lorsqu'un professeur d'unversité demande les faveurs d'une étudiante et la menace d'echec aux examens ,la responsabilité de Bongo est toujours engagée.<P>A ceux qui répondent oui, je leur dirais de traîner Bongo au tribunal,lorsqu'ayant subit un vol d'appareil électroménager ils ne réussissent pas à trouver le criminel( une soit disante victime du système Bongo qui n'a pas d'autres choix pour survivre que d'emprûnter les appareils d'autres pauvres gabonais comme lui). Même une fois trouvé, qu'il le libère et porte plainte en dernier ressort à Bongo.<P>Celui qui pauvre s'en prends aux pauvres pour sortir de sa pauvreté est aussi coupable que le riche qui appauvrit d'avantage ces concitoyens.<BR>A la décharge du pauvre "voleur" ,les circonstances atténuantes.<P>En termes de solutions , j'ai particulièrement apprécié votre contribution relative à l'éducation civique des gabonais et à la moralisation de la vie publique. La place d'une telle contribution à mon sens devrait se trouver dans la rubrique solutions.<BR>Depuis deux semaines que je participe aux forums j'aimerais et je crois c'est le souhait de beaucoup d'entre nous avoir une synthèse de toutes les solutions qui ont été apportées aux problèmes du Gabon (en dehors de Bongo doit partir).<BR>J'ai aussi l'impression au risque de me tromper que c'est l'un des forums les moins alimentés.<P>A mon humble avis il peut être nourrit de toutes les suggestions faites dans les autres rubriques.<BR>Cela demande évidemment de votre part beaucoup de sacrifice de temps et d'effort intellectuel.<BR>S'il vous est possible de le faire , faites le cela nous permettra de discuter sur des propositions précise des uns et des autres.<P>Cordialement <P>
No.3, Non, prendre aux riches pour donner aux pauvres
Posté par: Dr. Daniel Mengara, le 19-août-99 à 17h18
En réponse au message 1
Cher ami Ngandji,<P>Je comprends la perspective de votre réflexion, mais je me trouve cependant obligé de ne pas entièrement la partager.<P>Vous savez, le comportement humain n'est pas un fait ésothérique qui obéit aux hasards de l'évolution humaine. Tout comportement social est toujours le produit d'un conditionnement socio-culturel résultant des diverses données intrinsèques à une société donnée. Ceci est visible dans ce que l'on appelle "culture". Le mot "culture" n'est pas fortuit. Il regroupe un ensemble de comportements dont la délimitation peut clairement s'établir selon que l'on évolue d'une société à l'autre. <P>Ainsi, le fait que l'on puisse distinguer le Fang du Punu est révélateur des différences qui, au-delà de la langue, traduisent une vision du monde différentielle et spécifique. Sur le plan national, le fait que l'on puisse distinguer le Gabonais du Camerounais est aussi un fait révélateur car les deux entités, sur la base de leur territorialité, ont acquis des comportements sociaux différents qui ont été conditionnés par leurs contextes nationaux. Voilà pourquoi Simone de Beauvoir disait que l'on ne naissait pas femme, mais qu'on le devenait. Dans le cadre du Gabon, on pourrait dire que l'on ne naît pas Gabonais, on le devient. Comment le devient-on? Eh bien, par le conditionnement socio-culturel et les valeurs propres à la société gabonaise.<P>En d'autres mots, la culture n'est pas une donnée génétique ou innée. Elle s'acquiert. Ce que cela veut dire c'est que l'on peut faire d'une culture ce que l'on veut. On peut la transformer, la modifier, la mouler. Dans tous les pays du monde, ce sont les classes dirigeantes qui agissent sur cette transformation socio-culturelle par l'idéologie. C'est ainsi que l'on a vu naître, au fil du temps, des manières de penser et d'influer sur le comportement socio-culturel qui ont profondément transformé des sociétés! Il n'a ainsi fallu à l'ancienne URSS qu'une seule génération pour se communiser à l'extrême. Par ailleurs, dix ans ont suffi pour qu'Hitler inculque en chaque allemand la haine du juif et des autres races non aryennes.<P>Au Gabon, il a fallu 32 ans à Bongo pour inculquer aux Gabonais le sens du travail mal fait, de la vie facile, de la corruption, du non respect des lois, du manque de dialogue et d'entente sociale, etc. Bref, tous les maux qui aujourd'hui déruisent la fabrique de notre société résultent de l'incompétence d'Omar Bongo et du système qu'il a mis en place.<P>On constate, au vu du désastre bongoïste, que le leadership est une chose essentielle dans l'équation de la transformation culturelle. Certes, un peuple peut se révolter contre les abus de ces leaders, mais cela n'est pas toujours facile ou faisable. Et c'est sans compter avec l'idéologie du conditionnement (ex. le livre vert de Bongo) que de croire que c'est tous les jours qu'un peuple sortira de la léthargie dans laquelle il a été plongé. Parfois, les séquelles d'une telle léthargie persistent lontemps, même quand ce peuple se croira sorti d'affaire. Dans le Gabon, Bongo a longtemps fait croire à son peuple qu'il vivait bien, alors qu'en réalité, Bongo a exploité ce peuple jusqu'à l'os.<P>En gros, les Gabonais sont aujourd'hui ce que Bongo a voulu qu'ils soient. Et pour répondre à vos arguments, je les prendrai un à un pour vous démontrer pourquoi et comment Bongo est responsable de ces petits faits que vous semblez vouloir attribuer aux Gabonais.<P>Allons-y donc:<P>>Le pardon et la magnagnimité sont des <BR>>vertus qui vous honore lorsque j'observe <BR>>que vous accordez des circonstances atténuantes <BR>>pour les cas que j'ai évoqués <BR>>dans ma première intervention. Le gabonais <BR>>moyen n'a pas besoin d'être accablé <BR>>ni de servir de bouc émissaire <BR>>puisque Bongo est le seul et <BR>>l'unique responsable. Le gabonais dans une <BR>>situation économique difficile qui "rançonne "d'autres <BR>>gabonais dans la même situation est <BR>>justifiable selon vous.<P>Non mon cher. Nous ne nous comprenons pas. le crime est le crime, et quand il est commis, il doit être puni. Cependant, cela ne veut pas dire qu'il faille oublier d'où émergent les vraies responsabilités. Aux USA, pays dont le légalisme est poussé à l'extrême, on tient justement compte des circonstances atténuantes ayant poussé au crime en s'interrogeant sur les possibles causes explicites et implicites. Par exemple, une femme tue son mari parce que son mari la battait tous les jours. Circonstances atténuantes. Regardez le cas de cette dame américaine qui sectionna le pénis de son mari. Crime ignoble. Mais la dame en fut lavée. Pourquoi? Elle était en droit de se défendre contre un mari abusif!<P>Donc, avant que d'accuser les Gabonais dans leur ensemble, il faut se poser la question suivante. Bongo fait-il ce qu'il faut, en tant que garant des lois et de l'état, pour empêcher ce type de comportements? La réponse est non. Alors, que faut-il faire, blâmer le peuple ou chasser Bongo? Voilà la vraie question. Si par son laxisme et sa corruption, Bongo laisse le Gabon aller à l'auto-destruction, ne convient-il pas de se débarasser de lui afin de mettre en place un système capable de faire respecter les lois non seulement par l'exemple, mais aussi par la punition sans parti pris des divers excès?<P>Moi, je préfère dans ce cas ne pas me voiler la face. Je dis le responsable, c'est BONGO.<P>>La nuance que <BR>>j'ai voulu apporter dans mon intervention <BR>>par rapport à celle qui me <BR>>précèdait était, à quel moment se <BR>>situe la responsabilité individuelle de chaque <BR>>gabonais et à quelle moment se <BR>>situe la responsabilité de Bongo. Vous <BR>>apporter une réponse que je ne <BR>>cautionne pas dans son intégralité. <P>Mon cher, la responsabilité collective du peuple est différente de la responsabilité individuelle de ses leaders. On ne peut les confondre et les deux ont des champs d'action bien délimités. Dans un de mes premiers écrits (Voir Pax Bongolus vs. Pax Populus), j'avais parlé du fait qu'une dictature est capable de s'approprier les prérogatives du peuple et de s'imposer à ce peuple. Quand ceci se produit, le peuple est impuissant et ne peut rien faire pour se sauver. Il tombe alors dans le découragement et l'individualisme aggressif. Les Gabonais n'ont pas choisi le crime par goût. Ils ont voulu survivre avec ce qui leur restait comme possibilité, leur individualisme instinctif. Avez-vous entendu parler du cannibalisme d'occasion? Certaines personnes qui, dans des circonstances normales, ne mangeraient point de la chair humaine en ont mangé dans des cas historiques bien déterminés, parce qu'ils ne pouvaient faire autrement pour survivre. Dans ces moments-là (crash d'avion en pleine sibérie, enfermement dans un souterrain, etc.), seul l'instinct de survie prime car nous retombons tous dans l'instinct primitif de survie. Et dans ce contexte sans pitié, seuls les plus forts survivent car c'est la loi de la jungle.<P>Les Gabonais ayant été abandonnés à eux-mêmes dans un pays sans foi ni loi à cause d'un leadership inexistant se sont vus regresser vers les bassesses d'un instinct de survie qui transforme peu à peu le pays en une jungle. Parce qu'il n'y a pas d'état au Gabon.<P>Cause: BONGO.<P>>Lorsque ma nièce brûlée au second dégré <BR>>arrive à l'hôpital et attend une <BR>>heure pour se faire soigner, la <BR>>responsabilité directe de Bongo est engagée <BR>>selon vous. <P>Oui, parce que comme je l'ai expliqué dans mon premier message, si Bongo avait mis en place de bonnes lois, punissait les mauvais comportement, et avait mis en place un système de santé efficace, on aurait soigné votre soeur tout de suite. Malheureusement, ce médecin ou infirmier qui devait s'occuper d'elle se sentait totalement intouchable par le système et a donc créé son propre petit système de lois en lieu et place du vide légal existant dans le Gabon tout entier. Ainsi, elle savait que personne n'irait se plaindre puisqu'il n'y avait personne chez qui aller se plaindre. C'est cela la loi de la jungle.<BR>Responsabilité: BONGO.<P>>Lorsqu'un professeur d'unversité demande les faveurs d'une <BR>>étudiante et la menace d'echec aux <BR>>examens ,la responsabilité de Bongo est <BR>>toujours engagée. <P>Aux Etats-Unis, un prof qui fait cela, prouvé ou pas prouvé, est mis à la porte. Au Gabon, pas du tout. Pourquoi? Inexistence et non application des lois. Comme suggéré plus haut, chacun crée ses propres lois à son niveau parce qu'il n'y a pas d'état pour assurer la protection des citoyens. Au Gabon, on règle encore les comptes par des bagarres de familles au quartier parce que la loi n'existe pas et il n'y a pas de police. Aux USA, la police arrive sur les lieux d'un crime 3 ou 10 minutes après que le crime ait été signalé. Au Gabon, pas du tout. Ainsi le prof qui fait chanter la fille sait que personne ne l'inquiètera, alors il est tout puissant et la fille en souffre. Pour la venger, il faut qu'un frère du quartier aille rosser le prof en question pour obtenir un semblant de justice. Et qui sont les modèles de ces profs pourris? Bongo lui-même. Notre roi pratique tous les jours le droit de cuissage sur les femmes de ses ministres pour s'assurer leur loyauté. Chaque jour, de jeunes filles sont traînées à la présidence pour donner leur corps à un vieux monsieur malade dans sa tête. Au passage, il leur balance vingt mille francs, certaines tombent enceintes et doivent par la suite survivre toutes seules avec un bébé sans père.<P>Allez maintenant demander à un chef d'état qui lui-même abusent des moeurs de faire respecter la dignité de nos filles!! Vous voulez rigoler, n'est-ce pas? <P>Eh bien moi je dis, responsabilité: BONGO.<P>>A ceux qui répondent oui, je leur <BR>>dirais de traîner Bongo au tribunal,lorsqu'ayant <BR>>subit un vol d'appareil électroménager ils <BR>>ne réussissent pas à trouver le <BR>>criminel( une soit disante victime du <BR>>système Bongo qui n'a pas d'autres <BR>>choix pour survivre que d'emprûnter les <BR>>appareils d'autres pauvres gabonais comme <BR>>lui). <P>En fait, même si ce que vous dites est un peu caricatural, c'est ce qu'il faudrait faire. Dans tout système social, il y a des leaders qui doivent répondre de leurs responsabilités. Dans les pays démocratiques, si les vols d'appareils électro-ménagers prennent des proportions incontrôlées, on accuse les leaders de ne pas en faire assez pour sécuriser le citoyen. Quand ce n'est pas la démission immédiate qui est demandée, c'est la non réelection du leader laxiste qui signale son rejet par le peuple. Le problème c'est qu'au Gabon, les leaders s'imposent et il n'y a aucun moyen, ni légal, ni démocratqiue, ni autre, pour les chasser du pouvoir. Que peut alors faire le peuple? Soit se décourager et prendre la loi dans ses propres mains en réglant ses comptes à sa manière, soit faire un coup d'état. Quelle solution choisissez-vous, mon cher?<P>Donc, là encore, BONGO.<P>Remarquez. Aux USA, on poursuit tous les jours l'état pour dommages et intérêts quand l'état faillit à ses responsabilités. Par exemple, quand des policiers battent un citoyen sans raison, c'est l'état qui doit payer pour des crimes commis par les agens de l'état. Si le Gabon était l'Amérique, il y a belle lurette que le gabon aurait été en cessation de paiement car les poursuites judiciaires engagées contre l'état dans son bafouement des droits du citoyen l'aurait mis sur la paille. Oui, dans le Gabon de demain, Bongo pourra être traîné devant les tribunaux pour des crimes qu'un minimum de légalité et de protection du citoyen aurait pu empêcher.<P>>Même une fois trouvé, qu'il <BR>>le libère et porte plainte en <BR>>dernier ressort à Bongo. <P>Non , il peut rester en prison. Mais, oui, il peut porter plainte contre Bongo pour l'avoir conduit au crime. Ainsi, une fois condamné, Bongo pourrait, pourquoi pas, le rejoindre en prison pourqu'ils paient ensemble leurs crimes: l'un pour vol d'appareils, l'autre pour irresponsabilité criminelle ayant, par laissez-faire, conduit et encouragé un citoyen à commetre un vol d'appareils électro-ménagers. <P>>Celui qui pauvre s'en prends aux pauvres <BR>>pour sortir de sa pauvreté est <BR>>aussi coupable que le riche qui <BR>>appauvrit d'avantage ces concitoyens. <P>Vrai. Cela est surtout inacceptable dans un contexte où la loi existe. Le problème au Gabon est que par manque de légalité, qui va arrêter qui et qui va donner des leçons à qui, puisque tout le monde est coupable? Dans notre jungle gabonaise, les riches volent aux riches et aux pauvres et les pauvres volent aux riches et à d'autres pauvres, et personne au milieu n'intervient pour arrêter le massacre. Dans un tel contexte, si les leaders ne donnent pas l'exemple, comment voulez-vous que les gens respectent la légalité? <P>Et si l'on réfléchit bien, on en arrive à une conclusion simple. On se dit que la cause de tout ce désastre, c'est Bongo. Et comprenons-nous bien. Bongo c'est l'individu, c'est aussi tout un système. Le départ de Bongo implique donc le démantèlement de son système car l'un ne peut exister sans l'autre.<P>>En termes de solutions , j'ai particulièrement <BR>>apprécié votre contribution relative à l'éducation <BR>>civique des gabonais et à la <BR>>moralisation de la vie publique. La <BR>>place d'une telle contribution à mon <BR>>sens devrait se trouver dans la <BR>>rubrique solutions.<P>Merci. J'apprécie aussi votre perspicacité d'esprit. L'éducation civique est effectivement un problème essentiel. Mais il ne servira à rien d'éduquer les gabonais dans le système actuel car ce système ne sert pas d'exemple positif et n'a par conséquent aucun poids moral. Par contre, une telle éducation serait valable, propice et productive dans un nouveau contexte débarrassé des pesanteurs de l'ancien.<P> Depuis deux semaines que <BR>>je participe aux forums j'aimerais et <BR>>je crois c'est le souhait de <BR>>beaucoup d'entre nous avoir une synthèse <BR>>de toutes les solutions qui ont <BR>>été apportées aux problèmes du Gabon <BR>>(en dehors de Bongo doit partir). <P>Bienvenue. En fait, la synthèse dont vous parlez est en train de se faire sous la forme d'un document officiel que nous essayerons de faire publier et de faire circuler au Gabon. Nous travaillons ce document dans le calme de la réflexion productrice, dans les coulisses du BDP. Vous pouvez me contacter pour cela (mengarad@mail.montclair.edu) et surtout pour participer à la rédaction de notre "Programme de salut national" (c'est le nom du document). Mais sachez-le, toute solution aux problèmes du Gabon doit nécessairement passer par Bongo doit Partir (voyez l'article que nous avons écrit et qui définit les conditions du départ de Bongo. Cliquez sur le lien pensées et action" sur notre site).<P> Bongo doit partir est en fait l'équation centrale sans laquelle il ne saurait y avoir de solution viable au Gabon. Un moribond est un moribond. Seul un médecein hors du corps du moribond peut le soigner. Le moribond est par essence incapable de se guérir.<P>>J'ai aussi l'impression au risque de <BR>>me tromper que c'est l'un des <BR>>forums les moins alimentés. <P>Oui, le forum des solutions, par rapport aux autres forums politique, économiques et internationaux, semble effectivement être le moins alimenté, et vous comprenez pourquoi. La pensée productrice se fait de plus en plus rare chez nous, certains ont encore peur de la dictature bongolienne et préfèrent travailler dans le secret, etc. <P>>A mon humble avis il peut être <BR>>nourrit de toutes les suggestions faites <BR>>dans les autres rubriques. Cela demande <BR>>évidemment de votre part beaucoup de <BR>>sacrifice de temps et d'effort intellectuel. <BR>>S'il vous est possible de le <BR>>faire , faites le cela nous <BR>>permettra de discuter sur des propositions <BR>>précise des uns et des autres. <P>Noté. Et rendez-vous au niveau de la rédaction du programme de salut national. Les rubriques actuelles peuvent rester telles quelles car elles permettent d'agencer et de classifier la pensée selon les domaines. Mais comme nous lisons tout ce que vous écrivez, nous en tenons compte, même quand c'est critique vis-à-vis de nous. Nous ne prétendons pas détenir la lumière, mais nous essayons plutôt de provoquer l'éveil de la lumière qui sommeille dans chacun de nous afin d'éclairer l'avenir du Gabon d'une luminescence nouvelle.<P>Par votre participation compétente à ce forum, vous contribuez à cet éveil luminescent, et reconnaissance vous sera faite le moment venu.<P>>Cordialement <P>Bien à vous également, patriotiquement.<P>Dr. Daniel Mengara<BR>Coordinateur<BR>BDP-Gabon Nouveau<BR>
No.4, jusqu'au bout de la logique
Posté par: ngandji, le 20-août-99 à 07h30
En réponse au message 3
Je n'ai pas besoin de démontrer que Bongo est le seul et l'unique responsable de la situation de fait qui existe au Gabon, vous le faites si bien.<BR>J'ajoute pour faire un parallèlle et une distinction entre responsabilité individuelle et responsabilité collective, la question suivante.<P>La France doit elle partir du Gabon puisque c'est elle qui a non seulement placé Bongo mais dicte par ailleurs les grandes orientations politiques<BR>du pays?<P>S'il faut couper la tête de quelqu'un c'est bien celle de la France qu'il faudrait choisir. D'ou la distinction à faire entre responsabilité individuelle et collective.<P>Si je fais mienne vos déductions en les poussant à l'extrême Bongo n'aurait rien à ce reprocher de votre point de vue puisqu'il est sous le dictat de la France et que dans un tel contexte toutes les déviations lui sont permises( ou justifiées par les circonstances atténuantes).<P>A mon avis la contribution de l'oracle du 19 août tranche et replace mieux la question sans pour autant arriver à la tête du serpent(la France).<P>Pour ma part, je clos ce débat et m'attèle à nourrir désormais le forum des solutions des quelques réflexions que j'aimerais voir débattues.<P>Gabonaisement vôtre
No.5, Pas si vite, ami
Posté par: Dr. Daniel Mengara, le 20-août-99 à 09h45
En réponse au message 4
<BR>Ami Ngandji,<P>Ne poussons pas la logique jusqu'aux abords de l'illogisme, ou même du débat enfantin. Le sérieux du débat que nous menons ici ne saurait être réduit à des élucubrations qui tendraient à lui enlever sa valeur fondamentale.<P>En vous lançant dans ce débat, vous vous êtes décidé à vous jeter dans la fosse aux lions du débat des grands. Dans ce débat, l'argumentaire se doit de rester solide et convaincant, et l'abnégation indomptable. Je vous dis donc, pas si vite. N'allons pas vite en besogne et ne rejetons pas dans l'abîme de l'inexploré un débat dans lequel nous pensons ne pas pouvoir gagner. Ici, il ne s'agit pas de gagner, ni même de convaincre, mais plutôt de réfléchir, d'explorer les diverses facettes du débat, de fouiller dans les moindres recoins et portions de la pensée pour y retrouver la pensée luminiscente dont nous avons tous besoin pour un Gabon nouveau. Dans ce débat, même l'impasse de l'argumentaire dialectique ne devrait point nous arrêter, ni nous décourager. Au bout, c'est la lumière qui nous attend car la pensée plurielle y mène toujours, porteuse comme elle l'est des diverses dimensions d'une problématique donnée. <P>Vous ne rendrez donc pas service à ce débat en ramenant comme argument le cas de la France car cela me semble un peu tiré par les cheveux que d'aller rechercher en France les raisons fondamentales de l'échec du bongoïsme au Gabon.<P>L'action négative de la France au Gabon n'est plus un secret pour personne. La France assure avant tout ces intérêts au Gabon. Ces intérêts se traduisent dans les 75% de nos richesses qu'elle tire chaque année du Gabon.<P>Cependant, tenez-vous bien, les 25% de richesses qui restent au Gabon font encore de notre pays le pays le plus riche du continent noir. Ceci veut dire que malgré l'énorme ponction que la France fait sur nos richesses, le Gabon est encore capable de mener une vie d'eldorado.<P>OR, cher ami, la gestion de ces 25% est du ressort direct et unique de Bongo et de son régime. Ce n'est pas la France qui gère ces 25% et ce n'est pas elle qui demande à Bongo de voler cet argent en allant le placer dans des banques suisses, ou de détruire son pays.<P>Il nous faut être réalistes, mon cher. Le Gabon ne pourra probablement pas se passer de la FRance dans les années qui viennent. Ceci veut dire que n'importe quel régime dans le futur devra composer avec cette France.<P>Cependant, pour falsifier votre équation, de simples questions suffisent pour montrer que le rôle que joue la France au Gabon n'empêche pas la bonne gestion du Gabon par un régime responsable.<P>Les questions qu'il faut alors se poser sont les suivantes, et je vous les donne en une équation triple (France-Gabon, Bongo-Gabon, nouveau régime-Gabon):<P>FRANCE-GABON<P>1) La France aide-t-elle Bongo à survivre? OUI.<P>2) La France continuera-t-elle à exploiter le Gabon? OUI.<P>3) Malgré l'exploitation de la France, reste-t-il assez de richesses aux Gabonais qui puissent leur permettre de vivre décemment? OUI.<P>4) Malgré la présence et l'exploitation de la France, le Gabon peut-il se démocratiser? OUI.<P>5) Malgré la présence et l'exploitation de la FRance, le Gabon peut-il être bien géré économiquement? OUI.<P>6) Malgré l'exploitation et la présence de la France, les Gabonais pourraient-ils vivre décemment sous un régime qui gèrerait avec compétences nos 25% de richesses et notre petit million de peuple? OUI.<P>etc., etc.<P>BONGO-GABON<P>1) Le Gabon peut-il se réformer avec Bongo au pouvoir? NON<P>2) Le Gabon peut-il être bien géré socio-économiquement avec Bongo au pouvoir? NON.<P>3) Le Gabon peut-il se démocratiser avec Bongo au pouvoir? NON.<P>4) Les Gabonais pourraient-ils vivre décemment avec Bongo au pouvoir? NON.<P>5) BOngo peut-il lui-même initier la réforme de son système? NON.<P>6) Bongo peut-il devenir un jour démocrate et laisser la victoire électorale à un nouveau régime qui pourrait venir réformer le Gabon?<P>7) le système Bongo peut-il réduire le salaire d'un ministre de 32 millions à 3 millions de CFA? NON.<P>etc., etc.<P>NOUVEAU REGIME-GABON<P>1) Malgré l'exploitation et la présence de la France, un nouveau régime peut-il éliminer la corruption du Gabon en deux ans? OUI.<P>2) Malgré l'exploitation et la présence de la France, un nouveau régime peut-il réduire le salaire d'un ministre de 32 millions à 3 millions? OUI.<P>3) Malgré l'exploitation et la présence de la France, l'économie gabonaise peut-elle, en cinq ans, se réformer sous un nouveau régime et devenir productive? OUI.<P>4) Malgré l'exploitation et la présence de la France,un nouveau régime peut-il démocratiser le Gabon? OUI.<P>5) Malgré l'exploitation et la présence de la France, les Gabonais peuvent-ils vivre mieux sous un nouveau régime? OUI.<P>6) Malgré l'exploitation et la présence de la France, les 25% qui reviennent au Gabon peuvent-ils suffire à développer le Gabon et à un faire un exemple de gestion responsable unique en Afrique? OUI<P>etc. etc.<P>Cher ami, ce que ces questions montrent c'est que dans les problèmes du Gabon, il y a des données endogènes et exogènes. Les données exogènes concernent le rôle joué par la France chez nous, mais, même dans le pire des cas de figures, ces données exogènes ne sont pas assez fortes pour justifier le chaos gabonais actuel. Ceci veut donc dire que si le Gabon peut survivre, se réformer et devenir productif malgré l'exploitation et la présence de la France, c'est que les causes de notre désastre sont à rechercher dans le régime Bongo, et non en France.<P>Et, de grâce, cessons d'entretenir la confusion ici. Quand nous parlons de Bongo ici, nous ne réduisons pas le terme Bongo à la seule personne physique de Bongo. Par le mot Bongo, entendez le système ou régime Bongo, Bongo inclus. Il va sans dire que si Bongo en tant qu'individu s'en allait aujourd'hui, le bongoïsme pourrait continuer. Cependant, notre combat est celui de la suppression du régime Bongo, et non juste de Bongo lui-même. Cependant, comme nous l'avons dit dans certaines de nos analyses, le régime Bongo ne s'est pas fait tout seul. Ce qu'il est aujourd'hui dans sa version pourrie s'est construit au fil du temps et s'est forgé à l'image de ce que Bongo a voulu en faire. Etant le seul vrai décideur qui peut, s'il le veut, mettre n'importe qui à la porte, le fait que Bongo n'ait jamais puni les exactions des membres de son administration est un fait significatif. Et comment aurait-il pu le faire vu que lui-même montrait le mauvais exemple? Voilà pourquoi la responsabilité PERSONNELLE de Bongo DOIT être engagée dans toute équation visant à la réforme du Gabon.<P>Et comme nous l'avons toujours dit, le Gabon regorge de têtes pensantes qui pourraient facilement remettre le pays sur le droit chemin. Ces têtes pensantes pourraient être utilisées positivement dans la cadre d'un nouveau régime.<P>Pour vous faire une idée de nos écrits à ce niveau, vous pouvez lire notre rubrique "pensées et action" car c'est dans cette rubrique que nous exposons notre réflexion. Je dis bien réflexion et non idéologie. Une réflexion est dynamique par nature, changeante, progressive et tient compte de l'argumentaire des uns et des autres pour évoluer, se réformer et progresser.<P>Cependant, dans tout ce que nous faisons, notre philosophie émet comme préalable à toute possible réforme du Gabon le départ de Bongo. Notre action au BDP se passe donc selon deux principes de base:<P>1) Nous reconnaissons et constatons que rien de bon et aucune réforme positive ne peuvent être menés au Gabon tant que Bongo (et son régime) est au pouvoir. Nous avançons et soutenons donc que Bongo doit partir pour que puisse se construire un Gabon nouveau.<P>2) Ayant reconnu ce premier point, nous pouvons ensuite réfléchir au processus de réforme du Gabon dans le contexte d'un nouveau régime. Et c'est le fruit de cette réflexion qui sera publié bientôt dans le volume que nous sommes en train de préparer. Il y a actuellement sur les quatres continents (Afrique, Asie, Amériques, Europe) des Gabonais patriotes qui travaillent à l'élaboration de ce document. Ce document tient compte des réflexions qui sont menées ici ou là sur nos forums et quand il sortira, il réflétera la pensée réformatrice dont le Gabon a besoin aujourd'hui pour se tirer d'affaire.<P>Vous, qui avez l'air doté de la pensée perspicace d'un économiste pourriez également contribuer à cette pensée réformatrice car les priorités décidées dans ce document seront celles qui, demain, permettront une sortie rapide du bourbier actuel. Nous anticipons que notre approche pourrait, dans le cadre d'un nouveau régime et en 5 ans, transformer totalement le Gabon. Le régime actuel ne le peut pas.<P>Alors, mon cher?<BR>
No.2, Cela est en train de se faire...
Posté par: BDP, le 19-août-99 à 13h53
En réponse au message 1
<BR>Nous sommes justement en train de rédiger un Programme de Salut National qui va résumer tout ce dont le Gabon a besoin pour se sortir d'affaire.<P>Depuis le début, nous avons invité ceux qui souhaitent participer à l'élaboration de ce document de nous contacter tout en nous indiquant leurs domaines de compétences afin qu'ils s'y consacrent.<P>Si votre situation correspond à celle-là, veuillez contacter le Dr. Mengara à cette adresse (mengarad@mail.montclair.edu) et dites-lui à quel niveau vous comptez y contribuer.<P>Par exemple, vous pouvez cliquer sur le lien "membres du comité directeur", dans cette rubrique:<BR> <a href="http://www.globalwebco.net/bdp/presentation.htm">http://www.globalwebco.net/bdp/presentation.htm</a>, et lui dire dans quel domaine d'activité vous avez des compétences. Par la suite, vous pourrez aller travailler sur le sujet et rapporter vos écrits au comité directeur afin qu'ils y soient intégrés.<P>A la fin, nous aurons un solide document qui délimitera les grandes zones d'action pour un Gabon nouveau, surtout dans le cadre des grandes actions futures du BDP.<P>Des gens à grande capacité de raisonnement comme vous, Adrien Nguéma et les autres sont appelés à y contribuer car ce sera là l'essence de l'avenir du Gabon dans le contexte d'un nouveau régime.<P>Merci.<P>BDP-Gabon Nouveau.
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