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Nom du forum: L'arbre à palabres économiques
ID de la discussion: 83
No.0, BONGO ET L'AFFAIRE ELF, AIR GABON.
Posté par: NKOULOU, le 24-mars-99 à 20h41 
BONGO, pas immunité pour le Compte dans l'affaire d'Elf en Suisse et Pas Immunité non plus pour Pinochet , pour des crimes et tourtures lors de sa dictature !….BRAVOOOOOO !<P>En tout, c'est le cas BONGO, qui m'intéresse en bon Gabonais, je dois dire que je suis franchement content que certains pays se font des soucis, au phénomène de blanchissage d'argent ( appeler juridiquement le crime organiser), donc Bongo et les siens sont mis en cause dans l'affaire Elf, qui rebondi en France.<P>Alors que nous dit la justice suisse devant les multiples oppositions de BONGO, et ses alliers sur les comptes fantômes en suisse.<P>Il y avait ce matin en grand titre dans le grand quotidien suisse le rebondissement dans l'affaire Elf, mentionant les grands noms de l'affaire elf, tel que BONGO, Dossou-Aworet Alfred Sirven, Roland DUMAS, et " la putaine de la République " et les autres ……, <BR>Le plus curieux dans cette affaire , tout ce bô monde se connaissent et sont des amis et amies de stratégie, mlhonnête, donc ils veulent faire porter le chapeau à une seule et pauvre femme, sans défense.<BR>Heureux que le tribunal fédeéral suisse vient de rejeter le recours déposé par BONGO et son conseiller Samuel Dossou Aworet dans le contexte de cette affaire. Voici l'histoire en bref :<BR>Bongo voulait annuler la saisie d'un compte intitulé " Davenport " (pas la tenissman pour ceux qui suivent ce sport ), et s'opposait à la transmission au juge d'instruction Paul Perraudin de toute la documentation relative à ce compte, comme c'est souvent le cas au Gabon, quand la justice se bute face à ce milieu de personnage.<BR>Grâce à la décision rendue par la premiere Cour de droit public du tribunal fédérale suisse , je juge Genevois Paul Perraudin, qui traite cette affaire , pourra donc faire entrer dans son dossier tous les renseignements qui emanent de ce compte.<BR>Le magistrat instructeur enquête actuellement pour le compte des autorités françaises mais aussi pour celui de la justice Genevoise , car la saisie du compte " Davenport " se rapporte d'ailleurs à l'instruction mené en droit suisse pour blanchissage d'argent et crime organisé. Ce compte bancaire porte le numéro :01 10200.0 ; il a été ouvert à la Canadian Impéral Bank of Commerce de Genève par une société écran de droit panaméen ( grosse machine à magouilles connue du milieux politique Gabonais et Elf ) <BR>la Davenport qui a été dissoute le 18 Février 93, le détenteur en nom de ce compte était Samuel Dossou-Aworet , Conseiller Spécial de BONGO et mari de l'Ambassadrice du Gabon en France en charge également du Consulat suisse de Berne( ville capitale administrative et diplomatique suisse) mais BONGO n'a pas caché qu'il était le véritable détenteur de ce compte, ce qui n'est pas comprehensible aux oreilles des autorités suisse, car un compte, privé ne peut avoir autant de détenteurs sans aucune procuration, et surtout quand il est au nom de quelqu'un d'autre….enfin pour vous dire que ce genre de magouille flash aux yeux des Helvetes, ces braves gens honnêtes ne le comprennent pas, moi non plus.<P>L' ETAPE " DAVENPORT "<P>Ce dernier met en exergue un flux financier qui n'est pas habituel. En effet, la documentation qui le concerne fait apparaître un versement de 1 million 500.000 dollards (901.200000 FCA)<BR>De quoi payer correctement une bonne partie des fonctionnaires Gabonais ou de quoi équiper correctement les universités , les lycees et collèges dernièrement en grève .<BR>Cette somme est partie de Davenport pour parvenir à un compte détenu à la Banque de dépots et de gestion à Lausanne ( 60 km de Geneve)par Alfred Sirven, l'ancien grand argentier de la compagnie pétrolière Elf qui se trouve actuellement en fuite.<BR>Pour quelle raisons Bongo verse-t-il des fonds à un dirigeant d'Elf ? c'est là la grande inconnue qu'il faudrait démasquer dans cette affaire, on sait que Bongo, dilapide l'argent de son pays comme il l'entend, aux dirigeant de la droite Française,pour sa maintenance au pouvoir, mais cette transaction parraît bien suspect .<BR>Dans l'obtique du procureur général , le vaillant Bernard BERTOSSA, qui pour ceux se souviennent de l'emission sur une chaîne française TF1, avait ouvertement dénoncé Omar BONGO, pour participation au crime organisé , il dit qu'Omar BONGO ne serait pas, en fait le véritable détenteur du compte " Davenport ".il s'agirait donc d'une etape sur le parcourt tortueux des détournements qu'Elf a subis.bien entendu les avocats de BONGO contestent formellement cette accusation.<P>QUESTIONS D'IMMUNITES<P>Le président gabonais et son conseiller spécial avaient interjeté recours, s'appuyant, notament sur les immunités diplomatique et présidentielle. C'est vrai que l'un est président et est dans le droit de reclamer une immunité, mais c'est pas le cas pour l'autre, il n'est rien qu'un conseiller spécial pour le crime organisé , et ne bénéficie d'aucune immunité, même s'il est marié à une ambassadrice, et même .<BR>Ce que l'on sait pour le moment c'est qu'ils avaient essuyé un premier échec devant la Chambre des accusations de Geneve ( lire mes interventions de l'années dernières dans ces forums ) le tribunal fédéral ne leur a pas reservé un sort meilleur puisque leur recours a été déclaré irrecevables<BR>Bongo et sa bande excipaient d'une jurisprudence du Tribunal fédéral qui donne droit à s'opposer à une saisie lorsqu'une société a été dissoute et qu'elle ne peut pas agir par le biais de ses liquidateurs ou de ses repreneurs, ce qui était le cas de " Davenport "<BR>A cela , les juges fédéraux répondent que la jurisprudence ne concerne que la loi fédérale sur l'entraide internationale. Or en l'occurrence, la saisie du Compte relève de la procédure pénale cantonale en droit suisse.<BR>Et quant aux immunités de fonction resservées aux diplômates et aux présidents en exercices, elles ne s'appliquent pas en l'occurrence comme je crois avoir déjà dis ci dessus, elle pourrait l'être si "Davenport " etait une société de droit public de la république gabonaise, ce qui n'est pas le cas ici.<BR>Pour Me. Domminique PONCET l'avocat de BONGO, il juge surprenants ces arguments du Tribunal fédéral Suisse. En tout cas je suis d'une extrême joie de voir qu'il existe une justice quelque part dans ce monde. Je suis satisfait de ce verdict , c'est une manière de pas accorder une arme supplementaire à des personnes dictateurs, blanchisseurs d'argents, des criminelles de tous bords qui abusent de sociétés-écrans pour camoufler leurs crimes et leurs operations malfaisantes financières .<P>LES TETES COMMENCENT A TOMBER<P>Tout le monde sait que Roland DUMAS, grand ami à Bongo, ancien ministre des affaires étrangères français, et dernièrement président de la constitution vient de se mettre en congé, une forme de démission, camoufler pour l'histoire d'Elf et l'on attend pour le moment les révélations sur le compte BONGO-Aworet.<BR>C'est dommage que Bongo ne puisse pas pouvoir à corrompre les autorités suisse, comme il le fait quant il a dos au murs, chez les français.<P>Air Gabon<P>Quelle honte, je comprends que Bongo ne comprenne pas qu'il faut des fois en une année faire un geste de charité, si on peut dire cela ainsi, de renvoyer Mr. Morvan à sa Bretagne d'origine et nous laisser notre compagnie aérienne, la seule que nous avons !<BR>Ce espèce nommé MORVAN , malgré les bénéfices truffées annoncées de la compagnie, il est l'homme par qui notre compagnie se verra en ruine et voir même se retrouver aux mains des français à 100% , c'est tout de même curieux que c'est la France qui impose ses compatriotes à la tête de cette compagnie dite gabonaise, <BR>A quoi pense les jeunes cadres de ce pays face à de telles violations flagrantes des intérêts public de notre pays ?<P>Et si BONGO et ses amis démissionnaient , ne serait-ce pas ce que le peuple gabonais attendent !<BR>On partira sur de bien beaux nouveaux soufflent ! <P>A bon entendeur ! à vos réactions.<BR>