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Nom du forum: L'arbre à palabres politiques
ID de la discussion: 305
No.0, Hier les bucherons aujourd'hui le PGP
Posté par: news-man, le 06-août-00 à 16h12 
Modifié le 06-août-00 à 16h13  (New Jersey)

Le tailladage de l'opposition Gabonaise par Bongo se poursuit. Hier s'etait les sous de Bongo qui causaient la scission des bucherons en deux camps (oh corruption). Aujourd'hui ce sont les memes sous qui entrainent l'eclatement du PGP. Tout ceci fait partie de la strategie bongoiste consistant a eliminer l'opposition de la course a la succession. On peu dire que l'opposition au Gabon est pratiquement a genoux aujourd'hui.


No.1, Peut etre que...
Posté par: Ngoma, le 07-août-00 à 13h22 
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L'eclatement de toutes ces factions politiques est peut etre une bonne chose car les organisations qui survivront seront les plus stables et plus a meme de contrer Bongo et ses sbires. Esperons seulement que la populace restera determinee dans son combat pour le changement.

No.2, Le tailladage de l'opposition
Posté par: ONDO NDONG, le 07-août-00 à 17h05 
En réponse au message 0
En reprenant l'intégralité de vos propos, je cite :

"Le tailladage de l'opposition Gabonaise par Bongo se poursuit. Hier s'était les sous de Bongo qui causaient la scission des bûcherons en deux camps (oh corruption). Aujourd'hui ce sont les mêmes sous qui entraînent l'éclatement du PGP. Tout ceci fait partie de la stratégie bongoiste consistant a éliminer l'opposition de la course a la succession. On peu dire que l'opposition au Gabon est pratiquement a genoux aujourd'hui."

La première question est de savoir, à quoi consiste une opposition entre les "enfants adultes" d'une même nation ?

Un enseignement s'impose dans ce cas de figure. La nation engendre la république, le territoire, la population, en d'autres termes la collectivité.

Dans n'importe quel pays du monde pour qu'une opposition s'applique, il faut qu'il y ait un véritable sens d'éducation et de cohésion entre les uns et les autres.

L'éducation étant la base de toute démocratie entraîne un dialogue, une compréhension de part et d'autre. Or, dans notre pays, ils existent des disparités entre ethnies, à tel enseigne qu'il est difficile de s'avoir qui s'oppose à qui finalement ? Et l'opposition si ce mot existe, il s'adresse à qui particulièrement ?


La deuxième question allant dans le même ordre d'idée, c'est-à-dire l'éducation, dans sa signification la plus profonde existe t-elle à travers les clivages ethniques ? Il faut donc revoir le sens de l'opposition puisqu'au demeurant, il ne fait d'effet dans un pays affaibli par le vent de la corruption.

Ainsi, l'éducation tout autant la corruption se confondent et s'entrelacent comme les cheveux dans un peigne. Autrement dit, lorsque le peigne et le cheveu veulent trouver une solution, il y a toujours celui qui place le peigne le premier qui l'embrouille, inextricablement. Le chef étant le premier manipulateur se prend à "cœur joie" de détruire les racines du cheveu en mettant des produits incompatibles au cuir chevelu. Le dernier qui s'oppose est déjà aveuglé par le produit, autant qu'il se mêle, pourvu qu'il soit entre les dents du peigne et que le produit le gagne d'avantage.

Ainsi, face à une opposition dont le discours se combinent par une sorte d'illusion agissante et béante, sans démonstration et ni justification de sa détermination, Bongo trouve l'argument majeur l'argent, pour mieux les appâter. De ce fait, il n'est pas étonnant de constater que même ceux qui croyaient s'opposer à Bongo, en sont arrivés à devenir les membres de son parti. Comment expliquez-vous alors l'opposition quand ces mêmes opposants sont démasqués par la perche que leur tend Bongo ? Seraient-ils aveugle de leur "propre toile d'araignée" ?

La dernière question qu'il aurait fallu sans doute se poser, peut-être dès le départ : Qui est opposant et qui ne l'est pas ? Faut-il créer une école, montrer aux gabonais comment on devient opposant alors que les faits sont là !

L'opposition ! Parlons-en. L'opposition dans une situation telle que cela se présente au Gabon aurait pu être une véritable riposte. De manière historique, lorsqu'une opposition voulait voir le jour dans notre pays, des têtes de certains martyrs, tels Mbaza et ses amis vont tomber, la population gabonaise est scandalisée de voir en directe le massacre à la télé. Ce symbole ignoble signifiait qu'une autre oppostion était en mesure de renaître. Bongo par son stratège diabolique voulait ainsi montrer au peuple, qu'il était le chef. Aussi par l'histoire de la nature, il s'avait qu'une herbe qui poussent de trop et qui le dérange, il fallait qu'il se serve du déserbant, garantir sa place.

Mais qu'il sache une chose, "chasser le naturel, il revient toujours au galop".

Alexandre ONDO NDONG