No.0, Quand Doumba se fache!!!
Posté par: news-man, le 16-oct-00 à 21h14
Émile Doumba a decide de porter plainte contre "l'union", l'AFP et RFI pour: "informations diffamatoires et atteinte à sa vie privée". Et le cinema se pousuit!!
No.1, Les PB de Doumba
Posté par: l'oracle, le 16-oct-00 à 22h48
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Emile Doumba semble etre entre dans un bras de fer avec la presse, plus precisement avec l’Union. Ceci veut en fait dire qu’il est en lutte avec ceux qui controllent l’Union, j’ai cite Ali Bongo et sa bande. Ces gens profitent des frasques de Doumba pour lui faire porter le chapeau des frustrations que connaissent les Gabonais moyens. Ce qui n’est d’ailleurs pas tres difficile vu que: -La reprise economique au Gabon, annoncee a sa nommination, reste encore lamentablement au niveau des premices. Au moment ou l’envolee des prix du petrole permet, depuis quelques mois, un renflouement progressif des caisses de l’Etat. Cette lenteur decevante offre aux detracteurs de Doumba toutes les raisons du monde pour l’accuser de tous les maux (a tord ou a raison). Au point que Doumba vienne de porter plainte. -Les signaux politico-economiques sont bien maussades. Le remaniement ministeriel tant attendu tarde a venir. On parle de plus en plus d’un gouvernement qui sera plus le gouvernement d’Ali Bongo que celui d’Omar Bongo; d’ou les nombreux bras de fer du moment. Doumba ne ferait pas parti des plans d’Ali et sa bande, d’ou les peaux de bananes. A long terme, le sort de Doumba semble entendu. Une fois l’accord avec le FMI ratifie, Doumba sera calmement depose au profit d’un tres proche d’Ali. -Etonnant tout de meme qu’en moins d’un an, le banquier Emile DOUMBA, que Bongo presenta comme le garant de la nouvelle politique de bonne gouvernance financiere, se retrouve accuse de corruption par les sbires de Bongo.Amusant quand meme, le bongoisme!
No.2, Quand Makaya lui répond !!!
Posté par: medar, le 17-oct-00 à 07h43
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Pour moi quoi...QUAND on quitte le secteur privé pour faire une carrière publique, il y a une chose essentielle qui change : de patron peinard, on devient la cible privilégiée des papparazzi et des médias. Surtout quand on amasse une fortune aussi scandaleuse - elle saute à l'œil nu - en deux ans dans l'administration et qu'on dépense de manière aussi extravagante et ostentatoire comme en payant des billets d'avion onéreux sur gros porteurs, pour que des invités-profiteurs dégustent un gâteau de noces en Afrique du Sud. Quel mépris pour les Smigards 1 Maintenant, je dis ceci : engager une épreuve de force contre des agences de presse et des chaînes de radio étrangères, c'est une autre paire de manches que de s'attaquer à un journal local africain. On va bien rigoler, c'est sûr. D'autres pontes dans ce pays, moins corrompus et plus excentriques, avaient reculé devant des procès incertains. Sur les conseils de leur propre avocat ils n'avaient pas perdu les pédales. Ils écoutaient leurs proches, eux. Le pouvoir apporte l'ivresse de l'invincibilité et de l'immortalité. Mais on a beau arroser les membres des commissions de ceci ou de cela à coups de pétro-CFA, on a beau se vanter de découvrir et puis exploiter les secrets des magouilles budgétaires, connaître les tiroirs cachés de la caisse publique et s'en servir impunément, il arrive tôt ou tard un moment où on se fait stopper par les garde-fous d'un pays démocratique : la presse libre, l'opinion publique, ou un politicien courageux, intègre, qui en a dans le ventre et ne se laisse pas acheter comme un vulgaire poisson fumé. Au fond, les journalistes sont contents qu'Émilio s'attaque à eux. Face à face ils vont pouvoir, sous la pression du tribunal, dire toutes les entourloupettes et les mensonges, s'enfoncer dans le détail des opérations immobilières, publiques et privées, passer au peigne fin les délits d'initiés de l'ex-banquier pour accaparer un édifice sous hypothèque afin d'installer un commerce, en plein centre-ville. J'espère aussi que les juges inviteront les organisateurs des fiestas à montrer les factures et, surtout, à indiquer celui qui réglait ces notes astronomiques. Au fait, pourquoi est-ce qu Emilio ne publie-t-il pas ses déclarations de patrimoine, en bon politicien qui n'a rien à cacher ? Parce que l'État, c'est moi, répondra-t-il, du haut de sa tour d'ivoire, médaillé d'or de tous nos argentiers pour la vitesse d'exécution, le talent d'entraîneur (les "Doumba boys" qu'il a sélectionnés pour renforcer son équipe de gagneurs), champion des zéros alignés dans ses comptes bancaires (ne pas confondre Zéro et Zorro, s'il vous plaît 1). Pour moi, quoi... ... Makaya Source : Journal l'Union du 16/10/2000
No.3, Qu’est-ce que Makaya?
Posté par: herve, le 17-oct-00 à 19h53
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Cher ami,L’objectivité nous oblige à reconsidérer les dires de Makaya. Comme vous le savez, Makaya n’est que la voix de Bongo par Ngoyo-Moussavou interposé. La lecture du billet que vous affichez laisse plutôt perplexe car elle démontre, si on se fie à la logique de l’article de Makaya, que le pouvoir continue de maintenir comme ministre des Finances un individu dont le gouvernement détient les preuves de sa malhonnêté. Makaya accuse Doumba de delit d’initié et de detournement. Ce sont des délits grâves qui sont incompatibles avec la fonction de ministre des finances. Ces accusations devraient, si elles sont vraies, au moins se solder par la démission de Doumba. Je pose alors la question suivante: si Makaya, donc Bongo, a toutes les preuves des malversations de Doumba, pourqupoi ne pas demander simplement sa démission?
No.4, L’éternelle impunité Gabonaise
Posté par: Ngoma, le 17-oct-00 à 20h50
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Un grand problème, très grave, mine le Gabon: l'impunité politique. La vie politique en est à la fois asphyxiée et criminalisée. Dès lors que l'on accède au pouvoir (Chef d'Etat ou ministre), on se sent, du coup, au-dessus de toutes lois. Son groupe politique et ethnique s'en trouve ainsi, par la même occasion, protégé. D'un côté l'on étouffe les affaires, de l'autre l'on peut tuer, assassiner impunément, avec un cynisme et une tranquilité de conscience très étranges. Rien ne paraît dissuader ces "politiques" fossoyeurs. Le cas Doumba en est une illustration. Ce dernier et certains membres influents du pouvoir se livrent à une bataille personnelle emprunte de rancoeur et de règlement de compte en sacrifiant la population civile à l'autel des intérêts personnels. Une tradition semble s'établir : se livrer la guerre entre prétendants aux postes, laquelle engendre la negligeance des populations civiles. Ces intrigues couronnent un pouvoir qui n'a rien créé de vraiment sérieux en 33 ans. Ceci force l'attention. La vérité est que tous nos dignitaires se sentent couvert par une impunité. Ils peuvent verser le sang de leur peuple sans qu'aucune conscience et instance ne leur demandent des comptes. Ainsi, ils peuvent dormir en paix. Devant une telle criminalisation de l'espace politique qui empêche même la génération de la relève de s'affirmer (cas Doumba) l’avenir s’annonce plus difficile.
No.5, Qui est ministre au Gabon?
Posté par: news-man, le 17-oct-00 à 23h09
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Comme beaucoup de ses coreligionnaires, Doumba est un adepte de la religion de Bongo, la corruption. Il maquille son jeu par des propositions intelligentes et intéressantes en surface. Et comme eux, il se blanchit à la moindre occasion: il prétend n'être qu'un simple technicien au service de la nation. Sauf que Doumba n'était pas un simple agent de l’état; il est le ministre des finances et il a passé de nombreuses années à la tête de la BICIG. Un peu de reflexion montre que Doumba est un bongoïste comme les autres. Dans la nébuleuse bongoïste, pour s'approcher si près du noyau comme l’a fait Doumba en se faisant nommer ministre des finances, il fallait le mériter. Le mériter aux yeux de Bongo le tout puissant. Bongo ne récompense que ceux qui lui fournissent de bons et loyaux services. Dans le serment des ministres et autres dignitaires, on jure d'abord fidélité (avant la constitution, les lois de la république et la nation) à Bongo.Puisqu'il est intelligent, Doumba ne pouvait ne pas s'apercevoir du piège que lui tendait ses détracteurs. Doumba est le seul responsable de ce qui lui arrive. S’il veut éviter la disgrâce qu’il claque donc la porte! Il ne le fera pas, parce que les insultes et humiliation de Bongo ont plus de valeurs à ses yeux que l’honneur de sa personne. Je suppose que Doumba estime que toutes les indignations du moment sont le prix à payer s’il veut continuer à puiser dans les caisses et mettre de côté en homme sage et prévoyant un petit trésor, comme tous les bongoïstes qui savent bien que le navire fera naufrage tôt ou tard). Diable, nos hommes "politiques"
No.6, RE: Quand Makaya lui répond !!!
Posté par: anicet, le 17-oct-00 à 23h26
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Hmmmmm!!Je trouve curieux que l’Union parle du mariage de Doumba mais pas de celui de Myboto qui fut tout aussi somptueux. Deux poids deux mesures?
No.7, Tout fini toujours par s'arranger entre francs maçons !!
Posté par: medar, le 19-oct-00 à 08h45
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TRIBUNALLe ministre Émile Doumba renonce à sa plainte Dans un communiqué de presse publié hier, le Porte-parole du gouvernement, M. André Mba Obame, a annoncé que le chef de l'État, M. Omar Bongo, avait demandé au ministre de l'Économie et des Finances de retirer sa plainte contre "L'Union", RFI (Radio France Internationale) et l'AFP (Agence France Presse). Émile Doumba reprochait à ces organes de presse d'atteinte à sa vie privée d'avoir tenu des propos diffamatoires à son endroit. L'intégralité du communiqué gouvernemental : " Le Conseil des ministres du 5 octobre 2000 avait marqué sa solidarité avec le ministre Émile Doumba, victime d'une ca-pagne médiatique portant atteinte à sa vie privée. Face à cette dérive, le ministre Doumba s'est vu dans l'obligation de porter plainte contre le journal l'Union, Radio France Internationale (RFI) et l'Agence France Presse (AFP). À la demande du président de la République et du gouvernement, le ministre Émile Doumba a décidé d'arrêter les poursuites judiciaires engagées. Dans un souci d'apaisement, le gouvernement appelle les médias concernés à plus de retenue ". Fait à Libreville, le 17 octobre 2000 Le ministre de l'Education Nationale, Porte-Parole du Gouvernement, André MBA OBAME
No.8, Et la verite dans tout ca?
Posté par: anicet, le 19-oct-00 à 12h16
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Comme quoi, au Gabon le ridicule ne tue vraiment pas. Doumba a joue au tigre en papier en menacant la presse tout simplement pour voir Bongo venir jouer au GRAND RECONCILIATEUR. Et la verite dans tout ca? devons nous conclure que la presse avait raison? Doumba prefere faire plaisir a Bongo au lieu de relever son honneur de monsieur "propre". Comme quoi tout cecei n'est que cinema destine a nous distraire des notre misere au quartier.Au Gabon, l'honneur et la verite sont bel et bien enterres.
No.9, Le role de l’Union favorise la proliferation de la rumeur
Posté par: l'oracle, le 19-oct-00 à 22h11
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Tout le monde sait que l’Union est “la voix de son son maitre” au Gabon. Vu que les medias independants sont souvent menaces et intimides pour ne pas dire juridiquement perturbes, la seule solution pour le Librevillois en quete d’information est d’utiliser. Radio-trottoir. La rumeur est, dans tout pays totalitaire, le substitut d'une information pluraliste. La verite, absente des ecrans, des radios et des journaux, semble alors apparaitre toute nue sur radio-trottoir, sortant de son puits d'obscurite et de silence! Qui aurait ainsi evoque la fougue sexuelle de notre leader (Smaltomar)? pas l’Union en tous cas. Qui aurait explique la rixe survenue en pleine session du conseil des ministres entre deux poids lourds du Comite Central du Parti-Etat? Pas l’union.La Radio-trottoir leve le voile sur ces mysteres. Pour elle, l’affaire est entendue, Bongo et les siens sont les deux causes principales de la mort du Gabon. A cause du m!nque d’une presse libre, la pensee nationale a ete anesthesiee par une dictature de plus de 30 ans. Les sources alternatives d’informations (les journaux d’opposition ou independants et l’internet) aident courageusement les Gabonais a rompre avec le pret-a-penser ideologique que leur a servi l’Union pendant des decenies. Le role principale de l’Union est d’essayer de justifier l'injustifiable, c’est a dire de nous persuader que le bilan du Bongoisme est descent. Entre l'information, la desinformation, la manipulation par le pouvoir de rumeurs qu'il a souvent lancees lui-meme (affaire Doumba), la Radio-trottoir exprime les points de vue et les aspirations d'une population qui essaie de se prendre en main dans un espace mediatique etouffe par le controle du pouvoir. Lutter entend avant tout se liberer. Le droit de lutter se lit correctement comme le devoir de liberation. Se liberer donc et d'abord de soi-meme. Lutter contre les dogmes et les pratiques manipulatrices. Interioriser l’examen scrupuleux du mythe du bongoisme salvateur. Et choisir la liberte pour soi, l'independance veritable pour la nation.
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