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Nom du forum: L'arbre à palabres africaines et internationales
ID de la discussion: 9
No.0, Voilà ce qui risque d'arriver à Bongo
Posté par: Mao Badinga, le 08-mai-99 à 00h07 
Guinée-Bissau: le président fuit devant l'avancée des rebelles <P>LISBONNE (AP, vendredi 7 mai 1999) -<P> Confronté à une nouvelle mutinerie, le président de Guinée-Bissau, Joao Bernardo Vieira, a été contraint vendredi de se réfugier dans l'enceinte de l'ambassade du Portugal à Bissau, la capitale de cet Etat de l'Afrique occidentale qui compte 1,1 million d'habitants. Les forces rebelles avaient attaqué la veille au soir les 600 hommes de la garde présidentielle qui avaient refusé de se conformer au plan de paix de novembre dernier et qui prévoyait notamment leur désarmement. M. Vieira a pris refuge dans un premier temps dans l'enceinte du Centre culturel français. Mais le bâtiment a été ensuite encerclé par les rebelles et une foule hostile. ``Pour prévenir un bain de sang, (l'ambassadeur du Portugal) s'est rendu en voiture au Centre et a emmené le président Viera et sa femme à l'ambassade du Portugal'', a expliqué un porte-parole du ministère portugais de la Défense ayant requis l'anonymat. <P> Vingt employés du Centre culturel ont également été évacués. Mais selon l'agence portugaise Lusa, le palais présidentiel, le Centre culturel français et l'ambassade de France ont été incendiés. A Paris, on précisait que quelques parties des bâtiments avaient été endommagés. On ajoutait aussi que les ministres des Affaires étrangères français et portugais, Hubert Védrine et Jaime Gama, ont évoqué la situation lors d'un entretien téléphonique dans l'après-midi. Alors que quelques coups de feu sporadiques étaient entendus en fin d'après-midi, aucun bilan n'était disponible. Selon Lusa, l'hôpital central aurait admis une vingtaine de corps. Ces combats ont eu lieu en dépit de la présence d'une force de maintien de la paix régionale comptant 600 hommes. Celle-ci avait été déployée après la signature de l'accord de novembre dernier. Le texte prévoyait l'installation d'un gouvernement de transition et la tenue d'élections anticipées d'ici l'automne prochain. C'est la seconde fois en près d'un an que le président Viera est confronté à une rébellion. En juin 1998, des mutins avaient pris les armes en accusant le chef de l'Etat d'être corrompu et une grande partie des 6.000 membres de l'armée avait rejoint les rebelles. Mais M. Vieira avait reçu le soutien militaire du Sénégal et de la République de Guinée. Certains habitants avaient accusé l'armée française d'avoir fourni un appui logistique aux forces sénégalaises, ce que Paris a démenti. <BR>