No.0, Les évènements en Afrique du Sud amplifient le côté minable du pouvoir Bongoïste
Posté par: L'Oracle, le 16-juin-99 à 22h08
«Ce n'est pas sympathique de rester au-delà de son temps. Il faut s'écarter du chemin et ne pas faire de l'ombre - d'ailleurs il ne serait pas facile de faire de l'ombre à Thabo Mbeki.» Citation de Nelson Mandela <P><P>Extrait d’un éditorial esquis de Stephen Smith de Libération:<BR>Le chef d'Etat le plus populaire du monde quitte le pouvoir comme le plus célèbre prisonnier politique était revenu à la vie publique: en homme libre, affranchi de tout ce qui est bas, apte à offrir aux autres un rare instant de communion. En neuf ans, Nelson Mandela a su négocier la fin pacifique du régime d'apartheid, il a gagné les premières élections libres et multiraciales en Afrique du Sud avant d'achever hier, en apothéose, un quinquennat laissant des institutions démocratiques aux mains d'un successeur préparé à la tâche. C'est le bilan d'un géant du siècle, couvert de louanges par tous, du colonel Kadhafi à Bill Clinton. A tel point qu'à sa sortie de la scène, on oublierait presque les difficultés que Mandela a dû vaincre en y entrant, après sa libération au terme de dix mille jours passés en prison. Depuis le 11 février 1990, il a accompli un miracle à visage humain. <P>
No.4, Bongo fait pitié!
Posté par: Jean-Claude, le 19-juin-99 à 18h45
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Le contraste entre l’espoir que represénte les nouveaux pouvoirs Sud Africains et Nigerians et l’immobilisme du Gabon est frappant. Tandis que les deux pays précédemment cités ont bénéficiés de chefs sages (De Klerk, Mandela et Abubakar) qui ont compris que leur pays avaient besoin de sang neuf et de nouvelle impulsion. Nous au Gabon subissons la lourdeur, l’égoisme et le manque d’imagination d’un régime usurpateur. Bongo ne se rend pas compte du tort qu’il fait au Gabon en refusant mordicus de nous libérer de sa présence. A tous les compatriotes qui défendent le régime Bongo et lui souhaitent 1000 années de plus, j’espère que vous avez de bonnes raisons d’encourager le maintient de ce régime bouffon et j’aimerais que vous nous en parliez un tout petit peu. C’est De Gaulle qui avait dit qu’il ne saurait diriger un pays dont la majorité de la population conteste son autorité. Bongo n’est plus qu’une espèce de mascotte malheureuse sur la scène Gabonaise et internationale qui n’amuse plus personne. Domage qu’il ne le comprenne pas!
No.1, Que dit Bongo, par contre?
Posté par: Mamiwata, le 17-juin-99 à 08h28
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<BR>Si l'on en croit l'Oracle, comme tous les grands hommes, Mandela dit ceci<P>«Ce n'est pas sympathique de rester au-delà de son temps. Il faut s'écarter du chemin et ne pas faire de l'ombre - d'ailleurs il ne serait pas facile de faire de l'ombre à Thabo Mbeki.» Citation de Nelson Mandela <P>Maintenant, que dirait Bongo par contre?<P>Bongo dirait ceci:<P>"C'est très sympathique de rester au-delà de son temps. Il ne faut jamais s'écarter du chemin et faire de l'ombre à tous ceux qui essaient de travailler sérieusement. Voilà pourquoi je me fais Ministre des finances à la place de Doumba. En plus, si on ose vouloir me foutre à la porte, je détruirai ce pays et on ne pourra même pas le retrouver sur une carte. Et puis, je ne suis pas eul, il y a encore Eyadéma. Houphouet est mort de vieillesse en tant que président. Je ne peux donc pas partir avant ma mort car il me faut battre le record de tous. Je veux laisser mon nom dans l'histoire de l'Afrique et du monde comme le plus voeux président en exercice du monde. Comme cela, on se souviendra de moi. je m'en fous que l'on me dise que le Gabon se meurt. C'est quoi et c'est qui le Gabon? C'est moi, le Gabon! L'état c'est moi! TOus ces opposants qui font wawa wa, c'est qui? Quand le chien aboit, la caravane passe. Je passe devant vous tous, chiens affamés qui voulez me barrer le chemin, parce que vous êtes jaloux. Nelson Mandela? C'est un con. Qu'est-ce qu'il veut montrer en quitant le pouvoir après juste 5 ans? Il ne sait pas ce qu'il rate. Moi je suis là depuis 32 ans et je ne m'en porte pas plus mal. J'ai encore, au moins, 20 ans de moi à imposer à ce pays de Gabonais ingrats qui, malgré ce que j'ai fait pour eux, c'est-à-dire pas grand chose, cherche chaque jour à me foutre à la porte. Qu'ils essaient! Personne ne fout Bongo à la porte. C'est Bongo qui choisit quand il part et comment il part. Cela veut dire, quand je mourrai au pouvoir. Les Mandela et autres bouffons ne m'impressionnent pas, car je suis Bongo, Albert Bernard Bongo."<P>Voilà, chers amis, l'approche Bongo. Assez exacte, non?<BR>
No.2, pas d'accord
Posté par: PAPY, le 18-juin-99 à 09h03
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Pas du tout d'accord "Mami"<BR>Sinon, pourquoi Mandela a choisi le Gabon comme premier pays où il se rend après avoir passé le témoins à Mbeki ?<BR>Non, je pense qu'il y a une certaine considération quand même. Cette haine qui tue le Gabon est encore bien loin d'être enrayée. Encore une fois le débat descend trop bas.<BR>!!!!
No.3, Pas du tout, Papy
Posté par: Ogandaga, le 18-juin-99 à 22h12
En réponse au message 2
<BR>Papy, je crois que vous confondez beaucoup de choses ici.<P>Quand Mandela visite le Gabon, ce n'est certainement pas pour les beaux yeux de Bongo. Il faut y voir des considérations économiques qui font que l'on peut pactiser même avec le diable.<P>Si vous avez un peu suivi la cérémonie d'investiture de Mbeki en Afrique du Sud, vous verrez que Bongo est complètement passé inaperçu. La foule applaudissait chaque président à son arrivée, mais Bongo, personne n'en parle, sans doute parce que personne ne fait plus attention à lui tellement il vit dans le déshonneur.<P>En gros, on voit que ce sont les grands héros et démocrates qui ont fait l'histoire positive de leur pays qui s'en tirent avec les honneurs. Les fameux doyens de l'Afrique sans histoire positive comme Bongo sont donc naturellement relegués aux poubelles de l'histoire. On doit donc, comme quelqu'un l'a dit ici, se poser la question, qu'est-ce que Bongo est allé foutre en Afrique du Sud? N'a-t-il pas honte de se montrer en public parmi les grands, les vrais grands de ce monde?<P>Je vous mets l'article en question ci-dessous. En somme donc, Mandela vient au gabon pour le business de son pays, ce qui passe avant tout, pas pour Bongo. On ne peut donc pas y lire une quelconque considération.<P>A bientôt.<P>Voici l'article.<P>mercredi 16 juin 1999, 13h32<P>Arafat, Kadhafi, Obasanjo vainqueurs à<BR>l'applaudimètre<P>PRETORIA, 16 juin (AFP) - Les dirigeants palestinien Yasser Arafat et libyen<BR>Mouammar Kadhafi, vieux alliés de la lutte anti-apartheid, et le nouveau président<BR>démocratiquement élu du Nigeria Olusegun Obasanjo ont reçu les plus fortes ovations, mercredi à<BR>l'investiture de Thabo Mbeki à Pretoria.<P>Une trentaine de chefs d'Etat, parmi les delégations de 130 Etats, ont assisté dans l'amphithéâtre de<BR>plein air de Union Buildings, siège de l'executif à Pretoria, à l'investiture du deuxième président de<BR>l'ère post-apartheid.<P>Plus de 4.000 invités, diplomates, artistes, VIP divers, étaient pour la plupart en place lorsque les<BR>chefs d'Etat sont arrivés en fin de matinée, annoncés par un speaker sur la scène.<P>Mouammar Kadhafi, en uniforme militaire, a répondu à l'ovation du public à son arrivée en souriant<BR>et saluant la foule et levant son poing fermé.<P>Yasser Arafat, arrivé le dernier, a lui aussi été accueilli par une énorme ovation, plusieurs rangs de<BR>l'assistance se levant pour l'acclamer, comme Kadhafi.<P>Olusegun Obasanjo, qui effectuait son premier déplacement officiel à l'étranger depuis son<BR>investiture à Abuja, a également reçu un accueil enthousiaste.<P>Autres chefs d'Etat se distinguant quelque peu à l'applaudimètre, les mozambicain Joaquim<BR>Chissano, namibien Sam Nujoma et à un degré moindre, les zimbabwéen Robert Mugabe et<BR>zambien Frederick Chiluba. <P>Le président congolais (Congo-Brazzaville), Denis Sassou Nguesso, a pour sa part été annoncé par<BR>le speaker... comme le président de la République démocratique du Congo (Congo-Kinshasa),<BR>laquelle n'avait dépêché qu'un ministre.<P>Mais l'ovation la plus forte, la plus longue, la plus enthousiaste, est de loin revenue au président<BR>sortant Nelson Mandela, avec la popularité duquel Thabo Mbeki, pourtant fêté par la foule, ne peut<BR>encore lutter.
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